Invité de Bruce Toussaint dans la matinale de France Info

Jean-Christophe Fromantin était l’invité de France Info ce matin :

Exposition universelle 2025 à Paris : « On sent qu’il y a une espèce de moment pour la France »

Paris présente mercredi son projet pour l’exposition universelle de 2025, un an avant la désignation du pays hôte. Jean-Christophe Fromantin, du comité ExpoFrance 2025, est « convaincu » de l’emporter.

Un an tout juste avant le vote pour désigner le pays hôte de l’Exposition universelle de 2025, la France, la Russie, le Japon et l’Azerbaïdjan présentent leur projet au Bureau international des expositions, mercredi 15 novembre, à Paris. Sur franceinfo, Jean-Christophe Fromantin, président du comité ExpoFrance 2025, se dit « convaincu » de l’emporter.

franceinfo : La France a déjà remporté les Jeux olympiques de 2024. Peut-elle aussi organiser l’Exposition universelle, un an après ?

Jean-Christophe Fromantin : Ce sera l’un et l’autre. On en est convaincu. On sent dans nos contacts pris ces derniers temps à l’international et dans nos voyages de prospection qu’il y a une espèce de moment pour la France, lié en partie à l’image positive du président de la République à travers le monde. C’est comme si la France revenait sur la scène internationale, au travers bien entendu des grands enjeux géopolitiques, mais aussi de ces rendez-vous qu’elle est en mesure de donner au monde. Les Expos doivent marquer l’ère digitale, l’ère numérique, l’ère des innovations. C’est à la fois un immense laboratoire d’innovations, mais c’est aussi un énorme moment de rencontre du monde entier.

À quoi ressemblera cette Exposition universelle, si elle est attribuée à la France ?

Le projet est prévu de mai à octobre 2025 avec 50 millions de visiteurs, 120 hectares de village où le monde se rencontre et expérimente l’avenir. Il se déroulerait sur le plateau de Saclay (Essonne), au milieu du campus de Paris-Saclay, à quelques encablures de Paris, pas loin du Château de Versailles. C’est aussi un lieu très marqué par la jeunesse et très marqué par notre thème, qui est « La connaissance à partager, la planète à protéger ». On prévoit de construire un grand globe qui sera le pavillon des Nations. Cela représente à peu près un milliard [d’euros] d’investissement. Ensuite, on aménage un village sur une centaine d’hectares, où tous les pays ont leur lieu, leur espace, leur moment pour s’exprimer. Ensuite, il faut sécuriser. Il faut en faire la promotion à travers le monde, pendant plusieurs années.

Que prévoyez-vous, en termes de budget ?

On a construit l’Expo universelle sur le modèle des Expos du XIXe siècle, c’est-à-dire sans argent public. Nous avons fait du projet 2025 une entreprise autofinancée. L’acteur public est présent au travers des grandes infrastructures de transport, notamment du Grand Paris Express dont on a besoin pour brancher l’Expo sur le réseau de transports. Dès le départ, je me suis engagé à ce que le budget, qui est d’à peu près 3,5 milliards [d’euros], soit autofinancé. C’est-à-dire de gérer l’Expo comme une entreprise, comme le faisaient nos ancêtres au XIXe. La Tour Eiffel a été construite par les ingénieurs et les entreprises avec les souscriptions des Français. C’est une énorme, une immense entreprise, mais les Expos du XIXe ont laissé les traces que l’on connaît : le Grand Palais, la Tour Eiffel, la ligne 1 du métro. Une Expo universelle, c’est un héritage. Nous travaillons beaucoup à ce que la France ait la capacité de générer cet héritage qui marquera, on l’espère, le XXIe siècle.

Exposition universelle 2025 à Paris : « On sent qu’il y a une espèce de moment pour la France »

Video #JeVeux2025

Ci-dessous la vidéo adressée au Bureau International des Expositions par tous les partenaires du comité EXPOFRANCE 2025 et tous ceux qui soutiennent la candidature de la France à l’organisation de l’Exposition Universelle de 2025, réalisée avec et par nos jeunes ambassadeurs venus du monde entier !

 

Du 12 au 17 novembre, le comité EXPOFRANCE 2025 accueille 100 jeunes issus de 70 pays pour soutenir la candidature de la France à l’Exposition universelle 2025 

 À un an du vote pour l’Exposition universelle de 2025 et à la veille du grand oral de la France lors de l’Assemblée générale du BIE le 15 novembre prochain, le comité EXPOFRANCE 2025 rassemble, à Paris, 100 jeunes ambassadeurs venus de 70 pays, afin de découvrir la candidature de la France. Les jeunes ambassadeurs seront ainsi formés afin de promouvoir et soutenir le projet français dans leur pays tout au long de l’année.

L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 2025 : « UNE NOUVELLE DIPLOMATIE » PAR ET POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES

La candidature de la France à l’Exposition universelle est celle de la jeunesse. Dès 2013, plus de 1 000 étudiants issus de tous les continents ont imaginé l’Exposition universelle du XXIème siècle avec l’hospitalité comme valeur, le partage comme moteur et la planète comme enjeu.

Ces valeurs sont portées par le thème de la France : La connaissance à partager, la planète à protéger. Aujourd’hui, 100 jeunes âgés de 20 à 25 ans issus de 70 pays prennent le relai, et viennent cette semaine à Paris pour devenir officiellement les jeunes ambassadeurs de la candidature française.

Ces jeunes se sont engagés, à la suite d’un jeu concours au printemps dernier, à porter jusqu’en novembre 2018 avec la diplomatie française, les entreprises partenaires, les universités et tous les partenaires, cette grande ambition pour 2025 aux 4 coins du monde.

Durant cette campagne, les jeunes ambassadeurs incarneront les valeurs portées par la France et remettront aux autorités de leurs pays une lettre de demande de soutien à la candidature française à l’Exposition universelle de 2025.

« La jeunesse issue des quatre coins du monde s’est mobilisée aux côtés de la France pour faire de notre projet pour l’Exposition universelle une source de progrès, de partage et un événement incarnant les valeurs des générations futures. En rassemblant ces 100 jeunes à Paris, nous souhaitons donner le coup d’envoi d’une candidature renouvelée dans les méthodes et les ambitions. Parce que l’Exposition universelle doit laisser un héritage à la mesure des défis de leur génération, nous ne pouvions l’imaginer sans eux », déclare Jean-Christophe Fromantin, Président du Comité EXPOFRANCE 2025.

« La France représente pour nous un pays moteur d’innovation, un pays de savoir et de partage, un pays aux valeurs humanistes qui ont façonné le monde. Aujourd’hui, la candidature française à l’Exposition universelle incarne une formidable opportunité pour la jeunesse internationale de relever les enjeux de notre génération. Nous sommes fiers d’en être les ambassadeurs et notre premier défi sera d’obtenir les soutiens de nos pays respectifs pour que la France puisse écrire une nouvelle page dans l’histoire des Expositions universelles », ajoute, Alba Constantini, jeune ambassadrice d’Italie.

