Jean-Chrisotphe Fromantin était l’invité de Laurent Neumann pour débattre face à Juliette Méadel, porte parole du PS. Au programme : la loi Macron, le 49-3, la motion de censure, le bureau national du Parti Socialiste et des propos de Roger Cukierman, président du CRIF.
Archives de l’auteur : augustinchazal
Motion de censure – Intervention de Jean-Christophe Fromantin sur BFM TV et France Inter
Revoir l’interview de Jean-Christophe Fromantin par Ruth Elkrief et Thierry Arnaud, chef du service politique de BFM TV.
Réécouter l’interview de JC Fromantin dans le journal de France Inter à partir de 3″05.
La motion de censure renforce la cohésion de la majorité sans donner de cohérence à l’opposition …
Après réflexion, nous ne participerons pas au vote de la motion de censure. Pour trois raisons :
- Cette motion de censure va renforcer artificiellement la cohésion majoritaire alors que les débats sur le loi Macron ont démontré une véritable fracture de la majorité sur la politique économique de la France. Elle n’exprimera pas la sincérité des idées mais une majorité de circonstance,
- Cette motion de censure s’inscrit naturellement comme une conséquence du 49-3. Or, après près de 200 heures de travail en commun, nous regrettons que le Gouvernement ait eu recours à cette procédure plutôt que de prendre le risque d’aller au vote. Ce scrutin aurait sans doute permis de faire bouger les lignes à partir de quelques mesures concrètes de nature à faciliter les processus économiques,
- Cette combinaison « 49-3/ motion de censure » nous éloigne des Français qui attendent des actes politiques concrets plutôt que des postures politiciennes qui entament chaque jour la confiance vis à vis de la classe politique.
« Nous ne souhaitons pas participer à un exercice qui sonne faux et nous ne prendrons pas part au vote de cet après-midi. Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons pas voter contre cette motion de censure étant clairement opposés à un Gouvernement qui refuse les réformes de structures dont la France a besoin ; car nous ne pouvons pas non plus voter « pour » – avec les communistes – car cela relève de postures artificielles ; par conséquent nous ne prendrons donc pas part à un vote qui n’exprime pas la sincérité des idées mais des majorités de circonstance »
Jean-Christophe FROMANTIN – Député UDI des Hauts-de-Seine
Michel PIRON – Député UDI du Maine-et-Loire
Maina SAGE – Député UDI de Polynésie française
Jean-Paul TUAIVA – Député UDI de Polynésie française
La motion de censure n’a de sens que si elle précède des propositions constructives de la part de l’opposition
Je regrette que le recours à l’article 49-3 ait empêché de matérialiser par un vote solennel une amorce de convergence sur quelques dispositions concrètes de nature à accélérer ou simplifier nos processus économiques.
C’est une occasion manquée, mais je suis convaincu que d’autres opportunités se présenteront de se rassembler sur des mesures de bon sens. Car il n’est pas acceptable qu’une coalition d’archaïsmes bloque et ralentisse les réformes incontournables dont la France a besoin.
Ce qui vient de se passer marque néanmoins une véritable fracture au sein du parti socialiste ; entre les tenants d’une ligne conservatrice de gauche et ceux d’inspiration plus libérale, ouverts aux solutions qu’appellent les enjeux de compétitivité qui se posent à notre pays.
Cette réalité justifie à elle seule la motion de censure déposée par l’opposition.
Car cette faille béante dans la majorité parlementaire affaiblit la France dans une séquence qui appelle d’urgence des évolutions dans notre modèle économique, social territorial et d’organisation de l’Etat.
Or, comment pouvons-nous imaginer de grandes réformes quand les plus petites se heurtent aux immobilismes les plus tenaces ?
La France se tétanise et les Français s’impatientent.
Je voterai la motion de censure, mais au delà de cette posture d’indignation, il revient surtout à l’opposition de faire des propositions audacieuses et structurées dans l’intérêt de la France.
