Le Talk du Figaro

Invité du Figaro pour l’émission « Le Talk », Jean-Christophe Fromantin a répondu ce matin aux questions d’Yves Thréard :  

Second tour des élections législatives dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine 
« Je suis affligé par le niveau du débat : alors qu’une candidate (LR) semble concernée par une enquête préliminaire sur des emplois fictifs au parlement européen, l’autre (LREM) est touché par des affaires de violences conjugales. Je ne donnerai pas de consigne de vote. Les gens sont assez grands pour savoir pour qui ils vont voter. J’appelle au discernement. Je me suis engagé en politique en 2007 contre une manière de faire de la politique à Puteaux. Aujourd’hui le fils du Maire de Puteaux est suppléant de la candidate LR : la vieille cuisine continue. »

–       577 Les Indépendants 
« Pour changer la politique, il ne suffit pas d’un homme providentiel (…) il faut aussi que les Français prennent leur part de responsabilité. Nous avons mobilisé des candidats à travers la France, ils ont fait un travail remarquable mais nous avons vu aussi combien il était difficile de mobiliser des Français pour s’engager. »

–       Avenir politique 
« Mon avenir politique sera là où je serai utile. (En réponse à une question sur une collaboration avec Emmanuel Macron ?) Je pourrais travailler avec Emmanuel Macron pour engager une grande réforme de l’aménagement du territoire s’il affichait une véritable ambition sur ce sujet si stratégique pour la France. »

–       Moralisation de la vie politique
« Je rencontrerai le Garde des Sceaux le 26 juin pour lui faire part de mes propositions dans ce domaine. Il manque de mon point de vue des propositions sur l’évolution du statut de l’élu, indispensable pour enclencher un véritable renouveau (…) Nous avions fait des propositions dans ce sens avec Jean-Dominique Senard, Président de Michelin, dans le cadre de l’Institut de l’Entreprise. »

–       EXPOFRANCE 2025
« Nous avions beaucoup travaillé avec Emmanuel Macron quand il était Ministre de l’économie (…) il a été le premier membre du Gouvernement à venir il y a 3 ans annoncer à la communauté internationale le projet de la France. Je connais sa motivation et sa détermination pour cette candidature et je ne doute pas de sa mobilisation »

Jean-Christophe Fromantin, champion des « villes oubliées »

Article à lire également sur le site du Point 

À la tête d’une centaine de candidats, le maire de Neuilly veut envoyer des représentants des villes moyennes à l’Assemblée nationale.

PAR

Comme Jean-Christophe Fromantin s’épanouit dans les marges de la vie politique, il veut profiter des législatives pour mettre en lumières des « villes oubliées ». Afin de soutenir la centaine de candidats de son mouvement « les 577 pour la France », le maire de Neuilly parcourt l’Hexagone hors des sentiers, ou plutôt des lignes TGV battues. Il revient donc d’un petit « road trip » qui l’a mené tour à tour à Épernay, Decize, Nevers, Vouvray, Bourgueil, Langeais, Tonneins, Marmande… À chaque étape, le même constat : « Il existe un fort contraste entre la densité d’un patrimoine et la désertification industrielle, économique et commerciale », dit l’élu centriste.

Ce n’est pas la France périphérique, celle des cités difficiles et zones rurales paupérisées, ni la France des métropoles tournées vers le monde et le futur, mais la France du milieu pourrait-on dire. Celle qui est sortie des radars politiques et journalistiques. Une France qui, sans actualités spectaculaires (négatives ou positives), n’accroche pas la une des médias. « Et pourtant, souligne Jean-Christophe Fromantin, notre capital culturel, social, économique se trouve dans ces villes moyennes. Elles sont souvent dotées d’un patrimoine colossal, les solidarités y sont plus actives, la vie de famille y trouve un terreau formidable pour s’y épanouir. On essaie d’être plus fort en faisant comme les autres, et donc en misant sur les métropoles et les technologies. Mais pourquoi restons-nous fixés sur un modèle standardisé et mondialisé ? »

« Moderniser la gouvernance des territoires »

Le fondateur des « 577 » compte bien envoyer une petite cohorte de représentants de ces territoires à l’Assemblée nationale pour peser un tantinet dans le débat. Mais il n’attend pas la fin des législatives pour interpeller le président Macron « parce qu’il est urgent de moderniser la gouvernance des territoires ». Lui qui, député, fut à la pointe des débats sur la réforme territoriale remet sur la table ses propositions de refonte de la carte hexagonale. Fromantin veut faire des 450 villes moyennes les pivots des politiques de proximité. Il plaide, en jouant sur les connexions (dans les transports, mais aussi en intensifiant la couverture numérique), pour que tous les Français soient reliés à moins de vingt minutes de ces petits centres urbains multiservices. Dans une nouvelle organisation territoriale simplifiée, ces villes moyennes seraient positionnées à moins d’1 h 30 des métropoles pivots, « pour ne laisser aucun territoire dans l’angle mort des dynamiques de développement ».

Dans son adresse à Emmanuel Macron, l’élu souligne : « Notre vieux modèle centralisé et suradministré, issu de la Révolution, qui a été un atout indéniable pendant les années de révolution industrielle et de fordisme, s’avère être un frein considérable à son adaptation à une économie qui repose aujourd’hui sur les mobilités, l’entrepreneuriat et la différenciation. » Comme quoi l’on peut se faire le porte-parole de la France du milieu et tenir un discours « disruptif »…

TRIBUNE : La France a besoin d’une grande loi sur la modernisation de sa démocratie plus que d’une loi sur la moralisation de la vie politique

Dans une tribune publiée dans Le Figaro aujourd’hui, Jean-Christophe Fromantin appelle à une loi sur la modernisation de la démocratie et propose quatre priorités pour retisser le lien de confiance avec les Français : l’évolution de la représentation nationale, le respect du principe d’engagement plutôt que de carrière, le statut de l’élu et le financement des partis politiques :

La perspective d’une loi sur la moralisation de la vie politique doit dépasser le stade de l’approche morale, s’abstraire du contexte de montée des populismes et revisiter plus ouvertement tout ce qui fonde la crise de confiance entre les Français et la politique. Le Président de la République ne doit pas se contenter d’une loi de circonstance construite en quelques semaines dans l’élan des récentes affaires, il doit construire le cadre d’une ré-oxygénation de notre démocratie.

La très grande majorité des Français – entre 80% et 85% selon les études d’opinion – disent ne plus faire confiance aux hommes et aux partis politiques. Cette détérioration sans précédent de la confiance s’explique par deux questions plus fondamentales, sur la capacité des acteurs politiques à mener des politiques publiques efficaces et sur la qualité, voire la légitimité, de la relation entre les Français et leurs élus.

S’attaquer à la modernisation de notre démocratie mérite une loi audacieuse, allant jusqu’à remettre en cause les fondements d’un système qui relève davantage de l’oligarchie que de la démocratie. C’est à cette aune que nous pourrons véritablement juger de l’ambition d’un texte sur la modernisation et la moralisation de la vie politique.

Quatre priorités à traiter concomitamment me semblent nécessaires pour moderniser notre démocratie et retisser le lien de confiance avec les Français : l’évolution de la représentation nationale, le respect du principe d’engagement plutôt que de carrière, le statut de l’élu et le financement des partis politiques.

