Invité de Yves Calvi sur LCI

Jean-Christophe Fromantin soutient le programme de François Fillon
et appelle au renouveau politique avec 577 pour la France

Invité hier de l’émission « 24 heures en questions », Jean-Christophe Fromantin a répondu aux questions d’Yves Calvi sur LCI. L’occasion de rappeler pourquoi il soutient le programme de François Fillon et comment, avec son initiative « 577 pour la France », Jean-Christophe Fromantin propose de renouveler la vie politique.

« J’ai vraiment comparé les programmes des uns et des autres. Je suis convaincu que le programme de François Fillon a 2 avantages : il est beaucoup plus audacieux et il est plus cohérent. Un programme ce n’est pas seulement des mesures qui sont alignées, c’est une forme d’intensité dans les mesures. Et je crois que la France a besoin vraiment d’intensité dans les mesures qu’on doit prendre dans les domaines économique, social, éducatif, géopolitique. Et il y a une cohérence car les dispositifs et dispositions dialoguent en permanence. »

« Je suis d’autant plus libre pour avoir cette position que je ne suis pas dans l’équipe de campagne, je ne suis pas dans un parti politique et je n’ai pas participé à la campagne des primaires auxquelles je n’ai d’ailleurs pas voté. »

« L’actif qu’est le programme de François Fillon est le travail d’une équipe et dépasse de loin le sujet de François Fillon. »

« Je condamne les vieilles pratiques des partis politiques dans lesquels les français ne se retrouvent plus. Pour autant, on doit regarder le programme de François Fillon qui a été fait avec intelligence, audace et cohérence. »

« La situation économique de la France, la complexité géopolitique dans laquelle on est aujourd’hui, la difficulté de nos comptes sociaux appellent une campagne construite sur les mesures à prendre et sur le calendrier du programme. Très honnêtement, je ne vois chez aucun autre candidat, y compris Emmanuel Macron, l’épaisseur, la solidité et la cohérence du programme de François Fillon. »

« Mon initiative 577 pour la France vise à amener dans la campagne des législatives des députés qui incarnent un renouveau politique nécessaire. J’ai la conviction que plusieurs de nos candidats seront élus. Ils amènent dans le débat de nouveaux talents, de nouvelles compétences, de nouvelles expériences. L’audace du programme de François Fillon appelle de nouveaux profils à l’Assemblée nationale qui n’auront pas peur de faire les réformes nécessaires plutôt que de se préoccuper de leur mandat. »

Interview au site Atlantico

Retrouvez mon interview sur le site d’Atlantico et ci-dessous :

Au terme d’une nouvelle semaine polémique autour de François Fillon, le candidat de la droite et du centre affiche désormais un retard substantiel derrière Emmanuel Macron. Le candidat que vous soutenez doit il continuer sur les bases de sa campagne, sans diverger, ou considérez vous que celle ci doit subir une nouvelle impulsion politique, notamment sur le programme ?

François Fillon doit garder le cap et la cohérence de son projet pour la France. Comme beaucoup de Français, je soutiens cette plate-forme programmatique car je crois qu’elle répond bien aux enjeux de notre pays. Cependant « garder le cap » n’empêche pas de donner de nouvelles impulsions, en particulier dans les domaines qui suscitent aujourd’hui une très forte attente des Français, comme l’emploi, l’éducation ou la sécurité. Présenter un programme avec des milliards, des taux et des seuils ne répond pas assez clairement aux besoins très concrets qu’ils expriment. Il faut traduire ces orientations politiques en partant des problématiques de ceux qui les vivent au quotidien plutôt que de ceux qui devront les mettre en œuvre. Une nouvelle dynamique passera également par une expression forte sur les sujets qui fondent le délitement de la confiance et l’impression que notre démocratie fonctionne mal : Je pense par exemple à ses propositions pour rénover les institutions et renforcer le cadre déontologique des assemblées ; il devrait les développer à l’aune de l’actualité et de la défiance qui prospère depuis des années dans notre pays. Enfin une nouvelle impulsion passera inévitablement par une note d’optimisme car on ne suscitera l’adhésion qu’en embarquant les Français dans une perspective d’avenir positive et ambitieuse.

François Fillon semble souffrir d’un déficit de soutien important au sein des classes populaires. Comment expliquez vous cette rupture de la droite avec les classes populaires ? Par quel biais souhaiteriez vous voir la droite et le centre « conquérir » cette population ?

Les classes populaires en veulent beaucoup aux acteurs politiques qui nous gouvernent depuis des années. On peut les comprendre. Elles ont été les premières victimes des échecs de nombreuses politiques publiques et de l’absence de courage des gouvernements successifs face au risque des réformes structurelles. Les classes populaires ont été les premières à subir les conséquences de la désindustrialisation, du déclassement ou d’une immigration incontrôlée. Elles n’entendent quasiment plus les promesses électorales dès lors qu’elles émanent de ceux dont elles constatent l’impuissance depuis des années dans l’exercice des responsabilités politiques. La reconquête des classes populaires – et de l’opinion en général – est d’abord une affaire de confiance. Cela passera selon mois par trois vecteurs : Des équipes politiques nouvelles dont les compétences et le courage ne seront pas discutables, une véritable pédagogie de l’action publique pour la rendre intelligible et lui donner du sens et de la cohérence ; et le passage d’une dialectique de promesse à une logique de contrat. Les Français attendent de nous des engagements fermes et assumés. François Fillon appartient à cet ancien monde politique. Son expérience est nécessaire mais il lui appartient d’être un « passeur » plutôt qu’un « successeur » pour la transformer positivement et la mettre au service d’un acte sincère et fondateur de renouveau politique. C’est à cette condition qu’il gagnera.

 

Vous vous êtes affiché aux côtés de François Fillon dans les moments les plus « difficiles » de sa campagne. Vous souhaitez présenter 577 candidats aux prochaines législatives, sous une étiquette de centre droit. Quelle serait la différence de fond, entre votre groupe, l’UDI, ou le MODEM ?  

Ma différence est précisément dans cet acte de renouveau que j’appelle de mes vœux. Les partis politiques que vous évoquez sont devenus des « appareils », plus préoccupés par leur prospérité que par celle de la France. En verrouillant l’action politique par une série de procédures internes ils ont progressivement dissuader les Français de s’engager ; ils cultivent un entre soi incompatible avec la mobilisation des talents dont la France a besoin pour se réformer. L’absence de courage de beaucoup d’entre eux, en pleine tempête politico médiatique, a montré les limites de leur engagement. Mon initiative 577 Pour la France a cette ambition d’appeler des Français à s’engager en politique. Inspirée des principes politiques de centre-droit, elle est avant tout un rassemblement d’hommes et de femmes profondément libres dont l’objectif est de mettre leurs talents ou leurs expériences au service de la France. J’invite tous ceux qui sont prêts à s’engager à nous rejoindre (cf. www.577.fr) pour ne pas laisser à la gauche le monopole du renouveau. C’est aussi la raison pour laquelle, compte-tenu des convergences avec le programme de François Fillon, au moment où certains semblaient prêts à « jeter le bébé avec l’eau du bain » j’ai manifesté mon soutien au socle programmatique qu’il a élaboré.

Après les bouleversements à droite, mais également à gauche, avec des primaires qui ont vu perdre les favoris, et la mise en place d’un renouvellement général, quel pourrait être le renouvellement du centre ? Quel est le renouveau du centre droit ?

