Audition dans le cadre de la Commission du développement Durable et de l’Aménagement du territoire de M. Laurent Davezies, titulaire de la chaire « Économie et développement des territoires » au Conservatoire national des arts et métiers, professeur à l’université de Paris XII et enseignant en économie urbaine et régionale à Paris XII, Paris I, ainsi qu’à Sciences-Po.
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On ne gouverne pas la France avec un catalogue de mesures mais avec un projet partagé, visionnaire et engagé
Retrouvez mon intervention sur France Bleu Ile de France : Interview France bleu 107.1 31-10-12
L’appel des entrepreneurs : « mettez vous à notre place! »
Décourager la prise de risque en France c’est neutraliser l’initiative entrepreneuriale
Les débats sur le projet de loi de finances 2013 démarrent cette semaine à l’Assemblée Nationale. Dans ce cadre, je proposerai un certain nombre d’amendements visant à ne pas décourager les entrepreneurs.
Nous ne retrouverons des perspectives de croissance que par une politique active en faveur de l’entreprenariat, or le projet de loi de finances qui nous est présenté porte atteinte à trois principes fondamentaux : encourager la prise de risque par une fiscalité particulière à la mobilisation d’épargne dans les entreprises, soutenir l’investissement et faciliter la transmission pour créer une dynamique entrepreneuriale.
Après avoir rencontré de très nombreux créateurs d’entreprises inquiets face à différentes mesures prévues dans le PLF 2013, j’ai ciblé des amendements sur les articles les plus « contreproductifs » qui pourraient avoir des conséquences négatives sur la capacité à entreprendre et, par voie de conséquence, sur l’innovation et la compétitivité.
Explication de vote sur le logement à la tribune de l’Assemblée
Lettre ouverte au Garde des Sceaux
Madame le Garde des Sceaux,
La perspective d’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels bouleverse profondément notre projet de société. L’équilibre de la famille et le droit des enfants sont directement touchés par votre projet de loi ; nous ne pouvons pas l’accepter.
La famille, dans la complémentarité de sa composition, n’est pas cette cellule évolutive aux conséquences anthropologiques nouvelles que vous évoquez mais bel et bien le socle fondateur des civilisations et de leur équilibre. C’est la raison pour laquelle seul le mariage entre un homme et une femme justifie l’acte solennel institué par le Code civil. En bouleversant cette réalité vous allez déstabiliser le premier espace d’affection et de solidarité que constitue une famille composée d’un père, d’une mère, d’enfants et de grands parents.
Puisque vous en appelez à la liberté des couples homosexuels, je veux vous rappeler qu’elle ne doit pas se faire au détriment des droits d’un enfant en particulier celui d’avoir un père et une mère. Au nom de quoi pouvez-vous cacher à l’enfant sa parenté biologique pour lui en imposer une autre ? La filiation fonde la famille et sa descendance, vous ne pouvez pas lui substituer un lien social, fusse t-il affectif, motivé voire institutionnel. Quant au principe d’égalité auquel en appellent les promoteurs de ce projet de loi, le Conseil constitutionnel a déjà indiqué que des réponses différentes pouvaient être apportées à des situations objectivement différentes.
Madame la Garde des Sceaux, le gouvernement auquel vous appartenez lance de nombreuses concertations sur tous les sujets et le Président de la République a explicitement indiqué vouloir en faire sa méthode de gouvernance. Je vous demande donc que le processus législatif que vous avez lancé soit suspendu ; qu’un véritable débat national soit organisé à l’occasion duquel vous donnerez la parole à tous les acteurs engagés sur les questions de la famille, des enfants et de la parentalité ; que le droit des enfants soit au centre des échanges ; que tous les effets collatéraux d’un tel projet soient mesurés ; et que toutes les conséquences soient envisagées et présentées à l’opinion le moment venu.
Je vous prie de croire, Madame la Garde des Sceaux, en l’expression de ma haute considération.