1° Le premier point est le sujet socle. Les Français se sentent-ils bien représentés avec 965 parlementaires – députés et sénateurs confondus – auxquels s’ajoutent les 233 membres du Conseil Economique et Social ? La réponse est évidemment non ! En assurant plus de diversité dans l’engagement politique, en adaptant le nombre de députés à une nouvelle géographie territoriale et en transformant le Sénat en assemblée des territoires, on pourrait passer de trois à deux assemblées et de 1158 membres à moins de 600 parlementaires. Cette évolution aurait le triple avantage de l’efficacité, d’une baisse des dépenses publiques et d’une meilleure incarnation de la France, de ses talents et de ses territoires.

2° Le second point porte sur ce fameux « non-cumul ». La loi de 2014 n’aurait dû s’entendre que par sa capacité à déverrouiller le système politique pour innerver le débat de compétences ou d’expériences nouvelles. Cela impliquait deux règles : la limitation à deux mandats nationaux et trois mandats locaux afin que ce soit le temps des projets et non pas celui des carrières qui rythme l’engagement politique, et le respect d’une limite d’âge comparable à celle qui se pratique dans le privé.

3° Le troisième point concerne le statut de l’élu. Il est d’autant plus essentiel si on veut limiter les mandats dans le temps. Pour attirer de nouveaux profils qui incarnent les évolutions vécues par nos territoires et notre pays, autant que les enjeux à relever, il faut évoluer dans trois directions : les mêmes modalités d’accès à la vie politique pour tous, fonctionnaires ou salariés du privé ; de meilleures conditions de formation, de rémunération et de reconversion pour ceux qui s’engagent en politique ; et une mise à disposition de moyens sur les mêmes bases d’usage et de contrôle que dans une entreprise. De telles dispositions auraient trois avantages : neutraliser les dérives qui défraient la chronique, bénéficier d’un traitement équitable entre les Français et mobiliser de nouveaux talents pour opérer les politiques publiques nécessaires.

4° La quatrième orientation porte sur le financement des partis politiques. Car les dynamiques de mobilisation ne peuvent éternellement se cristalliser autour de grands partis qui profitent outrageusement d’une rente de situation. Leurs parlementaires les alimentent en financements publics qui leur permettent de financer leurs futures campagnes. Un circuit fermé qui bloque les nouveaux entrants. C’est la raison pour laquelle, je propose d’une part de désintermédier les partis des financements publics et de donner l’accès direct à ces financements aux candidats, y compris dans le cadre d’élections locales. Ce sont deux conditions indispensables à l’émergence d’une nouvelle offre politique qui partirait des idées, des projets et des territoires plutôt que des états-majors des partis politiques.

Les Français perçoivent de mieux en mieux le décalage abyssal entre la classe politique et les enjeux à relever. Le Président de la République doit s’inspirer des messages forts qu’ils ont exprimés lors de la campagne présidentielle pour répondre à la fois à la demande de renouvellement des acteurs politiques mais aussi à la fracture territoriale qui, plus qu’aucune autre, incarne la crise de confiance qui traverse notre démocratie.

Jean-Christophe Fromantin invité de L’OPINION


Jean-Christophe Fromantin: «Macron a de bonnes… par Lopinionfr

Retrouvez également la vidéo et le résumé sur le site du quotidien :

Jean-Christophe Fromantin a donné le coup d’envoi dimanche 14 mai de son mouvement « Les Indépendants ». Il présente sous cette bannière 100 candidats à la députation et non 577 comme il était prévu initialement. « Dès le départ, nous avions mis un filtre exigeant, celui que les candidats trouvent 100 soutiens et au moins 4000 euros de promesses de dons », explique le maire de Neuilly-sur-Seine.

« Ce mouvement est un rassemblement d’indépendants avec un certain nombre d’exigences communes et de paramètres sur la manière de faire de la politique, sur l’éthique,… », continue le député (DVD) des Hauts-de-Seine. Avec 100 candidats, Jean-Christophe Fromantin espère obtenir quinze élus. « On espère pouvoir monter un groupe parlementaire », déclare-t-il indiquant que « tous ceux qui sont mal à l’aise dans leurs partis politiques peuvent les rejoindre ».

Jean-Christophe Fromantin est-il prêt à travailler avec Emmanuel Macron ? « On attend tous quelle va être la ligne politique d’Emmanuel Macron », indique le député-maire de Neuilly. « Le choix d’un Premier ministre dans la journée nous donnera une indication », continue-t-il. « Ce Premier ministre prendra-t-il tel quel le programme d’Emmanuel Macron ou l’adaptera-t-il pour incarner le renouveau, c’est la grande question », s’interroge le député des Hauts-de-Seine. « Dans le programme d’Emmanuel Macron, il y a de bonnes choses mais il n’a pas une vraie vision de la France », déclare-t-il à nouveau. « J’attends encore cette vision », conclut Jean-Christophe Fromantin sur le sujet.

Interview au magazine LA VIE : On ne fait pas du neuf avec du vieux

Retrouvez l’interview de JC Fromantin sur le site de La Vie : « On ne fait pas du neuf avec du vieux » et ci-dessous :

Jean-Christophe Fromantin, député et maire de Neuilly-sur-Seine (92), est depuis un an à l’initiative d’un mouvement citoyen, les « 577 » (comme 577 députés) visant à réunir des candidats issus de la société civile aux législatives de juin. Lui-même a annoncé qu’il ne se présenterait pas pour un deuxième mandat. Dimanche se tiendra dans sa ville le meeting de lancement de la campagne de son mouvement pour les législatives. Pendant la présidentielle, ce catholique revendiqué, ancien chef d’entreprise, a soutenu François Fillon avant d’annoncer entre les deux tours qu’il voterait pour Emmanuel Macron.

Vous êtes à l’initiative d’un mouvement citoyen visant à présenter des candidats issus de la société civile aux législatives. La démarche d’Emmanuel Macron vous a-t-elle coupé les ailes ?

Elle nous a plutôt ouvert l’espace. Il y a une grosse différence avec Macron. Son initiative part de la présidentielle, de son projet de devenir président de la République. Il la décline désormais dans sa version législative avec l’idée de présenter des candidats issus de la société civile ou d’accords avec des partis. Nous, c’est l’inverse : on part de l’idée qu’il faut démarrer par les fondations. Le premier vecteur de reconstruction c’est de remettre les Français en situation de s’engager. Les deux initiatives procèdent donc de la même envie de renouveler la politique, mais elles ont deux points de départ différents. Nous, par le biais des territoires, « d’en bas », lui, par son accession à l’Élysée, « d’en haut ».

Quelle est votre place dans le champ politique tel qu’il a évolué ces derniers mois ?

Cette question en appelle une autre : Quelle idée nous faisons-nous du renouvellement politique ? Il se fera avec des gens nouveaux, pas avec des anciens, car on ne fait pas du neuf avec du vieux. C’est une position claire qui rejoint me semble-t-il celle du nouveau président de la République. Les questions qui se posent sur le profil du Premier ministre et de la politique qu’il mènera me laissent pour l’instant dans l’expectative. Il y a plusieurs configurations possibles : Va-t-il faire des choix audacieux ou recycler les ténors des vieux partis ? Son projet sera-t-il de droite, de gauche, des deux ? Si c’est un mixte de tout cela, ne sera-t-il pas un peu tiède par rapport à l’audace qu’appellent les réformes dont la France a besoin ? Enfin, un sujet me semble aujourd’hui prioritaire par rapport aux messages de Français au cours de la campagne, c’est la politique d’aménagement et d’organisation de nos territoires. Le Président est-il conscient de cet enjeu ? La cartographie du vote à la présidentielle montre avec une acuité particulière combien les territoires oubliés de la République sont en attente d’une réponse à leurs problèmes. En votant Mélenchon, Le Pen ou blanc, ils nous interpellent très directement. Le sentiment de résignation, de fracture territoriale a montré l’urgence du sujet. La réforme mère qui devrait inspirer le président de la République devra s’incarner dans un acte fort d’ambition territoriale.

