Logement social … au coeur des débats

Dès que le sujet du logement social vient dans l’actualité Neuilly est montré du doigt. Avec 4% de logements sociaux la ville compte effectivement parmi celles les plus en retard. Pour autant j’essaie à chaque fois – dans chaque débat – d’en expliquer les raisons et de proposer des nouvelles pistes qui devraient inspirer une réforme de la loi SRU. Les raisons (dans une commune comme la mienne) tiennent à deux phénomènes : l’absence de foncier et le coût des opérations. Le 1er point est fondamental. La ville compte parmi les plus denses d’IIle de France et n’a pas un seul m² de disponible ni aucune zone de renouvellement urbain. Il ne reste par conséquence pour faire du logement social que le levier de la préemption. Ce levier n’est cependant applicable qu’en cas de vente correspondant aux critères du logement social. La ville est donc tributaire des perspectives de marché et des ventes d’immeubles sur la commune. C’est la raison pour laquelle il m’est quasiment impossible de m’inscrire dans un projet de moyen ou long terme. La 2ème raison tient à la faisabilité de la préemption car les évaluations sont souvent incompatibles avec les niveaux d’intervention financière des bailleurs sociaux. Les collectivités mobilisent des subventions qui, dans un cas sur deux, ne sont pas suffisantes pour garantir l’équilibre économique des opérations. La seule solution consiste donc à convaincre les bailleurs sociaux de mobiliser une partie de leurs fonds propres dans les opérations. C’est la raison pour laquelle quand j’entends le candidat du PS proposer de multiplier par 5 les pénalités au titre de la loi SRU, je m’étonne qu’il ne considère pas davantage des réalités foncières incontournables ! Pour autant il y a des pistes intéressantes à explorer … :

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(2009, 2010, 2011) et 2012 …?

Depuis 3 ans les aléas économiques mettent en défaut nos certitudes et nos projets. La crise et les espoirs déçus des années 2009, 2010 et 2011 prennent le pas sur l’enthousiasme de beaucoup d’entre nous. Doit-on pour autant se résigner à formuler des voeux réservés pour 2012 ? Clairement non ! Car l’année 2012 n’est pas n’importe quelle année. C’est une année de débat politique. Il nous appartient de nous y engager et de faire valoir nos idées, nos projets et nos propositions. Il nous appartient de nous rassembler et de nous faire entendre. Je le ferai avec toute l’équipe de Territoires en Mouvement. Je forme des voeux pour qu’en 2012 chacun prenne part au débat et que nos contributions participent à restaurer la confiance, à renouveler les idées et à retrouver une perspective de croissance. Bonne année à tous.

Jeunes en mouvement

En proposant une approche politique de l’avenir on doit impérativement écouter et donner la parole aux jeunes, d’abord parce que c’est d’eux dont il s’agit, ensuite – et surtout -parce qu’ils sont sans doute plus armés pour comprendre les nouveaux enjeux qui s’ouvrent à nous. Tous les grands sujets, de solidarité ou de compétitivité, doivent être revisités, avec eux, en intégrant la nouvelle donne mondiale et technologique, en prenant en compte les nouveaux usages et en étant près à remettre en cause les schémas traditionnels … Un groupe d’étudiants vient de lancer « JEUNES EN MOUVEMENT ». Je serai avec eux samedi 17 décembre. Je vous invite à nous rejoindre dès 18h00 pour échanger et débattre au Café Le Marly à Neuilly (54 avenue du Roule)

La mondialisation est une chance …

Ne nous trompons pas de combat ! Les chiffres publiés dans Le Monde du 3 novembre sont alarmants : 44% des français pensent qu’il faut « se protéger davantage du monde » contre seulement 23% qui pensent, au contraire, qu’il faut « s’ouvrir au monde » (CEVIPOF, Baromètre de la confiance politique). L’isolement contre l’ouverture ! Nous devons être conscient que l’option « isolement » serait la pire des solutions si nous considérons que notre projet d’avenir passe le développement et la croissance. Le monde est en pleine mutation, les rapports de force évoluent et la réussite de notre projet passera par la place que nous occuperons dans la mondialisation. Le sens de la responsabilité politique n’est pas d’agiter les peurs au prétexte de la crise en laissant croire que notre projet passera par le protectionnisme. Il est au contraire de rassurer chacun sur ses atouts, de prouver qu’ils sont qualifiants dans la mondialisation et de travailler à la valorisation des avantages comparatifs qui fondent notre compétitivité. Le sens de l’engagement politique est d’inspirer confiance, d’avoir une ambition et de mettre en place les conditions du développement. Comment un pays comme le notre peut accepter un avenir dans le protectionnisme ? Alors qu’en 2020, 30% des classes moyennes sera issue des pays émergents et que ces mêmes personnes prennent la France pour modèle, quel signal enverrions-nous ? Promouvoir le protectionnisme comme modèle, c’est mener une politique de renoncement à tout ce dont nous avons hérité. La crise actuelle est d’abord une crise de confiance car nous ne sommes pas capables d’imaginer un avenir à partir de nos atouts. Travaillons sur un projet d’ouverture en repensant la compétitivité de notre économie et le rayonnement de notre culture, en réformant nos organisations publiques et (surtout) en mobilisant de nouveaux talents plus au fait des enjeux et des opportunités de la mondialisation. Il existe une voie de développement, elle passera la densité des relations que nous tisserons avec le reste du monde. C’est notre devoir d’y travailler … pour nos enfants !