Jean-Christophe Fromantin
Intervention sur le logement à la tribune de l’Assemblée Nationale
Mon engagement à l’UDI
Le 18 septembre j’ai pris la vice-présidence de l’UDI en charge du projet global
Mon engagement à l’UDI aux côtés de Jean-Louis Borloo s’inscrit dans la dynamique de rassemblement qu’il me semble indispensable d’opérer au centre-droit. Cette famille politique, parce qu’elle défend des principes essentiels de liberté, d’initiative et de responsabilité, a le devoir de se mobiliser pour proposer une alternative politique moderne, claire et ambitieuse. C’est la raison pour laquelle j’ai pris la responsabilité de l’élaboration du « projet global », de sa coordination et de sa rédaction. Dès le 21 octobre je présenterai à la Mutualité, à la fois la méthode mais aussi les thématiques et les grandes orientations sur lesquelles nous allons mobiliser très largement. Durant six mois nous allons construire un socle politique nouveau, guidé par la nécessité d’engager la France vers un nouveau modèle de développement, fidèle aux valeurs humaines qui nous inspirent. Au printemps nous organiserons un grand Congrès fondateur qui amorcera ce nouvel élan. En parallèle, Jean Arthuis animera la rédaction du projet européen.
L’initiative que j’ai impulsée avec Territoires en Mouvement et les deux ouvrages que j’ai publiés sur les territoires vont dans ce sens. Ils me permettent d’approfondir la réflexion et la mobilisation autour du « choc territorial » indispensable au renouveau.
Mon communiqué sur la loi SRU
Jean-Christophe Fromantin, Député des Hauts-de-Seine et Maire de Neuilly-sur-Seine, propose quatre orientations nouvelles pour un dispositif plus efficace.
Conscient de la nécessité de stimuler la politique en faveur du logement, le maire de Neuilly, qui gère une des communes les plus contraintes dans ce domaine, fait une série de propositions constructives. Il rappelle par ailleurs que : « l’accroissement du besoin de logements sociaux marque l’urgente nécessité de travailler sur une perspective moderne d’aménagement et de développement du territoire pour desserrer l’étau qui s’accroît autour de quelques métropoles ».
Jean-Christophe Fromantin regrette le découplage du débat parlementaire entre la question de la production de logements et celle des attributions, renvoyée au printemps 2013. « La satisfaction des demandes de logements sociaux dépend non seulement de la production de nouveaux logements mais aussi du renouvellement des occupants au regard de l’évolution de leurs revenus et de leur situation familiale (…) C’est une affaire à la fois de stock et de flux (…) il est indispensable de créer davantage de roulement en incitant ceux qui dépassent les seuils ou n’occupent plus la totalité de leur logement à laisser leur place à ceux qui en ont le plus besoin ; à défaut, on détourne le logement social de sa vocation »
Il souligne également que les mesures trop coercitives se font détriment du principe de libre administration des collectivités et les dispositions trop systématiques, ne prenant pas compte les réalités territoriales, sont moins efficaces et plus coûteuses pour les finances publiques.
LES PROPOSITIONS : 1. Comptabiliser les objectifs à atteindre en « unité logement », 2. Créer un « indice de potentiel foncier » pour moduler les objectifs en fonction des réalités locales, 3. Intégrer les logements spécialisés pour personnes handicapés dans les surfaces éligibles à la loi SRU, 4. Mutualiser l’effort sur des « bassins de vie » dès lors que le « potentiel foncier » est en dessous d’un certain seuil … Lire la suite
Interview de Jean-Christophe Fromantin sur BFM Business
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jean-Christophe Fromantin par Caroline Brun sur BFM Business en Podcast :
Jean-Christophe Fromantin aborde les questions politiques de la rentrée, la hausse du chômage, le Grand Paris, l’Axe Majeur, le projet d’Exposition Universelle en 2025 et le projet de loi sur le logement.
Grand Paris et décentralisation. Attention !