Loi Macron : interviews sur les plateaux de BFM TV, LCI et BFM Business
Lien
Pour revoir le passage de Jean-Christophe Fromantin chez Romain Hussenot dans la Newsroom de LCI :
Pour revoir le passage de Jean-Christophe Fromantin chez Olivier Truchot dans BFM Story : http://www.bfmtv.com/mediaplayer/replay/bfm-story/
Pour revoir l’itw de Jean-Christophe Fromantin dans le Grand Journal d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business
Pour revoir le passage de Jean-Christophe Fromantin chez Fabrice Lundy dans les Décodeurs de l’Eco sur BFM Business
La loi Macron va dans le bon sens
Interview pour Le Talk sur la loi Macron
Débat entre Sergio Coronado, député écologiste et Jean-Christophe Fromantin dans Politique Matin
Les deux députés reviennent sur la situation en Ukraine, les embauches annoncées par Renault, la loi Macron et l’organisation des JO et / ou Exposition Universelle à Paris
500 territoires pour bâtir une France de la proximité
Après avoir proposé de construire une « France du développement » autour de huit métropoles – régions connectées au monde, nous proposons de construire une « France de la proximité » autour de 500 villes moyennes.
Quelques mois après le redécoupage de la France en 13 régions, il convient de leur attribuer des compétences et de finaliser cette réorganisation territoriale par le développement d’une échelle de proximité.
La loi NOTRe[1] qui nous est proposée par le Gouvernement manque malheureusement d’ambition. Elle ne participe pas à cet effort de simplification qui devrait permettre, à terme, de structurer la France autour de deux échelons territoriaux efficaces et modernes : la région pour les politiques de développement et un « territoire de proximité » pour les politiques sociales et de solidarité.
Le défi de la proximité mérite un acte politique fort et innovant.
La densité territoriale de la France, la diversité de ses atouts et l’attachement des Français à leurs territoires supposent que nous proposions une nouvelle échelle qui soit à la fois proche des Français, en mesure d’assurer équitablement l’accès à un bouquet de services et d’équipements publics de proximité et ouverte au développement d’une politique contractuelle entre les territoires, les régions et l’Etat.
Car les enjeux de la proximité sont nombreux : ils concernent l’accès aux équipements publics, les parcours scolaires, la gestion des mobilités, l’action sociale, les politiques de logement mais aussi l’émergence de nouveaux espaces d’innovation qu’il convient aujourd’hui de créer pour soutenir les politiques de développement économique et d’emploi sur tous nos territoires. L’optimisation de ces politiques ne peut plus se faire au niveau des communes, pas plus au niveau d’intercommunalités de 10 ou 20.000 habitants comme le suggère le texte proposé par le Gouvernement. Elle appelle la création d’échelles de projets adaptés aux enjeux contemporains, comme aux spécificités locales.
Par conséquent, notre proposition vise à fédérer nos 36000 communes autour de 500 « territoires intercommunaux » structurés autour de villes moyennes.
Ces nouveaux territoires seraient les pivots de la décentralisation : ils constitueraient des territoires de projets, ils formeraient des subdivisions régionales et leur périmètre coïnciderait progressivement avec ceux de l’intercommunalité, de la circonscription législative et de l’arrondissement sous-préfectoral.
Cette échelle entrainerait de facto la suppression des départements. Elle appellerait également une reconfiguration des compétences communales selon le principe de subsidiarité. Elle entrainerait la fusion entre les services déconcentrés de l’Etat et ceux des collectivités locales.
Ces 500 « territoires vécus »[2] positionneront à terme chaque Français à moins de 20 minutes d’une ville moyenne et à moins d’1h30 d’une métropole connectée au monde.
Cette configuration permettrait également de réunir sur un même territoire, l’élu local, le député et le représentant de l’Etat afin d’améliorer l’ensemble du processus politique, de le rendre plus lisible et d’engager des politiques contractuelles d’optimisation
Cette évolution aurait ainsi 5 grands avantages.
- Assurer à chaque Français un accès équitable à un bouquet d’équipements publics : écoles, collèges et lycées, maisons de retraite, équipements sportifs, hôpital etc.
- Bénéficier d’une taille critique suffisante pour développer sur le terrain les politiques menées par la Région en terme de développement économique et d’emploi.