UNE SEMAINE À PARIS AU CŒUR DU PROJET DE LA FRANCE

La centaine de jeunes ambassadeurs présents à Paris du 12 au 17 novembre aura l’occasion de découvrir la candidature de la France dans les moindres détails. A l’occasion de leur venue, les ambassadeurs rencontreront les partenaires privés et publics du comité EXPOFRANCE 2025, visiteront le site de Paris-Saclay et ses campus de renom et enfin rédigeront ensemble la lettre de demande de soutien pour la candidature française à l’Exposition universelle.

 

Jean-Pascal Tranié, nouveau Président de l’association Neuilly Tech

Créée à l’initiative de Jean-Christophe Fromantin en 2010, Neuilly Tech est une pépinière d’entreprises animée par une association 1901 dont l’objectif est de faire de la ville de Neuilly un berceau d’innovation dynamique et permettre la rencontre entre des acteurs du territoire qui ont tout intérêt à évoluer ensemble : la commune, les grandes entreprises et les start-up.

Un nouveau bureau de l’association vient d’être élu avec à sa tête Jean-Pascal Tranié et 4 nouvelles entreprises sont désormais adhérentes : Grant Thornton, Nextdoor, PWC et TNP Consultants, rejoignant Altran, Chanel, Clarins, CMS Bureau Francis Lefebvre, Deloitte, Engie, Fidal, Gecina, Gras Savoye, Groupe Servier, JCDecaux, Kurt Salmon Wavestone, M6 Groupe, Michael Page, SACEM, Spie Batignolles, Square, UGC et Warner Bros.

Neuilléen, polytechnicien et entrepreneur, Jean-Pascal Tranié a financé près d’une centaines de start ups innovantes en Europe, en Asie et aux Etats-Unis depuis le démarrage de l’internet et de l’économie numérique. DG de CGV Numéricable, Président de Viventures et depuis 2004 actionnaire fondateur de Aloe, il se passionne pour les initiatives de transformation digitale et énergétiques de notre environnement : « Je me réjouis de relever ce challenge et de mettre mes compétences d’entrepreneur au service de ce projet d’accompagnement de start up à fort potentiel de développement, au travers d’une dynamique originale et créatrice de valeur qu’apportent la ville et les entreprises de Neuilly ».

25 jeunes entreprises prometteuses ont déjà eu la chance de bénéficier d’un hébergement gratuit au sein de grandes sociétés adhérentes à Neuilly Tech et également d’obtenir de précieux conseils pour assurer un développement plus rapide de leurs activités.

Un appel à projet sera lancé prochainement pour sélectionner de nouvelles start up.

Lire l’article sur le site du Figaro

 

 

 

 

 

 

 

 

A Paris-Saclay, le Président de la République souligne l’innovation économique à partir de laquelle est construite la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025

Dans son intervention le 25 octobre à Paris-Saclay le Président de la République a rappelé son engagement dans la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025 et la pertinence de ce projet au cœur du pôle d’excellence scientifique de Paris-Saclay.

Il a également souligné un des points forts et originaux de cette candidature, initiée dès le départ par les acteurs privés, et inscrite aujourd’hui dans le cadre d’un modèle économique nouveau. « L’Exposition universelle de 2025 que la France ambitionne d’accueillir, reposera aussi sur un modèle économique original de partenariat public-privé » a rappelé Emmanuel MACRON lors de son discours.

« Au-delà de la candidature qui est financée très majoritairement par les entreprises, c’est l’organisation même de l’Exposition universelle – dont le budget est d’environ 3,5 milliards d’EUR – que nous avons construite sur un modèle entrepreneurial très innovant (…) Alors que les pays cherchent tous à réduire leur dépense, cette nouvelle approche, économe en argent public, est un des atouts majeurs de notre candidature » déclare Jean-Christophe FROMANTIN, Président du Comité EXPOFRANCE 2025 à l’origine de ce projet.

Le dossier technique de la candidature a été déposé le 28 septembre dernier auprès du BIE puis communiqué à ses 170 pays-membres. En mars prochain une commission d’enquête du BIE viendra auditer la candidature, visiter les sites et rencontrer les différentes parties-prenantes au projet.

L’impact économique de l’Exposition universelle de 2025 est estimé à 20 milliards d’EUR, générant près de 150.000 emplois durables et ½ point de croissance supplémentaire.

Emmanuel MACRON a également souligné l’intérêt d’une Exposition universelle pour positionner la France sur les grands enjeux actuels, faisant ainsi écho au thème de la candidature française « La connaissance à partager, la planète à protéger »

« La volonté de penser la transformation numérique du monde contemporain, de porter aussi les solutions durable d’un monde en transformation sont au cœur du projet ainsi présenté » a souligné le Président de la République.

Interview à Neuilly Journal Indépendant

Projets d’aménagement de la commune, état d’urgence, qualité de vie à Neuilly, je réponds aux questions de la rédaction de Neuilly Journal Indépendant dans le numéro d’octobre 2017. A lire ci-dessous et à retrouver sur le site de la Ville

Les habitants du quartier de Bagatelle découvrent ces jours-ci une place et une partie de la rue de Longchamp totalement réaménagées, végétalisées et plus conviviales. Cela illustre-t-il le nouveau Neuilly que vous souhaiteriez développer ?

Ce n’est pas tant une affaire de style mais plutôt le prolongement d’une politique que nous menons depuis plusieurs années de création ou de restauration des espaces publics. Cette esplanade manquait au quartier ; nous n’avions pas d’espace pour que les habitants puissent s’assoir, lire ou échanger. Nous allons installer un petit manège en saison comme nous l’avons fait sur la place Sainte-Foy et nous pourrons utiliser cette nouvelle place pour proposer des animations. Nos quartiers doivent être vivants.

De grands projets d’aménagement et de voirie sont en cours ou vont commencer dans les semaines à venir ; pouvez-vous nous donner des précisions sur les plus importants d’entre eux ?

Nous sommes dans la dernière phase de la construction du parking de l’avenue de Madrid. L’ouverture est prévue en mars prochain. Ce sont plus de 450 places qui vont être créées et qui seront très utiles pour oxygéner le quartier dont la problématique de stationnement était de plus en plus aigüe.
Nous avançons également sur la reconfiguration de l’avenue Charles de Gaulle. Après une concertation très positive, nous allons maintenant ouvrir l’enquête publique. Je vous rappelle que ce projet qui démarrera dès 2018, vise à recréer en lieu et place des contre-allées actuelles de grandes promenades de près de 25 mètres de large, à ralentir la circulation au centre, en ajoutant des phases de traversée piétonne, à redessiner la RN13 comme un boulevard urbain et non plus comme une autoroute urbaine et à construire un parking de près de 500 places.
Ce projet va fortement stimuler l’attractivité de l’avenue Charles de Gaulle et va recréer de la porosité entre les parties nord et sud de la ville.