Le Grand Paris est-il incompatible avec les perspectives de décentralisation ? Bien que le ministre Cécile Duflot assure qu’elle maintient le projet (cf. la réponse à ma question au Premier ministre le 17 juillet), on peut se poser la question sur la nature des réticences qui motivent le Gouvernement. Car de sérieuses interrogations restent en suspens en ce qui concerne le financement (20 milliards d’EUR), surtout depuis que le ministre du budget renâcle à mobiliser les moyens nécessaires (1 milliard d’EUR initialement prévus dans la loi de programmation des finances publiques) (*). Dans le prochain débat sur la décentralisation qui démarrera dès octobre prochain nous ne devons pas céder à la tentation d’opposer le Grand Paris aux autres territoires. Au contraire. Notre avenir dépend de la bonne articulation entre les zones urbaines et les zones à faible densité. Les premières, par la nature des entreprises qu’elles abritent, sont à la fois des « fabriques » de compétitivité et des « zones de connexion » avec le monde. Les secondes sont des espaces à vocation productive, agricole, artisanale ou touristique essentiels pour notre équilibre économique et social; elles abritent une grande partie de nos atouts différenciateurs. Si, par exemple, une PME textile est à 2h00 d’une métropole, elle n’a pas d’avenir car elle ne pourra pas résister à la pression des prix, si elle est à 30′ d’un grand pôle urbain elle pourra y puiser la créativité et l’innovation qui lui permettront de rebondir … C’est la même chose pour tous les secteurs. Notre avenir dépend donc de notre capacité à combiner les deux pour construire cette compétitivité « hors prix » que chacun appelle de ses voeux. L’enjeu consiste donc à développer des métropoles fortes qui tirent tous les territoires. Le Grand Paris doit jouer ce rôle et d’autres métropoles doivent aussi aller dans ce sens comme Marseille, Nantes, Bordeaux ou Lille. Le débat sur la décentralisation ne devra pas être une série d’arbitrage entre « Paris et le reste de la France » mais la recherche d’un schéma moderne sur « Les métropoles françaises, vecteur de développement pour nos territoires ». Cette approche est stratégique si nous voulons faire de la mondialisation une perspective de croissance pour la France. L’a t-on compris ?
Un cycle de rencontres sur les dynamiques de territoire ..
Jean-Christophe FROMANTIN, Président de Territoires en Mouvement (TeM) et Louis GISCARD d’ESTAING, Président des IDées.fr, lanceront conjointement dès la fin du mois de septembre à l’Assemblée Nationale, un cycle de rencontres sur les dynamiques de territoires.
Convaincus, au travers de leurs expériences respectives, que le développement et la croissance procèdent en grande partie des atouts de nos territoires et de l’ambition des politiques territoriales, ils rapprochent le mouvement politique TeM et le Club de réflexion Les-IDées.fr, ainsi que leurs réseaux et leurs équipes pour travailler ensemble sur ces enjeux stratégiques. Au cours de ces rencontres qui réuniront des élus et de nombreux représentants de la société civile, ils approfondiront les avantages d’une approche économique et sociale par les territoires et exploreront des nouveaux modèles d’organisation plus en phase avec les impératifs de croissance. La compétitivité et la gouvernance seront parmi les premiers thèmes abordés.
« Forts d’expériences différentes, en Auvergne ou au cœur du Grand Paris, et de convictions communes, nous voulons travailler sur des orientations nouvelles et des propositions concrètes pour faire de nos territoires des espaces d’initiative et de responsabilité qui contribuent davantage au développement des entreprises, au renforcement du lien social et à la modernisation de nos politiques publiques »
Intervention sur les transports en Commission Développement Durable
Retrouvez mon intervention en Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire lors de l’audition de Monsieur Philippe DURON, dont la nomination à la Présidence de l’AFITF (Agence de Financement des Infrastructures de Transports de France) est proposée par le Président de la République.
Première question au Gouvernement
Question posée dans l’Hémicycle le 17 juillet 2012
M. le président. La parole est à M. Jean-Christophe Fromantin, pour le groupe Union des démocrates et indépendants.
M. Jean-Christophe Fromantin. Monsieur le Premier ministre, vous avez évoqué tout à l’heure les grands projets, les grands programmes d’avenir, en disant à juste titre que c’est avec eux que l’on construit l’avenir du pays et celui de nos enfants.
Depuis les lois de décentralisation et avec la loi instituant le Grand Paris, votée il y a quelques années, l’État a renoué avec de grandes opérations d’intérêt national, de grands projets d’infrastructures qui redonnent à notre pays un rôle de locomotive et l’effet d’entraînement si utile à nos territoires : je pense au plan de renouveau pour le quartier d’affaires de La Défense, à l’opération d’aménagement du plateau de Saclay et à la modernisation des opérations portuaires et aéroportuaires.
Vous savez, monsieur le Premier ministre, combien ces opérations sont nécessaires, à la fois pour l’attractivité du pays et pour la compétitivité de notre économie.
Ma question porte donc sur votre politique à l’égard de ces grandes opérations d’intérêt national.
D’une part, quelles sont vos orientations sur ces opérations ? Comment entendez-vous les faire avancer et les développer, sachant que le contexte économique nécessite que ces grandes opérations d’intérêt national soient à la fois développées et réitérées pour la dynamique de nos territoires ?