« La responsabilité politique est universelle. Elle se construit sur l’idée que chaque citoyen peut prendre sa part, avec ses talents, ses compétences. »

Quelles sont vos divergences avec Emmanuel Macron ?

Il y a de ma part un doute sur cette ambition territoriale, une interrogation sur la profondeur des réformes et une divergence sur les sujets de société. Mais je sens de sa part un état d’esprit de réconciliation et de conciliation. C’est un homme d’écoute et de dialogue. Je l’ai vécu dans le cadre des discussions autour de la loi Croissance et activités (dite loi « Macron »). J’ai apprécié son pragmatisme et son ouverture quand je proposais des amendements sur des sujets aussi différents que le financement des entreprises ou le permis de conduire et qu’ils étaient soutenus par l’ex-ministre de l’Économie. Nous « co-construisions » un texte de loi. Il n’est pas dans ces postures de principe qui neutralisent trop souvent l’efficacité politique. Le débat politique prend de la hauteur quand on peut aborder les sujets les plus tendus avec l’idée d’avancer plutôt que de tirer des avantages personnels d’une position jusqu’au-boutiste. Je partage cet esprit entrepreneurial qui consiste à transformer les obstacles et les difficultés pour en faire des opportunités pour progresser ensemble, au service des Français.

Le renouveau politique par le biais de la société civile, est-ce ce qui permettra de redonner de la confiance aux citoyens ?

C’est un vecteur pour retrouver de la confiance, oui. Ce qui l’a cassée c’est la dualité entre la société civile et le monde politique, la reconnaissance y compris sémantique de cette dualité. Cela n’a pas de sens de laisser prospérer l’idée qu’il y a deux mondes, « la société civile » et le « monde politique ». La responsabilité politique est universelle. Elle se construit sur l’idée que chaque citoyen peut prendre sa part, avec ses talents, ses compétences, sa disponibilité. Certains se sont autoproclamés professionnels de la politique dans une relation type « clients/fournisseurs », le client étant la société civile… Dès lors que les politiques publiques ont enchainé les échecs, cela nous a mis dans une impasse. Désormais, les citoyens se regardent eux-mêmes et se disent que c’est à eux de prendre leur destin en main. Dans notre démarche de mobilisation, nous avons encouragé des Français à être candidats aux élections législatives. Macron a reçu plus de 19.000 candidatures. Nous en avons reçu 1600 et en avons confirmé une centaine. La différence c’est que nous n’avons pas mis en place une commission d’investiture parisienne comme dans les vieux partis politiques. Dans notre système, ce sont les électeurs qui investissent leur candidat. Chaque candidat devait trouver cent personnes pour le soutenir dans sa circonscription et 4000 euros de promesses de dons. Cela a découragé les velléitaires mais a donné un formidable élan à ceux qui atteignaient l’objectif. Car ils ne tirent pas leur légitimité d’une commission d’investiture, ni de l’effet de souffle d’un homme providentiel, mais de 100 électeurs qui croient en leur projet. C’est dans cette relation de proximité que la confiance se construit.

« L’électorat catholique peut trouver la réponse à ses interrogations dans les derniers grands textes de l’Église. »

L’électorat catholique semble déboussolé, quelle peut être la réponse politique à leur désarroi ?

L’électorat catholique peut trouver la réponse à ses interrogations dans les derniers grands textes de l’Église : l’encyclique de Benoît XVI sur la mondialisation (Caritas in Veritate, 2009), celle de François sur l’écologie (Laudato Si’, 2015) comme son exhortation apostolique (Evangelii Gaudium, 2013) donnent des éléments de discernement très limpides et très visionnaires. Libre à chacun de les découvrir et de trouver dans son for intérieur les critères de son vote à l’aune des propositions des candidats. Le bouleversement des repères droite-gauche, l’absence de consigne de vote, de lignes de partage claires, mais aussi les grandes transformations du monde, appellent cette exigence de discernement. Dans son Exhortation apostolique, François met clairement l’engagement politique au cœur de ses interpellations. Engagez-vous, ayez cette audace, dit-il. Évidemment, c’est exigeant mais tellement important.

Pourquoi les chrétiens doivent s’engager en politique, au-delà des engagements associatifs dans lesquels ils sont très présents ?

Ils doivent prendre conscience que le bien commun, la dignité de l’être humain, les relations entre les pays, entre les hommes s’incarnent dans bon nombre de grandes politiques publiques. Les chrétiens sont des citoyens engagés car ils ont la conviction qu’ils ont aussi le devoir de mettre leurs talents au service de leur pays. Ils sont aujourd’hui fortement interpellés pour mettre la politique dans le spectre des engagements qu’ils peuvent prendre.

Interview dans le Grand Matin Sud Radio

Invité ce lundi du Grand Matin Sud Radio, le député-maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) Jean-Christophe Fromantin fait le constat d’une France divisée aujourd’hui, qui aura par ailleurs besoin d’une clarification du programme d’Emmanuel Macron.

Retrouvez ci-dessous et ici le résumé :

Emmanuel Macron a donc réussi son pari d’accéder à la présidence de la République, et ce trois ans seulement après son éclosion politique et le début de sa notoriété publique. Interrogé par Dimitri Pavlenko ce lundi lors du Grand Matin Sud Radio, le député-maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) Jean-Christophe Fromantin, actuellement sans étiquette mais classé à droite, s’est montré quelque peu critique envers l’attitude de sa famille politique entre les deux tours de l’élection présidentielle, tout en envoyant un message au nouveau Président.

« Le programme de Macron n’allait pas très loin, avec beaucoup de demi-mesures »

« On voit bien que la France est aujourd’hui totalement composite : il y a ceux qui ont rejeté les vieux partis, ceux qui se sont abstenus, ceux qui ont appelé à voter Macron avec enthousiasme, ceux qui l’ont fait par défaut… (…) Les contorsions sémantiques chez Les Républicains étaient totalement absurdes. Cela manquait de courage. (…) Il y a certaines idées d’Emmanuel Macron sur lesquelles on peut converger. C’est à lui de montrer la tendance qu’il veut imprimer. Ce sera en tout cas très compliqué de construire un gouvernement dans les jours à venir, puisque sa synthèse est bien trop large pour engager un programme de réforme. (…) Le programme d’Emmanuel Macron n’allait pas très loin, avec beaucoup de demi-mesures. Fiscalité des entreprises, grand emprunt, droit du travail… On voit bien finalement que ce programme ouvre des orientations, mais n’est pas très clair. C’est Hollande+, ou Fillon light, mais il devra préciser les choses demain. On aura probablement une chambre assez compliquée (Ndlr : à l’Assemblée nationale)« , a-t-il ainsi déclaré.