La situation de la France appelle plus que jamais la promotion des idées de centre-droit. Son renouveau passera par ceux qui auront l’audace et les compétences pour les défendre. Malheureusement je n’entends dans cette campagne que des leaders centristes préoccupés par leurs négociations avec François Fillon ou Emmanuel Macron et dont le programme relève davantage des éléments de langage que d’un travail de fond. En février dernier, avec les équipes et les candidats de 577 Pour la France, nous avons sorti un opus « Pour une nouvelle [géographie] politique » qui actualise les grandes orientations de centre-droit à l’aune des enjeux de la France et des principes de confiance et de subsidiarité : Une nouvelle approche des territoires et un recadrage des missions de l’Etat sur ses responsabilités régaliennes et stratégiques, une politique d’emploi basée sur une relance des investissements, une nouvelle ambition pour l’éducation et une perspective européenne centrée sur les enjeux de relance mais aussi sur les efforts de sécurité et de défense. C’est à partir d’un travail de fond, incarné par des candidats nouveaux, que le centre-droit trouvera un nouveau souffle. J’y crois profondément.

Vous avez indiqué à propos de François Fillon « La pression mise sur un candidat dans une tourmente, c’est aussi quelque chose de positif, c’est un crash test, c’est un moment où il a pu montrer une forme de solidité. » Cependant, le candidat n’est pas parvenu à se sortir des affaires, et les sorties relatives au programme, lundi dernier, n’ont eu que peu d’écho. N’y voyez vous pas une faiblesse plutôt qu’une forme de solidité ?

François Fillon a fait preuve de courage et d’énergie là où beaucoup auraient renoncé. A nous tous de faire preuve de solidité pour soutenir le projet de la droite et du centre. Le sujet n’est pas de « sortir des affaires » ; elles sont là. En revanche il s’agit de montrer que l’intérêt de la France va au delà des affaires et de nous mobiliser pour convaincre ceux qui espèrent le redressement de la France.

Interview à Atlantico : François Fillon à la reconquête du centre-droit

François Fillon à la reconquête du centre-droit

Dans une interview au site Atlantico, Jean-Christophe Fromantin s’exprime sur les atouts du programme de François Fillon pour reconquérir les Français, les électeurs du centre-droit et les avantages de sa candidature face à celle d’Emmanuel Macron :

Lire l’itw sur le site 

Il me semble que la reconquête de François Fillon se fera d’abord en s’adressant aux Français et en multipliant les initiatives sur le terrain. Plus que celles des Français, les défections subies sont davantage celles de quelques ténors qui, par leurs tergiversations, montrent leur opportunisme et les limites de leur loyauté vis-à-vis du candidat Fillon.

Sur le fond, la composante politique de centre-droit est attachée à quelques principes fondamentaux qui me semblent très compatibles avec le projet de François Fillon : la liberté d’entreprendre, le principe de responsabilité des citoyens dans les politiques de solidarité, le rôle central de la famille, la décentralisation et également l’ambition européenne qui a toujours été au cœur de nos orientations.

C’est à nous de mobiliser nos relais et de contribuer sur nos idées pour construire une plate-forme commune de réformes. C’est ce que je fais au travers de l’initiative 577 Pour la France.

Le programme de François Fillon comporte 3 avantages sur celui d’Emmanuel Macron : une volonté clairement affichée de s’attaquer à la dépense publique sur un niveau d’économie plus important mais avec une trajectoire plus réaliste ; le projet de passer avec les collectivités locales d’une logique de l’abondement à une logique de contrat pour leur donner davantage de marges de manœuvre dans la conduite des politiques publiques ; un positionnement très clair pour l’Europe sur les enjeux de défense afin d’ouvrir une nouvelle séquence de convergence.

Sur la personnalité, il y a une différence très claire en termes d’autorité personnelle et de capacité à faire face aux difficultés à venir. Je pense plus particulièrement au contexte géopolitique qui exigera de notre futur Président de la République une expérience et une force de caractère à la hauteur d’interlocuteurs à fort tempérament comme Trump, Poutine ou Erdogan.

Et, au-delà de ce que l’on peut penser des affaires en cours, la résistance dont François Fillon a fait preuve ces deniers jours démontre une personnalité solide et constante.

La volatilité des électeurs est inversement proportionnelle à la cohérence des candidats. Plus un candidat incarne son programme avec une ligne politique claire et assumée, plus il rassure ses électeurs, et plus ceux-ci constitueront un électorat stable. C’est la force de François Fillon – et c’est au motif de cette même cohérence que je ne voyais pas la possibilité d’un plan B –.

A l’inverse, l’électorat d’Emmanuel Macron a toutes les raisons de douter : de par le point de départ de son initiative – l’équipe gouvernementale de François Hollande – qui pose un problème de cohérence avec l’indépendance qu’il affiche, mais surtout par l’hétérogénéité de ses partenaires qui trahit davantage l’opportunisme de ceux qui le soutiennent plutôt que l’adhésion à une ligne politique claire.

L’autre sujet lié à la stabilité de l’électorat, concerne la mise en perspective d’une majorité parlementaire. Le projet de François Fillon a l’avantage de fédérer les électeurs de la droite et du centre en ce qu’il constitue une plate-forme de projet cohérente.

L’approche « ni droite, ni gauche » que revendique Emmanuel Macron aura beaucoup de mal à assurer une majorité parlementaire durable. Elle pourra se construire au cas par cas, sur tel ou tel texte de loi, mais cela créera une instabilité gouvernementale dont la France n’a pas besoin.

 

Invité de l’émission « Grand Angle » sur BFM TV

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de l’émission « Grand Angle » sur BFM TV, présentée par Jean-Baptise Boursier avec Camille Langlade, journaliste politique de BFMTV, Maurice Szafran, éditorialiste à Challenges et Raphaël Stainville, rédacteur en chef du service politique de Valeurs Actuelles.

 

Invité de RTL Midi

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de RTL Midi pour répondre aux questions de Vincent Parizot :

Sur le site de RTL, replay et résumé de mon interview

Alain Juppé a confirmé ce lundi 6 mars matin sa décision de ne pas se lancer dans la campagne présidentielle, alors que la droite est empêtrée dans l’affaire des emplois soupçonnés fictifs de François Fillon. « Ce feuilleton tourne à l’absurde, estime Jean-Christophe Fromantin, présent place du Trocadéro dimanche au côté du candidat de la droite. Un plan B n’avait pas beaucoup de sens. Sur quel socle de légitimité était-il construit ? Il y a un candidat qui a une légitimité, peut-être contestée. Mais il a une base, un projet, une élection au travers des primaires. Arrêtons de contester pour enclencher une campagne sur le fond. »

Pour le député-maire de Neuilly-sur-Seine, invité de RTL, « toutes les autres solutions sont improbables« . Un ticket avec François Baroin ou Valérie Pécresse a été évoqué, tout comme un possible deuxième candidat à droite. « Cette fragmentation, cette balkanisation de la vie politique est dangereuse. Un parti politique, qui se dit gaulliste, est en train de montrer un visage pathétique. J’appelle les Français à reprendre en mains cette élection présidentielle », a lancé Jean-Christope Fromantin.

Interview au Point : « Pourquoi Fillon paierait-il pour tous ? »

Le député-maire de Neuilly défend la candidature de François Fillon à l’élection présidentielle, estimant qu’il n’y a « aucune autre alternative ».

PROPOS RECUEILLIS PAR  A LIRE EGALEMENT SUR LE SITE DE L’HEBDOMADAIRE : Pourquoi Fillon paierait-il pour tous ?

Le Point.fr : Que vous inspire la situation politique actuelle ?

