Jean-Christophe Fromantin, le député qui veut que vous le deveniez

Caroline Vigoureux revient pour L’Opinion sur l’initiaitve 577 pour la France :

Jean-Christophe Fromantin, le député qui veut que vous le deveniez

Le député-maire de Neuilly-sur-Seine a dévoilé mercredi son programme législatif. Jean-Christophe Fromantin veut investir des candidats partout en France qui ne soient pas issus du monde politique.

Lui n’est pas candidat à la présidentielle mais aux élections législatives du mois de juin. Le député des Hauts-de-Seine (ex-UDI) Jean-Christophe Fromantin ambitionne de présenter 577 candidats. Ainsi le maire de Neuilly-sur-Seine démarche-t-il partout en France des personnes de la « société civile », cette expression qu’il affectionne peu, pour être candidat. « Je leur dis toujours “pourquoi pas vous ?” mais ils ne se sentent pas légitimes », explique celui qui se revendique comme pro-libéral et pro-européen. Pour l’instant, il une centaine de personnes souhaitent se porter candidats dans 25 départements.

Mercredi matin à l’Assemblée, ce chef d’entreprise a présenté ses 12 mesures phares, socle de son programme législatif : mettre tous les Français à 1 h 30 d’une métropole connectée, supprimer Pôle emploi pour transférer ses missions à des organismes privés ou à des associations, transformer le Sénat en « Assemblée des territoires », soumettre les allocations familiales à un « contrat des droits et des devoirs », créer un statut « d’associations/de bénévoles des services publics »… Le projet est ambitieux, parfois disruptif. Mais il a peu de chances d’être appliqué.

Présenter un maximum de candidats permet aussi de financer son mouvement. Les partis politiques sont notamment financés grâce aux résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions. Pour l’instant, son mouvement « Territoires en Mouvement» est financé uniquement par les dons, sur le même modèle que la formation En marche !, d’Emmanuel Macron.

Les 12 mesures chocs de Jean-Christophe Fromantin

Sur le site du Point, Jérôme Cordelier revient sur Les 12 mesures-chocs de Jean-Christophe Fromantin

Le député et maire de Neuilly lance dans le débat des propositions innovantes et concrètes. Objectif affiché : fédérer 577 candidats aux législatives.

Non, il n’y a pas que les candidats aux primaires ! Le succès de la primaire de la droite – et le début de celle de la gauche – ne décourage pas Jean-Christophe Fromantin de proposer une offre politique alternative. Le député et maire de Neuilly continue de sillonner le pays pour fédérer les énergies autour de l’Expo universelle 2025 – le président de la République vient de déposer le dossier de candidature au nom de la France – et pour rassembler 577 candidats de la société civile dans la perspective des prochaines législatives.

Ceux-ci s’engageront sur un programme précis dont Jean-Christophe Fromantin et son équipe peaufinent les contours. « Il s’agit de repartir d’en bas, des territoires et des talents individuels, en faisant de chaque Français un acteur politique au sens étymologique, explique au Point.fr le centriste. On ne doit plus laisser perdurer cette relation malsaine clients-fournisseurs que les citoyens ont avec leurs élus. »

À rebours de nombre de candidats à la présidentielle, qui prônent du sang et des larmes, la thérapie du Dr Fromantin s’inscrit plus que jamais dans « une vision positive de la France », et prône « un plan de développement pour donner un avenir à la France plutôt qu’un plan de rigueur pour réparer les erreurs du passé », misant sur « l’audace, l’engagement et la responsabilité ».

Un programme présidentiel ? « Je n’envisage pas aujourd’hui d’être candidat, rétorque illico le député. Nous sommes plutôt dans la dynamique des législatives. Mais nous comptons bien rentrer dans le débat présidentiel, non pas à travers le système électoral, mais en étant attentif au projet pour la France. »

En attendant, Jean-Christophe Fromantin met sur la table 12 mesures-chocs. Les voici :

1. Un nouvel aménagement des territoires

En suivant la nouvelle carte de France qu’il avait proposée lors de la réforme territoriale, Jean-Christophe Fromantin souhaite mettre tous les Français à moins d’1 h 30 d’une métropole connectée au monde et à moins de 20 minutes des services de proximité auxquels ils ont légitimement droit. Seuls trois échelons persisteront : les communes, les intercommunalités aux pouvoirs renforcés, organisées autour des 450 villes moyennes, et les régions structurées autour de 8 à 10 métropoles-pivots.

2. Intéresser financièrement les Français au développement de leur pays

Comment ? En lançant un emprunt national de 70 milliards d’euros, exonéré fiscalement, pour financer un programme ambitieux de relance des investissements publics. « Nous voulons faire de chaque Français un actionnaire de son pays, pour renforcer la responsabilité de chacun », souligne Jean-Christophe Fromantin. Ce programme d’investissement aura trois destinations prioritaires : développer les mobilités dans le cadre de la nouvelle carte d’aménagement des territoires, revaloriser le patrimoine culturel de la France et accélérer et finaliser la connexion numérique de tous les territoires.

3. Réformer nos institutions

Vieille lune gaullienne que Jean-Chrsitophe Fromantin compte bien remettre au goût du jour… La première réforme institutionnelle que défend le centriste est la transformation du Sénat en « Assemblée des territoires » afin de permettre aux acteurs locaux et régionaux d’être associés aux décisions politiques nationales qui les concernent. Concrètement, siégeront au sein de cette instance les présidents des métropoles, des régions et des intercommunalités. Elle légiférera sur tous les sujets qui ont un impact direct sur la vie et le développement des territoires et des Français.

4. Mettre les jeunes Français en situation de servir leur pays

Le moyen : créer un service national autour des nouveaux enjeux de la France en termes d’innovation, de création, de sécurité et d’action sociale. Il offrira à tous les jeunes l’opportunité à la fois de bénéficier d’une plateforme d’orientation et de formation, et de contribuer aux grandes priorités nationales. Sa durée sera variable selon les missions, les projets et les formations retenus. Il s’agira davantage de donner du temps pour la France que d’être mobilisé pendant une période continue. « Chacun prendra ainsi à bras-le-corps le combat qu’il juge juste pour la France », explique Jean-Christophe Fromantin.

5. Structurer un service de l’emploi qui soit à l’intersection des attentes des chômeurs et des besoins des entreprises

Il s’agit de transférer les missions de Pôle emploi à des associations ou à des organismes privés, spécialisés par territoire ou par filière, avec des objectifs à atteindre. « Les politiques de l’emploi seront ainsi conduites au plus près des entreprises et de leurs spécificités avec la liberté pour chaque région d’adapter son dispositif à ses enjeux », détaille l’élu.

6. Engager les Français dans le développement économique de leurs régions

L’idée est de créer des places de marché régionales pour mobiliser l’épargne et l’investir dans le développement des entreprises et des infrastructures régionales. « L’épargne des Français représente une manne financière considérable qui échappe en grande partie au développement de nos PME, note le chef de file du mouvement des 577. Cette épargne disponible est un formidable atout qu’il faut remettre au service de l’investissement productif, vecteur de compétitivité et d’emploi. »

7. Ouvrir l’engagement politique aux nouveaux talents

Jean-Christophe Fromantin ambitionne de « changer le paradigme » de la politique en « transférant les responsabilités aux Français ». Dans cette optique, il s’agit de faire lever une nouvelle génération, en basculant 50 % du financement public des partis politiques vers les candidats, y compris aux élections locales et régionales, afin de faire émerger une nouvelle offre politique. Ce niveau passerait à 100 % à l’horizon 2020.

8. Intéresser les forces de police et de gendarmerie aux mesures de sécurité

Il faut pour cela créer un fonds de sécurité abondé par les compagnies d’assurance pour compléter la rémunération des policiers et des gendarmes dans les secteurs où la sécurité progresse.