Plusieurs projets de nouveaux bâtiments vont-ils également être lancés ?

Effectivement l’année 2018 va être marquée par le lancement de nouveaux projets. La société EFIDIS vient d’être retenue comme opérateur pour le futur immeuble de logements sociaux du 167 avenue Charles de Gaulle. Nous démarrerons au cours des prochains mois le lancement du nouveau complexe sportif, boulevard du General Koenig. Nous continuons par ailleurs à développer une politique très active de gestion et d’entretien de notre patrimoine immobilier.

Un récent classement des « Villes les plus dynamiques de France » a placé Neuilly en 2ème position sur 113 Villes de plus de 50 000 habitants ; au-delà d’une certaine fierté, comment interprétez-vous ce résultat très positif ?

C’est une grande satisfaction de voir la ville figurer en 2ème position des villes les plus dynamiques de France. Cela est dû en grande partie à la politique d’investissement et de développement que nous menons et que nous continuerons à promouvoir pour que la ville reste très attractive. Je souhaite partager ce classement avec toutes les équipes de la mairie qui travaillent au quotidien à appliquer cette politique. Ce classement doit également beaucoup au dynamisme de nos entreprises.
Un autre classement du Parisien place la ville en 2ème position en Ile-de-France pour le cadre de vie et en 1ère place pour la sécurité. Cette politique visant à promouvoir l’attractivité et le cadre de vie à Neuilly, se traduit en particulier par l’arrivée de grandes entreprises prestigieuses. Après RTL, c’est le siège de Christian Dior qui va être installé dans notre ville.

Interview de Jean-Christophe Fromantin

Nous sommes toujours en état d’urgence avec application du plan Vigipirate ; quelles dispositions ont été prises à Neuilly pour renforcer la sécurité des personnes et des biens ?

La situation reste très préoccupante et nous sommes tous en vigilance maximum. Cela se concrétise d’abord par une coordination permanente entre les équipes des polices nationale, municipale et le dispositif Sentinelle. De notre côté, nous améliorons encore le système de sécurité par l’installation de 10 nouvelles caméras de vidéo-surveillance et par le recrutement de nouveaux policiers municipaux. Nous travaillons également sur la mise en place d’une brigade de nuit, afin de compléter le dispositif de la BAC déployé par la police nationale. Nous restons également très attentifs à toutes les autres problématiques de sécurité mais aussi aux incivilités. D’une manière générale, la sécurité, par la vigilance et le comportement de tous, est un sujet qui appelle notre mobilisation permanente.

Vous avez été un député actif pendant 5 ans ; quel regard portez-vous sur les premiers pas du gouvernement Macron et sur ceux de sa majorité parlementaire ?

J’observe avec beaucoup d’attention les sujets qui portent sur l’avenir de nos communes : trois me préoccupent particulièrement : la réforme de la taxe d’habitation qui risque de priver les communes d’une recette essentielle et dont j’attends de savoir comment elle sera compensée par l’Etat ; l’évolution de la gouvernance territoriale car la complexité de la situation actuelle n’est pas tenable et le Gouvernement promet une nouvelle réforme de l’organisation métropolitaine, à l’occasion de la prochaine Conférence des territoires ; la politique du logement, en espérant un assouplissement de la loi SRU dont les modalités actuelles d’application sont injustement pénalisantes pour les communes comme les nôtres qui sont
soumises à des objectifs inatteignables. Je viens d’écrire dans ce sens au ministre de la Cohésion des territoires. Je vais suivre également avec intérêt et vigilance, la nouvelle loi de finances, en particulier en ce qui concerne les évolutions de la fiscalité du capital, car je suis convaincu que le redressement de la France passe par une politique plus dynamique d’investissement.

Vous êtes porteur depuis 2011 du projet d’Exposition universelle à Paris en 2025 ; la France est officiellement candidate aux côtés du Japon, de la Russie et de l’Azerbaïdjan ; quelles sont, selon vous, les chances de la France ?

Nous venons de déposer le dossier technique de la candidature au Bureau International des Expositions, puis nous allons entamer une campagne internationale pour faire la promotion de ce grand projet jusqu’à la date du vote, qui se déroulera en novembre 2018. J’étais présent à la Conférence des ambassadeurs à l’Elysée, au cours de laquelle le Président Macron a appelé notre réseau diplomatique à se mobiliser pour le succès de ce projet. Je suis très confiant car notre candidature a tous les atouts pour réussir : Le site de Paris-Saclay que nous avons choisi, adresse un message très fort vers l’innovation et la jeunesse ; le modèle économique – sans argent public – est un vecteur d’innovation ; le thème, « la connaissance à partager, la planète à protéger » rencontre beaucoup de succès auprès de la communauté internationale. J’ai pu le constater lors de mon déplacement début septembre à l’Exposition internationale sur les énergies du futur (Astana-Kazakhstan 2017) où j’ai pu rencontrer de nombreux représentants de différents pays du monde. Je suis convaincu que 125 ans après la grande Exposition universelle de 1900 à Paris, la France a beaucoup à gagner à être le pays hôte de ce grand projet dont les retombées économiques sont estimées à 20 milliards d’euros.

Communiqué de presse sur le dossier de candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025

Au lendemain du dépôt du dossier de candidature de la France au Bureau International des Expositions, Pascal LAMY, Délégué interministériel pour l’Exposition universelle de 2025, Président du Groupement d’intérêt public EXPOFRANCE 2025, Jean-Christophe FROMANTIN, Président du Comité EXPOFRANCE 2025 et 1er vice-président du GIP, Valérie PECRESSE, Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France,  Michel HERBILLON, Député du Val-de-Marne et conseiller métropolitain de la Métropole du Grand Paris, Marie-Christine LEMARDELEY, Adjointe à la Maire de Paris, François DUROVRAY, Président du Conseil départemental de l’Essonne et Michel BOURNAT, Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ont présenté le projet EXPO 2025 GRAND PARIS – France dans le cadre d’une conférence de presse organisée au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

La candidature de la France propose le thème suivant « La connaissance à partager, la planète à protéger » qui se déclinera selon trois sous-thèmes : un patrimoine pour les générations futures, une meilleure santé pour tous les Hommes de la planète, de nouveaux liens à tisser entre les Hommes.