Jean-Christophe Fromantin : Comme tout le monde, je suis consterné. Le feuilleton a pris une tournure catastrophique : il n’est plus du tout question du fond, des enjeux, des propositions et des réformes dont la France a besoin. Arrêtons ! Il faut stabiliser les candidatures, et avancer. La droite ne peut pas rejouer un autre candidat à deux mois de l’échéance : aucun ne s’impose naturellement.

C’est pourquoi vous appelez à soutenir François Fillon ?

Ce n’est pas aussi direct. Je dis trois choses. D’abord, la présomption d’innocence rend inacceptable tout procès avant l’heure. Cela vaut pour tout justiciable aussi bien que pour un candidat à l’élection présidentielle. Attention à l’excitation et à la surenchère qui consiste à clouer au pilori un homme ! Ensuite, François Fillon a bâti un socle de propositions : est-on en mesure de les jeter aux orties ? C’est un acquis de campagne, il faut le garder. Troisième argument : il n’existe aucune autre alternative. Il faut y aller !

Et Alain Juppé ?

Le système des primaires – je l’ai constaté dès le début – n’a pas empêché la « balkanisation » de la droite. Alain Juppé produira les mêmes résultats pour son camp, en pire même puisqu’il n’aura pas la légitimité d’une victoire aux primaires. Avec une option « roue de secours », on fonce directement dans le mur.

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C’est donc Fillon ou le chaos ?

Tout cela n’est acceptable que si l’on en tire les enseignements. Tous ces abus existent dans le monde politique depuis des années, je les ai toujours condamnés – c’est ce qui a motivé mon engagement en 2008. Les partis ont construit un écosystème, qui est très peu codifié, réglementé et dont beaucoup de monde a bénéficié. François Fillon est le paratonnerre de ce vieux système. Il cristallise la défiance de l’opinion sur le monde politique. Mais les Français sont en train de prendre conscience des dégâts. Pourquoi Fillon paierait-il pour tous ?

À deux mois de la présidentielle, on ne peut pas se permettre une crise politique. Tout le monde connaissait ces abus. Le sujet n’est pas le procès de la magistrature ou d’un quelconque complot. L’enjeu est bien plus grand : il s’agit de faire de cette affaire un point de départ pour rénover la vie politique. Il ne faut pas nier les fautes commises ni les erreurs ni les dérives du système, mais, au contraire, de les reconnaître, de les assumer et de lancer un renouveau démocratique. Si François Fillon prend la mesure de ce qui se joue actuellement, il transformera sa campagne de façon positive…

Si l’on va au bout de votre logique, que devient le mouvement des 577 candidats que vous avez lancé pour les législatives ?

Il est plus que jamais nécessaire ! Pourquoi ? Parce qu’il est désormais vital de rebâtir un socle politique sur un terreau neuf. Et parce que l’on ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Jamais le besoin de renouveau n’a été aussi important, et plus que jamais celui-ci doit partir du bas, donc des territoires. Quand je vois tous les amis de François Fillon qui sautent dans les chaloupes au moment où le bateau traverse la tempête pour protéger leurs carrières, cela me pousse encore plus à l’engagement. S’il est élu, François Fillon aura besoin de reconstruire une majorité avec des personnes neuves. Et nos candidats, à la différence de ceux des partis, eux, n’ont pas peur ! Ils ont un métier et une vie à côté, ils ne dépendent pas entièrement d’un système politique…

L’appel des 577, pour mettre vos talents au service de la France

Invité du Club de la Presse sur Europe 1, Jean-Christophe Fromantin, Député-maire de Neuilly-sur-Seine, à l’origine de l’appel des « 577 Pour la France », a expliqué sa démarche face à Isabelle Millet, Eugénie Bastié et Serge July :

Sur le principe d’engager des Français en politique …
« Une démocratie ce ne sont pas deux sociétés qui se font face : un « monde politique » et une « société civile » (…) ce sont des français, des françaises, qui ont cette responsabilité de se mêler de la chose publique, en mettant leurs talents, leurs expériences, leurs compétences à la disposition de leur pays »

Sur la nécessité d’avoir des hommes politiques expérimentés …
« Si les partis politiques étaient expérimentés et compétents, la France n’aurait pas 2000 milliards de dette, des millions de chômeurs et ne décrocherait pas sur la scène internationale (…) Le problème, c’est que nos hommes politiques professionnels ne sont plus expérimentés par rapport aux défis d’aujourd’hui »

« Je dénonce ceux qui font de la politique de façon technique, fonctionnaliste, professionnelle, froide, en bougeant tel curseur sur la fiscalité, la TVA ou sur les prestations politiques sociales : heureusement la politique ce n’est pas ça. Si la politique est un engagement et non pas un métier, comme je persiste à le croire, il faut remettre dans le débat des convictions, un idéal, des valeurs, un regard sur l’avenir »

Sur sa différence avec Emmanuel Macron …
« Le point de départ d’Emmanuel Macron est sa mise sur orbite au plus haut niveau. Le mien ce sont des élections à Neuilly-sur-Seine en 2008 contre un système politique qui pensait que la ville lui appartenait (…) Je viens d’une PME, puis je suis parti d’un scrutin local et j’ai été élu parlementaire. Nos points de départ ne sont pas les mêmes, l’approche non plus (…) On ne retrouvera une confiance durable qu’en s’appuyant sur les acteurs de proximité »

Sur François Fillon …
« Je soutiens son programme mais j’observe avec inquiétude le délitement du débat (…) sa candidature est comme le paratonnerre d’un vieux système »

Sur l’appel des 577 pour la France …
« Il faut ramener du sang neuf dans la politique à partir des territoires, avec ceux qui font la France au quotidien et qui ont la légitimité de leurs actions (…) Notre programme s’intitule : « Pour une nouvelle géographie politique », il vise trois transformations, celle des territoires, celle des institutions et celle des acteurs politiques afin de donner une nouvelle impulsion aux politiques publiques »

« Je lance un appel à nous rejoindre sur www.577.fr à tous ceux peuvent amener quelque chose à leur territoire et à la France. Tout le monde peut être candidat avec 577 pour la France : nous demandons aux candidats d’adhérer à une charte et à des éléments programmatiques, de trouver 100 soutiens dans leur circonscription et au moins 4000 € de promesses de dons (…) C’est exigeant mais nécessaire pour la qualité du projet collectif »

A la question : « Est-ce que Théo pourrait être candidat ? »
« On a des profils variés qui représentent la France et la vraie vie : des entrepreneurs, un commissaire de police, des présidents d’association, une notaire, un greffier du tribunal de commerce (…) Ils sont le reflet de la France. Le jeune Théo d’Aulnay-sous-Bois qui est actif dans le milieu associatif a probablement sa place dans le débat politique. Tous ceux qui font la France dans les quartiers, dans les campagnes, dans les villes, dans les entreprises, doivent se mêler de politique car leurs expériences, leurs talents et leurs compétences sont indispensables pour la France »

Lire l’article et voir l’extrait de l’émission sur le site d’Europe 1

Ecouter le replay

Interview sur BFM Business

Jean-Christophe Fromantin était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business pour parler de son initative 577 pour la France et de l’actualité politique.

Jean-Christophe Fromantin lance « les 577 » dans le grand bain

Jérôme Cordelier revient pour Le Point sur la convention nationale de 577 pour la France   : Jean-Christophe Fromantin lance « les 577 » dans le grand bain

Jean-Christophe Fromantin lance « les 577 » dans le grand bain

Rendons à César… Le phénomène Macron a éclipsé Jean-Christophe Fromantin. Mais, bien avant que le leader d’En marche ! ne lance un large appel à candidatures pour les prochaines législatives, le député-maire de Neuilly-sur-Seine mettait sur orbite les « 577 pour la France ».