9. Réformer le système des allocations sociales

Jean-Christophe Fromantin veut remplacer les différentes allocations par un bouclier social qui assure aux Français un socle de droits dès lors qu’ils sont en difficulté. La création d’un bouclier social permettra de mettre fin au maquis des systèmes d’aides sociales, d’instaurer un mécanisme équitable et lisible de redistribution et d’éliminer les effets d’aubaines. Il sera calculé à partir d’une série de paramètres liés à l’âge, à la situation familiale et au domicile.

10. Introduire un engagement réciproque dans le cadre des prestations sociales et familiales

Le centriste veut soumettre les prestations familiales à un « contrat des droits et des devoirs » entre les familles et les organismes payeurs. Cela permettra de distinguer ce qui relève des responsabilités de chacun dans l’éducation des enfants en prenant en compte les difficultés de certaines familles.

11. Mobiliser davantage les ressources bénévoles et associatives

Toujours dans l’optique d’affermir la responsabilité de chaque citoyen, Jean-Christophe Fromantin propose de créer un statut « d’associations, de bénévoles des services publics » pour déléguer davantage de missions de service public au secteur associatif.

12. Inscrire l’Europe dans une nouvelle perspective de projet

C’est l’un des enjeux-clés de notre avenir – et plus que jamais depuis l’élection de l’isolationniste Donald Trump aux États-Unis. Pour remettre en marche un projet européen en panne, l’europhile Fromantin, grand admirateur de Robert Schumann, l’un des pères de l’Europe, prône un programme européen d’infrastructures de mobilités afin de promouvoir une Europe décentralisée construite autour des régions et de leurs projets. Ce programme serait orienté dans trois directions : la circulation des Européens entre les grandes métropoles, la mutualisation des grandes infrastructures portuaires et de leurs hinterlands et le lancement d’un programme de recherche et de développement des systèmes de transport d’avenir.

577 pour la France propose 12 mesures chocs pour faire bouger la France

12-mesures-chocs

   Des valeurs socles :

577 Pour la France a mis en place un projet politique construit sur des principes de confiance et de subsidiarité en veillant à ce que chaque Français puisse être l’acteur d’un projet politique, dans toutes ses composantes, à la fois territoriale, économique et sociale.

Ce projet procède d’une vision positive de la France.

Il prône l’audace, l’engagement et la responsabilité. Il constitue un plan de développement pour donner un avenir à la France plutôt qu’un plan de rigueur pour réparer les erreurs du passé.

Des orientations stratégiques :

Cette vision de la France est structurée autour de six orientations stratégiques : l’organisation de la France, la réforme des institutions, la compétitivité des entreprises, la politique sociale, la réforme de l’éducation et l’ambition européenne.

12 mesures chocs qui s’inscrivent dans cette double matrice de valeurs et d’orientations stratégiques

1 – Lancer une vaste réforme de l’organisation et de l’aménagement des territoires pour réinvestir la France et revaloriser tous ses atouts.

Mettre tous les Français à moins d’1h30 d’une métropole connectée au monde et à moins de 20 minutes des services de proximité auxquels ils ont légitimement droit.

Seuls trois échelons persisteront : 1) les communes, 2) les intercommunalités aux pouvoirs renforcés, organisées autour des 450 villes moyennes et 3) les Régions structurées autour de 8 à 10 métropoles-pivots.

Ce nouvel acte de décentralisation s’accompagnera d’un transfert de pouvoirs réglementaires et normatifs aux territoires.

2 – Proposer aux Français d’être financièrement intéressés et impliqués dans le développement et la prospérité de leur pays.

Lancer un emprunt national de 70 milliards d’EUR, exonéré fiscalement, pour financer un programme ambitieux de relance des investissements publics.

Ce programme d’investissement aura trois destinations prioritaires : 1) développer les mobilités dans le cadre de la nouvelle carte d’aménagement des territoires, 2) revaloriser le patrimoine culturel de la France, 3) accélérer et finaliser la connexion numérique de tous territoires.

3 – Réformer nos institutions et prendre davantage en compte les besoins de nos territoires.

Transformer le Sénat en « Assemblée des Territoires » afin de permettre aux acteurs locaux et régionaux d’être associés aux décisions politiques nationales qui les concerne.

Les présidents des métropoles, des régions et des intercommunalités siègeront au sein de cette instance. Elle légiférera sur tous les sujets qui ont un impact direct sur la vie et le développement des territoires et des Français.

4 – Mettre les jeunes Français en situation de servir leur pays et de lui apporter leurs énergies et leurs compétences.

Créer un service national autour des nouveaux enjeux de la France en termes d’innovation, de création, de sécurité et d’action sociale.

Il offrira à tous nos jeunes l’opportunité à la fois de bénéficier d’une plate-forme d’orientation et de formation, et de contribuer aux grandes priorités nationales.

Sa durée sera variable selon les missions, les projets et les formations retenues. Il s’agira davantage de donner du temps pour la France que d’être mobilisé pendant une période continue.

5 – Créer un service de l’emploi qui soit à l’intersection des attentes des chômeurs et des besoins des entreprises.

Transférer les missions de Pôle emploi à des associations ou des organismes privés, spécialisés par territoire ou par filière, avec des objectifs à atteindre.

Les politiques de l’emploi seront ainsi conduites au plus près des entreprises et de leurs spécificités avec la liberté pour chaque région d’adapter son dispositif à ses enjeux.

6 – Engager les Français dans le développement économique de leurs régions.

Créer des places de marché régionales pour mobiliser l’épargne et l’investir dans le développement des entreprises et des infrastructures régionales.

L’épargne des Français représente une manne financière considérable qui échappe en grande partie au développement de nos PME. Cette épargne disponible est un formidable atout qu’il faut remettre au service de l’investissement productif vecteur de compétitivité et d’emploi.

7 – Ouvrir l’engagement politique aux talents dont la France a besoin pour se moderniser et se développer.

Basculer 50% du financement public des partis politiques vers les candidats, y compris aux élections locales et régionales, afin de faire émerger une nouvelle offre politique.

Ce niveau passerait à 100% à l’horizon 2020.

Cette mesure permettra à des nouveaux acteurs de la vie politique de bénéficier de financements publics pour accompagner leurs projets.

8 – Intéresser les forces de police et de gendarmerie à l’efficacité des mesures de sécurité prises sur le terrain.

Créer un fonds de sécurité abondé par les compagnies d’assurance pour compléter la rémunération des policiers et des gendarmes dans les secteurs où la sécurité progresse.

L’idée est de rétablir une cohérence entre la performance et la motivation de ceux qui travaillent sur l’une de nos priorités nationales. Ce fonds sera abondé à la fois par les prises réalisées auprès des délinquants et par les économies réalisées par les assureurs.

9 – Réformer le système des allocations sociales.

Remplacer les différentes allocations par un bouclier social qui assure aux Français un socle de droits dès lors qu’ils sont en difficulté.

La création d’un bouclier social permettra de mettre fin au maquis des systèmes d’aides sociales, d’instaurer un mécanisme équitable et lisible de redistribution et d’éliminer les effets d’aubaines. Il sera calculé à partir d’une série de paramètres liés à l’âge, à la situation familiale et au domicile.

10 – Introduire un engagement réciproque dans le cadre des prestations sociales et familiales

Soumettre les prestations familiales à un « contrat des droits et des devoirs » entre les familles et les organismes payeurs.

Cela permettra de distinguer ce qui relève des responsabilités de chacun dans l’éducation des enfants en prenant en compte les difficultés de certaines familles.

11 – Mobiliser davantage les ressources bénévoles et associatives.

Créer un statut « d’associations/ de bénévoles des services publics » pour déléguer davantage de missions de services publics au secteur associatif.

Cette mesure s’accompagnera de mesures spécifiques liées au statut des bénévoles concernés, en particulier en matière d’accès à la formation et de bonification de leur retraite.

12 – Inscrire l’Europe dans une nouvelle perspective de projet.