L’ensemble du projet porté par la France a été présenté :

– Le thème de la candidature, qui permettra, 10 ans après l’accord de Paris sur le climat et 5 ans avant l’échéance des objectifs du développement durable des Nations Unies, d’offrir aux nations la possibilité de présenter leurs réalisations et leurs projets au service de l’Humanité ;

– La mobilisation des acteurs, de la société civile – et en particulier la jeunesse – aux plus hautes autorités de l’Etat, ainsi que l’ensemble des collectivités locales concernées (région, métropole, mairie, département, communauté d’agglomération) et les grandes entreprises et PME mécènes de la candidature ;

– Le site de Paris-Saclay, au cœur d’un pôle exceptionnel de recherche et d’innovation, qui se déploiera sur 110 hectares et sa configuration ;

– Le concept du Village global qui sera installé sur le campus de Paris-Saclay avec trois pôles distincts : le « Globe », véritable pavillon des nations, qui permettra à tous les pays du monde de faire vivre aux visiteurs une véritable immersion au sein de leurs territoires ; le « Village », l’espace des pavillons nationaux, dont les formes évolueront vers des structures modulaires que chaque pays pourra adapter à ses besoins et aux différents moments de l’Exposition selon de multiples combinaisons possibles ; les « parcs et jardins » qui constitueront des espaces de détente et viendront témoigner de la richesse de la biodiversité.

– La proposition faite aux pays de rester à Paris-Saclay à l’issue de l’Exposition universelle et de transformer leurs pavillons en structures d’accueil pour les étudiants, les chercheurs, leurs entreprises nationales innovantes, afin de créer le « campus universel du XXIème siècle.

– L’ensemble du dispositif technique et logistique de la candidature française avec pour objectif d’accueillir près de 40 millions de visiteurs entre les mois de mai et octobre 2025 dont 50% de visiteurs étrangers.

– La mobilisation de l’ensemble des territoires dans le cadre des Forums thématiques proposés dans les grandes villes de France.

– Le modèle économique, le budget et la gouvernance de l’Exposition universelle dans le cadre d’un partenariat « privé/public » en ligne avec l’ambition entrepreneuriale qui anime cette candidature depuis son origine.

Dans les propos introductifs du dossier de candidature, le Président de la République Emmanuel MACRON rappelle la motivation de la France à partager avec le monde les valeurs universelles qui ont forgé son histoire, mais aussi, 125 ans après l’Exposition universelle de 1900, la mobilisation de tout le pays pour accueillir le monde. Pour lui, « l’Exposition universelle est une occasion pour notre pays d’apporter sa contribution à une nouvelle ambition universelle, de s’appuyer sur son passé pour se projeter dans l’avenir, de mettre en œuvre la maîtrise de la globalisation à laquelle aspirent nos compatriotes comme les autres peuples. »

Jean-Christophe FROMANTIN, Président du Comité EXPOFRANCE 2025, a déclaré : « Nous souhaitons que cette Exposition universelle soit celle d’une génération, qu’elle retrouve les dynamiques créatives et entrepreneuriales qui ont marqué les grands événements qu’a organisé la France au XIXème siècle. »

Pour Anne HIDALGO, Maire de Paris, « 2025 marquera les 10 ans de la COP21 et de l’Accord de Paris sur le climat. Avec l’Exposition universelle, nous pouvons faire de cet anniversaire un temps d’opportunités, d’optimisme et d’innovation. »

Valérie PECRESSE, Présidente de la Région Ile-de-France, a rappelé sa forte implication en faveur du projet : « En tant que première destination mondiale pour le tourisme évènementiel, l’Ile-de-France a démontré sa capacité à accueillir de grands évènements. Le projet d’exposition universelle montrera une région tournée vers le monde et ouverte aux influences, innovations et touristes du monde entier. Les visiteurs découvriront les innovations exceptionnelles produites en France et sur le cluster de Paris-Saclay. »

Pour Patrick OLLIER, Président de la Métropole du Grand Paris, « Les Expositions universelles impulsent un formidable élan au rayonnement international et la Métropole souhaite, à travers cela, partager son ambition et son rêve pour le monde de demain. »

François DUROVRAY, Président du Conseil départemental de l’Essonne, a affirmé : « Les États qui le souhaitent pourront reconvertir leurs pavillons en les transformant pour intégrer le projet de « Campus universel », laissant ainsi un héritage « utile » qui ne demandera qu’à prospérer dans cet « écosystème » de la création du monde de demain. […] D’un genre nouveau, ce « campus universel du XXIe siècle » sera l’empreinte de l’intelligence collective si particulière aux Expositions pour les générations futures. »

Pour Michel BOURNAT, Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, « Notre mobilisation sur le terrain est totale pour accueillir le Monde à Paris-Saclay dans les meilleures conditions d’hospitalité, de sécurité et d’accessibilité. Nous sommes résolument tournés vers un seul objectif : faire de votre voyage une expérience complète, unique, inoubliable ! »

Dépôt du dossier de candidature de la France à l’Exposition universelle

A 15h, avec Pascal Lamy, nous avons déposé le dossier de candidature pour l’Exposition universelle de 2025 au Bureau International des Expositions. Plus de cent ans après la grande Expo de 1900, dont la créativité et l’audace ont profondément marqué le XXème siècle, nous voulons à nouveau inscrire la France dans un élan.

Cette candidature est une invitation au monde à partager, à découvrir et à oser.

L’idée a émergé en 2011 grâce au soutien de quelques personnalités et grandes entreprises françaises ; elle a pris forme en 2013 sur la base des travaux entrepris par 1000 jeunes ; elle a été validée en 2014 par les parlementaires à l’issue d’une mission et du rapport « Rendez-vous en France en 2025 » ; en 2015 le Président de la République a engagé la France dans ce grand projet ; puis un thème a été choisi « La connaissance à partager ; la planète à protéger ».

Notre dossier, qui va être distribué aux 170 pays membres du Bureau International des Expositions, renoue avec les innovations culturelles, technologiques, économiques, architecturales et environnementales, qui jalonnent depuis 1851 la grande histoire des Expositions universelles. Paris-Saclay sera le territoire d’accueil du Village global, associé aux grandes métropoles françaises mobilisées pour soutenir et relayer cette Exposition universelle.

Merci aux entrepreneurs et aux élus qui portent ce dossier, au Président de la République qui s’est personnellement impliqué dès 2015, aux 120 000 membres du Comité de soutien et à tous ceux qui depuis 2011 participent à cette aventure pour qu’en 2025 le monde se donne à nouveau rendez-vous en France.

Neuilly-sur-Seine, ville la plus agréable des Hauts de Seine selon un palmarès du Parisien

Lire l’article ci-dessous et sur le site : Le Parisien 92

Neuilly-sur-Seine, écrin de verdure dans l’Ouest parisien, est la ville la plus agréable des Hauts-de-Seine, selon notre palmarès des villes où il fait bon vivre en Ile-de-France. Une ville où sécurité et tranquillité sont érigées en priorité.  Mais pas seulement. Les habitants apprécient aussi ce véritable poumon vert en bord de Seine.

Repaire de privilégiés, fief de nababs, ville cossue où les people côtoient les politiques. A Neuilly-sur-Seine plus qu’ailleurs, les clichés ont la vie dure. A y regarder de plus près pourtant, la ville des Hauts-de-Seine ne se résume pas à une agglomération bling-bling où sécurité et tranquillité sont érigées en priorité. Elle offre aussi un tout autre visage. Celui d’un véritable poumon vert en bord de Seine.