Alors que le nom d’Édouard Philippe (LR) revient ces derniers temps comme piste éventuelle au poste de Premier ministre, Jean-Christophe Fromantin a appelé à la prudence vis-à-vis de ce choix. « Il faut faire très attention. Qui peut faire cette synthèse aujourd’hui ? Pas plus Édouard Philippe qu’un autre. Je ne pense pas que le signal soit si facile que cela à envoyer…« , a-t-il tempéré.

« Ne pas oublier une partie de la France aujourd’hui dans l’angle mort des politiques »

Enfin, l’élu francilien assure que l’analyse de la carte géographique des résultats de ce second tour devrait forcer le nouveau Président à prendre à bras-le-corps l’immense dossier de l’aménagement du territoire. « Il est intéressant de regarder la carte de ce vote FN, toutes ces périphéries, ces territoires en difficulté ou en détresse. On parle beaucoup de métropolisation, mais je pense qu’il faut réinvestir les territoires, car la France n’est pas que quelques métropoles. C’est un appel très fort à ce que le futur Premier ministre, avec Emmanuel Macron, ouvre ce dossier de l’aménagement du territoire pour ne pas continuer à oublier une partie de la France qui est aujourd’hui dans l’angle mort des politiques« , a-t-il prôné.

Ecoutez ici le replay

TRIBUNE : La droite doit faire sa révolution et oser le progrès

Cette semaine, Valeurs Actuelles publie une tribune de Jean-Christophe Fromantin intitulée : « La droite doit faire sa révolution et oser le progrès »

17.05.04_Tribune Valeurs Actuelles

Ces dernières semaines laissent un goût amer à ceux d’entre nous qui pensent qu’une politique de droite est meilleure qu’une politique de gauche, et on peut légitimement s’inquiéter de notre capacité à convaincre et de la profondeur du projet que nous adressons aux Français. A l’heure de mutations qui ouvrent une nouvelle géopolitique ; des enjeux de valeur ajoutée qui appellent de nouvelles politiques économiques ; à l’heure d’un monde plus ouvert qui nous interpelle sur la réaffirmation d’un héritage culturel, la droite est encalminée dans ses logiques d’appareils, perclus de leaders dont les tactiques personnelles prennent le dessus sur leur vision de la France. Alors que la politique devrait faire un retour en force pour inscrire notre idéal et notre avenir dans ce nouveau paradigme, nos partis parlent de taux, de milliards, de calculs ou de négociation.

La manière d’aborder le 2ème tour des Présidentielles est révélatrice de cette démission. Chacun d’entre nous, faute d’adhérer aux propositions de l’un ou l’autre des candidats, pourrait pour le moins exprimer son choix pour celui des deux avec lequel il pense pouvoir mener l’opposition la plus constructive. L’appel à l’abstention ou les contorsions sémantiques pour ne pas prononcer le nom du ‘moins pire’, trahissent une grande difficulté à assumer clairement nos responsabilités et à positionner nos idées. Pour ma part je préfère l’opposition constructive à Emmanuel Macron.

Car il est urgent de nous réapproprier l’idée de progrès. Pas au sens idéologique, mais au sens de ce que le progrès peut apporter à chacun, au plus profond de nos territoires, là où vivent les Français. Car, s’il est une construction politique que la droite doit revisiter, c’est bien celle qui s’inscrit dans le primat de l’être humain, de nos territoires et de nos initiatives ; c’est celle qui fait de la nation un héritage, de l’Europe une équipe et du monde une opportunité. La prévalence d’un vote Le Pen dans les territoires périphériques et d’un vote Macron dans les métropoles doit nous interroger. Ne sommes-nous pas tout simplement à la fois hors-sujet et hors-sol ?

Cette nouvelle impulsion ne viendra pas « d’en haut ». Pour deux raisons : Parce que la politique se régénère dans la confiance et qu’il est vain d’imaginer que ceux-là même dont les Français se défient sont ceux par lesquels passera ce renouveau ; mais surtout, parce que c’est à partir de nos atouts que doit se construire une politique nouvelle. Ce sont ses talents, ses territoires mais aussi son héritage culturel qui façonnent la France. Sommes-nous aujourd’hui en capacité d’engager ce renouveau ? Je crois que oui, à trois conditions : Que chacun prenne en main son destin et accepte de mettre ses talents au service de la France ; que notre projet politique se construise à partir de ce qui fait la France ; que notre regard sur le monde ne soit pas animé par la peur mais par l’ambition. C’est cette révolution que nous amorçons en lançant 577-Les Indépendants, en osant le progrès autour de quatre verbes : responsabiliser, encourager, défendre et rayonner, en espérant ouvrir une perspective de renouveau pour la France !

Dépêche AFP : Fromantin (DVD) votera Macron pour « choisir » son adversaire

Le député-maire de Neuilly (DVD, ex-UDI), Jean-Christophe Fromantin, ex-soutien de François Fillon, annonce qu’il votera en faveur d’Emmanuel Macron, préférant « choisir » son adversaire plutôt que de laisser d’autres le faire à sa place, dans une interview à Famille Chrétienne.

Dans cette interview transmise lundi par M. Fromantin à l’AFP, il explique avoir « un peu de mal à comprendre ceux qui s’interrogent encore » et juge le ni-ni « trop facile » et marquant « une absence de courage ». « Faire un choix et l’assumer fait partie de l’éthique de responsabilité d’un homme politique, surtout quand ce choix est difficile et sujet à controverse », affirme M. Fromantin. « Je préfère choisir mon adversaire et le combattre, plutôt que de le subir et de pleurnicher.

Il y a deux adversaires possibles: Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. Je n’adhère ni à l’un ni à l’autre sinon j’aurais fait un autre choix dès le départ. Mais je vais voter Emmanuel Macron pour ne pas laisser d’autres choisir à ma place », explique-t-il. Le député-maire assure qu’il ne fera « pas de compromis sur les points de désaccords » et défendra ses idées « dans une opposition constructive ».

« Aujourd’hui, même si je n’adhère qu’à 30% ou 40% de son programme, je pense que le débat sera plus ouvert avec lui qu’avec Marine Le Pen et que nous pourrons davantage avancer », indique M. Fromantin, qui affirme dans un communiqué avoir reçu « des torrents d’insultes » sur les réseaux sociaux suite à cette décision.

Interview : « Je vote aujourd’hui Macron pour choisir demain mon adversaire » + réaction aux insultes reçues

Dans une interview à Famille Chrétienne, Jean-Christophe Fromantin explique pourquoi il votera pour Emmanuel Macron et souhaite ensuite s’inscrire dans une opposition constructive.