Lancer un programme européen d’infrastructures de mobilités pour promouvoir une Europe décentralisée construite autour des régions et de leurs projets.

Ce programme serait orienté dans trois directions : 1) la circulation des européens entre les grandes métropoles, 2) la mutualisation des grandes infrastructures portuaires et de leurs hinterlands, 3) le lancement d’un programme de recherche et de développement des systèmes de transport d’avenir.

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3ème Sommet de l’économie organisé par Challenges : « Ouvrir la politique à la concurrence »

Jean-Christophe Fromantin était ce matin l’invité du 3ème Sommet de l’Economie organisé par le magazine Challenges. Jean-Dominique Senard, Président de Michelin, et lui ont participé à une conférence intitulée « Ouvrir la politique à la concurrence » introduite par Frédéric Monlouis-Félicité de l’Institut de l’Entreprise et animée par Ghislaine Ottenheimer.

Retrouvez ci-dessous l’article de Challenges et le lien pour accéder à quelques vidéos de leurs échanges :

Ouvrir la politique à la société civile: un pari osé mais urgent !

Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly, et Jean-Dominique Senard, le patron de Michelin, travaillent depuis longtemps pour élargir le champ des élus à la société civile. Ils ont présenté leurs actions au 3ème Sommet de l’Economie organisé par Challenges.

Ouvrir la politique à de nouvelles têtes, à de nouvelles valeurs. Effacer la défiance de l’opinion à l’égard du monde politique en élargissant cet univers à la société civile. Au lendemain de l’annonce de la non candidature de François Hollande à la présidence de la République ; comme de la défaite cuisante de Nicolas Sarkozy à la primaire de droite – deux routards patentés de la politique – la question est plus que jamais d’actualité. En cette deuxième matinée du Sommet de l’Economie, ce sont justement deux militants de la première heure de cette ouverture, Jean-Dominique Senard, président de Michelin, et Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly depuis 2008 et entrepreneur, qui ont plaidé leur cause.

Voilà plusieurs années que le tandem travaille à impliquer davantage la société civile dans la vie collective, à ouvrir un « marché » politique totalement fermé à la concurrence. « Il est tout à fait légitime de parler de marché, pointe Frédéric Monlouis-Félicité, Délégué Général de l’Institut de l’Entreprise, qui présentait aussi ce matin une étude idoine. La politique en a toutes les caractéristiques. Il y a une offre, une demande, des barrières à l’entrée, et aussi les défaillances. » Et d’ajouter ce constat : « L’investiture repose sur les partis – et non les compétences ; certaines catégories socio-professionnelles sont sur-représentées parmi les élus au détriment de la diversité ; et il n’y a pas de limite dans le renouvellement des mandats, niant la mobilité, autre principe de base de la démocratie… la professionnalisation de la politique a fini par mettre à distance les Français. »

« Professionnaliser la politique sans en faire une profession »

Cette mise à distance menace-t-elle la France, comme elle l’a fait ces derniers mois outre-Manche, outre-Atlantique… et peut-être dans quelques jours en Italie ?

« Si on reste dans cet entre-soi, cette consanguinité, alors oui le pays est en danger » dit Jean-Christophe Fromantin.

Jean-Dominique Senard, qui a été élu local par le passé, poursuit : « Notre initiative n’est ni contre les fonctionnaires, ni contre les politiques, qui effectuent des taches très nobles, mais il est urgent de rééquilibrer la représentation nationale avec ce que la société française représente. Et insuffler des principes économiques de bases dans les débats, qui ces derniers temps ont souvent été affligeants ! »

Le maire et le capitaine de CAC 40 en sont convaincus : « Il est possible de professionnaliser la politique sans en faire une profession. » En vue des prochaines législatives, le premier a initié la liste des 577 pour la France, candidats issus de la société civile. Une centaine de personnes ont déjà répondu à l’appel : commissaires de police, présidents d’association, chefs d’entreprises, commerçants…

« Pour élargir la politique à ceux qui, comme le montrent les sondages, ont encore un crédit confiance auprès de Français, » souligne Jean-Christophe Fromantin.

Le second a pris la plume il y a deux ans, avec d’autres ténors du CAC 40, pour réclamer plus d’élus issus du monde de l’entreprise. Il y a environ un an, il a instauré chez Michelin une charte pour faciliter le passage de salariés de Bibendum vers des mandats locaux. Action pas totalement désintéressée pour ce fleuron très ancré sur le territoire…

« Il fallait donner à chacun la possibilité de se présenter en toute liberté et en toute sérénité surtout, plaide Jean-Dominique Senard. Pour rétablir l’égalité de chacun à se présenter devant le suffrage universel, nous accordons aux salariés l’équivalent du traitement dans la fonction publique. Certains salariés ont déjà manifesté leur intérêt, j’espère qu’ils seront nombreux à se lancer. Je n’ai reçu que des messages témoignant de sentiments de bonheur et de liberté. »

« Travail de rééquilibrage »

Mot d’ordre du duo : de ce type d’actions découlera forcément le changement, voire la révolution.

« Et surtout pas d’une loi, glisse Senard. Les grandes entreprises ont plus de facilités face au sujet, que les plus petites… Une loi ne serait qu’une contrainte supplémentaire pour les entreprises qui en ont déjà suffisamment ! »

Autre urgence à leurs yeux, la revalorisation de la rémunération du politique :

« Il faut arrêter la machine à bêtises en se disant que plus on est élu, moins il fait être payé ! » insiste le président de Michelin.

Alors, le tandem en est convaincu, naîtront davantage de vocations que de professions politiques. Davantage de pragmatisme, aussi, dans les débats et l’adoption de mesures qui tiennent davantage compte (et en amont) de leur impact économique. « Plus de diversité, c’est plus de réflexions économiques dans le débat. » L’occasion, au passage, de diminuer le nombre de membres de la société civile qui ont déçu, une fois propulsé au sommet de l’Etat ? L’exemple de Francis Mer est dans toutes les mémoires…

« Il faut qu’il y ait de vrais parcours, pas seulement des gens qui se retrouvent propulsés d’un coup en haut de la pyramide ; » estime Jean-Christophe Fromantin.

« C’est aussi une question de masse critique, plaide Jean-Dominique Senard. Si le travail de rééquilibrage se fait, s’il y a plus de personnes de la société civile – et pas seulement une ou deux personnes réduites au rôle d’alibi, cela changera vraiment la donne. C’est ce signal qu’il faut espérer. »

Lundi 21 novembre l’Institut de l’entreprise a publié une note intitulée «Ouvrir le marché politique». C’est le dernier volet de la publication «Réformer le réformateur», les deux autres portant respectivement sur la responsabilité des décideurs publics (Augustin de Romanet) et sur la gestion de talents de la haute fonction publique (Anne-Marie Idrac). Pour la lire www.institut-entreprise.fr / Note de JC Fromantin et JD Senard « ouvrir le marche politique »

Mon intervention sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG

Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi du Groupe Socialiste relative à l’extension du délit d’entrave à l’IVG je suis intervenu dans l’hémicycle pour affirmer mon opposition à ce texte.

Une chose est de qualifier de « délit d’entrave » des actes concrets contre la loi – c’est le sens des dispositions législatives actuelles –, en revanche il est inacceptable de qualifier de « délit d’entrave » des idées quand elles relèvent de la liberté d’expression (…) Cela est d’autant plus préoccupant quand l’objet même de cette disposition touche à la liberté de conscience, la valeur socle de notre démocratie (…) Comment peut-on accepter que la seule expression qui serait autorisée concernant l’IVG serait celle de sa promotion sans que d’autres alternatives puissent s’exprimer ? Par son approche exclusive, ce texte conteste l’idée même d’une expression qui encouragerait les femmes à garder leur enfant ; il valide le principe que l’IVG n’aurait aucun impact psychologique pour les femmes et que par conséquent toutes les voix visant à proposer d’autres solutions seraient tout simplement inutiles et interdites »

Communiqué de 577 pour la France

Nous félicitons François Fillon pour son succès sans appel lors des Primaires de la Droite et du Centre. Nous prenons acte des valeurs d’exemplarité qu’il défend, de sa volonté réformatrice et de son engagement à mobiliser des compétences issues de la société civile.