Le top 20 départemental

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 13 000 arbres et près de 40 ha de parcs et de jardins. Dans tout l’Ouest parisien, rares sont les villes qui proposent un tel oasis de verdure à leurs administrés. Quand il s’agit de fouler une pelouse ou bouquiner à l’ombre d’un orme centenaire, les familles en quête de calme n’ont que l’embarras du choix. Du très prisé parc de Bagatelle aux rives boisées de l’île de la Jatte en passant par le plus confidentiel parc de la Folie Saint-James. Méconnu des touristes, ce jardin anglo-chinois du XIIIe siècle s’étend sur 1,8 ha, à deux pas de la très fréquentée avenue du Général-de-Gaulle. Classé monument historique en 1922, il se révèle très couru par les familiers de Neuilly.

« Ce parc, c’est ma bouffée d’oxygène »

Sarah, 44 ans figure parmi les fidèles des lieux. La Folie Saint-James, la dynamique mère de famille dit y avoir pris ses habitudes dès son emménagement, il y a 12 ans, dans un appartement de la rue Labordière. « Ce parc, c’est ma bouffée d’oxygène, résume-t-elle. J’y viens tous les matins ou presque pour m’aérer l’esprit pendant que mon vieux chien se dégourdit les pattes. » « C’est effectivement un endroit très agréable, confirme Alain, 68 ans, qui confesse toutefois avoir un faible pour le parc de Bagatelle et sa splendide roseraie. « Même quand on le connaît par cœur, c’est toujours plaisant de s’y promener… »

Mais à Neuilly, on vibre aussi pour les alignements de platanes qui jalonnent les grands axes de la ville. A l’image de Jean Dupasquier, sémillant retraité qui se démène pour sauvegarder les arbres un temps menacés par le projet de réaménagement du boulevard Bineau, piloté par le Département. « Ce sont ces alignements qui confèrent son charme aux rues de Neuilly, insiste le retraité. Ils constituent un élément du patrimoine culturel de la ville. Ce sont d’ailleurs ces arbres, cet environnement qui m’ont convaincu de m’installer ici. »

Un projet de réaménagement de la N 13

Un environnement que le maire (DVD) de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, entend bien améliorer en transformant les abords de la N 13 que beaucoup considèrent comme une véritable autoroute urbaine. « La ville a lancé le projet de réaménagement des contre-allées de l’avenue Charles-de-Gaulle, relève l’élu. Ces aménagements permettront de retrouver les grandes promenades qui amélioreront encore le cadre de vie et renforceront l’attractivité de Neuilly.

Communiqué adressé aux listes pour les élections sénatoriales dans les Hauts-de-Seine : réponses des listes de E. Berdoati, A.Gattolin, P. Pemezec et I. Desmedt

Les élections sénatoriales du 24 septembre vont se dérouler dans un contexte sensible pour nos communes. Les effets de plusieurs dispositions passées, en cours ou à venir remettent en cause nos marges de manœuvre et d’une certaine manière notre indépendance. Or la commune est l’échelon territorial le plus proche des Français et celui par lequel la confiance se crée.

Par ailleurs, dans notre région d’Ile de France, l’épaisseur du mille-feuille territorial génère un niveau de complexité sans précédents. La répartition des compétences entre les communes, les établissements publics territoriaux, les Conseils départementaux, la métropole du Grand Paris, le Conseil régional, les Syndicats de projet et les services déconcentrés de l’Etat dilue les responsabilités, augmente les coûts de structure et entame sérieusement l’efficacité des politiques publiques.

Enfin l’inadaptation de notre dispositif institutionnel aux enjeux actuels avec une Assemblée nationale de 577 Députés, un Sénat de 348 élus et un Conseil économique social et environnemental de 233 membres appelle une réforme en profondeur des structures représentatives de notre pays.

Face à ces enjeux, j’ai souhaité interroger les candidats aux élections sénatoriales sur cinq questions dont les réponses détermineront ma position à l’occasion de ces élections.

Les réponses seront publiées sur mon blog avant la date du scrutin (cf. ci-dessous)

  1. Quelle est votre position sur la nouvelle baisse de la dotation aux communes qui est estimée à 13 milliards d’EUR et qui s’ajoute aux 11 milliards décidés par le précédent Gouvernement ? Quelle position et quelles propositions défendrez-vous à l’occasion de la prochaine loi de finances pour financer les collectivités locales ?
  2. Quelle est votre position sur l’évolution de la loi SRU ? Le ministre de la cohésion territoriale a annoncé des évolutions, quelles sont vos positions sur l’échéance de 2025, sur le périmètre de décompte des objectifs (commune ou intercommunalité), sur le maintien dans les logements sociaux des personnes au-delà des seuils de revenu et sur la prise en compte du potentiel foncier dans l’évaluation des objectifs et des pénalités ?
  3. Quelle est votre position sur la configuration métropolitaine actuelle en Ile de France ? Quelle organisation allez-vous défendre pour aller dans le sens d’une organisation plus simple, plus efficace et plus lisible pour les Français ?
  4. Le Président de la République a annoncé des réformes touchants l’organisation de l’Assemblée nationale (nombre de Députés et mode de scrutin) mais aussi une évolution du CESE. Quelles sont vos positions sur une nouvelle organisation des institutions représentatives ? Faut-il faire évoluer aussi le Sénat dont beaucoup de Français ne comprennent pas l’utilité ?
  5. Quelle est votre position sur le projet d’exonération de la taxe d’habitation pour 80% des Français ? Quel système de compensation défendrez-vous pour que les communes conservent une autonomie fiscale ?

Réponses de la liste de Eric BERDOATI

Cher Collègue, Dans le cadre de l’organisation des élections sénatoriales qui se dérouleront le dimanche 24 septembre prochain, vous avez souhaité interpeller chaque tête de liste sur cinq points précis. Avec l’ensemble de mes colistiers, nous comprenons parfaitement le sens de votre démarche et souhaitons vous apporter les éléments de réponse suivants. Nous pensons, tout comme vous, que le temps de la campagne doit être un moment fort où chacun expose sa vision, et présente ses propositions. Le débat doit être ouvert, et précis sur le fond. C’est dans cet état d’esprit que nous répondons à votre interpellation.