D’une manière plus précise, quelles sont vos ambitions économiques pour le Grand Paris ? On parle beaucoup de l’impact social et des mesures de péréquation autour de ce projet, mais on ne dit pas comment on va engendrer cette perspective de richesse sur notre territoire, qui possède des avantages comparatifs tout à fait extraordinaires méritant d’être exploités ?
M. le président. Merci, mon cher collègue !
M. Jean-Christophe Fromantin. D’autre part, ne serait-il pas pertinent que la représentation nationale soit présente dans les structures de gouvernance, notamment dans les établissements publics qui gèrent les grandes opérations d’intérêt national ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI et sur certains bancs du groupe UMP.)
M. le président. La parole est à Mme la ministre de l’égalité des territoires et du logement. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)
Écoutez Mme la ministre, s’il vous plaît !
Mme Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement. Monsieur le député, le Grand Paris est un projet d’avenir concernant des millions de Franciliens et surtout ceux et celles – l’État et l’ensemble des collectivités locales – qui se sont mis d’accord pour le porter ensemble s’agissant des transports, mais pas seulement.
Je veux vous rassurer tout à fait si vous étiez inquiet : ce projet sera poursuivi. Cela se fera dans un état d’esprit marqué par la crédibilité et par le pragmatisme. (Rires et exclamations sur les bancs du groupe UMP.)
Le pragmatisme impose d’ouvrir les enquêtes publiques, ce qui a été décidé par le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris et de séquencer ce projet pour permettre sa réalisation. Il impose également – vous l’avez évoqué – d’être en lien avec l’ensemble des sujets qui préoccupent les habitants de cette région. Je pense à la question des transports, en particulier les transports de proximité pour tous les territoires qui ne sont pas directement concernés par le projet de métro express.
C’est pour cela qu’une partie des financements sera mobilisée, comme cela avait déjà été prévu dans le cadre du plan de mobilisation pour les transports à destination de l’ensemble des habitants de cette région.
Il nous faut penser au Grand Paris de demain, mais aussi à celui d’aujourd’hui. Cela ne pourra se faire que dans un esprit de rassemblement de l’ensemble des élus franciliens. C’est pour cela que les échanges qui ont eu lieu entre le Gouvernement, l’ensemble des présidents de conseils généraux et le président du conseil régional montrent bien que tous ces élus, en charge de l’avenir des Franciliens, travailleront de concert à doter notre territoire d’un avenir à sa hauteur, tant sur le plan des transports que sur celui du logement, sans oublier l’aménagement, qui permettra de rassembler l’ensemble des activités économiques au plus près du lieu d’habitation. En effet, il faut également lutter contre l’allongement des temps de transport dans notre région.
M. le président. Merci, madame la ministre.
Mme Cécile Duflot. Voilà l’état d’esprit qui nous animera, en association avec les collectivités locales et les représentants de l’État. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste, et RRDP.)
Nouveau mandat, nouveau défi !
Après la crise financière, la France traverse une crise structurelle qui révèle l’obsolescence de son modèle. Notre organisation institutionnelle et territoriale n’est plus adaptée à la nouvelle configuration du monde et de son économie. Si nous voulons renouer avec la croissance et pérenniser nos équilibres sociaux, nous devons impérativement enclencher la mise en place d’un nouveau modèle de développement qui prenne en compte la mondialisation. C’est un défi politique, c’est aussi celui d’une droite qui n’a d’avenir que si elle a l’audace de s’inscrire dans cette grande ambition.
Jean-Christophe Fromantin fait son entrée à l’Assemblée Nationale
Mardi 19 juin, Jean-Christophe Fromantin est arrivé à l’Assemblée Nationale. Il siègera au sein du groupe “Union des Démocrates et Indépendants (UDI)”, prenant le poste de Délégué Général du groupe.Inquiet, Convaincu, Décidé
Ce résultat laisse un arrière goût de RV manqué, comme si on avait vécu la dernière campagne du XXe siècle. A t-on vraiment pris conscience des enjeux auxquels la France doit faire face, de l’avenir qu’elle doit construire, des valeurs qu’elle doit promouvoir … ? Je suis inquiet ; je ne suis pas pour autant abattu, ni résigné. Je suis plus que jamais convaincu que les valeurs issues de la droite et du centre sont celles à partir desquelles on dessinera les contours d’un nouveau projet. Je suis plus que jamais décidé à agir pour une perspective économique plus forte, pour un grand projet d’aménagement du territoire et pour une ambition européenne d’envergure. Le renouveau partira des territoires ; de notre capacité à mettre l’initiative, la responsabilité et la proximité au cœur d’un nouveau modèle de croissance. Nous le ferons dans une dynamique de renouveau qu’il nous faut amorcer dès aujourd’hui.