Nous regrettons que cette Primaire n’ait pas pu faire suffisamment émerger les valeurs du centre-droit. L’ambition territoriale et la décentralisation, la démocratisation et la modernisation de l’Etat, la redéfinition du lien social, la nécessité de poser un nouvel acte européen centré sur la prospérité des pays membres ont été les grands absents de ce débat.

Nous rappelons également combien nous craignons que les effets combinés des Primaires et du quinquennat ne réduisent les élections législatives prochaines à une affaire de partis politiques déconnectés et discrédités.

Le résultat de ce soir nous encourage plus que jamais à accélérer notre initiative « 577 pour la France » pour construire – avec les acteurs de la société civile, depuis les territoires – une grande mobilisation qui présentera des candidats dans toutes les circonscriptions aux prochaines élections législatives.

577 Pour la France sera cette nouvelle mobilisation de centre-droit issue des territoires, rassemblant les nouveaux talents dont la France a besoin.

LE FIGARO : interview croisée avec Jean-Dominique Senard, Président de Michelin « Aider le salarié du privé à s’engager en politique »

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ENTRETIEN – Les deux chefs d’entreprise et politiciens ont remis une note à l’Institut de l’entreprise sur l’urgence de rénover la politique. À quelques mois de la présidentielle, ils proposent des solutions concrètes pour permettre aux salariés privés de s’engager pour quelques années au service de la cité.

C’est la rencontre de deux mondes: la politique et l’entreprise. Chef d’entreprise lui-même, Jean-Christophe Fromantin s’est lancé il y a dix ans en politique. Aujourd’hui, il est maire de Neuilly-sur-Seine et député des Hauts-de-Seine. Fils de diplomate et un temps conseiller municipal à Saint-Rémy-de-Provence, Jean-Dominique Senard a effectué sa carrière dans les grands groupes industriels français: Total, Saint-Gobain, Pechiney. Depuis janvier 2005, il occupe différents postes de direction au sein du groupe Michelin qu’il préside aujourd’hui.

Les deux intervenants viennent de remettre une note à l’Institut de l’entreprise* sur l’urgence de rénover la politique et de la libérer de l’endogamie qui la sclérose. À quelques mois de la présidentielle et face à la défiance croissante des Français, ils proposent des solutions concrètes pour permettre aux salariés privés de s’engager pour quelques années au service de la cité.

LE FIGARO.- Brexit, Trump… certains pronostiquent, en France, une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle tandis qu’une récente étude Ipsos-Sopra Steria avance qu’un citoyen serait tenté par un régime autoritaire. La démocratie française est-elle menacée?

Jean-Christophe FROMANTIN. – Cette forme de résignation m’inquiète surtout dans une démocratie comme la nôtre, marquée par l’histoire et les idées politiques. Notre pays devrait au contraire participer aux idées nouvelles dans un monde qui change et qui échange de plus en plus. Quant à la montée du populisme, je crains cette surenchère dans la radicalité d’un régime politique qui résoudrait tout. Hannah Arendt appelait à construire la politique sur la diversité des talents et des compétences. Nous devons nous mobiliser. C’est notre indifférence au bien commun qui nourrit les populismes.

Jean-Dominique SENARD. – Il faut avoir en toile de fond cette évolution de la mondialisation dont on nous parle tant. Il est indiscutable que les grandes évolutions de ces vingt dernières années, avec une redistribution des richesses des classes moyennes des pays occidentalisés en faveur des pays émergents, expliquent les réactions antimondialisation. Si, en France, l’atmosphère générale n’est pas bonne, le malaise social vient essentiellement de la montée du chômage. Le manque de confiance de nos citoyens tient aussi beaucoup au déficit d’explication politique sur l’économie. On ne peut pas demander aux citoyens de comprendre toutes les contraintes qui nous entourent, mais il est un devoir de créer la confiance en éclairant, non seulement au travers des médias, mais aussi au travers du système éducatif.

Jean-Christophe FROMANTIN. – Comment, surtout, peut-on perdre espoir quand on observe la fascination des nouvelles classes moyennes des pays émergents pour les modèles occidentaux que représentent notamment la France, l’Allemagne ou les États-Unis? Ces pays émergents apprécient notre culture, notre éducation, nos technologies… Ils représenteront deux tiers de la population mondiale à l’horizon 2030-2050. Nous n’avons pas vocation à être disqualifié dans la mondialisation. Au contraire, c’est à nous de configurer notre projet politique pour qu’il s’adresse au monde, fort de ses valeurs, de sa créativité et de sa capacité d’innovation.

Votre étude pointe l’endogamie de la politique. Le principe de la primaire ne renforce-t-il pas l’importance des partis?

Jean-Christophe FROMANTIN. –En effet. Le principe de la primaire est pour moi contraire à l’esprit des institutions tel que le général de Gaulle les a construites en 1958, puis révisées en 1962 avec le suffrage universel. Il tendait à retrouver de la hauteur de vue, en appelant le président de la République à être davantage en relation avec le peuple et moins dans les mains des partis politiques. Si les candidats aux prochaines primaires, de la droite comme de la gauche, ont pour certains des qualités indéniables, tous cohabitent dans le même système politique. Il s’agit là d’un détournement de l’élection présidentielle par les professionnels de la politique qui n’est guère conciliable avec l’audace nécessaire dans cette période de renouveau. Dans une note sur les partis politiques, la philosophe Simone Weil souligne qu’il y a une forme d’incompatibilité entre ce qu’elle appelle la «lumière intérieure», c’est-à-dire le discernement, et finalement l’appartenance aux communautés d’intérêts que sont les partis politiques. Aujourd’hui, on laisse le monopole de la présidentielle aux partis alors qu’à peine 12 % des Français leur font confiance. N’y a-t-il pas un paradoxe, voire un risque pour la démocratie? C’est justement pour lutter contre cette endogamie que j’ai lancé l’initiative «577 pour la France» qui vise à présenter partout en France des candidats indépendants aux élections législatives.

Jean-Dominique SENARD. – Jean-Christophe Fromantin est mieux placé que moi pour porter un jugement politique sur le sujet et j’apprécie sa vue sur les institutions de la Ve République. L’absence d’un leadership politique évident explique sans doute ce recours à des primaires. Ce que je regrette le plus dans ce processus, c’est que la France vit dans un régime d’élections permanentes. Nous en avons encore pour huit mois jusqu’à la fin des législatives. En tant que patron industriel et responsable économique, je vous laisse imaginer ce que cela implique en matière de décisions et de priorités dans un monde qui ne cesse d’évoluer. À titre personnel, je regrette le septennat, qui permettait au chef d’État de mener à bien sa politique de façon indépendante du Parlement.

Jean-Christophe FROMANTIN. –Les primaires et le quinquennat sont, en effet, deux éléments qui se conjuguent tristement dans la mesure où les députés ne sont que la conséquence d’une dynamique présidentielle et non plus un contre-pouvoir véritablement représentatif de la France.

Les zadistes, le mouvement Nuit debout, Les blogs et les réseaux sociaux contribuent à cette démocratie participative régulièrement chantée par les politiques. Que penser de ces divers apports?