Neuilly Nouveaux Medias

Cette semaine nous avons accueilli la nouvelle promotion de « Neuilly Nouveaux Médias » avec trois starts up innovantes (PlayTouch, LT2 et iDispo). Cette initiative vise à mobiliser les grandes entreprises de la ville (Decaux, Clarins, M6, Deloitte, Fidal etc.) pour qu’elles accueillent pendant deux ans des nouvelles entreprises innovantes. Cela présente trois avantages : 1) pour les starts up un espace d’hébergement extraordinaire, au coeur des plus grandes entreprises françaises; 2) pour les grandes entreprises, un laboratoire des innovations en matière de technologies numériques et de contenus; 3) pour la ville, une pépinière d’entreprises sans frais et sans locaux. Six entreprises sont d’ores et déjà accueillies, nous lançons actuellement le prochain appel à projet pour les trois prochaines entreprises … infos sur www.neuillynouveauxmedias.com

La droite perd son temps

Je suis surpris de voir la droite organiser une convention anti PS … N’a t-elle pas mieux à faire que de mettre le PS au coeur du débat ? N’a t-elle rien d’autre à dire ? Si on vit une telle crise de confiance c’est à cause de ce type de comportement. Le monde bouge, la croissance est en berne, le chômage augmente, le commerce extérieur dérape, les comptes sont dans le rouge et on s’occupe du PS ! Il y a quelque chose qui m’échappe. J’arrête là. Je préfère mettre mon énergie à développer des idées nouvelles, à innover dans ma ville et à mobiliser ceux qui ont envie de bouger. Ce soir j’ai réuni une quarantaine d’experts, d’universitaires et d’entrepreneurs pour parler de l’approche de la croissance par les territoires (passionnant) et demain j’organise le petit-déjeuner de Neuilly Nouveau Media, le groupe de grandes entreprises que nous avons mobilisé pour accueillir et aider des start’up (motivant) … Ouf ! de la vraie politique.

17 octobre 1961, mise au point !

Depuis quelques jours, je suis mis en cause par le maire de Nanterre suite à mon refus de m’associer à la manifestation qu’il co-organise sur le pont de Neuilly en souvenir des tragiques événements du 17 octobre 1961. A lui et à ceux qui mettent en cause ma décision, je voudrais apporter les précisions suivantes : Je tiens d’abord à rappeler que la mairie de Neuilly sur Seine s’inscrit dans le calendrier officiel des Commémorations patriotiques tel qu’arrêté par le Gouvernement de la République ; je constate que le 17 octobre 1961 n’y figure pas. Vous en connaissez les raisons ; vous savez que ces événements du mois d’octobre 1961 se sont déroulés dans une période de tensions très forte entre la police française et les groupes FLN et qu’il n’est pas de mon ressort, ni de celle d’autres élus – sauf à avoir une approche idéologique des circonstances – de donner une interprétation « officielle » à ces événements. L’officialisation nationale d’un événement est du ressort de l’Etat et permet justement de faire accepter par tous l’esprit de concorde et de paix d’une commémoration. Je comprends néanmoins que les maires dont les ressortissants de l’époque ont été des acteurs directs de ces événements organisent une manifestation ; je respecte cette décision mais vous demande de respecter la mienne. Je vous rappelle également – contrairement à ce que vous laissez entendre – que mon refus de participer à la manifestation n’empêche pas l’accès au Pont de Neuilly . En ce qui concerne les événements d’Algérie je continuerai à faire pavoiser la façade de l’hôtel de ville et des autres édifices publics de ma commune chaque 26 septembre, « journée nationale d’hommages aux Harkis morts pour la France », et chaque 5 décembre, « journée nationale d’hommages aux morts pour la France des combattants d’Afrique du nord »

Neuilly lance « le Sablon »

Suite à un concours lancé par la ville auprès des boulangers/ pâtissiers de Neuilly, nous avons dévoilé aujourd’hui le lauréat et le nom de la nouvelle spécialité de Neuilly, « le Sablon » … A déguster dés demain dans les boulangeries affichant le logo. Une initiative de la ville pour encourager le commerce de proximité et susciter des occasions de convivialité.

lancement de TeM

Pourquoi Territoires en Mouvement (TeM) ?