Interview à retrouver sur le site de l’hebdomadaire : Je vote aujourd’hui Macron pour choisir demain mon adversaire

+ le message de Jean-Christophe Fromantin face aux réactions très violentes que sa prise de position suscite sur les réseaux sociaux :

« A tous ceux qui donnent des leçons derrière leur PC… »

A tous ceux qui déversent des torrents d’insultes parce que j’ai dit dans Famille Chrétienne que je préférais une opposition constructive à Emmanuel Macron plutôt qu’un vote pour Marine Le Pen ; j’ai envie de vous demander : Que faisiez-vous ? Quand pendant des jours et des nuits entières, parfois seul, j’étais dans l’hémicycle à défendre mes convictions sans ne rien laisser passer. Qui êtes-vous ? Pour déclencher de telles accusations sans étayer vos propos autrement que par des insultes ? Où êtes-vous ? Quand la France a surtout besoin de candidats qui gagnent aux élections législatives pour défendre des valeurs et des politiques d’avenir ? Trop facile de faire de la politique derrière son PC, de critiquer et de donner des leçons. J’attends de voir vos noms sur des affiches, de vous voir battre le pavé avec des tracts, de le faire sans parti politique pour mettre votre indépendance et vos talents au service de la France, j’attends de vous voir gagner dans votre circonscription, puis de vous voir monter à la tribune de l’Assemblée nationale pour vous faire insulter par ceux qui ne pensent pas comme vous. A ce moment là j’accepterai vos commentaires, vous qui êtes si forts, si vertueux et si courageux …

Invité de Yves Calvi sur LCI

Jean-Christophe Fromantin soutient le programme de François Fillon
et appelle au renouveau politique avec 577 pour la France

Invité hier de l’émission « 24 heures en questions », Jean-Christophe Fromantin a répondu aux questions d’Yves Calvi sur LCI. L’occasion de rappeler pourquoi il soutient le programme de François Fillon et comment, avec son initiative « 577 pour la France », Jean-Christophe Fromantin propose de renouveler la vie politique.

« J’ai vraiment comparé les programmes des uns et des autres. Je suis convaincu que le programme de François Fillon a 2 avantages : il est beaucoup plus audacieux et il est plus cohérent. Un programme ce n’est pas seulement des mesures qui sont alignées, c’est une forme d’intensité dans les mesures. Et je crois que la France a besoin vraiment d’intensité dans les mesures qu’on doit prendre dans les domaines économique, social, éducatif, géopolitique. Et il y a une cohérence car les dispositifs et dispositions dialoguent en permanence. »

« Je suis d’autant plus libre pour avoir cette position que je ne suis pas dans l’équipe de campagne, je ne suis pas dans un parti politique et je n’ai pas participé à la campagne des primaires auxquelles je n’ai d’ailleurs pas voté. »

« L’actif qu’est le programme de François Fillon est le travail d’une équipe et dépasse de loin le sujet de François Fillon. »

« Je condamne les vieilles pratiques des partis politiques dans lesquels les français ne se retrouvent plus. Pour autant, on doit regarder le programme de François Fillon qui a été fait avec intelligence, audace et cohérence. »

« La situation économique de la France, la complexité géopolitique dans laquelle on est aujourd’hui, la difficulté de nos comptes sociaux appellent une campagne construite sur les mesures à prendre et sur le calendrier du programme. Très honnêtement, je ne vois chez aucun autre candidat, y compris Emmanuel Macron, l’épaisseur, la solidité et la cohérence du programme de François Fillon. »

« Mon initiative 577 pour la France vise à amener dans la campagne des législatives des députés qui incarnent un renouveau politique nécessaire. J’ai la conviction que plusieurs de nos candidats seront élus. Ils amènent dans le débat de nouveaux talents, de nouvelles compétences, de nouvelles expériences. L’audace du programme de François Fillon appelle de nouveaux profils à l’Assemblée nationale qui n’auront pas peur de faire les réformes nécessaires plutôt que de se préoccuper de leur mandat. »

Interview au site Atlantico

Retrouvez mon interview sur le site d’Atlantico et ci-dessous :

Au terme d’une nouvelle semaine polémique autour de François Fillon, le candidat de la droite et du centre affiche désormais un retard substantiel derrière Emmanuel Macron. Le candidat que vous soutenez doit il continuer sur les bases de sa campagne, sans diverger, ou considérez vous que celle ci doit subir une nouvelle impulsion politique, notamment sur le programme ?

François Fillon doit garder le cap et la cohérence de son projet pour la France. Comme beaucoup de Français, je soutiens cette plate-forme programmatique car je crois qu’elle répond bien aux enjeux de notre pays. Cependant « garder le cap » n’empêche pas de donner de nouvelles impulsions, en particulier dans les domaines qui suscitent aujourd’hui une très forte attente des Français, comme l’emploi, l’éducation ou la sécurité. Présenter un programme avec des milliards, des taux et des seuils ne répond pas assez clairement aux besoins très concrets qu’ils expriment. Il faut traduire ces orientations politiques en partant des problématiques de ceux qui les vivent au quotidien plutôt que de ceux qui devront les mettre en œuvre. Une nouvelle dynamique passera également par une expression forte sur les sujets qui fondent le délitement de la confiance et l’impression que notre démocratie fonctionne mal : Je pense par exemple à ses propositions pour rénover les institutions et renforcer le cadre déontologique des assemblées ; il devrait les développer à l’aune de l’actualité et de la défiance qui prospère depuis des années dans notre pays. Enfin une nouvelle impulsion passera inévitablement par une note d’optimisme car on ne suscitera l’adhésion qu’en embarquant les Français dans une perspective d’avenir positive et ambitieuse.

François Fillon semble souffrir d’un déficit de soutien important au sein des classes populaires. Comment expliquez vous cette rupture de la droite avec les classes populaires ? Par quel biais souhaiteriez vous voir la droite et le centre « conquérir » cette population ?

Les classes populaires en veulent beaucoup aux acteurs politiques qui nous gouvernent depuis des années. On peut les comprendre. Elles ont été les premières victimes des échecs de nombreuses politiques publiques et de l’absence de courage des gouvernements successifs face au risque des réformes structurelles. Les classes populaires ont été les premières à subir les conséquences de la désindustrialisation, du déclassement ou d’une immigration incontrôlée. Elles n’entendent quasiment plus les promesses électorales dès lors qu’elles émanent de ceux dont elles constatent l’impuissance depuis des années dans l’exercice des responsabilités politiques. La reconquête des classes populaires – et de l’opinion en général – est d’abord une affaire de confiance. Cela passera selon mois par trois vecteurs : Des équipes politiques nouvelles dont les compétences et le courage ne seront pas discutables, une véritable pédagogie de l’action publique pour la rendre intelligible et lui donner du sens et de la cohérence ; et le passage d’une dialectique de promesse à une logique de contrat. Les Français attendent de nous des engagements fermes et assumés. François Fillon appartient à cet ancien monde politique. Son expérience est nécessaire mais il lui appartient d’être un « passeur » plutôt qu’un « successeur » pour la transformer positivement et la mettre au service d’un acte sincère et fondateur de renouveau politique. C’est à cette condition qu’il gagnera.

 

Vous vous êtes affiché aux côtés de François Fillon dans les moments les plus « difficiles » de sa campagne. Vous souhaitez présenter 577 candidats aux prochaines législatives, sous une étiquette de centre droit. Quelle serait la différence de fond, entre votre groupe, l’UDI, ou le MODEM ?  

Ma différence est précisément dans cet acte de renouveau que j’appelle de mes vœux. Les partis politiques que vous évoquez sont devenus des « appareils », plus préoccupés par leur prospérité que par celle de la France. En verrouillant l’action politique par une série de procédures internes ils ont progressivement dissuader les Français de s’engager ; ils cultivent un entre soi incompatible avec la mobilisation des talents dont la France a besoin pour se réformer. L’absence de courage de beaucoup d’entre eux, en pleine tempête politico médiatique, a montré les limites de leur engagement. Mon initiative 577 Pour la France a cette ambition d’appeler des Français à s’engager en politique. Inspirée des principes politiques de centre-droit, elle est avant tout un rassemblement d’hommes et de femmes profondément libres dont l’objectif est de mettre leurs talents ou leurs expériences au service de la France. J’invite tous ceux qui sont prêts à s’engager à nous rejoindre (cf. www.577.fr) pour ne pas laisser à la gauche le monopole du renouveau. C’est aussi la raison pour laquelle, compte-tenu des convergences avec le programme de François Fillon, au moment où certains semblaient prêts à « jeter le bébé avec l’eau du bain » j’ai manifesté mon soutien au socle programmatique qu’il a élaboré.