Jean-Christophe FROMANTIN. – Ces nouveaux comportements montrent l’effacement du militantisme discipliné au profit d’expressions plus spontanées. Même si ces mouvements sont marginaux, parfois de mauvaise foi, l’homme politique ne peut pas les ignorer. La distance de plus en plus grande entre le monde politique et la société civile explique probablement l’émancipation de ces mouvements. Il est indéniable que ces mouvements vont faire de plus en plus pression sur l’homme politique, au risque de le déboussoler. Celui qui aura une doctrine personnelle, un cap, une éthique et un projet s’en sortira. En revanche, celui qui fait métier de la politique, à l’écoute de ce qui le fera gagner coûte que coûte, sera perdu. Quant à l’émergence de contributeurs qui, à travers les blogs et réseaux sociaux, veulent apporter, par leurs expériences, leurs compétences, de l’épaisseur au débat politique, c’est une bonne chose. Mais s’ils refusent systématiquement de confronter librement leurs idées au suffrage universel, ils resteront dans des concepts, des réactions ou des conseils alors que la France a besoin d’acteurs qui s’engagent.

Jean-Dominique SENARD. – Qu’on l’apprécie ou non, la multiplication de blogs, d’opinions sur les réseaux montre que les citoyens s’intéressent énormément à la vie politique au sens noble du terme, c’est-à-dire à la vie de la cité. Lors de ma participation à la COP22 au Maroc, j’ai été frappé par le nombre de groupes ou d’associations qui se situent en dehors des systèmes traditionnels tels que l’ONU. Il y a là un désir de participer et d’agir, ce qui est plutôt une bonne nouvelle et qui, nécessairement, va animer la vie politique très différemment dans les années qui viennent.

Comment alors faire une politique autrement?

Jean-Christophe FROMANTIN. – Aujourd’hui, on ne considère la politique que comme un métier dans un univers fermé, au lieu de la voir comme une ouverture vers tous ceux qui, forts de leur expérience, entrepreneuriale, d’élu local ou d’acteur associatif, peuvent irriguer avec des idées neuves le débat public. D’où plusieurs propositions que nous faisons dans notre rapport, pour inciter de nouveaux venus à consacrer un temps de leur vie à la politique. Afin de rompre avec l’hyper-centralisation du système, nous préconisons par exemple que le financement public soit transféré des partis vers les candidats, y compris aux élections locales. Cela permettrait de mobiliser des ressources au service de nouvelles dynamiques politiques locales ou nationales. Nous préconisons également le non-cumul des mandats dans le temps afin de ne pas laisser se construire des carrières politiques et de stimuler le renouveau.

Jean-Dominique SENARD. – Je regrette le discrédit dont souffrent les hommes et femmes politiques qui, pour la plupart, font preuve d’un engagement considérable et donnent beaucoup de leur vie personnelle. Lorsque, tout en ayant une activité professionnelle, j’étais il y a quelques années simple élu à Saint-Rémy-de-Provence, j’ai mesuré ce qu’étaient les trains de nuit, les permanences. J’ai surtout compris à quel point les différences de statut professionnel étaient déterminantes pour pouvoir exercer cette noble tâche. La prégnance des fonctionnaires en politique s’explique par le statut exceptionnel du détachement qui garantit aux agents de l’État le maintien des avantages de la retraite dans la durée, le retour dans son corps d’origine. Prémunies contre la menace du chômage, ces mêmes personnes peuvent d’ailleurs ériger des règles et des lois sur le sujet. Un salarié du secteur privé, lui, est soumis à la fragilité de sa vie professionnelle. Pire, son action au service de la cité peut être considérée comme suspecte, au risque de décourager les plus braves. Il faut arrêter cela. C’est pour cette raison que j’ai souhaité m’associer à Jean-Christophe Fromantin, qui est le parfait exemple d’un entrepreneur qui s’est lancé en politique, afin d’apporter ma modeste contribution à ce débat. Chez Michelin, j’ai mis sur pied une charte qui garantit une neutralité absolue à tout salarié qui veut briguer un mandat politique local ou national. Les réactions, au sein du groupe, ont été franchement positives.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour un salarié de Michelin?

Jean-Dominique SENARD. – Le salarié qui souhaite se présenter à un mandat sera accompagné par les équipes du personnel qui, sous le contrôle d’un comité d’éthique du groupe et avec mon engagement de garantir la neutralité absolue des choix, sera soutenu et aidé dans son engagement. Il n’est évidemment pas question de financer sa candidature mais de lui accorder du temps libre, à mi-temps ou à temps plein, en fonction de l’importance et du lieu de son mandat. Il pourra revenir à tout moment dans l’entreprise et nous tiendrons compte dans l’évolution de sa carrière de cette expérience, évidemment positive, dans le public. Je crois énormément au cercle vertueux du partenariat public-privé. Je regrette le niveau parfois affligeant des débats économiques, à l’exemple de ceux sur la pénibilité ou plus récemment, sur la loi sur le travail, et je suis convaincu que ce nouvel équilibre aura l’avantage de le relever. Au passage, j’indique que cette forme de soutien des entreprises aux salariés souhaitant s’engager en politique ne doit pas faire l’objet d’une loi. Il n’est pas question d’ajouter aux petites entreprises une contrainte supplémentaire. De ce point de vue, le rôle des grandes entreprises, qui auront plus de facilité à appliquer ce processus, est très important.

Jean-Christophe FROMANTIN. – Je pense que ce regard porté par une grande entreprise sur la politique va participer à redonner de la noblesse à l’engagement pour la cité. On ne peut plus fonctionner dans un système qui détermine une «communauté politique» et une «société civile». Au risque que les citoyens deviennent des clients et les politiques des fournisseurs. D’où l’importance pour les citoyens de s’engager au nom de l’intérêt général. La philosophe Hannah Arendt interrogeait: «Que faites-vous de votre liberté?» Le pape François, lui-même, nous invite à nous «mêler» de politique, à aller là où l’on ne nous attend pas. Et puis, reconnaissons que la synthèse des talents, des compétences et des expériences est un formidable levier. À l’Assemblée, j’ai créé autour du projet de loi de finances (PLF) un groupe «PLF entrepreneurs» que je réunis tous les quinze jours, de juin à décembre, pour arriver dans le débat parlementaire avec des prises de position, des amendements, qui sont le reflet de la vraie vie.

La candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle est-elle le reflet de ce renouveau politique?

Jean-Christophe FROMANTIN. – Emmanuel Macron ne vient pas de l’entreprise. C’est un énarque devenu banquier, et arrivé en politique en passant par le ministère de l’Économie. Cela dit, lors du débat sur la loi croissance et activité, j’ai apprécié sa méthode, son ouverture intellectuelle, sans dogmatisme. Cette forme de modernité a suscité – à droite et à gauche – des critiques de la part de ceux qui vivent du système politique alors qu’elle correspond à ce que doit être le débat public.

Jean-Dominique SENARD.- Quoi qu’on pense de la personne ou de son programme, convenons qu’Emmanuel Macron a le mérite d’apporter de la fluidité dans le monde politique et d’être le représentant de la génération du numérique.

Jean-Dominique Senard, que répondez-vous à ceux qui estiment que les grandes entreprises, très implantées à l’étranger, ont déserté le débat sur l’organisation de la cité?

Jean-Dominique SENARD. – Cette critique est une forme de dénigrement caricatural qui participe à ce rejet de la mondialisation. Michelin réalise 90 % de son chiffre d’affaires à l’étranger dont 35 % en Amérique du Nord. Ce n’est pas pour cela que le groupe n’est pas français. Au contraire. Le plus bel exemple est la récente inauguration aux côtés du premier ministre à Clermont-Ferrand, berceau de Michelin, d’un des plus grands centres de technologie en Europe. C’est l’illustration parfaite du pari de la France que je fais.

Lundi 21 novembre l’Institut de l’entreprise publiera la note «Ouvrir le marché politique». C’est le dernier volet de la publication «Réformer le réformateur», les deux autres portant respectivement sur la responsabilité des décideurs publics (Augustin de Romanet) et sur la gestion de talents de la haute fonction publique (Anne-Marie Idrac). www.institut-entreprise.fr / Note de JC Fromantin et JD Senard « ouvrir le marche politique »

Lire l’interview sur le site du Figaro

Non à l’extension de cinq à huit ans du dispositif fiscal en faveur des impatriés

Plutôt que de débattre pour améliorer notre attractivité en passant de 5 à 8 ans les exonérations fiscales pour ceux qui viennent travailler en France nous devrions travailler à la stabilité fiscale, à la simplification du travail, à la qualité des infrastructures, à plus d’ambition pour notre système d’éducation et de formation etc.