Jean-Christophe Fromantin : En 2008 j’ai été élu maire de Neuilly avec cette idée simple qu’une ambition pour son territoire est le socle fondamental d’un engagement politique. J’ai prolongé cette réflexion par la sortie d’un livre en avril 2011 (« Mon village dans un monde global », Ed. François Bourin) qui tente de montrer que c’est à partir de nos territoires que nous retrouverons des perspectives de développement dans la mondialisation. C’est donc tout naturellement que je prolonge cette expérience et cette réflexion par la mise en place d’un mouvement politique dont l’objectif sera d’approfondir et de promouvoir cette idée de rebond par les territoires.

Quelle est votre analyse de la situation actuelle ?

JCF : Nous sommes face à trois crises majeures : une crise politique, celle de la confiance, elle se manifeste par exemple par ce chiffre stupéfiant de 83% des jeunes qui pensent que les hommes politiques sont corrompus (enquête TNS Sofres sur les français et l’honnêteté des hommes politiques –septembre 2011) ; une crise sociale, celle de l’Etat-providence qui se caractérise par la combinaison de deux éléments : la faillite des comptes sociaux et la perte de responsabilité dans toutes les formes spontanées de solidarité ; et une crise économique, celle de la compétitivité, puisque nous sommes incapables de fixer des axes de croissance propres à notre économie. Ces trois crises sont profondément liées et supposent que les solutions soient envisagées de façon cohérente et convergente. La situation actuelle appelle à la fois un projet de long terme et des mesures d’urgence, mais l’un n’ira pas sans l’autre.

Quelles seront les grandes orientations de Territoires en Mouvement ?

JCF : Notre ambition est d’amorcer le retournement d’une France centralisée en perte de vitesse vers une France des territoires qui restaure la confiance et exploite ses atouts. J’ai acquis la conviction que les solutions aux trois crises que je viens d’évoquer passent toutes par l’homme et le territoire, par ce que j’ai appelé dans mon livre « la reterritorialisation ».

Reprenons les trois crises :

La crise politique ; elle ne se résoudra que par un retour de la confiance des citoyens envers leurs élus ; et cette confiance réside d’abord dans l’engagement sincère d’hommes et de femmes pour leur territoire. Cette notion est fondamentale car, compte tenu du potentiel de nos territoires, elle redonne un sens profond et vrai à l’ambition politique.

Les solutions à la crise de l’Etat-providence passent également par cette réflexion sur les territoires. Que ce soit pour réamorcer des solidarités de proximité, pour optimiser la dépense publique ou pour mieux adapter les efforts de solidarité aux spécificités régionales, nous n’échapperons pas à une reconfiguration des échelles pour revitaliser notre politique sociale.

Enfin, dans une économie mondialisée, où la compétitivité se construit sur la capacité à valoriser ses avantages comparatifs, nous devons comprendre que c’est dans la profondeur et la diversité de nos patrimoines, conjuguées aux leviers de l’immatériel et de l’innovation, que l’on trouvera les voies d’une nouvelle croissance.

Vous sentez-vous suivi dans cette idée ?

JCF : Les élections sénatoriales ont permis de réamorcer une prise de conscience de la valeur potentielle des territoires. « Le recul de la décentralisation a été un contresens » confirmait récemment un ancien premier ministre (Jean-Pierre Raffarin dans le FigMag du 8 octobre). J’entends de plus en plus de voix qui appellent à retrouver ce sens des territoires. L’actualité me conforte dans cette approche ; on commence à comprendre que les nouveaux leviers politiques, économiques et sociaux s’exprimeront dans des nouvelles échelles de projet et non plus via un Etat exsangue de confiance et de moyens d’action. Depuis la sortie de mon livre en avril dernier, je reçois de nombreux témoignages de soutien et d’adhésion à cette dynamique.

Comment Territoires en Mouvement se positionne dans l’échiquier politique ?

JCF : Territoires en Mouvement est un mouvement de centre-droit qui promeut l’initiative individuelle, l’économie de marché et un attachement profond aux valeurs humaines. Il développe l’idée d’un redéploiement de l’action politique dans les territoires avec un Etat plus régalien dans une Europe plus ambitieuse.

Mais TeM veut surtout proposer un nouvel élan, qui mobilise de nouveaux talents, remette de l’éthique et de la confiance dans l’engagement politique et appelle à la mobilisation de tous ceux qui sont prêts à s’engager. Territoires en Mouvement veut se construire sur un projet de long terme car nous ne pouvons pas laisser à nos enfants une France sans espérance.

Quelles sont les prochaines étapes et comment comptez-vous mobiliser ?

JCF : Territoires en Mouvement est une petite structure. L’internet doit être le pivot de la réflexion et de la mobilisation. Nous comptons ouvrir des « Territoire(s) » dans toutes les régions françaises autour et avec tous ceux qui se retrouveront dans cette ambition politique – via les territoires-. Début 2012 nous présenterons un projet sur les « impératifs de compétitivité », les « axes de modernisation des politiques publiques » et quelques orientations pour « réinsuffler la confiance ». Nous proposerons ces idées dans le contexte des élections présidentielles et nous labelliserons des candidatures aux élections législatives partout où des nouveaux talents se mettront au services de nouvelles ambitions territoriales.