- Etre en mesure d’assurer la mise en place et la coordination locale d’une véritable politique sociale et de santé
- Développer une politique contractuelle afin de fusionner localement les services déconcentrés de l’Etat et les services des collectivités.
- Faire de ces nouveaux territoires les nouvelles circonscriptions législatives assurant ainsi une meilleure lisibilité de la démocratie.
Par ailleurs cet échelon aurait le mérite de correspondre à des espaces territoriaux qui forment l’héritage historique et culturel de la France. On peut ainsi imaginer un fort sentiment d’appropriation des Français à cette échelle de territoire qui correspondait en son temps aux différents « pays ».
Ce nouveau maillage infrarégional avec une taille critique suffisamment pertinente permettrait d’éviter l’émergence de nouveaux déserts français. Cette ambition participe d’un projet global que nous avons eu l’occasion de décliner dans les travaux « Ouvrons la France ». Ce projet propose la structuration de la France en huit grandes métropoles-régions, le développement d’une échelle de proximité nouvelle, la reconfiguration du Sénat en Assemblée des Territoires et la mise en place d’un schéma national des mobilités pour rapprocher les métropoles, désenclaver nos territoires et connecter la France à ses grands ports maritimes.
Nous profiterons de la loi NOTRe pour continuer à promouvoir cette approche et faire de la France un territoire d’initiative et de projets.
[1] Loi sur la Nouvelle Organisation du Territoire de la République
[2] Selon la formule suggérée par le Commissariat Général à l’Egalité des territoires
Les points forts de la candidature française à l’Exposition Universelle de 2025
Depuis l’annonce du Président de la République – le 6 novembre 2014 – de la candidature de la France à l’Exposition Universelle de 2025, une nouvelle dynamique est lancée. Elle est portée par des entreprises et des élus mais aussi par des centaines de jeunes qui depuis deux ans s’investissent avec talent et audace sur cette perspective. Le 29 janvier 2015, ils ont présenté une série d’innovations et d’idées pour que cette candidature renouvelle en profondeur le concept des Expositions universelles.
Face à une offensive médiatique très forte du projet de candidature française aux JO, il nous a paru important de réagir et de rappeler les avantages de la candidature française à l’Exposition universelle de 2025.
Le projet sera présenté en détail à la presse et à la communauté internationale le 5 mars à la Fondation Louis Vuitton.
Quatre orientations caractérisent ce projet.
« Un positionnement audacieux »
La force des expositions universelles est de laisser un champ libre aux organisateurs et de leur permettre d’en faire un projet singulier
Notre projet sera le reflet des avantages comparatifs de la France et de sa capacité à partager des valeurs universelles. Il combinera la mobilisation de notre patrimoine, de nos atouts culturels et des technologies les plus innovantes pour accueillir plus de 80 millions de visiteurs durant 6 mois sur l’ensemble du territoire français.
Il renouvellera les codes traditionnels des expositions universelles pour proposer aux visiteurs de partager une expérience. Notre candidature n’a de sens que si elle est audacieuse.
« Une étape dans un processus de renouveau »
Une Exposition universelle n’est pas un simple événement médiatique, c’est une étape dans un processus de développement économique et d’innovation qui donne à un pays son véritable élan.
Le bénéfice des Expositions universelles françaises du XIXème siècle est toujours très présent. En pleine révolution industrielle il a consacré l’émergence de centaines d’entreprises, de produits et de savoir-faire qui sont nées lors de ces événements. Le projet 2025 a d’abord été impulsé par des entrepreneurs, des élus locaux et des étudiants. Il est destiné à être un puissant levier de créativité et d’innovation pour tout le territoire et pour tous les secteurs d’activité. Il s’inscrit dans une trajectoire d’évolution qui va bien au delà de l’événement.
« Un modèle économique sans recours aux finances publiques »
Dans une séquence de tension budgétaire et de reconfiguration des modèles entrepreneuriaux, l’innovation doit aussi être économique. En prenant l’engagement d’un projet sans recours aux finances publiques, les organisateurs ouvrent un formidable territoire d’innovation.