C’est dans tous ces domaines que nous devons progresser. 

Améliorer l’attractivité de la France par l’extension d’une niche fiscale est un peu court mais tellement facile pour faire oublier les vrais défis !!!  

Et ne rien proposer pour enrayer l’envie d’expatriation de 65% des jeunes diplômés Français qui pensent qu’ils n’ont pas d’avenir en France, c’est manquer d’ambitions pour nos jeunes talents et se résoudre à accepter le vieillissement de notre économie … Désolant ! 

Question écrite au Premier Ministre sur des propos rapportés dans le livre « Nos très chers émirs »

 

Député non inscrit depuis fin 2015, Jean-Christophe Fromantin n’a qu’un accès très limité aux Questions au Gouvernement (0.2 question par an contre une moyenne de 1.7 question par an pour un Député faisant partie d’un groupe Députés non inscrits : lettre au Président Claude Bartolone pour plus d’équité dans le temps de parole).

C’est donc une question écrite qu’il pose au Premier ministre :

Monsieur Fromantin interroge le Premier ministre sur les relations d’un membre de son gouvernement avec les services diplomatiques du Qatar à Paris.

Dans un livre paru récemment « Nos très chers émirs » de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, il est fait mention dès les premières pages de relations directes d’un ministre avec les services diplomatiques du Qatar à Paris.

Jean-Christophe Fromantin rappelle les propos cités comme étant ceux du ministre en question à l’adresse des diplomates du Qatar : « En tant que ministre en charge des relations avec le Parlement, je tiens tous les députés et sénateurs de mon camp, via les questions au Gouvernement. Je peux bloquer des questions hostiles au Qatar ou, au contraire, les alimenter. Mais je ne le fais pas gratuitement ».

Ces propos, s’ils sont avérés, sont non seulement moralement très choquants mais également d’une extrême gravité. Et ce, à  un double titre : ils piétinent le principe d’équilibre de nos institutions qui repose notamment sur une relation respectueuse entre le Parlement et le Gouvernement ; ils mettent à mal l’image de la France dans un contexte géopolitique extrêmement sensible dont le Qatar est un acteur incontournable.

Jean-Christophe Fromantin rappelle que le Premier ministre est le garant de la relation de confiance entre le Parlement et le Gouvernement. A ce titre, il demande au Premier ministre s’il est en mesure de démentir officiellement cette information  et de rassurer la représentation nationale sur l’éthique du ministre qui a la responsabilité des relations avec les parlementaires.  Le cas échéant, il demande au Premier ministre quels leviers judiciaires sont envisagés pour contester ces propos ?

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Certains Députés chercheraient-ils à réveiller les Pigeons ?

A voir le flou qui règne autour de la question des actions gratuites et plus généralement les incertitudes autour de la fiscalité des entreprises, on peut raisonnablement se demander si certains Députés ne chercheraient pas tout simplement à réveiller le mouvement des Pigeons… ?

Comment comprendre une telle frénésie génératrice  d’instabilité ?

Jean-Christophe Fromantin est favorable au maintien de l’avantage fiscal accordé aux attributions d’actions gratuites dans le cadre de la loi croissance et activité dite « Macron », avantage qui a été accordé il y à peine plus d’un an et sur lequel de très nombreuses entreprises de toutes tailles ont commencé à déployer des plans d’association de leurs collaborateurs à leur capital !

Néanmoins, si l’amendement du parlementaire PS Romain Colas voté en commission est à nouveau voté en séance, Jean-Christophe Fromantin proposera deux dispositions pour ne pas pénaliser les PME et les sociétés en forte croissance tout en permettant d’éviter les situations abusives dans lesquelles des dirigeants de très grandes entreprises bénéficient de cet avantage fiscal sur des sommes considérables.

Le Député des Hauts-de-Seine proposera ainsi deux amendements visant à limiter l’avantage fiscal accordé aux attributions d’actions gratuites en :

  • plafonnant la disposition dite « Macron » à 4 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, soit environ 155 000€. Le gain d’acquisition des actions gratuites serait donc fiscalisé dans la catégorie des salaires, et non des plus-values mobilières au-delà d’un montant égal à 4 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale.
  • associant la disposition dite « Macron », au-delà de 4 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, à l’achat personnel d’actions à hauteur de 50% des actions distribuées. Au-delà de ce plafond, le régime de faveur ne serait donc accordé que sous réserve d’un co-investissement avec une prise de risque réelle des bénéficiaires.

Bourses régionales : une indifférence qui en dit long …

 

Hier, je présentais en Commission des Finances un amendement pour faciliter la création de plates-formes financières dans les régions. Une idée simple et pleine de bon sens qui vise à relancer des Bourses régionales pour proposer à nos concitoyens de placer leur épargne dans l’économie de proximité.

 

D’un côté les Français ont une épargne forte (le taux d’épargne est d’environ 15%) et de l’autre les PME ont besoin de renforcer leurs financements pour se développer et innover (seules 7% d’entre elles ont accès aux marchés de capitaux).

 

Ce terrain de rencontre était d’autant plus intéressant que les Français investissent quand ils sont en confiance et que c’est justement dans l’économie de proximité que cette confiance existe. Cette proposition avait fait l’objet d’un rapport du ministère de l’Economie et des Finances suite à un vote positif dans le cadre de la loi Macron.

 

« Les Français investissent quand ils sont en confiance et que c’est justement dans l’économie de proximité que cette confiance existe »

 

Or hier soir, en Commission des Finances, cette proposition n’a généré aucune réaction, ni positive, ni négative, mais une indifférence totale. Un grand moment de solitude …

 

Alors que tous les politiques ne jurent que par le développement des PME, alors que nous venons de muscler les compétences économiques des Régions en leur attribuant une part de fiscalité dynamique, alors que les risques de la désindustrialisation devraient nous inciter à mobiliser davantage de moyens dans le financement de l’économie régionale, alors que les Français croient dans leurs entreprises et sont prêts à les accompagner, alors que les PME sont le principal levier en matière d’emploi, cette proposition n’a provoqué aucune réaction.

 

Cette absence de débat m’interroge. Soit elle trahit une méconnaissance de la réalité des besoins de développement de nos entreprises, soit elle traduit une absence d’ambition pour nos territoires ?

 

Je continuerai à la défendre lors de la prochaine séance dans l’hémicycle car je suis persuadé que ce type d’initiative – construite sur la confiance, au plus près de la vie des Français – fait partie de ces idées modernes qui donneront un sens à la finance, une chance à nos territoires et un avenir à nos entreprises.

 

« Une idée moderne qui donne un sens à la finance, une chance à nos territoires et un avenir à nos entreprises »

Interview politique sur itélé

Jean-Christophe Fromantin, député des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly-sur-Seine était l’invité d’Olivier Galzi lundi 10 octobre. Le président d’Expo France 2025 est revenu sur la nécessité de renouveler le débat politique et le non cumul des mandats dans le temps, qui doivent plutôt être « associés à des projets ». Selon lui, « l’objectif est d’apporter quelque chose de neuf dans la vie politique, que chacun apporte son expérience du terrain ».

 


L'invité politique d'Olivier Galzi du 10/10/2016 par ITELE

Imprudent, mal ficelé, clientéliste…les qualificatifs inquiétants sur la pertinence du budget 2017

Les qualificatifs employés par le président de la Banque centrale au sujet des budgets européens, comme ceux qui ressortent de l’avis du Haut Conseil aux finances publiques sur le budget de la France, doivent nous alerter sur la sincérité et l’équilibre du budget qui nous est présenté ce matin.