Après les bouleversements à droite, mais également à gauche, avec des primaires qui ont vu perdre les favoris, et la mise en place d’un renouvellement général, quel pourrait être le renouvellement du centre ? Quel est le renouveau du centre droit ?

La situation de la France appelle plus que jamais la promotion des idées de centre-droit. Son renouveau passera par ceux qui auront l’audace et les compétences pour les défendre. Malheureusement je n’entends dans cette campagne que des leaders centristes préoccupés par leurs négociations avec François Fillon ou Emmanuel Macron et dont le programme relève davantage des éléments de langage que d’un travail de fond. En février dernier, avec les équipes et les candidats de 577 Pour la France, nous avons sorti un opus « Pour une nouvelle [géographie] politique » qui actualise les grandes orientations de centre-droit à l’aune des enjeux de la France et des principes de confiance et de subsidiarité : Une nouvelle approche des territoires et un recadrage des missions de l’Etat sur ses responsabilités régaliennes et stratégiques, une politique d’emploi basée sur une relance des investissements, une nouvelle ambition pour l’éducation et une perspective européenne centrée sur les enjeux de relance mais aussi sur les efforts de sécurité et de défense. C’est à partir d’un travail de fond, incarné par des candidats nouveaux, que le centre-droit trouvera un nouveau souffle. J’y crois profondément.

Vous avez indiqué à propos de François Fillon « La pression mise sur un candidat dans une tourmente, c’est aussi quelque chose de positif, c’est un crash test, c’est un moment où il a pu montrer une forme de solidité. » Cependant, le candidat n’est pas parvenu à se sortir des affaires, et les sorties relatives au programme, lundi dernier, n’ont eu que peu d’écho. N’y voyez vous pas une faiblesse plutôt qu’une forme de solidité ?

François Fillon a fait preuve de courage et d’énergie là où beaucoup auraient renoncé. A nous tous de faire preuve de solidité pour soutenir le projet de la droite et du centre. Le sujet n’est pas de « sortir des affaires » ; elles sont là. En revanche il s’agit de montrer que l’intérêt de la France va au delà des affaires et de nous mobiliser pour convaincre ceux qui espèrent le redressement de la France.

Jean-Christophe Fromantin et Damien Abad, les nouveaux visages du fillonisme

Caroline Vigoureux revient sur mon soutien à François Fillon dans un article de l’Opinion.

Lien vers le site du quotidien : Jean-Christophe Fromantin et Damien Abad, les nouveaux visages du fillonisme

Après le psychodrame de la semaine dernière, l’équipe de campagne de François Fillon devrait compter de nouveaux soutiens. Ces derniers jours, des visages moins connus ont émergé.

Les faits – François Fillon tient une réunion publique ce jeudi à Besançon. Le candidat de la droite et du centre se remet doucement de ces derniers jours, qui ont vu la droite vaciller avant que les ténors du parti ne finissent par lui réaffirmer leur soutien. Plusieurs membres de l’équipe de campagne sont partis. Et l’ancien Premier ministre compte s’appuyer sur une équipe resserrée, qui devrait être présentée en début de semaine prochaine. À ses côtés dimanche sur la scène du Trocadéro, se trouvaient notamment les députés Jean-Christophe Fromantin et Damien Abad. Chacun dans leur rôle, les deux hommes ont pris ardemment la défense d’un candidat affaibli.

C’est lui qui apparaît dimanche sur la scène derrière François Fillon, à droite du candidat, fines lunettes sur le nez, sous une pluie battante. C’est lui qui acquiesce de la tête lorsque François Fillon dit qu’il croit « être, profondément, un honnête homme ». C’est encore lui qui, depuis plusieurs jours, sillonne les plateaux télés et radios, bombarde la presse de communiqués pour prendre la défense de l’ancien Premier ministre. Le visage de Jean-Christophe Fromantin sera désormais sur toutes les images du discours du Trocadéro.

Pourtant, le maire de Neuilly-sur-Seine n’a rien d’un filloniste, ne fait pas partie de l’équipe de campagne et n’est même pas encarté chez les Républicains. En fait, le député avait annoncé son soutien à François Fillon dans une interview au Figaro le 24 janvier. Ce jour-là, Le Canard Enchaîné publiait ses premières révélations sur ce qui allait devenir l’affaire Penelope. Le ralliement est passé complètement inaperçu.

Mercredi dernier, quand François Fillon annonce sa probable mise en examen le 15 mars, Jean-Christophe Fromantin redit publiquement son soutien à l’ancien Premier ministre. Un choix à contre-courant au moment même où une partie de la droite se retire de la campagne. « Rien ne justifie qu’on mette sur le même plan l’affaire Penelope et le programme, plus personne ne fait preuve de discernement », explique l’édile neuilléen.

Quand Jean-Christophe Fromantin envoie dans la foulée un texto de soutien à François Fillon, la réponse du candidat, plus affaibli que jamais, est immédiate : « Voyons-nous dès que possible ». Les deux hommes s’entretiennent en tête-à-tête vendredi dernier, au QG de campagne du candidat. Ce jour-là, le grand bâtiment de 2 500 m2 est désert. C’est l’une des pires journées pour François Fillon, les défections tombent en cascade. « Êtes-vous prêt à vous mobiliser ? », questionne l’ancien Premier ministre. Affirmatif, répond le député ex-UDI. Voilà comment l’homme de 54 ans se retrouve deux jours plus tard au premier rang lors du meeting décisif du Trocadéro.

Depuis cette entrevue, Jean-Christophe Fromantin a déjà organisé deux réunions publiques en soutien à François Fillon dans sa ville de Neuilly. L’ancien Premier ministre ne lui a pas encore proposé de postes dans sa nouvelle équipe resserrée mais dans les faits, le député campe déjà celui de porte-parole. En échange, il n’a rien négocié. Les législatives, il les prépare depuis des mois avec son mouvement « 577 pour la France », qui vise à présenter des candidats sur tout le territoire.

Centre droit. S’il est un soutien précieux pour François Fillon, c’est parce que l’homme veut ramener à lui un électorat de centre droit. Jean-Christophe Fromantin a quitté l’UDI en 2015. La formation de Jean-Christophe Lagarde a signé mardi son retour dans la campagne mais une partie de son électorat est déjà partie chez Emmanuel Macron. « L’UDI est dans un exercice personnel opportuniste, sa position d’appareil est inaudible. Il y a une vraie place à prendre pour défendre François Fillon en tant qu’homme indépendant et non en tant que parti. Macron y arrive très bien à gauche, ça manque à droite », plaide-t-il. Exit donc le discours virulent du candidat à l’encontre de la justice et de la presse. « Ce n’est pas possible de continuer avec ce type d’interventions. Depuis le Trocadéro, il est sur un autre registre », estime Jean-Christophe Fromantin.

Après avoir un temps été tenté par Emmanuel Macron, qu’il apprécie à titre personnel, le centriste a finalement préféré le programme économique de François Fillon. Avec le candidat, il partage aussi les valeurs conservatrices sur les questions sociétales. Au moment du mariage pour tous, le député avait longuement bataillé contre le texte dans l’hémicycle et défilé aux côtés de la Manif pour tous, très présents lors du grand rassemblement dimanche.