Ce 28 janvier, le mouvement organisait sa première convention nationale salle Victor Hugo à l’Assemblée nationale. Au menu, présentation des premiers candidats et d’un programme électoral intitulé « Pour une nouvelle géographie politique ».

L’objectif, selon l’initiateur, comme il nous le confiait en décembre dernier ? « Repartir d’en bas, des territoires et des talents individuels, en faisant de chaque Français un acteur politique au sens étymologique. »

Une sélection drastique

À ce jour, ils sont 120 à avoir répondu à cet appel. Il faut dire que les critères de sélection sont drastiques – pour détourner les imposteurs et fantaisistes de tous poils. Chaque impétrant – au casier judiciaire vierge – est soumis à un entretien serré, et, s’il est pris, accepte de signer un « contrat de législature » avec le mouvement. Surtout, il n’obtiendra l’appui – politique, logistique, médiatique – du mouvement que s’il présente 100 soutiens nominatifs dans la circonscription qu’il guigne et 4 000 euros de promesses de dons pour financer sa campagne.

Un tiers de femmes et deux tiers d’hommes sont, pour l’instant, dans les starting-blocks. Les profils sont assez variés. Tel Raphaël Bertrand, le plus jeune (28 ans), cadre à la Banque de France, professeur de droit constitutionnel et conseiller municipal à Romans-sur-Isère. Tel aussi Olivier Bonnefond, commissaire de police dans la banlieue nord de Paris. Autres chefs de file, la vice-présidente de la Fondation Robert Schuman, Florence Gabay, ou encore Ghislain Lafont, ancien président du conseil de surveillance du groupe Bayard. Certains défraient déjà la chronique. Comme Emmanuel d’Aillières, parce qu’il est maire de La Suze-sur-Sarthe, dans l’ancienne circonscription de François Fillon. Ou Delphine Benin, présidente d’une association de parents d’élèves, ancienne avocate, qui se retrouve bien malgré elle aux prises avec NKM parachutée dans la circonscription du 7e arrondissement de Paris qui est celle de François Fillon.

Quant à Jean-Christophe Fromantin, comme il fallait s’y attendre, son fief de Neuilly aiguise quelques appétits locaux. « La circonscription est réservée : aucun candidat LR n’a été investi, il n’y a ni discussions ni négociations en cours avec ce parti », précise-t-on dans l’entourage du député-maire, lequel n’a pas encore choisi entre ses deux mandats.

« Faire des régions des territoires de projets »

L’ordre du jour, pour le centriste iconoclaste, c’est ce programme, présenté ce 28 janvier, qui a pour ambition – audacieuse feuille de route – de promouvoir « un nouvel enthousiasme politique ».

Un plan en huit points qui vise à remettre les territoires au cœur de l’action politique. Pendant les débats sur la réforme territoriale, Jean-Christophe Fromantin avait proposé sa propre carte de France, innovante.

L’éducation, l’économie et le social aux territoires

Ces « pôles territoriaux » deviendraient les principaux pilotes des politiques non seulement économiques, mais aussi éducatives et sociales. Sur ce dernier point, crucial, outre un salaire minimum régionalisé, les « 577 » défendent une plus grande lisibilité des dispositifs. Quelques pistes, parmi d’autres : « remplacer les différents minima sociaux actuels par une seule prestation » et « mettre fin aux multiples niches fiscales jugées inefficientes et dont le coût total est, selon un rapport de l’IGF, de 40 milliards d’euros par an ».

Mais si ce projet a pour pivot de grandes régions puissantes, il souhaite aussi dynamiser un réseau de villes moyennes. Vœu déjà exprimé par Jean-Christophe Fromantin : « Chaque Français, quel que soit l’endroit où il habite, doit être à moins de 20 minutes d’une ville moyenne qui lui offrira les services de proximité de base dont il a besoin. »

La mer, nouvel horizon économique

On comprend mieux pourquoi ce programme est baptisé « pour une nouvelle géographie politique ». D’ailleurs, il met l’accent sur un enjeu essentiel pour l’avenir de notre pays et qui, curieusement, est délaissé par de nombreux leaders politiques nationaux – mis à part Jean-Luc Mélenchon. Cet horizon ? La mer ! Il s’agit de « tirer parti de notre façade maritime pour connecter nos entreprises de production à l’international », souligne le mouvement. Car « l’ensemble des activités maritimes françaises publiques et privées génère un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros et 442 000 emplois directs, soit 4 fois le total des emplois dans l’aéronautique et l’espace ».

L’organisation politique à l’ancienne a fait son temps ? Les « 577 » tapent dans le dur. D’abord, par une vision radicale du non-cumul des mandats : en limitant leur exercice dans le temps « pour oxygéner en permanence la vie politique ». Mieux encore, par une réduction drastique du fameux « millefeuille territorial ». « De 36 000 communes, 3 000 intercommunalités, 100 départements et 13 régions aujourd’hui, on passerait à 8 régions et 450 intercommunalités, osent ces nouveaux iconoclastes. De près de 900 parlementaires, on passerait à 450. De 13 préfets de région, 100 préfets de département et 400 sous-préfets, soit au total plus de 500 représentants de l’État, on passerait également à 450. » À la clé de ce « big bang » territorial ? 50 milliards par an d’économies…

Interview politique de France Inter

Jean-Christophe Fromantin était ce matin l’invité politique de France Inter.

Il a répondu aux questions de Stéphane Leneuf :

 

Le député des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly-sur-Seine organise la convention nationale de son mouvement « 577 Pour la France ».

Jean-Christophe Fromantin soutient François Fillon mais veut présenter 577 députés en juin pour les élections législatives. « 577 pour la France » réunit ses candidats et leurs équipes ce samedi 28 janvier 2017 à Paris pour sa première convention nationale intitulée « Pour une nouvelle [géographie] politique ».

Jean-Christophe Fromantin : « Si la dynamique ne se crée pas autour du vieux système, il faudra aller chercher ailleurs »

L’OPINION : Jean-Christophe Fromantin a déjà investi 120 candidats pour les législatives

Par Béatrice HOUCHARD et Muriel MOTTE

Lire sur le site internet de l’OPINION

 

Le maire de Neuilly prétend toujours révolutionner la vie politique, notamment en s’appuyant sur des candidats qui ne sont pas des politiques de carrière mais disposent d’une expérience dans le monde de l’entreprise.

Maire de Neuilly et député non inscrit des Hauts-de-Seine, Jean-Christophe Fromantin présentera le 28 janvier les 120 premiers candidats de son mouvement « 577 pour la France ». Des candidats qui ont une vie professionnelle et, situés au centre droit, affirmeront ne rien devoir à personne.

Jean-Christophe Fromantin tisse sa toile. Certains avaient imaginé le maire de Neuilly et député (non inscrit) des Hauts-de-Seine en possible candidat à l’élection présidentielle. Il a préféré se concentrer sur l’Expo universelle de 2025 et préparer les élections législatives.

Jour après jour, son mouvement « 577 pour la France » (577, comme le nombre de députés à l’Assemblée nationale) présente de nouveaux visages. Le 28 janvier, il en réunira 120, issus de 26 départements, dont un tiers de femmes (dur, dur, la parité…), tous prêts à entrer dans la seconde bataille du printemps. Le même jour, à l’Assemblée nationale (une occasion de repérer les lieux !), il présentera une proposition de loi sur l’organisation des territoires, sujet sur lequel il a déjà beaucoup travaillé.