Ces critiques sont corroborées par trois chiffres clés :

  •  1,5% de croissance…budget imprudent ! Cette hypothèse s’avère optimiste, voire très imprudente, car le contexte international [augmentation de la facture énergétique, panne européenne ou tensions géopolitiques], les aléas de l’économie française [contre-performance touristique, difficultés de nos exportations ou problèmes récurrents de nombreux secteurs industriels ou agricoles], ne permettent pas d’envisager sérieusement cette trajectoire de croissance.

 « Le contexte économique n’autorise pas cet excès d’optimisme, et quand bien même le Gouvernement y croirait, il sera plus raisonnable de sous-évaluer les recettes et de surévaluer les dépenses plutôt que de faire l’inverse » rappelle le Député, membre de la Commission des Finances.

 

  •  2,7% de déficit…budget mal ficelé ! Dès lors que les recettes sont optimistes et les dépenses sont minorées, il est possible de faire ce type d’annonce. Mais trop d’incertitudes pèsent sur l’évolution des dépenses publiques pour prétendre s’inscrire dans une maîtrise de notre déficit nominal. Les comptes de l’assurance chômage et de l’assurance maladie, les difficultés pour l’Etat à maîtriser son budget dans un contexte instable, mais aussi le risque qui pèse sur les taux d’intérêts appellent de véritables arbitrages budgétaires. C’est ce que vient de rappeler le Président de la Banque Centrale Européenne, à l’adresse des pays aux économies tendues, en leur demandant de « mieux ficeler » les budgets [mieux arbitrer leurs dépenses] pour respecter les trajectoires de stabilité tout en libérant la croissance…

 « La France prend un double risque – de crédibilité et financier – en s’exposant aux sanctions européennes et en affichant un budget très discutable dans ses grands équilibres » regrette Jean-Christophe Fromantin.

 

  •  7 milliards de baisse d’impôts…clientéliste ! C’est un point de passage obligé dans une année électorale. On fait les petits cadeaux de dernières minutes aux ménages et aux entreprises pour tenter de sortir par le haut. Les ménages bénéficieront de 2 milliards de baisse d’impôts réparties entre un effort sur l’impôt sur le revenu et l’emploi à domicile. Les entreprises bénéficieront du solde du dispositif inscrit dans le pacte de responsabilité, soit environ 5 milliards. Avec à la clé une amorce timide de baisse de l’IS puisqu’il faudra attendre … 2020 pour se rapprocher des niveaux européens.

« Ces petits cadeaux de fin de mandat sont le reflet d’une fin de cycle politique et économique (…) les décisions sont erratiques, elles traduisent cruellement l’absence de vision, de perspectives et d’ambition » souligne le Député des Hauts-de-Seine.

Interventions en Commission des finances

Ce matin je suis intervenu en Commission des finances à l’occasion de l’audition de Philippe RICHERT, Président de l’Association des Régions de France, afin de l’interroger sur le financement de l’aménagement du territoire et de l’économie des régions

Puis, je suis intervenu lors du débat sur la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à l’occasion de l’audition du MEDEF et de la CGPME

REPLAY #LaMatinaleInfo de i télé interview de JC Fromantin sur EXPOFRANCE 2025

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de la matinale d’iTELE jeudi 15 septembre. Le Maire de Neuilly sur Seine et Président d’EXPOFRANCE 2025 est longuement revenu sur la nécessité pour la France d’accueillir l’exposition universelle de 2025 et comment cette dernière serait bénéfique pour notre pays, qui a besoin de se rassembler, de se réconcilier avec le monde et de construire son avenir.


Jean-Christophe Fromantin, président d… par ITELE

Débat dans l’émission « 19h Ruth Elkrief  » sur BFM TV

Jean-Luc Barré, écrivain, historien, proche de Jérôme Cahuzac et auteur de « Dissimulations » (Ed. Fayard), Patrick Maisonneuve, avocat de Bygmalion, auteur de « Justice et Politique : le couple infernal » (Ed. Plon), Bernard Sananès, président de l’institut Elabe, et Jean-Christophe Fromantin, député-maire DVD de Neuilly, auteur de « 2017, Et si c’était vous ? » (Ed. Michel Lafon), étaient les invités de Ruth Elkrief. Ils sont revenus sur les démêlés judiciaires qui enflamment ces derniers jours la sphère politique. Alors que le procès de Jérôme Cahuzac s’est ouvert lundi au tribunal correctionnel de Paris, le parquet financier a demandé le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire Bygmalion. À quelques semaines des élections, ces affaires vont-elles influencer le vote des Français ?

La candidature EXPOFRANCE 2025 se précise

Un rapprochement est en cours entre EXPOFRANCE 2025 et l’Etat associant les collectivités de Paris, du Grand Paris et de l’Ile-de-France.

Au cours de l’été Jean-Christophe FROMANTIN, Président d’EXPOFRANCE 2025 et Pascal LAMY, Délégué interministériel à la candidature de la France, ont validé un projet d’organisation de la gouvernance pour la candidature à l’Exposition universelle de 2025.

La nouvelle organisation sera présentée au Premier ministre, Manuel VALLS lors d’une réunion prochaine à Matignon en présence de toutes les parties prenantes.

Une structure réunissant EXPOFRANCE 2025, l’Etat, mais également la ville de Paris, la Région Ile-de-France et la Métropole du Grand Paris, au sein d’un Groupement d’Intérêt public (GIP), devrait être créée dès la rentrée pour porter la candidature officielle.

Compte-tenu du processus inter-gouvernemental qui régit l’organisation des Expositions Universelles, l’Etat assumera la Présidence du GIP avec 30% des droits de vote ; EXPOFRANCE 2025 détiendra 40% des droits de vote et assurera la 1ère Vice-présidence de cette nouvelle structure. La ville de Paris, la Métropole du Grand Paris et la Région Ile-de-France détiendront chacune 10% des droits de vote et une Vice-présidence.

« Je me réjouis de cette perspective de rassemblement des partenaires et de l’engagement de l’Etat dans cette nouvelle structure » précise Jean-Christophe FROMANTIN, Président d’EXPOFRANCE 2025.

Et d’ajouter : « EXPOFRANCE 2025 lancera dans les prochaines semaines sa transformation en Fondation afin de fédérer les acteurs à l’origine de ce projet et de les associer à l’organisation et à la promotion de la candidature de la France. »

72 ème anniversaire de la libération

 

Hier soir à l’Hôtel de Ville, nous célébrions le 72ème anniversaire de la libération de Neuilly en présence du Préfet des Hauts-de-Seine Yann Jounot, du Maire Jean-Christophe Fromantin et de sa première adjointe et conseillère départementale Alexandra Fourcade.

 

 

L’IS à 28% n’aura aucun effet, ni sur la compétitivité, ni sur l’attractivité

L’impôt sur les sociétés à 28% n’aura aucun effet, ni sur la compétitivité, ni sur l’attractivité.

Le vrai sujet ce ne sont ni les « gestes », ni les « chocs », c’est la stabilité fiscale et le courage politique sur les dépenses publiques.

La création d’un nouveau taux d’impôt sur les sociétés à 28% n’aura pas d’impact, ni sur la compétitivité des entreprises, ni sur l’attractivité économique de la France.

« Avec la création d’un nouveau taux intermédiaire qui reste supérieur à la moyenne européenne le Gouvernement fait un tout petit geste dans la bonne direction mais qui reste très insuffisant au regard du handicap fiscal dont souffrent depuis des années les entreprises françaises (…) Nous gardons un train de retard qui pèse de plus en plus lourd sur notre économie et sur l’emploi » déclare Jean-Christophe Fromantin, Député des Hauts-de-Seine et l’un des rares entrepreneurs à siéger à l’Assemblée nationale.

Depuis des années la France est à la peine sur ses deux leviers économiques : la compétitivité et l’attractivité.