Depuis 2011, le projet est entièrement financé par des entreprises et conçu avec des jeunes issus des universités et de grandes écoles. Le projet qui sera présenté le 5 mars démontrera sa capacité d’autofinancement. Il constituera un modèle d’économie nouvelle basée sur l’usage de l’existant, sur la mobilisation de nouvelles technologies, sur le développement de l’économie du partage et sur une construction collaborative impliquant l’ensemble des acteurs du pays.
« Un consensus exceptionnel dans une période de tension »
Un projet de cette ampleur n’a de sens que s’il procède d’une mobilisation exceptionnelle. En avril 2014, un sondage Ifop montre que 84% des Français sont favorables ou très favorables au projet d’une nouvelle Exposition universelle en France.
Depuis 2011 la candidature française à l’Exposition universelle de 2025 s’inscrit dans un formidable élan national : des entreprises sont mobilisées, des centaines d’étudiants travaillent sur le projet, plus de 2000 élus locaux soutiennent la candidature, un comité de soutien de 7500 membres est constitué, les élus parisiens ont voté à l’unanimité pour la candidature, tout comme ceux de la Région Ile de France, de Paris métropole et d’autres collectivités, les Députés de la mission parlementaire ont présenté un Rapport préconisant l’organisation de cette candidature, le Premier ministre s’est prononcé favorablement le 13 octobre 2014 et le Président de la République a annoncé la candidature française le 6 novembre dernier.
Continuons cet élan dont la France a besoin …
Interview dans le journal de 8h sur l’ouverture du crédit inter-entreprises
« Cette possibilité qu’ouvre la loi Macron va résoudre l’une des difficultés structurelle de financement des entreprises françaises »
Loi Macron : ouverture du crédit inter-entreprises
Loi Macron : ouverture du crédit inter-entreprises
En adoptant un amendement proposé par Jean-Christophe Fromantin, Député UDI des Hauts-de-Seine, l’Assemblée nationale vient d’ouvrir le crédit interentreprises.
« Il est impératif que les entreprises françaises puissent reconstituer rapidement leur trésorerie; ce mécanisme simple permettra désormais aux entreprises qui ont des relations commerciales de s’octroyer des prêts pour des périodes de deux ans maximum » se félicite Jean-Christophe Fromantin.
Grâce à cet amendement, un donneur d’ordres pourra ainsi aider ses sous-traitants qui, en dépit d’une qualité de production inchangée, n’auraient pas les moyens financiers de faire face à une augmentation de leurs commandes.
L’adoption de cet amendement est un signal très positif envoyé aux entreprises car depuis la crise de 2008, la baisse d’activité, la contraction des marges et l’alourdissement des besoins en fonds de roulement ont entraîné une dégradation significative de leur trésorerie et particulièrement pour les PME.
Edition spéciale sur LCI suite à la conférence de presse de François Hollande
Grand flou sur la position française vis à vis de la dette grecque …
Depuis quelques jours il y a beaucoup d’agitations autour du traitement de la dette grecque ; le ministre des finances de Grande Bretagne a même déclaré que « l’affrontement entre la Grèce et la zone Euro est en train de devenir le plus gros risque pour l’économie mondiale ». La France est directement concernée par ce risque, à la fois au titre des quelques 11 milliards de créance directe qu’elle détient, mais aussi au titre de ses 30 milliards de participation dans la créance détenue par les instances européennes. « 41 milliards ce n’est pas neutre pour notre économie en difficulté, c’est par exemple l’équivalent de l’effort consenti par les Français pour le fameux Pacte de Responsabilité » rappelle le Député des Hauts-de-Seine.
A l’occasion des questions d’actualité à l’Assemblée Nationale, Jean-Christophe Fromantin a interrogé le Gouvernement à la fois sur politique de la BCE dans la politique de liquidités qu’elle mène actuellement pour éviter un défaut de la Grèce mais aussi sur la position française sur la proposition d’Alexis Tsipras de ne payer que les intérêts sur une partie de la dette et de convertir une autre partie en obligation indexée sur la croissance – avec le risque de ne rien rembourser si la croissance est nulle …
La réponse apportée par le ministre du Budget reste très floue.