Pour affiner la sélection, tous les candidats sont reçus individuellement, il leur est demandé de trouver cent soutiens dans leur future circonscription, et 4 000 euros pour financer la campagne. Histoire d’éliminer « les velléitaires, les idéalistes et les opportunistes » et garantir « le gage de la crédibilité de notre mouvement », explique Jean-Christophe Fromantin.

La plupart des 120 prétendants sont dans la vie active, dont beaucoup dans le privé. On trouve des cadres, des chefs d’entreprise, des artisans, des commerçants… Fait notable, la liste compte une grosse majorité de trentenaires, même si de jeunes retraités y figurent aussi. Exemples : Pierre Dollié, 57 ans, acheteur pour une société du CAC 40, dans la 2ecirconscription de l’Eure ; Lise Rieux, 59 ans, chef d’entreprise, dans la 6e de Haute-Garonne ; Romain Sarels, 32 ans, chef d’entreprise, dans la 6e du Nord ; Olivier Bonnefond, commissaire de police de 52 ans, dans la 1ère des Hauts-de-Seine ; Guislain Lafont, 63 ans, ancien président de Bayard Presse, dans la 14e circonscription de Paris ; Isabelle Jontef-Bocekcioglu, 31 ans, auditrice financière, dans la 11e de Seine-Saint-Denis, ou Pierre-Emile Dunoyer, 32 ans, dans la 1ère de la Nièvre, la circonscription de François Mitterrand…

« Tous sont en phase avec l’idée de renouveau, tous ont un moteur lié à leur apprentissage professionnel », explique Jean-Christophe Fromantin. Tous, pour avoir vu de près les dysfonctionnements de la société française, ont quelques idées pour la débloquer. Il ne s’agit pas de constituer « un collectif d’indépendants » mais bien de peser dans la future Assemblée. En clair, si les « 577 » arrivent à être au moins 15 élus, ils formeront un groupe de centre droit. Mais, note leur inspirateur, « le fait de ne rien devoir à la majorité partisane classique nous donnera beaucoup d’indépendance dans nos votes ». Les candidats eux-mêmes sont « très sereins », dit Fromantin, « car leur univers d’épanouissement n’est pas la politique ». Au moins pour l’instant.

Seront-ils 577 au moment du dépôt des candidatures ? « Cela va dépendre des phases d’accélération de recrutements et de notre capacité à les gérer » explique le maire de Neuilly, qui a installé avenue Marceau à Paris une petite équipe de bénévoles, avec seulement deux permanents. Il compte sur l’effet médiatique de la présentation des « 120 » pour recevoir des nombreuses nouvelles candidatures, notamment de femmes, qui doutent davantage avant de s’engager.

« Le centre est perdu, il n’est pas incarné », note Jean-Christophe Fromantin, ancien de l’UDI qui reste persuadé qu’un jour viendra où il faudra « faire un rassemblement ». Persuadé aussi que « nous sommes dans un moment où les idées politiques peuvent revenir sur le devant de la scène », avec la révolution numérique et technologique et les mutations sociétales, il martèle son idée : « Renouer avec un vrai débat d’idées sur la place que l’on imagine pour la France dans ce monde nouveau. Il faut replacer la philosophie politique à l’aune des enjeux actuels. »

Quand il écoute les candidats à la présidentielle, y compris Emmanuel Macron, il regrette de n’entendre souvent qu’une « vision comptable » et non politique. Or, plaide Jean-Christophe Fromantin, « il faut une vision, il faut repartir de la base, c’est-à-dire des avantages comparatifs des territoires, et dérouler le changement jusqu’au sommet, avec une série de réformes, sur les partis politiques notamment dont il faut supprimer le financement public. L’apprentissage politique se fait en bas. »

Jean-Christophe Fromantin, qui voudrait réformer les institutions mais reste attaché au cumul des mandats, n’a toujours pas dit s’il serait lui-même candidat aux législatives quand il devra, contraint et forcé, choisir au printemps entre la mairie de Neuilly et l’Assemblée. Ce suspense prendra fin quand on y verra clair dans les équilibres politiques nés de la présidentielle.

Invité politique de Wendy Bouchard sur Europe 1, Jean-Christophe Fromantin réagit sur la gauche, F. Fillon, F. Bayrou et fait un point sur « 577 pour la France »

Jean-Christophe Fromantin était ce matin l’invité politique d’Europe 1. Il a répondu aux questions de Wendy Bouchard.

D’abord interrogé sur la primaire de la gauche, Jean-Christophe Fromantin note qu’elle se construit en dehors de la primaire : « Les Français vont (de plus en plus) chercher à la périphérie du système politique les vecteurs de renouveau, d’enthousiasme et d’espérance pour avoir une autre politique dans les années à venir »

Sur la droite et François Fillon, Jean-Christophe Fromantin déclare : « Il faudra à un moment se rassembler. Je ne sais pas quand, ni sur quelles bases. On a des contributions à apporter et je ne cherche ni soutien ni négociation, je suis extrêmement libre et j’y tiens beaucoup. C’est en fonction de l’évolution du projet de François Fillon que je pourrai éventuellement rejoindre un projet de majorité présidentielle ».

L’occasion également d’affirmer son désaccord avec François Bayrou au sujet des valeurs : « Je suis à l’inverse de la position de François Bayrou. A un moment où l’on attend des politiques qu’ils incarnent et portent des valeurs et une vision, il est fondamental qu’on puisse « lire » un homme politique au travers de ce qu’il a au fond du cœur et de ses convictions. A chacun ensuite d’être cohérent dans un esprit d’universalité et de rassemblement et non pas, bien entendu, de segmentation ou de division. »

Sur son initiative « 577 pour la France » Jean-Christophe Fromantin rappelle : « Nous souhaitons apporter dans le bain politique une diversité de talents, de compétences et d’expériences. Tous les jours, je suis surpris de voir à quel point ce petit monde politique n’est pas poreux ni ouvert à ce qu’il se passe à l’extérieur. 577 pour la France vise à chercher dans la diversité des territoires des gens qui peuvent irriguer le débat politique avec ce qu’ils ont compris, vécu et appris ailleurs qu’en politique. On a des profils variés : un commissaire de police, des fonctionnaires, des entrepreneurs, des commerçants (…) Quand on voit des gens qui en sont à leur 4ème ou 5ème mandat il y a vraiment matière à s’interroger sur la représentativité de l’Assemblée nationale. La règle de priorité au sortant est mortifère pour la politique. On fait peser sur le monde politique un conservatisme et un carriérisme qui bloque toute l’audace qu’un projet politique mérite aujourd’hui »

Replay de l’interview sur le site d’Europe 1 : Jean-Christophe Fromantin : « Amener la diversité des expériences dans le bain politique »


Jean-Christophe Fromantin : « Amener la… par Europe1fr

Jean-Christophe Fromantin, le député qui veut que vous le deveniez

Caroline Vigoureux revient pour L’Opinion sur l’initiaitve 577 pour la France :

Jean-Christophe Fromantin, le député qui veut que vous le deveniez

Le député-maire de Neuilly-sur-Seine a dévoilé mercredi son programme législatif. Jean-Christophe Fromantin veut investir des candidats partout en France qui ne soient pas issus du monde politique.

Lui n’est pas candidat à la présidentielle mais aux élections législatives du mois de juin. Le député des Hauts-de-Seine (ex-UDI) Jean-Christophe Fromantin ambitionne de présenter 577 candidats. Ainsi le maire de Neuilly-sur-Seine démarche-t-il partout en France des personnes de la « société civile », cette expression qu’il affectionne peu, pour être candidat. « Je leur dis toujours “pourquoi pas vous ?” mais ils ne se sentent pas légitimes », explique celui qui se revendique comme pro-libéral et pro-européen. Pour l’instant, il une centaine de personnes souhaitent se porter candidats dans 25 départements.