– Dans un contexte de concurrence globale la compétitivité de notre économie se mesure à l’aune de l’évolution des parts de marché. Or les derniers chiffres, en particulier ceux de notre balance commerciale (- 24 milliards d’euros au 1er semestre 2016), montrent à quel point nous avons du mal à participer à la compétition internationale.

« Si nous voulons avoir un effet significatif sur notre compétitivité nous ne pouvons pas nous contenter d’un geste sur l’IS (…) Nous devons agir simultanément sur les trois facteurs pénalisants qui minent notre économie : des charges fiscales et sociales trop élevées ; une innovation insuffisante (16ème rang mondial) ; un coût trop élevé des biens intermédiaires. »

– Cette annonce n’aura pas d’avantage d’impact sur l’attractivité économique de la France. Nous sommes passés en 30 ans de la 1ère à la 4ème place européenne en termes d’accueil des centres de décision. « Nous cumulons là aussi un fort handicap fiscal avec une image désastreuse en terme de rigidité du travail (…) Tous les pays d’Europe avancent sur l’optimisation du taux d’IS. Il est illusoire de penser que ce geste aura un quelconque effet sur notre attractivité » regrette le Député.

Une vraie réforme de l’IS consisterait à baisser le taux entre 20 et 25% et à le compenser en élargissant l’assiette par la suppression des nombreuses niches fiscales et en réduisant les aides aux entreprises souvent ponctuelles et inutiles.

« Arrêter de faire de la fiscalité des entreprises une variable d’ajustement du budget de l’Etat »

« Plus généralement c’est la stabilité fiscale que demandent les entreprises. C’est la raison pour laquelle le vrai sujet n’est pas tant de faire des « gestes » ou de proposer des « chocs » mais de travailler durablement à une baisse des dépenses publiques pour arrêter de faire de la fiscalité des entreprises une variable d’ajustement du budget de l’Etat… » conclut Jean-Christophe Fromantin qui proposera un plan de redynamisation dans le cadre de son initiative 577 pour la France.

Good Morning Business : interview dans la matinale de Stéphane Soumier

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de la matinale de Stéphane Soumier sur BFM Business.

Pour une approche plus réaliste des objectifs de logements sociaux  Jean-Christophe Fromantin propose la création d’un indice de faisabilité


Dans le cadre du texte « Egalité et Citoyenneté » débattu à l’Assemblée nationale cette semaine, Jean-Christophe Fromantin défendra plusieurs amendements relatifs au logement social : « Pour faciliter et optimiser la construction de logements sociaux, il est capital que les réalités territoriales soient mieux prises en compte » déclare le Député des Hauts-de-Seine.Parmi ces amendements, le Député propose la création d’un « Indice de potentiel foncier » qui permettra d’évaluer le taux de réalisation de logements sociaux en fonction de la réalité foncière et immobilière d’une commune. Cet indice de faisabilité sera défini en fonction d’une série de marqueurs dont le foncier disponible, les actifs mis à disposition par l’Etat, le taux de renouvellement du bâti, les opportunités de préemption d’immeubles, la valeur moyenne du foncier et la densité de logements.
Le niveau d’effort pourra alors être apprécié sur les flux de réalisation.

« Il n’est pas normal que toutes les communes soient soumises aux mêmes objectifs de réalisation alors que leur configuration et leur densité ne sont pas les mêmes et que l’Etat n’est pas en mesure de mobiliser les mêmes ressources d’une ville à l’autre (…) La création de cet indice permettra d’avoir une évaluation objective de la politique menée » rappelle Jean-Christophe Fromantin.

JC Fromantin invité du Club de la Presse d’Europe 1

Jean-Christophe Fromantin était hier l’invité du Club de la Presse animé par Nicolas Poincaré sur Europe 1. Il a répondu aux questions d’Olivier Duhamel, Serge July et Robert Namias. L’occasion de présenter son initiative #577PourLaFrance.

A partir de 17’50 :

Fromantin lance des candidats à l’assaut de l’Assemblée nationale

Fromantin lance des candidats à l’assaut de l’Assemblée nationale

Par Céline Revel-Dumas

LE SCAN POLITIQUE – Face à «la faillite du système politique», le député-maire de Neuilly-sur-Seine ambitionne de réunir des talents nouveaux pour les législatives.

«Renverser la table» à 577. C’est le projet de Jean-Christophe Fromantin pour donner un nouveau souffle à la France. Le «mouvement de renouveau» en vue des élections législatives 2017 ambitionne de réunir des «talents complémentaires et diversifiés au service de la France» dans chacune des 577 circonscriptions de France.

En février dernier, le député-maire de Neuilly-sur-Seine part d’un constat: celui «de la faillite d’un système politique qui à force de parler ne dit plus rien». Pour faire revivre la parole politique, le parlementaire de centre droit veut donc «faire pénétrer à l’Assemblée nationale des créativités nouvelles, avec des points de vue originaux». Des personnalités «qui vont bien psychiquement», ironise l’écrivain Alexandre Jardin, auteur d’une tribune publiée dans L’Express qui exhorte Jean-Christophe Fromantin, Emmanuel Macron ou encore Jean-Louis Borloo à «une véritable révolte citoyenne». «Il y a quelque chose d’incroyablement joyeux qui a lieu en ce moment», ajoute l’écrivain, enthousiaste face à l’énergie de quelques-uns des candidats des «577 pour la France» réunis mardi autour de Jean-Christophe Fromantin à l’Assemblée nationale.

«Nous citoyens, nous pouvons changer les choses», avance Xavier Denamur, chef d’entreprise depuis 26 ans. «C’est la première fois que je m’engage, témoigne Katia Paulin, 34 ans et candidate dans la 18ème circonscription de Paris, c’est un projet positif dans un climat anxiogène». D’autres regrettent une classe politique sclérosée: «En France, tout le monde est en mouvement, seul le corps politique n’évolue plus», explique François-Xavier Decré, architecte de 45 ans et candidat dans les Hauts-de-Seine.

«Casse toi de chez les morts!»

Pour relancer la France, le projet de Jean-Christophe Fromantin, qui a rompu il y a quelques mois avec l’UDI, s’articule autour de quatre grands thèmes: l’organisation de la France et de ses territoires, la «réussite» des entreprises, la «performance sociale» et la formation des jeunes. De grandes lignes à tracer autour de trois mots: «Confiance, audace et élan», martèle l’édile francilien qui veut dessiner un «réseau de porte-parole sur le territoire». Un réseau dans lequel chacun apporte au collectif ses compétences: «Il y a un enrichissement mutuel. Chacun dans son domaine d’expertise apporte aux autres», insiste Ghislain Lafont, 63 ans et ancien président du conseil de surveillance de Bayard Presse.

Les bonnes intentions sont là, l’énergie aussi. Reste à réunir les 577 candidats nécessaires à l’aboutissement du projet – ils ne sont actuellement que 40 -, et les financements nécessaires: «Les Français adhèrent», avance Jean-Christophe Fromantin, optimiste. «Nous avons ouvert des bureaux à Paris et investi dans une plateforme numérique», se réjouit-il en évoquant 577.fr, le site internet du mouvement sur lequel apparaît le profil de chaque candidat. Pour être recruté, un «talent» local doit recruter localement les parrainages de 100 électeurs de sa circonscription et réunir 4.000 euros pour financer sa campagne. «Il faut une alliance des citoyens en marche», lance avec verve Alexandre Jardin. «En marche». Un élément de langage étrangement proche du mouvement d’Emmanuel Macron. Je lui ai envoyé un signal», avoue Jean-Christophe Fromantin. «J’invite M. Macron à nous rejoindre», avance cordialement le député. En colère contre l’immobilisme de la classe politique, Alexandre Jardin s’est montré, lui, plus lapidaire: «Casse-toi de chez les morts!», a-t-il recommandé au ministre de l’Économie.