« A quelques jours d’un Conseil européen je m’interroge sur la position de la France dans ce problème crucial qui conditionne les équilibres de la zone Euro » rappelle le Député. La France gagnerait à s’exprimer plus clairement sur les termes de la négociation qu’il convient d’entamer pour préserver nos intérêts, assurer l’avenir de la zone Euro et permettre à la Grèce d’assurer son avenir.
L’Etat veut réssuciter les Bourses régionales
Permis de conduire : la solution hasardeuse du ministre de l’Economie…
Permis de conduire : la solution hasardeuse du ministre de l’Economie…
« La solution – inattendue – de mobiliser les agents de La Poste pour faire passer le permis de conduire pose de nombreuses questions » a rappelé le Député UDI des Hauts-de-Seine.
Bien que sceptique sur cette idée, Jean-Christophe Fromantin s’est félicité que la ténacité et l’analyse approfondie du Groupe UDI sur cet enjeu majeur aient fait bouger les lignes.
« En moins de 24h le Gouvernement a introduit l’idée d’un droit universel et a fait voter un délai maximum de 45 jours pour passer l’épreuve de conduite (…) Cela témoigne de ce que l’Etat n’avait pas pris, avant la discussion parlementaire, la mesure du problème » souligne Jean-Christophe Fromantin.
Reste maintenant à appliquer ces engagements compliqués à mettre en œuvre et qui n’ont pas été chiffrés, malgré des coûts qui pourraient être très importants dans les territoires denses qui présentent des délais d’attente entre 98 et 200 jours.
Financement des PME : vers une renaissance des Bourses régionales
Retrouvez l’article de Laurence Albert sur le site du quotidien : http://www.lesechos.fr/journal20150130/lec2_pme_et_regions/0204100647468-financement-des-pme-vers-une-renaissance-des-bourses-regionales-1088352.php#
Permis de conduire : un sujet majeur de la Loi Macron
Les débats sur le Permis de conduire ont démarré dans l’hémicycle dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce sujet majeur pour des millions de nos concitoyens nous impose de faire preuve de courage pour résoudre durablement les questions de délais et de coûts du Permis de conduire.
« Chacun doit prendre ses responsabilités face à ce problème très concret, qui touche toutes les familles. Les dispositions proposées dans le texte ne sont que des petits ajustements quantitatifs et contextuels »
« On a pas le droit de laisser conduire des jeunes sans permis, on a pas le droit de laisser le coût du permis flamber à cause des délais trop longs, il est du devoir de la représentation nationale de s’emparer du sujet et de faire des propositions solides, ayant un réel impact sur la vie quotidienne des Français ».
Première intervention de Jean-Christophe Fromantin dans la nuit.
Les débats sur le Permis de conduire vont se poursuivre dans l’hémicycle vendredi dès 9H30.
La video des débats est disponible « en replay »sur le site de l’Assemblée nationale :
Jean-Christophe Fromantin, invité de Politique Matin
Retrouvez le débat entre Jean-Christophe Fromantin et Marie-George Buffet dans Politique Matin.
« Fromantin, l’homme libre » : portrait de Jean-Christophe Fromantin dans le quotidien La Montagne
Bientôt de nouvelles Bourses régionales dans les grandes métropoles françaises …
Dans la nuit de vendredi 16 à samedi 17 janvier, dans le cadre des débats de la Commission spéciale sur le projet de loi « Croissance et Activités », les Députés ont adopté – avec l’avis favorable du Ministre de l’Economie – un amendement du Député UDI des Hauts-de-Seine, Jean-Christophe FROMANTIN, proposant de créer de nouvelles bourses régionales.
Le Député a souligné l’opportunité de tirer partie de l’évolution de la carte des régions, dotées d’une taille critique plus importante et d’un poids économique plus fort, pour créer des boucles locales de financement. Ces nouvelles places de cotation permettront de drainer le potentiel d’épargne disponible dans nos territoires vers l’économie régionale. Cela répondra à la fois à un besoin de plus en plus sensible de fonds propres des PME et ETI, qui n’ont quasiment pas accès aux marchés de capitaux, mais aussi au financement de nouvelles infrastructures régionales.