Ne nous trompons pas de combat/ de projet …
L’élection présidentielle de 2012 aurait du être l’espace de débat sur l’avenir de la France dans la mondialisation. Ça ne l’a pas été, ça ne le sera pas. Pour de multiples raisons, le débat s’est focalisé sur des sujets périphériques et sur des perspectives de court terme. Les « Fronts » ont occupé le terrain avec leurs solutions simplistes fondées sur les peurs légitimes des populations les plus angoissées. Un tiers des français ont voté dans ce sens exprimant ainsi leurs inquiétudes. Et ces nouveaux Fronts, sûrs de leurs dynamiques, prétendent aujourd’hui incarner le renouveau – bien que les solutions qu’ils proposent soient celles d’un autre siècle –. Gardons nous de les suivre sur ces voies sans issues. Ils sont les derniers soubresauts d’une crise de sens. Mobilisons-nous pour redonner confiance et dessiner le projet politique du XXIème siècle. Rappelons-nous que la politique a pour mission de préserver la paix et de préparer l’avenir. Appelons ceux, issus de la Droite et le Centre, à se rassembler sur des valeurs et sur un projet ambitieux. Si nous en sommes là c’est probablement parce que nous n’avons pas su répondre aux inquiétudes de nos compatriotes. Nos discours n’ont pas porté l’espérance attendue. Il est temps d’agir. Aujourd’hui, nous sommes face à trois échéances : À très court terme nous devons éviter le grand coup de « marche arrière » que provoquerait le retour de la gauche au pouvoir. La France n’a plus les moyens d’un risque socialiste à grand coup de dépenses publiques, de libéralités et de destruction des valeurs. Ensuite, quelque soit le résultat des présidentielles, nous devons faire des législatives une étape décisive dans le réamorçage d’une force politique qui place les valeurs d’initiative, de responsabilité et de proximité au centre d’un projet. Enfin nous n’échapperons pas à l’organisation d’un grand débat, dépassionné – hors échéances électorales – sur l’avenir de la France dans la mondialisation. Si nous voulons restaurer la confiance nous devrons prendre le temps d’expliquer que l’emploi passe par le développement de l’entreprenariat, la réduction des dépenses publiques et la modernisation de notre système éducatif ; qu’il n’y a pas de solidarité sans une prise de conscience des responsabilités individuelle et collective, sans une gouvernance qui s’inscrit d’abord dans la revitalisation des échelles de proximité ; que la France ne sera forte dans la mondialisation que si elle s’ouvre, si elle restaure le potentiel économique et social de ses territoires et si elle s’inscrit dans une nouvelle ambition européenne. Ce premier tour nous met au défi d’avancer et de proposer des voies nouvelles. Prenons nos responsabilités, ne nous trompons pas de combat, courage !
Une séance de travail pour des idées nouvelles
L’exercice était nouveau, son issue n’était pas garantie … l’expérience fut passionnante. Pendant 3h00 nous nous sommes réunis à plus de 100 personnes – habitants de Courbevoie, Neuilly et Puteaux – tous volontaires pour travailler sur les messages de ma campagne pour les élections législatives. Sept groupes avaient été constitués qui devaient réagir sur des propositions de textes. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour comme le positionnement politique, les enjeux de territoire, les orientations économiques et sociales etc. Je retiens de cette séance d’échanges sur le fonds combien nous devons travailler à la régénération des idées et des projets en s’appuyant sur ceux que l’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre dans le champ politique … « Liberté, avenir, valeurs de solidarité, modernité, responsabilité, enthousiasme, développement, nouvelle approche, indépendance, territoires » sont les mots qui ont le plus été cités lors de cette séance de travail ; ce seront ceux que vous retrouverez dans mon projet.
La campagne des législatives sera t-elle celle du renouveau ?