Mercredi matin à l’Assemblée, ce chef d’entreprise a présenté ses 12 mesures phares, socle de son programme législatif : mettre tous les Français à 1 h 30 d’une métropole connectée, supprimer Pôle emploi pour transférer ses missions à des organismes privés ou à des associations, transformer le Sénat en « Assemblée des territoires », soumettre les allocations familiales à un « contrat des droits et des devoirs », créer un statut « d’associations/de bénévoles des services publics »… Le projet est ambitieux, parfois disruptif. Mais il a peu de chances d’être appliqué.

Présenter un maximum de candidats permet aussi de financer son mouvement. Les partis politiques sont notamment financés grâce aux résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions. Pour l’instant, son mouvement « Territoires en Mouvement» est financé uniquement par les dons, sur le même modèle que la formation En marche !, d’Emmanuel Macron.

Les 12 mesures chocs de Jean-Christophe Fromantin

Sur le site du Point, Jérôme Cordelier revient sur Les 12 mesures-chocs de Jean-Christophe Fromantin

Le député et maire de Neuilly lance dans le débat des propositions innovantes et concrètes. Objectif affiché : fédérer 577 candidats aux législatives.

Non, il n’y a pas que les candidats aux primaires ! Le succès de la primaire de la droite – et le début de celle de la gauche – ne décourage pas Jean-Christophe Fromantin de proposer une offre politique alternative. Le député et maire de Neuilly continue de sillonner le pays pour fédérer les énergies autour de l’Expo universelle 2025 – le président de la République vient de déposer le dossier de candidature au nom de la France – et pour rassembler 577 candidats de la société civile dans la perspective des prochaines législatives.

Ceux-ci s’engageront sur un programme précis dont Jean-Christophe Fromantin et son équipe peaufinent les contours. « Il s’agit de repartir d’en bas, des territoires et des talents individuels, en faisant de chaque Français un acteur politique au sens étymologique, explique au Point.fr le centriste. On ne doit plus laisser perdurer cette relation malsaine clients-fournisseurs que les citoyens ont avec leurs élus. »

À rebours de nombre de candidats à la présidentielle, qui prônent du sang et des larmes, la thérapie du Dr Fromantin s’inscrit plus que jamais dans « une vision positive de la France », et prône « un plan de développement pour donner un avenir à la France plutôt qu’un plan de rigueur pour réparer les erreurs du passé », misant sur « l’audace, l’engagement et la responsabilité ».

Un programme présidentiel ? « Je n’envisage pas aujourd’hui d’être candidat, rétorque illico le député. Nous sommes plutôt dans la dynamique des législatives. Mais nous comptons bien rentrer dans le débat présidentiel, non pas à travers le système électoral, mais en étant attentif au projet pour la France. »

En attendant, Jean-Christophe Fromantin met sur la table 12 mesures-chocs. Les voici :

1. Un nouvel aménagement des territoires

En suivant la nouvelle carte de France qu’il avait proposée lors de la réforme territoriale, Jean-Christophe Fromantin souhaite mettre tous les Français à moins d’1 h 30 d’une métropole connectée au monde et à moins de 20 minutes des services de proximité auxquels ils ont légitimement droit. Seuls trois échelons persisteront : les communes, les intercommunalités aux pouvoirs renforcés, organisées autour des 450 villes moyennes, et les régions structurées autour de 8 à 10 métropoles-pivots.

2. Intéresser financièrement les Français au développement de leur pays

Comment ? En lançant un emprunt national de 70 milliards d’euros, exonéré fiscalement, pour financer un programme ambitieux de relance des investissements publics. « Nous voulons faire de chaque Français un actionnaire de son pays, pour renforcer la responsabilité de chacun », souligne Jean-Christophe Fromantin. Ce programme d’investissement aura trois destinations prioritaires : développer les mobilités dans le cadre de la nouvelle carte d’aménagement des territoires, revaloriser le patrimoine culturel de la France et accélérer et finaliser la connexion numérique de tous les territoires.

3. Réformer nos institutions

Vieille lune gaullienne que Jean-Chrsitophe Fromantin compte bien remettre au goût du jour… La première réforme institutionnelle que défend le centriste est la transformation du Sénat en « Assemblée des territoires » afin de permettre aux acteurs locaux et régionaux d’être associés aux décisions politiques nationales qui les concernent. Concrètement, siégeront au sein de cette instance les présidents des métropoles, des régions et des intercommunalités. Elle légiférera sur tous les sujets qui ont un impact direct sur la vie et le développement des territoires et des Français.

4. Mettre les jeunes Français en situation de servir leur pays

Le moyen : créer un service national autour des nouveaux enjeux de la France en termes d’innovation, de création, de sécurité et d’action sociale. Il offrira à tous les jeunes l’opportunité à la fois de bénéficier d’une plateforme d’orientation et de formation, et de contribuer aux grandes priorités nationales. Sa durée sera variable selon les missions, les projets et les formations retenus. Il s’agira davantage de donner du temps pour la France que d’être mobilisé pendant une période continue. « Chacun prendra ainsi à bras-le-corps le combat qu’il juge juste pour la France », explique Jean-Christophe Fromantin.

5. Structurer un service de l’emploi qui soit à l’intersection des attentes des chômeurs et des besoins des entreprises

Il s’agit de transférer les missions de Pôle emploi à des associations ou à des organismes privés, spécialisés par territoire ou par filière, avec des objectifs à atteindre. « Les politiques de l’emploi seront ainsi conduites au plus près des entreprises et de leurs spécificités avec la liberté pour chaque région d’adapter son dispositif à ses enjeux », détaille l’élu.

6. Engager les Français dans le développement économique de leurs régions

L’idée est de créer des places de marché régionales pour mobiliser l’épargne et l’investir dans le développement des entreprises et des infrastructures régionales. « L’épargne des Français représente une manne financière considérable qui échappe en grande partie au développement de nos PME, note le chef de file du mouvement des 577. Cette épargne disponible est un formidable atout qu’il faut remettre au service de l’investissement productif, vecteur de compétitivité et d’emploi. »

7. Ouvrir l’engagement politique aux nouveaux talents

Jean-Christophe Fromantin ambitionne de « changer le paradigme » de la politique en « transférant les responsabilités aux Français ». Dans cette optique, il s’agit de faire lever une nouvelle génération, en basculant 50 % du financement public des partis politiques vers les candidats, y compris aux élections locales et régionales, afin de faire émerger une nouvelle offre politique. Ce niveau passerait à 100 % à l’horizon 2020.

8. Intéresser les forces de police et de gendarmerie aux mesures de sécurité

Il faut pour cela créer un fonds de sécurité abondé par les compagnies d’assurance pour compléter la rémunération des policiers et des gendarmes dans les secteurs où la sécurité progresse.

9. Réformer le système des allocations sociales

Jean-Christophe Fromantin veut remplacer les différentes allocations par un bouclier social qui assure aux Français un socle de droits dès lors qu’ils sont en difficulté. La création d’un bouclier social permettra de mettre fin au maquis des systèmes d’aides sociales, d’instaurer un mécanisme équitable et lisible de redistribution et d’éliminer les effets d’aubaines. Il sera calculé à partir d’une série de paramètres liés à l’âge, à la situation familiale et au domicile.