« Cette perspective est très positive pour le développement des entreprises et pour la croissance. Nos régions vont pouvoir jouer un rôle essentiel pour rapprocher les épargnants des entreprises de leurs territoires (…) la mobilisation de l’épargne régionale permettra de stimuler très fortement les investissements productifs créateurs d’emplois » déclare le Député des Hauts-de-Seine.
——
L’appareil productif de notre pays est constitué d’une base extraordinairement large de petites, voire de très petites entreprises, d’une part, et de quelques centaines de groupes de taille mondiale d’autre part. Entre les deux, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ne sont que quelques milliers et leur nombre diminue. Pourtant elles sont souvent compétitives et font preuve d’une saine gestion : elles privilégient l’investissement, la culture d’entreprise et la qualité des relations sociales. Sur les 2,8 millions d’emplois créés en France ces 20 dernières années, 2,3 millions l’ont été par des entreprises de moins de 250 salariés.
Les systèmes productifs territoriaux forgent la voie de l’ouverture de la France, et les difficultés que rencontrent aujourd’hui les PME/ETI dans leur développement sont autant d’obstacles à la croissance et la création d’emplois dans notre pays.
Les raisons en sont connues : outre la lourdeur et l’inflexibilité administrative auxquelles elles sont confrontées, c’est surtout le manque de fonds propres qui, tel un « plafond de verre », les empêche de croître et, contrairement à leurs concurrentes allemandes ou anglaises, leur interdit l’accès à une taille critique – garant d’un développement équilibré et pérenne.
Dans les prochaines années, les besoins en fonds propres des seules PME devraient progresser fortement. De 13 Md € par an en 2012, ces besoins [1] pourraient dépasser les 20 Md € par an à l’horizon 2020.
Or ces besoins semblent peu susceptibles d’être couverts par les acteurs traditionnels contraints par l’augmentation du coût du crédit (Bâle III) et des placements en actions (Solvabilité II). Face à des financements externes restreints, l’autofinancement devient un facteur indispensable au développement des PME/ETI.
La France dispose pourtant d’atouts nombreux et singuliers : un fort taux d’épargne (16% du revenu disponible des ménages et un patrimoine d’épargne financière de 3 950 [2] Md €), une position dominante de l’assurance-vie (1 430 Md € d’encours théoriquement à maturité longue), des acteurs professionnels – banques et assurances – puissants et solides, et du deuxième marché de capital investissement en Europe après le Royaume-Uni.
La question n’est pas le volume ou la disponibilité de l’épargne financière des ménages, mais son allocation au moyen d’un système d’irrigation efficace et adapté aux besoins des entrepreneurs et des épargnants.
Contrairement aux grandes entreprises qui disposent de plus de latitude dans leurs modalités de financement, les PME/ETI n’ont quasiment pas d’accès aux marchés des capitaux (le financement par augmentation de capital n’est utilisé que par 7% d’entre elles, et dans une proportion encore beaucoup plus faible par offre au public) et sont donc très dépendantes des crédits bancaires dont les coûts, aujourd’hui historiquement bas, sont appelés à se renchérir dans les prochaines années (nouvelles règles prudentielles et reprise de la demande).
Dans la même veine, les rythmes particuliers de croissance, de financement des PME/ETI et d’innovation – faits de discontinuités, de successions de générations et de transmissions – requièrent une base financière de fonds propres et d’autofinancement solide, stable et durable. D’ailleurs, les prochaines années de sortie de crise vont être particulièrement délicates pour les PME/ETI dont les équilibres financiers ont été fragilisés par des marchés dépressifs et qui s’apprêtent à rembourser les crédits bancaires tendus accordés jusqu’en 2008 et 2009.
Pour contourner ces obstacles, il existe un large choix de possibilités – dont la création de bourses régionales – qui permettent de consolider les fonds propres et quasi-fonds propres des émetteurs, d’améliorer la liquidité des échanges et d’allonger la maturité des financements.