1/ Les dotations aux collectivités : Les dotations aux collectivités ont pour origine les lois de décentralisation, et principalement celle du 2 mars 1982 qui scelle dans le marbre le principe d’autonomie administrative et financière des communes. Il est alors décidé de transférer aux communes des compétences exercées par l’Etat, le principe de subsidiarité est acté. Comme tout transfert de charges, il doit être financé, d’où les dotations. Les dotations aux collectivités ne sont donc pas un cadeau fait aux communes mais bien la compensation d’une charge transférée, certains vont même jusqu’à dire une dette contractée auprès des communes. Sur le principe, et compte tenu de ce qui précède, la baisse des dotations n’est pas acceptable. Elle l’est encore moins lorsque l’on sait que les communes et les collectivités locales (intercommunalité, département et région) ont l’obligation de voter et d’exécuter des budgets à l’équilibre, ce qui n’est pas le cas du budget de l’Etat qui est structurellement déficitaire depuis 1976.
Pour être complet, la dette publique est de 2 200 milliards d’euros, dont 140 milliards d’euros pour les collectivités, soit moins de 7%. Précision importante, la dette des collectivités est liée au financement de projets d’investissement, celle de l’Etat finance le budget de fonctionnement.
Nous avons vu qu’au cours du quinquennat précédent, la suppression de 11 milliards d’euros de dotations n’a en rien permis de réduire ni le déficit structurel du budget de l’Etat, ni le niveau de dette. En revanche, les collectivités et principalement les communes ont été dans l’obligation de réduire leur niveau d’investissement et parfois de remettre en cause des politiques publiques.
Nous sommes donc opposés à la baisse annoncée de 13 milliards d’euros des dotations et demandons avec force que l’Etat montre l’exemple en réduisant son déficit structurel qui est d’environ 80 milliards d’euros par an. Dans le cadre du vote du prochain projet de loi de finances, nous voterons contre la baisse des dotations et ferons des propositions, probablement par voie d’amendement, de baisse des dépenses de l’Etat. Enfin, il nous apparaît indispensable de prendre en compte les économies qui seront générées par la simplification de l’organisation territoriale en Île-de-France (cf. point 3).

2/ La loi SRU : La loi SRU oblige les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 habitants pour l’Île-de-France) à disposer d’ici 2025 d’au moins 25% de logements sociaux. Comme toujours dans notre pays, cette règle est appliquée uniformément alors que les situations des communes sont très différentes de par leur histoire, leur géographie, leur urbanisation, y compris dans notre département des Hauts-de-Seine. Certaines ne disposent plus de foncier, d’autres au contraire ont du foncier disponible en quantité importante. Il est donc peu sérieux de vouloir passer sous la même toise des communes aux profils aussi différents. Il est indiscutable qu’il existe bien une crise du logement, mais il nous semble que cette crise est davantage liée à l’absence totale, depuis plusieurs décennies, d’une politique volontariste en matière d’aménagement du territoire, qu’à la construction de logements sociaux, même à hauteur de 25% dans toutes les communes. Si tel n’était pas le cas, comment expliquer alors qu’aujourd’hui en France environ 100 000 logements sociaux soient vacants, dont certains, complètement neufs, n’ont jamais été habités,.
Nous proposerons de faire évoluer la loi SRU, non pas avec une vision dogmatique et sectaire, mais pragmatique, en tenant compte notamment du volume annuel de constructions dans la commune, de ses capacités réelles de construction, de son foncier disponible… Nous proposerons d’inscrire plus nettement dans la loi un plafond. La loi SRU fixe un seuil de 25%, mais il serait également raisonnable de fixer un plafond.
Le principe de diversité – nous préférons ce vocable à celui de mixité, invoqué par les défenseurs, pour ne pas dire les pourfendeurs – est valable dans les deux sens. Comment assumer décemment le principe de diversité quand certaines communes arrivent à presque 70% de logements sociaux ? Enfin, puisque le législateur, dans le quinquennat précédent, a souhaité déposséder les communes de la compétence Urbanisme, ce que nous déplorons, pour la confier, au sein de la Métropole du Grand Paris, aux Etablissements Publics Territoriaux (EPT), nous pensons que le périmètre pertinent pour comptabiliser le taux SRU doit être celui de l’EPT.

3/ L’organisation territoriale en Île-de-France
Nous proposons pour l’Île-de-France de revenir à 3 strates au lieu de 5 actuellement. Chacun dit et reconnaît qu’il n’est pas possible de rester dans la situation actuelle, pour autant nous souhaitons rappeler qu’Eric Berdoati a été le seul Maire de la Métropole du Grand Paris – qui en compte pourtant 131 – à formuler un recours devant le Conseil d’Etat pour attaquer ce texte néfaste pour nos collectivités. Même ceux qui à l’époque ont voté contre le texte lors du débat parlementaire n’ont pas souhaité agir par la suite. Nous proposons au débat la simplification suivante : renforcement du couple commune/territoire en faisant du territoire un EPCI à fiscalité propre (ce qu’il n’est plus aujourd’hui), suppression du Conseil départemental (pour les 3 départements de la petite couronne) et fusion de la Métropole avec la Région. Dans la logique du principe de subsidiarité évoqué précédemment, nous pensons que les compétences de proximité exercées par le Conseil départemental (par exemple le social) retourneraient au couple commune/territoire accompagnées des recettes afférentes, et que les infrastructures ainsi que les compétences stratégiques seraient fléchées vers la fusion Métropole/Région. Il faudra modifier la gouvernance de cette nouvelle entité afin que les Maires y trouvent leur place, on pourrait par exemple disposer de deux collèges : un collège des Maires et un collège des élus locaux. L’objectif étant de revenir à 3 strates pour une meilleure lisibilité pour nos administrés, et plus efficient dans la conduite des politiques publiques. Dans ce schéma, nous supprimons l’échelon politique (la strate), mais bien évidemment le département des Hauts-de-Seine en tant qu’entité géographique existera toujours.

4/ Les réformes institutionnelles : Pour l’Assemblée nationale, nous pensons qu’il est souhaitable de diminuer le nombre de députés en le ramenant à 450 environ, au lieu des 577 actuels. En moyenne, une circonscription législative compte 100 000 habitants. Certaines approchent les 130 000, d’autres sont plus proches des 60 000. Il existe quelques exceptions comme Saint-Pierre-et-Miquelon qui ne compte que 6 079 habitants ou encore Wallis-et-Futuna 12 197 habitants. Avec 450 Députés, une circonscription compterait environ 145 000 habitants.
Moins de députés, disposant de plus de moyens pour constituer leurs équipes et assurer ainsi leur indépendance est un objectif souhaitable. On peut tout à fait sur la base du même raisonnement diminuer le nombre de Sénateurs, qui sont aujourd’hui 348.
Nous sommes attachés au bicamérisme et à son mode de fonctionnement. Pour autant, le constat est qu’aujourd’hui, c’est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot sur tous les textes. Nous souhaitons redonner au Sénat son rôle dans le débat parlementaire et modifier le processus d’examen des textes de loi pour ceux relatifs aux collectivités territoriales. Notre liste propose que ce soit le Sénat qui vote ces textes en dernière lecture contrairement à ce qui se passe aujourd’hui. Ce choix aurait l’avantage de prendre en compte les réalités locales dans l’application des politiques publiques.
Pour le CESE, dont le budget de fonctionnement annuel est de 41 millions d’euros, nous proposons sa suppression.