Dramaturgie. Sur cette même scène du Trocadéro, se trouvait au premier rang le député de l’Ain, Damien Abad, 36 ans. « On avait toute la dramaturgie, la pluie, le vent de face, puis le soleil. Si François Fillon gagne, cette scène restera dans les annales de l’histoire », pense-t-il. Le président du Conseil général de l’Ain a été mis en avant dès mercredi. Le jour où le candidat annonçait sa probable mise en examen, un communiqué était envoyé par l’équipe de presse de François Fillon et signé de la main de Damien Abad, pour dire qu’il soutenait toujours l’ancien Premier ministre.

Il s’agissait là de montrer qu’un ancien soutien de Bruno Le Maire faisait le choix de rester dans la campagne alors que l’ex-candidat à la primaire et plusieurs de ses proches annonçaient quelques heures plut tôt leur retrait. « Je n’ai jamais eu de doute, je n’ai jamais cru au plan B. C’était compliqué de dire à Alain Juppé “viens nous sauver mais n’applique pas ton programme” », fait-il valoir. Lui reste convaincu que l’affaire Fillon se finira par un non-lieu. « On lui fait un procès sévère, François Fillon n’est pas le plus tordu des hommes politiques auxquels on a eu affaire ».

Maintenant que le candidat cherche à recoller les morceaux pour poursuivre sa campagne, Damien Abad aura un rôle bien particulier. Il est en train de préparer une tribune de soutien à François Fillon avec l’ensemble des présidents de département de droite. Le député tente aussi de retisser le lien avec les anciens soutiens de Bruno Le Maire. La députée d’Eure-et-Loir, Laure de la Raudière, pourrait notamment revenir. Le cas de Bruno Le Maire semble plus tranché. La campagne de François Fillon est derrière lui.

Interview à Atlantico : François Fillon à la reconquête du centre-droit

François Fillon à la reconquête du centre-droit

Dans une interview au site Atlantico, Jean-Christophe Fromantin s’exprime sur les atouts du programme de François Fillon pour reconquérir les Français, les électeurs du centre-droit et les avantages de sa candidature face à celle d’Emmanuel Macron :

Lire l’itw sur le site 

Il me semble que la reconquête de François Fillon se fera d’abord en s’adressant aux Français et en multipliant les initiatives sur le terrain. Plus que celles des Français, les défections subies sont davantage celles de quelques ténors qui, par leurs tergiversations, montrent leur opportunisme et les limites de leur loyauté vis-à-vis du candidat Fillon.

Sur le fond, la composante politique de centre-droit est attachée à quelques principes fondamentaux qui me semblent très compatibles avec le projet de François Fillon : la liberté d’entreprendre, le principe de responsabilité des citoyens dans les politiques de solidarité, le rôle central de la famille, la décentralisation et également l’ambition européenne qui a toujours été au cœur de nos orientations.

C’est à nous de mobiliser nos relais et de contribuer sur nos idées pour construire une plate-forme commune de réformes. C’est ce que je fais au travers de l’initiative 577 Pour la France.

Le programme de François Fillon comporte 3 avantages sur celui d’Emmanuel Macron : une volonté clairement affichée de s’attaquer à la dépense publique sur un niveau d’économie plus important mais avec une trajectoire plus réaliste ; le projet de passer avec les collectivités locales d’une logique de l’abondement à une logique de contrat pour leur donner davantage de marges de manœuvre dans la conduite des politiques publiques ; un positionnement très clair pour l’Europe sur les enjeux de défense afin d’ouvrir une nouvelle séquence de convergence.

Sur la personnalité, il y a une différence très claire en termes d’autorité personnelle et de capacité à faire face aux difficultés à venir. Je pense plus particulièrement au contexte géopolitique qui exigera de notre futur Président de la République une expérience et une force de caractère à la hauteur d’interlocuteurs à fort tempérament comme Trump, Poutine ou Erdogan.

Et, au-delà de ce que l’on peut penser des affaires en cours, la résistance dont François Fillon a fait preuve ces deniers jours démontre une personnalité solide et constante.

La volatilité des électeurs est inversement proportionnelle à la cohérence des candidats. Plus un candidat incarne son programme avec une ligne politique claire et assumée, plus il rassure ses électeurs, et plus ceux-ci constitueront un électorat stable. C’est la force de François Fillon – et c’est au motif de cette même cohérence que je ne voyais pas la possibilité d’un plan B –.

A l’inverse, l’électorat d’Emmanuel Macron a toutes les raisons de douter : de par le point de départ de son initiative – l’équipe gouvernementale de François Hollande – qui pose un problème de cohérence avec l’indépendance qu’il affiche, mais surtout par l’hétérogénéité de ses partenaires qui trahit davantage l’opportunisme de ceux qui le soutiennent plutôt que l’adhésion à une ligne politique claire.

L’autre sujet lié à la stabilité de l’électorat, concerne la mise en perspective d’une majorité parlementaire. Le projet de François Fillon a l’avantage de fédérer les électeurs de la droite et du centre en ce qu’il constitue une plate-forme de projet cohérente.

L’approche « ni droite, ni gauche » que revendique Emmanuel Macron aura beaucoup de mal à assurer une majorité parlementaire durable. Elle pourra se construire au cas par cas, sur tel ou tel texte de loi, mais cela créera une instabilité gouvernementale dont la France n’a pas besoin.

 

Invité de l’émission « Grand Angle » sur BFM TV

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de l’émission « Grand Angle » sur BFM TV, présentée par Jean-Baptise Boursier avec Camille Langlade, journaliste politique de BFMTV, Maurice Szafran, éditorialiste à Challenges et Raphaël Stainville, rédacteur en chef du service politique de Valeurs Actuelles.

 

Invité de RTL Midi

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de RTL Midi pour répondre aux questions de Vincent Parizot :

Sur le site de RTL, replay et résumé de mon interview

Alain Juppé a confirmé ce lundi 6 mars matin sa décision de ne pas se lancer dans la campagne présidentielle, alors que la droite est empêtrée dans l’affaire des emplois soupçonnés fictifs de François Fillon. « Ce feuilleton tourne à l’absurde, estime Jean-Christophe Fromantin, présent place du Trocadéro dimanche au côté du candidat de la droite. Un plan B n’avait pas beaucoup de sens. Sur quel socle de légitimité était-il construit ? Il y a un candidat qui a une légitimité, peut-être contestée. Mais il a une base, un projet, une élection au travers des primaires. Arrêtons de contester pour enclencher une campagne sur le fond. »

Pour le député-maire de Neuilly-sur-Seine, invité de RTL, « toutes les autres solutions sont improbables« . Un ticket avec François Baroin ou Valérie Pécresse a été évoqué, tout comme un possible deuxième candidat à droite. « Cette fragmentation, cette balkanisation de la vie politique est dangereuse. Un parti politique, qui se dit gaulliste, est en train de montrer un visage pathétique. J’appelle les Français à reprendre en mains cette élection présidentielle », a lancé Jean-Christope Fromantin.

Interview au Point : « Pourquoi Fillon paierait-il pour tous ? »

Le député-maire de Neuilly défend la candidature de François Fillon à l’élection présidentielle, estimant qu’il n’y a « aucune autre alternative ».