Deux conditions fondamentales sont néanmoins nécessaires pour recréer une ingénierie financière dans les territoires : (i) une taille critique suffisante, idéalement de 6 à 10 millions d’habitants, offrant une typologie variée d’opportunités et (ii) la présence au niveau régional de réelles compétences financières (notamment sur le haut de bilan).
Dans cette nouvelle organisation des flux financiers, nos territoires doivent jouer un rôle de premier ordre. Epargnants et PME/ETI vivent côte à côte, partageant les mêmes territoires, infrastructures, ambitions de développement local, préoccupations de bien-être et de qualité de l’environnement. Cependant il n’existe quasiment aucune structure régionale établie qui permette aux premiers d’investir dans les seconds.
C’est le sens de l’amendement qui vient d’être voté, introduisant le projet de mettre en place des places de cotation dans les principales métropoles françaises.
Car il y a une réelle logique à ce qu’un épargnant souhaitant contribuer au développement de son territoire et de ses entreprises et qu’il dispose de moyens sérieux pour investir localement sur la base d’une meilleure relation entre l’épargne longue, l’investissement productif et la création d’emplois.
Territoires, acteurs privés et financiers doivent étroitement collaborer dans la résolution de crises ou de discontinuités majeures dans la vie des entreprises. Si les pouvoirs régionaux n’ont pas seuls les moyens de résoudre les aspects épineux des restructurations industrielles, il leur incombe en revanche d’être à l’écoute du terrain et d’avoir une connaissance anticipée des menaces auxquelles seraient exposées les entreprises locales (réductions d’effectifs majeures, délocalisations, faillites etc.). Forte de ses capacités de mobilisation, la région doit aider à trouver des solutions d’accompagnement en amont des événements ce qui éviterait les descentes ex-post de responsables nationaux aptes au prosélytisme et peu au fait des situations industrielles. Les nouvelles régions devront compenser le tropisme de l’Etat en direction des grandes entreprises et avoir une écoute attentive des PME/ETI en s’appuyant notamment sur les filières économiques.
Il est impératif de créer des boucles locales de financement où une partie de l’épargne des résidents est investie dans des projets locaux.
La proximité produit des effets multiplicateurs économiques plus rapides et plus forts. Ces circuits courts régionaux « épargne longue-investissement long » associés à des compétences d’ingénierie financière permettront une bien meilleure irrigation du système de financement en fonds propres de nos PME/ETI. Bien encadrés, les circuits courts régionaux seront plus rapides et moins coûteux que les circuits de financements traditionnels.
[1] Selon l’Association Paris Europlace 8 février 2013
[2] Selon la comptabilité nationale
GOOD MORNING BUSINESS : Jean-Christophe Fromantin invité de Stéphane Soumier
Jean-Christophe Fromantin était jeudi 15 janvier l’invité de Stéphane Soumier dans l’émission Good Morning Business. Il a répondu à ses questions sur la réforme du permis de conduire dans le cadre de la loi Macron.
Loi Macron : Jean-Christophe Fromantin (UDI) propose de relancer les bourses régionales et d’ouvrir le crédit inter-entreprises
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Loi Macron : Jean-Christophe Fromantin (UDI) propose de relancer les bourses régionales et d’ouvrir le crédit inter-entreprises
Alors que démarrent les discussions sur le Titre II – « Stimuler l’innovation et l’investissement » – le Député des Hauts-de-Seine, propose deux amendements très innovants pour accélérer le développement des entreprises.
La réouverture de bourses régionales
En reconfigurant la carte des régions et en les dotant d’une taille critique plus importante, on pourrait avantageusement relancer la création de places de cotation dans tous les territoires. Cela répondrait à un besoin de plus en plus sensible de fonds propres des PME et ETI qui n’ont quasiment pas accès aux marchés de capitaux. L’évolution d’une politique de l’offre, d’une part, et les nouvelles règles prudentielles, d’autre part, appellent d’urgence ce type de dispositif.