La campagne présidentielle semble complètement encalminée dans les problèmes du présent. On ne compte plus les sujets – certes importants – qui sont évoqués mais qui ne participent que trop rarement à l’évolution structurante dont on a besoin pour résoudre nos difficultés profondes. L’actualité est probablement une des causes de cette étonnante réduction du débat – mais peut on s’en contenter ? La période que nous vivons est une période de re-configuration; elle appelle inévitablement un changement de modèle. Si la séquence électorale ne s’empare pas de ce débat alors nous risquons encore de passer à côté des vrais enjeux. Et le temps joue contre nous car ce monde qui tourne de plus en plus vite ne nous attend pas; il appelle de nouvelles idées et un nouveau souffle. Ce décalage entre les thèmes abordés et les attentes d’ouverture vers l’avenir est probablement une des causes du désintérêt des français pour cette campagne. C’est de notre avenir dont il devrait être question. Je soutiens le candidat qui tient la barre pendant la tempête mais comme de nombreux français j’ai le souci du nouveau cap qu’il nous faudra tenir pour mettre la France sur les rails de la mondialisation. Ce qui me rassure c’est que la période électorale ne s’arrête pas le 6 mai, elle continue jusqu’au mois de juin. On ne doit pas éluder cette 2ème séquence politique. C’est la séquence des territoires, celle de la proximité et de la confiance. La plupart des candidats-députés emboîteront le pas de leurs candidats-présidents en récitant benoîtement les bréviaires nationaux de leurs partis ; dans le sillage de nos familles politiques nous devrons avoir le courage d’aller bien au delà ; de mettre dans nos campagnes cette dose de discernement et de liberté qui permettra d’introduire dans le débat des idées nouvelles sur les sujets essentiels de développement, d’emploi et d’avenir. Les candidats qui s’engageront sur cette voie seront écoutés par les populations. Cette campagne inspirera un formidable renouveau des idées par la base si elle fixe un cap qui réconcilie les échelles locales et globales. Je compte bien aller dans ce sens et mobiliser tous ceux qui auront la même audace pour inscrire résolument leur engagement au croisement des préoccupations locales et des perspectives d’avenir.
Le dangereux signal des « 75% »
Difficile d’être maire de Neuilly et de réagir à la proposition de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1MEUR par an. J’entends déjà les réactions … Pourtant ce signal donné par François Hollande m’inquiète. C’est comme « entrepreneur » que je veux réagir car – bien que très très très loin de tels revenus – je mesure le risque d’une telle proposition. A l’heure où nous devons faire évoluer notre économie pour qu’elle soit à nouveau compétitive il est fondamental que nous encouragions l’émergence d’une nouvelle dynamique entrepreneuriale. Or l’idée même de confisquer plus des 3/4 d’un revenu réel ou potentiel est un signal désastreux vers tous ceux qui ont encore cette capacité de prise de risque, d’invention, d’investissement ou d’initiative. François Hollande applique aux « entrepreneurs » actuels (et futurs) les reproches qu’il fait (légitimement) aux « patrons » du CAC 40 pour leurs rémunérations excessives voire indécentes ! Cette confusion est dangereuse et contre-productive car ces entrepreneurs sont le principal vecteur de création de richesses qui nous permettra demain de retrouver les voies de la croissance et de l’emploi. Beaucoup ne gagneront jamais de telles sommes mais le signal donné traduit un état d’esprit. Une chose est de réglementer les rémunérations des patrons-salariés des grandes entreprises; une autre est d’encourager ceux qui créeront les nouvelles activités qui nous permettront de rebondir dans la mondialisation. La France a 390.000 millionnaires en $. Notre place est à rapprocher de nos positions en terme de croissance et de pertes structurelles d’emplois : Nous sommes là aussi en dernière position après les pays émergents, les USA, le Japon, la Grande Bretagne et l’Allemagne; nous sommes le pays où le nombre de nouveaux millionnaires progresse le moins vite (3% contre 8% environ) et celui où ils sont le plus âgés (74 ans en moyenne) … Bref tous les signes d’un pays qui, progressivement, laisse se tarir l’envie d’entreprendre. François Hollande ne semble pas comprendre la relation entre l’entrepreneuriat, le renouvellement économique et l’emploi; ni la réalité de la concurrence fiscale qui s’exerce en Europe; ni même le potentiel d’attractivité de nouvelles zones de développement dans le monde. Sa proposition va directement à l’encontre des dynamiques d’innovation et de compétitivité. Ce n’est pas le patron de Publicis (président de l’AFEP – Association Française des Entreprises Privées) ni les joueurs de foot que je voudrais entendre sur cette mesure mais tous les « vrais » entrepreneurs, ceux qui prennent des risques, ceux qui s’endettent, ceux qui ont réussi en partant de rien, ceux qui créent de la richesse et des emplois en France … Nous sortirons de la crise en encourageant les entrepreneurs et en diminuant les dépenses publiques. François Hollande propose l’inverse ?!