PROPOS RECUEILLIS PAR  A LIRE EGALEMENT SUR LE SITE DE L’HEBDOMADAIRE : Pourquoi Fillon paierait-il pour tous ?

Le Point.fr : Que vous inspire la situation politique actuelle ?

Jean-Christophe Fromantin : Comme tout le monde, je suis consterné. Le feuilleton a pris une tournure catastrophique : il n’est plus du tout question du fond, des enjeux, des propositions et des réformes dont la France a besoin. Arrêtons ! Il faut stabiliser les candidatures, et avancer. La droite ne peut pas rejouer un autre candidat à deux mois de l’échéance : aucun ne s’impose naturellement.

C’est pourquoi vous appelez à soutenir François Fillon ?

Ce n’est pas aussi direct. Je dis trois choses. D’abord, la présomption d’innocence rend inacceptable tout procès avant l’heure. Cela vaut pour tout justiciable aussi bien que pour un candidat à l’élection présidentielle. Attention à l’excitation et à la surenchère qui consiste à clouer au pilori un homme ! Ensuite, François Fillon a bâti un socle de propositions : est-on en mesure de les jeter aux orties ? C’est un acquis de campagne, il faut le garder. Troisième argument : il n’existe aucune autre alternative. Il faut y aller !

Et Alain Juppé ?

Le système des primaires – je l’ai constaté dès le début – n’a pas empêché la « balkanisation » de la droite. Alain Juppé produira les mêmes résultats pour son camp, en pire même puisqu’il n’aura pas la légitimité d’une victoire aux primaires. Avec une option « roue de secours », on fonce directement dans le mur.

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C’est donc Fillon ou le chaos ?

Tout cela n’est acceptable que si l’on en tire les enseignements. Tous ces abus existent dans le monde politique depuis des années, je les ai toujours condamnés – c’est ce qui a motivé mon engagement en 2008. Les partis ont construit un écosystème, qui est très peu codifié, réglementé et dont beaucoup de monde a bénéficié. François Fillon est le paratonnerre de ce vieux système. Il cristallise la défiance de l’opinion sur le monde politique. Mais les Français sont en train de prendre conscience des dégâts. Pourquoi Fillon paierait-il pour tous ?

À deux mois de la présidentielle, on ne peut pas se permettre une crise politique. Tout le monde connaissait ces abus. Le sujet n’est pas le procès de la magistrature ou d’un quelconque complot. L’enjeu est bien plus grand : il s’agit de faire de cette affaire un point de départ pour rénover la vie politique. Il ne faut pas nier les fautes commises ni les erreurs ni les dérives du système, mais, au contraire, de les reconnaître, de les assumer et de lancer un renouveau démocratique. Si François Fillon prend la mesure de ce qui se joue actuellement, il transformera sa campagne de façon positive…

Si l’on va au bout de votre logique, que devient le mouvement des 577 candidats que vous avez lancé pour les législatives ?

Il est plus que jamais nécessaire ! Pourquoi ? Parce qu’il est désormais vital de rebâtir un socle politique sur un terreau neuf. Et parce que l’on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Jamais le besoin de renouveau n’a été aussi important, et plus que jamais celui-ci doit partir du bas, donc des territoires. Quand je vois tous les amis de François Fillon qui sautent dans les chaloupes au moment où le bateau traverse la tempête pour protéger leurs carrières, cela me pousse encore plus à l’engagement. S’il est élu, François Fillon aura besoin de reconstruire une majorité avec des personnes neuves. Et nos candidats, à la différence de ceux des partis, eux, n’ont pas peur ! Ils ont un métier et une vie à côté, ils ne dépendent pas entièrement d’un système politique…

L’appel des 577, pour mettre vos talents au service de la France

Invité du Club de la Presse sur Europe 1, Jean-Christophe Fromantin, Député-maire de Neuilly-sur-Seine, à l’origine de l’appel des « 577 Pour la France », a expliqué sa démarche face à Isabelle Millet, Eugénie Bastié et Serge July :

Sur le principe d’engager des Français en politique …
« Une démocratie ce ne sont pas deux sociétés qui se font face : un « monde politique » et une « société civile » (…) ce sont des français, des françaises, qui ont cette responsabilité de se mêler de la chose publique, en mettant leurs talents, leurs expériences, leurs compétences à la disposition de leur pays »

Sur la nécessité d’avoir des hommes politiques expérimentés …
« Si les partis politiques étaient expérimentés et compétents, la France n’aurait pas 2000 milliards de dette, des millions de chômeurs et ne décrocherait pas sur la scène internationale (…) Le problème, c’est que nos hommes politiques professionnels ne sont plus expérimentés par rapport aux défis d’aujourd’hui »

« Je dénonce ceux qui font de la politique de façon technique, fonctionnaliste, professionnelle, froide, en bougeant tel curseur sur la fiscalité, la TVA ou sur les prestations politiques sociales : heureusement la politique ce n’est pas ça. Si la politique est un engagement et non pas un métier, comme je persiste à le croire, il faut remettre dans le débat des convictions, un idéal, des valeurs, un regard sur l’avenir »

Sur sa différence avec Emmanuel Macron …
« Le point de départ d’Emmanuel Macron est sa mise sur orbite au plus haut niveau. Le mien ce sont des élections à Neuilly-sur-Seine en 2008 contre un système politique qui pensait que la ville lui appartenait (…) Je viens d’une PME, puis je suis parti d’un scrutin local et j’ai été élu parlementaire. Nos points de départ ne sont pas les mêmes, l’approche non plus (…) On ne retrouvera une confiance durable qu’en s’appuyant sur les acteurs de proximité »

Sur François Fillon …
« Je soutiens son programme mais j’observe avec inquiétude le délitement du débat (…) sa candidature est comme le paratonnerre d’un vieux système »

Sur l’appel des 577 pour la France …
« Il faut ramener du sang neuf dans la politique à partir des territoires, avec ceux qui font la France au quotidien et qui ont la légitimité de leurs actions (…) Notre programme s’intitule : « Pour une nouvelle géographie politique », il vise trois transformations, celle des territoires, celle des institutions et celle des acteurs politiques afin de donner une nouvelle impulsion aux politiques publiques »

« Je lance un appel à nous rejoindre sur www.577.fr à tous ceux peuvent amener quelque chose à leur territoire et à la France. Tout le monde peut être candidat avec 577 pour la France : nous demandons aux candidats d’adhérer à une charte et à des éléments programmatiques, de trouver 100 soutiens dans leur circonscription et au moins 4000 € de promesses de dons (…) C’est exigeant mais nécessaire pour la qualité du projet collectif »

A la question : « Est-ce que Théo pourrait être candidat ? »
« On a des profils variés qui représentent la France et la vraie vie : des entrepreneurs, un commissaire de police, des présidents d’association, une notaire, un greffier du tribunal de commerce (…) Ils sont le reflet de la France. Le jeune Théo d’Aulnay-sous-Bois qui est actif dans le milieu associatif a probablement sa place dans le débat politique. Tous ceux qui font la France dans les quartiers, dans les campagnes, dans les villes, dans les entreprises, doivent se mêler de politique car leurs expériences, leurs talents et leurs compétences sont indispensables pour la France »

Lire l’article et voir l’extrait de l’émission sur le site d’Europe 1

Ecouter le replay

Interview sur BFM Business

Jean-Christophe Fromantin était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business pour parler de son initative 577 pour la France et de l’actualité politique.