10. Introduire un engagement réciproque dans le cadre des prestations sociales et familiales

Le centriste veut soumettre les prestations familiales à un « contrat des droits et des devoirs » entre les familles et les organismes payeurs. Cela permettra de distinguer ce qui relève des responsabilités de chacun dans l’éducation des enfants en prenant en compte les difficultés de certaines familles.

11. Mobiliser davantage les ressources bénévoles et associatives

Toujours dans l’optique d’affermir la responsabilité de chaque citoyen, Jean-Christophe Fromantin propose de créer un statut « d’associations, de bénévoles des services publics » pour déléguer davantage de missions de service public au secteur associatif.

12. Inscrire l’Europe dans une nouvelle perspective de projet

C’est l’un des enjeux-clés de notre avenir – et plus que jamais depuis l’élection de l’isolationniste Donald Trump aux États-Unis. Pour remettre en marche un projet européen en panne, l’europhile Fromantin, grand admirateur de Robert Schumann, l’un des pères de l’Europe, prône un programme européen d’infrastructures de mobilités afin de promouvoir une Europe décentralisée construite autour des régions et de leurs projets. Ce programme serait orienté dans trois directions : la circulation des Européens entre les grandes métropoles, la mutualisation des grandes infrastructures portuaires et de leurs hinterlands et le lancement d’un programme de recherche et de développement des systèmes de transport d’avenir.

3ème Sommet de l’économie organisé par Challenges : « Ouvrir la politique à la concurrence »

Jean-Christophe Fromantin était ce matin l’invité du 3ème Sommet de l’Economie organisé par le magazine Challenges. Jean-Dominique Senard, Président de Michelin, et lui ont participé à une conférence intitulée « Ouvrir la politique à la concurrence » introduite par Frédéric Monlouis-Félicité de l’Institut de l’Entreprise et animée par Ghislaine Ottenheimer.

Retrouvez ci-dessous l’article de Challenges et le lien pour accéder à quelques vidéos de leurs échanges :

Ouvrir la politique à la société civile: un pari osé mais urgent !

Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly, et Jean-Dominique Senard, le patron de Michelin, travaillent depuis longtemps pour élargir le champ des élus à la société civile. Ils ont présenté leurs actions au 3ème Sommet de l’Economie organisé par Challenges.

Ouvrir la politique à de nouvelles têtes, à de nouvelles valeurs. Effacer la défiance de l’opinion à l’égard du monde politique en élargissant cet univers à la société civile. Au lendemain de l’annonce de la non candidature de François Hollande à la présidence de la République ; comme de la défaite cuisante de Nicolas Sarkozy à la primaire de droite – deux routards patentés de la politique – la question est plus que jamais d’actualité. En cette deuxième matinée du Sommet de l’Economie, ce sont justement deux militants de la première heure de cette ouverture, Jean-Dominique Senard, président de Michelin, et Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly depuis 2008 et entrepreneur, qui ont plaidé leur cause.

Voilà plusieurs années que le tandem travaille à impliquer davantage la société civile dans la vie collective, à ouvrir un « marché » politique totalement fermé à la concurrence. « Il est tout à fait légitime de parler de marché, pointe Frédéric Monlouis-Félicité, Délégué Général de l’Institut de l’Entreprise, qui présentait aussi ce matin une étude idoine. La politique en a toutes les caractéristiques. Il y a une offre, une demande, des barrières à l’entrée, et aussi les défaillances. » Et d’ajouter ce constat : « L’investiture repose sur les partis – et non les compétences ; certaines catégories socio-professionnelles sont sur-représentées parmi les élus au détriment de la diversité ; et il n’y a pas de limite dans le renouvellement des mandats, niant la mobilité, autre principe de base de la démocratie… la professionnalisation de la politique a fini par mettre à distance les Français. »

« Professionnaliser la politique sans en faire une profession »

Cette mise à distance menace-t-elle la France, comme elle l’a fait ces derniers mois outre-Manche, outre-Atlantique… et peut-être dans quelques jours en Italie ?

« Si on reste dans cet entre-soi, cette consanguinité, alors oui le pays est en danger » dit Jean-Christophe Fromantin.

Jean-Dominique Senard, qui a été élu local par le passé, poursuit : « Notre initiative n’est ni contre les fonctionnaires, ni contre les politiques, qui effectuent des taches très nobles, mais il est urgent de rééquilibrer la représentation nationale avec ce que la société française représente. Et insuffler des principes économiques de bases dans les débats, qui ces derniers temps ont souvent été affligeants ! »

Le maire et le capitaine de CAC 40 en sont convaincus : « Il est possible de professionnaliser la politique sans en faire une profession. » En vue des prochaines législatives, le premier a initié la liste des 577 pour la France, candidats issus de la société civile. Une centaine de personnes ont déjà répondu à l’appel : commissaires de police, présidents d’association, chefs d’entreprises, commerçants…

« Pour élargir la politique à ceux qui, comme le montrent les sondages, ont encore un crédit confiance auprès de Français, » souligne Jean-Christophe Fromantin.

Le second a pris la plume il y a deux ans, avec d’autres ténors du CAC 40, pour réclamer plus d’élus issus du monde de l’entreprise. Il y a environ un an, il a instauré chez Michelin une charte pour faciliter le passage de salariés de Bibendum vers des mandats locaux. Action pas totalement désintéressée pour ce fleuron très ancré sur le territoire…

« Il fallait donner à chacun la possibilité de se présenter en toute liberté et en toute sérénité surtout, plaide Jean-Dominique Senard. Pour rétablir l’égalité de chacun à se présenter devant le suffrage universel, nous accordons aux salariés l’équivalent du traitement dans la fonction publique. Certains salariés ont déjà manifesté leur intérêt, j’espère qu’ils seront nombreux à se lancer. Je n’ai reçu que des messages témoignant de sentiments de bonheur et de liberté. »

« Travail de rééquilibrage »

Mot d’ordre du duo : de ce type d’actions découlera forcément le changement, voire la révolution.

« Et surtout pas d’une loi, glisse Senard. Les grandes entreprises ont plus de facilités face au sujet, que les plus petites… Une loi ne serait qu’une contrainte supplémentaire pour les entreprises qui en ont déjà suffisamment ! »

Autre urgence à leurs yeux, la revalorisation de la rémunération du politique :

« Il faut arrêter la machine à bêtises en se disant que plus on est élu, moins il fait être payé ! » insiste le président de Michelin.

Alors, le tandem en est convaincu, naîtront davantage de vocations que de professions politiques. Davantage de pragmatisme, aussi, dans les débats et l’adoption de mesures qui tiennent davantage compte (et en amont) de leur impact économique. « Plus de diversité, c’est plus de réflexions économiques dans le débat. » L’occasion, au passage, de diminuer le nombre de membres de la société civile qui ont déçu, une fois propulsé au sommet de l’Etat ? L’exemple de Francis Mer est dans toutes les mémoires…

« Il faut qu’il y ait de vrais parcours, pas seulement des gens qui se retrouvent propulsés d’un coup en haut de la pyramide ; » estime Jean-Christophe Fromantin.