5/ Exonération pour 80% des habitants de la taxe d’habitation :
Nous y sommes totalement opposés pour deux raisons. Premièrement, sur un point de principe qui est celui de la juste contribution de chacun au bon fonctionnement de nos collectivités et de l’Etat. Tous les discours sur la notion d’appartenance à la communauté nationale, l’adhésion aux valeurs de la République sont caducs dès lors que vous excluez un citoyen par l’exonération de sa contribution. Aujourd’hui, seuls 42% des foyers fiscaux paient l’impôt sur le revenu. Nous pensons qu’il serait préférable que chacun contribue à proportion de ses facultés respectives. Le montant acquitté peut être symbolique : 5, 10 ou 15 € pour les plus précaires, mais quelle fierté de se sentir respecté en contribuant de la sorte au fonctionnement de notre République. L’exonération du paiement est une forme d’exclusion. Proposer le même mécanisme pour la taxe d’habitation est donc une faute.
Deuxièmement, il y a un très grand risque de mise sous tutelle des communes. Si cette réforme voyait le jour, les communes percevront une compensation calculée sur l’année de référence, probablement le produit perçu antérieur. Personne ne peut croire à la pérennité de ce versement. Les communes n’auront plus aucune autonomie fiscale et seront ainsi dépendantes de l’Etat. C’est un acte inenvisageable de recentralisation.
Nous proposons une réforme moderne et ambitieuse de la taxe d’habitation, dont les bases n’ont effectivement pas été revues depuis les années 1970.
Nous proposons de réviser les bases et d’appliquer le nouveau montant issu de cette révision au moment du changement d’occupant du bien. Ainsi la réforme s’appliquerait au fil du temps à chaque renouvellement d’occupant. C’est nettement plus souhaitable que l’exonération annoncée.

Telles sont les réponses que nous souhaitions apporter à votre interpellation. Nous restons, bien évidemment, à l’écoute de tous ceux qui souhaiteraient, à la lecture de ce texte, des compléments d’explication.
Composition de notre liste :
Eric Berdoati Maire de Saint-Cloud, Conseiller départemental, Chef d’entreprise – Alexandra Fourcade Premier adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine, Conseillère départementale, médecin praticien hospitalier (PH) – Fabien Hubert Conseiller municipal délégué à Antony, Chef de service industriel – Sybille d’Aligny Conseillère municipale déléguée à Courbevoie – Stéphane Pesic Adjoint au Maire d’Asnières-sur-Seine – Anne-Louise Mesadieu Conseillère municipale déléguée à Chaville, Conseillère régionale d’Île-de-France – Jean Prévost Conseiller municipal à Suresnes jusqu’en juin 2017, Chef d’entreprise – Diane de Robiano Adjoint au Maire de Vaucresson, Chef d’entreprise – Jérôme Pardigon Cadre dirigeant (société civile), citoyen engagé à Rueil-Malmaison.

Réponses de la liste de André GATTOLIN

Monsieur le Maire, Dans le cadre des élections sénatoriales du 24 septembre, vous avez fait paraître un questionnaire afin que chaque candidat puisse s’exprimer sur des points importants pour vous. Par le présent document, nous souhaitons apporter une réponse détaillée à chacune de vos interrogations que nous traiterons une par une.

1/ Les dotations aux collectivités : Tout le monde s’accorde à dire que la situation dans laquelle se trouvent nos finances publiques est grave et qu’il est nécessaire de faire quelque chose. Pour rappel, le programme initial du candidat issu de la primaire de la droite et du centre prévoyait à l’origine de réduire de 20 milliards d’euros les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales. Depuis l’audit de la Cour des comptes, du 29 juin dernier, qui a mis en valeur une sous-estimation des dépenses et une surestimation des recettes, le Gouvernement d’Edouard Philippe s’est engagé également à réaliser 20 milliards d’euros d’économies pour 2018. Mais l’amélioration de la croissance économique permet aujourd’hui de baisser cet objectif de dépenses à 16 milliards. Permettez ici que je relève que ce changement d’objectif montre que le pragmatisme est le moteur de l’action du président Macron et de son équipe. Nous sommes confrontés à un dilemme cornélien : baisser le déficit sans augmenter les impôts et les taxes tout en procédant en des réformes d’ampleur jamais entreprise. Le seul levier possible est de mener une action résolue sur la dépense publique, dont notre pays présente le niveau le plus élevé d’Europe (56,4% du PIB). Ainsi, nous devons diminuer le montant de notre dépense publique, tous les acteurs publics doivent prendre leur part à cet effort ce qui implique évidemment les collectivités locales. À ce titre le gouvernement s’est fixé un objectif sur l’ensemble de la durée du quinquennat d’une baisse de 13 milliards de la Dotation Globale de Fonctionnement. Mais il ne s’agit pas de baisser brutalement les dotations, d’ailleurs il n’y aura aucune baisse des dotations en 2018. Le Président de la République s’y est d’ailleurs engagé lors de la conférence des territoires qui s’est tenue au Sénat le 17 juillet dernier. L’effort qui sera demandé aux collectivités locales, contrairement à ce qui s’est fait sous les gouvernements passés, ne sera pas une coupe brutale mais le résultat d’une concertation avec les collectivités et principalement les 200 villes les plus importantes en termes de dépenses – ce point a été confirmé lors de la rencontre d’André Gattolin avec le Premier Ministre, le 6 septembre dernier ; et ceci, afin de ne pas étouffer les communes. De plus, le Président Macron a annoncé un plan d’investissement à hauteur de 10 milliards d’euros, fléché vers les collectivités locales, et privilégiant notamment les projets ayant trait à la transition numérique et à la transition écologique. L’engagement, particulièrement en faveur d’une diminution des normes, ainsi qu’un assouplissement de la loi sur les rythmes scolaires, et la création d’un statut d’apprenti en collectivité, contribueront également à soulager le budget des communes. Cette baisse s’inscrit donc une démarche globale donnant toute sa place aux collectivités locales. Dans la cadre des débats de propositions sur la loi de finances, nous nous engageons à ce que la spécificité des communes composants la proche agglomération parisienne et en particulier des Hauts-de-Seine soit prise en compte dans la transposition des orientations globales du gouvernement en matière de dotations globales de fonctionnement et de stimulations de l’État à travers les investissements programmés. Nous porterons également ce principe d’une coopération « gagnante-gagnante » entre l’Etat et les villes de notre département lors des prochaines conférences nationales des territoires et en particulier celle spécifique qui se tiendra à l’automne sur l’avenir de la métropole du Grand Paris. Nous nous engageons également à étudier et à appuyer toutes les propositions constructives qui nous seront faites, pour amender les orientations budgétaires qui pourraient mettre en péril la pérennité et le fonctionnement rationnel des services publics sur le plan local. Par exemple sur le thème des péréquations, nous avons bien conscience que les critères choisis dans le mandat précédent privilégient notamment le potentiel fiscal appliquant alors une pondération démesurée sur certaines villes pourtant sérieusement gérées. Si la volonté de réduire les inégalités reste forte, il nous apparait plus pertinent de prendre en compte la capacité réelle à faire des économie de fonctionnement.