« Nos territoires pourraient jouer un rôle essentiel en rapprochant les épargnants des entreprises de leurs régions (…) cette mobilisation de l’épargne régionale permettrait de stimuler très fortement les investissements productifs créateurs d’emplois » rappelle le Député des Hauts-de-Seine.
Autoriser les crédits de court-terme entre les entreprises
Cette nouvelle disposition autoriserait les entreprises liées par une relation commerciale de s’accorder des prêts de trésorerie d’une durée inférieure à deux ans. Cela permettrait d’éviter de nombreuses défaillances d’entreprises dues à des difficultés de trésorerie alors même que les carnets de commande sont remplis.
« Les banques rechignent de plus en plus à accorder ce type de prêts, faiblement rémunérateurs, alors qu’ils sont nécessaires pour la santé de notre économie. Je suis convaincu que la relation de confiance client-fournisseur pourrait dans de nombreux cas résoudre ce problème » déclare Jean-Christophe Fromantin.
Le Député des Hauts-de-Seine a également déposé plusieurs amendements visant à développer davantage l’épargne salariale et à simplifier les dispositifs de promotion des exportations.
Permis de conduire : épreuve test pour la loi Macron
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Permis de conduire : épreuve test pour la loi Macron
S’il y a bien une disposition dans la loi Macron qui pourrait profiter à des centaines de milliers de français, c’est celle du permis de conduire !
Or, les mesures proposées dans le texte initial ne sont pas de nature à débloquer la situation et en particulier le problème des 1 million de places manquantes à l’épreuve pratique du permis automobile (permis B) en France.
Depuis 24 heures, de vifs débats se déroulent entre le Gouvernement, les Rapporteurs et le Député UDI Jean-Christophe Fromantin, qui a proposé deux amendements visant à externaliser l’épreuve pratique du permis B auprès d’organismes certificateurs.
Ce soir, un vote à égalité a failli faire passer la proposition du député Jean-Christophe Fromantin. Suite à ce vote, le Ministre s’est engagé à ce qu’un nouveau travail soit fait entre le député et son ministère pour aboutir à une véritable solution dans le cadre de la séance à venir dans l’hémicycle.
« J’espère que le Ministre saura faire preuve d’audace, sur une disposition du texte qui pourrait être de nature à faciliter la vie de millions de français et contribuer à améliorer la situation de l’emploi, en particulier pour les jeunes. »
La dénonciation anticipée des contrats de concessions autoroutières pourrait déstabiliser le financement de nos infrastructures
COMMUNIQUE
Suite au Rapport d’information présenté ce matin et déposé par la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire sur la « place des autoroutes dans les infrastructures de transport », le Député UDI des Hauts-de-Seine a alerté le Rapporteur sur le risque d’une dénonciation anticipée, dès la fin de cette année, des concessions autoroutières – comme il le préconise –.
L’Etat et les collectivités locales financent une très grande partie de leurs investissements avec des contrats de partenariats publics-privé, et, bien qu’on doive s’interroger sur la part croissante de ce type de financement sur la dette hors bilan de la France, il n’en demeure pas moins qu’elle constitue un mode de développement aujourd’hui incontournable.
« Le choix de la résiliation anticipée de ces contrats, plutôt que celui de la négociation, créerait une instabilité juridique qui fragiliserait toute l’économie concessive (…) Or celle-ci est essentielle pour assurer la dynamique de nos investissements » alerte le Député.
Et d’ajouter : « A l’heure où l’Etat diminue la dotation globale de fonctionnement aux collectivités, alors qu’il envisage de nombreux investissements en matière d’infrastructures de transport, nous devons faire preuve d’une extrême prudence avant d’envisager la résiliation de ces contrats (…) Ce recours aux concessions n’est que la conséquence de nos déficits récurrents et de l’évolution de notre dette publique ».
Jean-Christophe Fromantin a demandé à ce que la négociation soit privilégiée et réitère sa préférence pour qu’une politique d’équilibre budgétaire permette à l’Etat de retrouver ses propres capacités d’investissements.
Explication de vote du projet de loi de finances rectificative
Retrouvez l’intervention de Jean-Christophe Fromantin, orateur pour le groupe UDI :