« C’est aussi une question de masse critique, plaide Jean-Dominique Senard. Si le travail de rééquilibrage se fait, s’il y a plus de personnes de la société civile – et pas seulement une ou deux personnes réduites au rôle d’alibi, cela changera vraiment la donne. C’est ce signal qu’il faut espérer. »

Lundi 21 novembre l’Institut de l’entreprise a publié une note intitulée «Ouvrir le marché politique». C’est le dernier volet de la publication «Réformer le réformateur», les deux autres portant respectivement sur la responsabilité des décideurs publics (Augustin de Romanet) et sur la gestion de talents de la haute fonction publique (Anne-Marie Idrac). Pour la lire www.institut-entreprise.fr / Note de JC Fromantin et JD Senard « ouvrir le marche politique »

Matinale de France Bleu pour parler d’EXPOFRANCE 2025 et de 577 pour la France

Jean-Christophe Fromantin était sur France Bleu à 8h10. Le maire de Neuilly-sur-Seine est le président d’Expo France 2025. La France est candidate pour l’Exposition Universelle de 2025 et c’est Jean-Christophe Fromantin qui est chargé de chapeauter son organisation. Il a donné son avis sur la manifestation des forains qui se déroule ce jeudi matin à Paris place de la Concorde. Il a présenté le projet « Expo universelle 2025 » de la France et il a donné son point de vue sur les primaires.

A retenir

« L’Expo de 2025, elle doit être ludique… le jeu, la détente, l’expérience fait partie des expositions universelles et clairement, ces expériences telle qu’on les vit sur une grande roue… fait partie de l’ADN des expositions universelles.

Ça n’exonère pas les forains de respecter les réglementations d’urbanisme… Il y a des règles, une autorité de l’Etat. Si on commence à ne pas respecter cette autorité de l’Etat, on voit où ça nous mène et c’est extrêmement dangereux parce que ça veut dire qu’il n’y a plus d’autorité si chacun fait ce qu’il veut par sa capacité à faire pression, on ne s’en sort plus. Il y a une règle, elle s’applique à tout le monde y compris aux forains. Il faut qu’ils la respectent ».

L’Exposition Universelle du 1er mai au 30 octobre 2025 si la candidature de la France est retenue

Il faut attendre 2018 pour savoir quel pays sera retenu pour cette Expo Universelle de 2015. Le Japon et les Russes devraient aussi être candidats. Ce sont des candidats sérieux. La France a « à peine deux ans pour faire une campagne à l’échelle du monde et convaincre des pays de voter pour elle … »

Les lieux

« Il y a 7 sites qui sont mobilisés et candidats en Ile-de-France : le plateau de Saclay, le triangle de Gonesse, des sites dans le Val-de-Marne, des sites à Marne-la-vallée, la vallée de l’Ourcq, donc plusieurs sites, qui représentent entre 50 et 100 hectares de disponibilité foncière, sont candidats. Depuis quelques semaines, on rencontre chacun de ces sites et on rentre dans un audit des capacités et du potentiel de chaque site.

Les projets

« Une Exposition Universelle, c’est une rencontre avec le Monde, c’est un moment où le Monde se donne rendez-vous ». Le thème c’est « La connaissance à partager, la planète à protéger ».

C’est donc appeler tous les pays du monde et les visiteurs pour partager leurs connaissances, leurs productions, leurs créations. Une exposition universelle, c’est la mise en commun de toute une série de connaissances pour en tirer un levier et en faire profiter tout le monde.

A cœur de cette exposition, il y aura un immense globe connecté de 130 mètres de diamètre « dans lequel les habitants du monde entier pourront envoyer des contenus sur les parois ou sur les supports de ce globe. Le visiteur aura l’occasion de faire le tour du monde, de pénétrer dans ce globe, d’en faire le tour et de voir toutes ces images, vivre toutes ces expériences, des interactions avec les habitants du monde entier pour véritablement rentrer dans une expérience au sein du globe ».

Autour de ce globe, il y aura un village équitable puisque tous les pays, au lieu de construire le plus grand pavillon par rapport aux autres, auront le même « sac de Légos », 500 mètres carrés, un certain nombre de modules et ils pourront paramétrer, transformer leur pavillon autant de fois qu’ils le veulent pendant l’expo pour donner à l’expo des configurations différentes selon des moments, selon des thèmes, selon des priorités ».

Les retombées économiques : 23 milliards d’euros et 150.000 emplois durables

« C’est toute la dynamique à la fois de l’investissement, de l’innovation qui permet cette perspective d’un demi-point de croissance. Ce n’est pas un « one shot » une exposition universelle, c’est un mouvement, une trajectoire… c’est une espèce de grand investissement réel.. mais en même temps immatériel, un investissement en idées qui marque pendant très très longtemps la dynamique de développement d’un pays ».

La primaire à droite

« Moi je ne vote pas à la primaire parce que je trouve tout simplement que ce processus n’est pas du tout dans les règles et dans l’équilibre de nos institutions. Ce n’est pas à un parti politique d’organiser la pré-sélection pour le compte de tout un pays. Ce n’est pas à un parti politique d’établir les règles qui vont mettre en place le futur président de la République ».

« Les primaires rabaissent le débat à la dimension des querelles des partis politiques et de leurs « chicaillats » internes. Ce n’est pas digne de cette fonction présidentielle.

Un retour en arrière

« On n’a que des candidats qui ont connu dans leur vie que la politique. Or aujourd’hui les problématiques du pays, elles appellent d’autres talents, d’autres compétences… La politique, elle doit être imprégnée des nouvelles compétences, des nouvelles expériences dont la France a besoin pour se développer. Et là, ce sont les mêmes qui depuis 20 ans, depuis 30 ans, occupent l’espace politique à droit comme à gauche. Et avec les primaires, on verrouille l’accès aux présidentielles ».

« Moi je suis surtout pour regarder devant ».

LE PARISIEN 92 – Expo universelle : « C’est un grand moment pour la France »

Dans @Le_Parisien du 15 septembre 2016

« Ca valait le coup d’être patient. La candidature de la France pour accueillir l’Exposition universelle de 2025 est désormais officielle. Le président de la République a annoncé ce mercredi en conseil des ministres le prochain dépôt du dossier de candidature auprès du Bureau International des Expositions (BIE). Six ans après son lancement par Jean-Christophe Fromantin, député maire (DVD) de Neuilly-sur-Seine, cette annonce valide enfin le projet ExpoFrance 2025, soutenu par vingt-six grandes entreprises mécènes qui le financent et les quelque 110 000 personnes qui ont rejoint son comité de soutien.
« Je suis très content, bien sûr, réagit Jean-Christophe Fromantin, qui préside ExpoFrance 2025. On y va ! C’est un grand moment pour la France car les Expositions universelles permettent à un pays d’engager une véritable dynamique d’innovation, de développement et de créativité en lien avec le monde. »

Des retombées évaluées à 23 milliards d’euros
Une satisfaction d’autant plus grande que le projet de candidature avait été freiné ces derniers mois par la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, opposée notamment à ce que le privé ait seul la main sur le projet. La candidature sera désormais portée par un Groupement d’intérêt public (GIP), qui devra être créé très prochainement, « où ExpoFrance détient une minorité de blocage avec 40 % des voix, l’Etat a 30 %, la ville de Paris, la Métropole et la région 10 % chacun, détaille Jean-Christophe Fromantin. Cela permet à l’État de prendre toute sa place et à nous, ExpoFrance, de garder la maîtrise du projet en gardant la dynamique. »

p>Tout s’est joué pendant l’été et, selon le maire de Neuilly, la mobilisation de ses partenaires auraient fait pencher la balance, apportant la preuve de la viabilité du projet, évalué à 1,5 Md€ pour 23,2 milliards de retombées économiques et environ 160 000 emplois. Les partenaires entreprises participeront au financement, comme l’Etat et les collectivités, mais le GIP devra lancer un emprunt garanti par l’Etat.
La prochaine étape du projet sera le dépôt, « dans les prochaines semaines », par le Président de la République, d’une lettre de notification auprès du BIE, organisation internationale constituée de 169 États, qui choisira en 2018 l’organisateur de l’Exposition universelle de 2025.
leparisien.fr

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