EXPO FRANCE 2025
Top depart de la campagne d’adhésion à l’idée que la France accueille l’Exposition universelle de 2025.
Signez la pétition et rejoignez tous ceux qui se mobilisent sur EXPO FRANCE 2025 pour retrouver une dynamique et un rayonnement …
Café politique à Nantes
Le 16 février je serai l’invité d’un café politique organisé par l’association « Rencontres de la Loire » créée par Valérie Lorin Professeur d’économie et de gestion à l’université d’Angers – à 18h00 à la Brasserie de la Bourse, place du Commerce à Nantes.
+ 500 personnes au dîner des territoires
Plus de 500 personnes étaient présentes au Dîner des Territoires vendredi 10 février au soir dont une quarantaine d’élus de toute la France et de nombreux maires d’Ile de France (Vincennes, Ville d’Avray, Meudon, Croissy s/Seine, Carrières sur Seine etc.). Christophe Aulnette et Olivier Babeau, vice-Présidents de Territoires en Mouvement (TeM) ont lancé la soirée et j’ai pris la suite avec un discours sur le sens, les enjeux et les orientations politiques de mon mouvement. « La crise que nous vivons est bien plus grave qu’une crise économique, financière ou même sociale ; c’est une crise de sens, et de ce fait une crise de confiance dont le principal marqueur est l’obsolescence d’un modèle (…) Il n’y a pas de politique s’il n’y a pas cette volonté de considérer le renouveau des hommes et des idées qu’exigent les profondes évolutions de la société (…) La priorité des priorités est de réenclencher la confiance en proposant un nouveau modèle de croissance (…) rarement la politique n’a été autant nécessaire » Je pose un principe fort, celui de la lutte contre toutes les formes d’isolement « Je suis frappé par tous les signaux qui vont dans le sens de l’isolement (…) l’isolement des personnes au détriment des formes premières de solidarité, l’isolement des groupes ou des communautés au détriment des dynamiques collectives, l’isolement des territoires qui sont pour beaucoup dans l’angle mort des politiques publiques, l’isolement des pays tentés par la démondialisation ou le retour au souverainisme (…) Alors que le cœur de nos valeurs – notre bien commun – est dans cette conviction que c’est dans l’échange, la coopération ou le partage que se construit la valeur sociale et économique (…) l’isolement est un renoncement » J’appelle de mes vœux un nouvel engagement et renvoie dos à dos ceux qui se résignent et ceux qui par leurs comportements dégradent le véritable sens de l’engagement politique. « A ceux d’entre nous qui s’engagent ou qui sont prêts à le faire, nous devons impérativement respecter trois principes : l’exemplarité, la liberté et la vérité »
1er Dîner des Territoires
Vendredi 10 février j’organise le 1er Dîner des territoires avec pour objectif de réaffirmer le sens de l’engagement politique, de rappeler les enjeux actuels et d’insuffler une perspective de renouveau sur la base d’une approche à partir des territoires. Près de 500 personnes sont attendues ainsi que les premiers élus qui me rejoignent dans ce projet.
Plus d’infos/vous inscrire : contact@territoiresenmouvement.com
« Elu local de l’année 2011 »
Le 31 janvier Laurent Joffrin et Arlette Chabot m’ont remis le prix du Trombinoscope de « l’élu local de l’année » lors d’une réception à l’Hôtel de Lassay (Assemblée Nationale) en présence de nombreuses personnalités dont le Président du Parlement et également le Président du Conseil italien, Mario Monti « européen de l’année ». Nicolas Sarkozy et François Hollande étant les « hommes politiques de l’année » ex aequo. Je suis très fier de cette reconnaissance pour le travail accompli depuis plus de trois ans à Neuilly. Cette marque de confiance confirme le formidable potentiel de ceux qui s’engagent d’abord pour leur territoire et pour ceux qui y vivent. J’associe à cette récompense tous ceux qui depuis 4 ans, me soutiennent, m’accompagnent et m’encouragent dans ce parcours politique.