2/ La loi SRU : La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains dite SRU de 2000 modifiée en 2013 contient un ensemble de mesures dont l’impact porte tant sur le droit de l’urbanisme que sur le droit des copropriétés ou encore sur le logement social. C’est particulièrement sur ce dernier point que porte votre interrogation. Un élément de réponse est contenu dans le programme présidentiel « nous maintiendrons la loi SRU qui a accéléré l’accroissement de la construction de logements sociaux depuis 16 ans ». Néanmoins, dans le cadre du futur projet de loi portant sur le logement, un débat, qui d’ailleurs a déjà été ouvert, aura lieu sur le report des échéances de 2020 ou 2025 prévues pour la mise en conformité des collectivités avec les obligations de la loi en termes de taux minimum de logements locatifs sociaux par commune. L’ampleur de la polémique de cet été sur la baisse des Aides Personnalisées au Logement de 5 euros montre que l’ensemble de la politique en termes de logement doit être revu tout en ayant conscience de la forte demande de logement dans certaines régions notamment en Ile-deFrance et de la nécessité de résoudre le mal logement qui concerne directement 4 millions de français et plus largement 16 millions de nos concitoyens. Il faut avoir une politique de construction de logement sans pour autant densifier des communes déjà très denses. Là encore, il faut instituer un dialogue avec les communes : encourager bien entendu et non pas sanctionner. En effet, fixer un seuil intangible et systématique sans tenir compte de la spécificité et de l’histoire d’une commune à quelque chose d’artificiel, voire d’absurde – imagine-t-on demander aux communes où il y a 40% de logements sociaux d’en démolir 20 % ? Stigmatiser renforce les clivages et ne tient pas compte de la sincérité des élus et de leur volonté de faire changer les choses. Mieux vaut donc reconnaître la dynamique de progression plutôt que la validité par rapport un seuil. Sur le maintien des personnes, l’évaluation doit se faire par dossier. Le dépassement peut être temporaire dans le cycle de vie financier d’un ménage et aussi il faut tenir compte de la cessation d’activité professionnelle. A ce propos, un exemple chiffré : 30% des personnes bénéficiant d’un logement social à Nanterre sont des retraités ; ce pourcentage montre que la complexité des situations. Il est nécessaire de créer un système d’alerte préalable vis-à-vis des ménages avant une éventuelle sortie du logement social. Un délai d’au moins trois ans permettrait de tenir compte de l’évolution des situations des foyers durant cette période ; comme par exemple de tenir compte du passage de 1 ou 2 personnes vivant dans un logement prévu pour 3 ou 4 personnes mais qui accueille de façon durable d’autres membres de la famille ou des personnes nécessitant un soutien à domicile.

3/ L’organisation territoriale en Île-de-France : La configuration actuelle de la métropole est mal adaptée en matière de périmètre géographique et périmètre de compétences et de ressources. Nous sommes favorables à une disparition d’une strate et à une répartition plus complémentaire des compétences dans les strates supérieures à la commune ou au groupement de communes. Face aux régions des autres pays européens, la logique voudrait que la métropole ait une échelle régionale. Nous plaidons donc pour plus de lisibilité et d’efficacité c’est pourquoi nous refusons le projet de fusion des départements 78 et 92 adoptée par la majorité départementale, le 30 juin dernier.

4/ Les réformes institutionnelles : Nous ne pouvons qu’être favorables aux réformes annoncées par le Président de la République. Mais la réduction du nombre de parlementaires doit s’accompagner d’un engagement d’implication forte des parlementaires en nombre réduit. Les sanctions financières qui existent (notamment au Sénat) sont insuffisantes. Elles ne touchent guère qu’une petite vingtaine de sénateurs sur 348 et ne concerne que les cas les plus extrêmes d’absentéisme. Pour les députés (qui dispose d’un ou d’une suppléant(e)), nous suggérons le remplacement à mi-mandat en cas de défaillance grave de présence à mi-mandat ou la non-représentation en fin de mandat. Sur le CESE, la base proposée par le Président de la République lors du Congrès de début juillet nous paraît bonne, Emmanuel Macron a proposé « qu’il redevienne un « trait d’union » entre la société civile et les instances politiques ». La réduction de ces membres d’un tiers va avec une redéfinition de leur représentativité pour donner plus d’importance à la société civile et joue un véritable rôle d’orientation et de proposition de l’action publique, désormais suivi d’effets. Oui, il faut faire évoluer le Sénat tant dans le mode d’élection des sénateur (âge d’éligibilité conforme à l’âge d’élection, et à court terme interdire la désignation des ascendants ou famille directe dans la désignation des délégués supplémentaires…) que dans son fonctionnement même si des efforts ont déjà été faits notamment en termes de transparence. André Gattolin en tant que sénateur sortant y a d’ailleurs largement contribué en tant que membre du comité de déontologie du Sénat mais beaucoup reste encore à faire. Nous sommes bien conscients qu’une question reste en suspens : faut-il reprendre le projet avorté du Président de la République De Gaulle qui souhaitait fusionner le Sénat et le Conseil économique et Social ?

5/ Exonération pour 80% des habitants de la taxe d’habitation : Une décision qui sera mise en œuvre progressivement et par le biais d’un dégrèvement, mais selon nous, qui appelle d’autres mesure en compensation, voire enfin d’assumer de repenser en profondeur cette taxe qui assure malgré ses défaut une partie de l’autonomie des communes. Le danger de rester en l’état serait à terme de fonder la fiscalité locale sur la seule propriété foncière (une partie de la population) versus un principe d’universalité de l’impôt. Les habitants d’une commune qui sont locataires sont aussi des bénéficiaires des services publics locaux. Il est normal qu’en fonction de leurs moyens, ils contribuent aux ressources des mêmes communes dans un esprit bien sûr de graduation et de justice sociale.

Nous vous remercions d’avoir lancer le débat sur différents thèmes et restons à votre disposition si vous souhaitez de plus amples précisions.

Réponses de la liste de Philippe Pemezec 

Monsieur le Maire,

Les questions que vous adressez aux candidats aux élections sénatoriales renvoient précisément aux raisons qui ont motivé notre candidature : face aux dangers qui menacent nos communes, nous avons décidé de nous rassembler et de constituer une liste de maires et d’élus de terrain, intitulée « Pour les communes et les libertés locales. »

Plus que jamais, il faut au Sénat des élus ancrés dans la réalité et attentifs aux préoccupations de nos concitoyens, capables de peser face à une Assemblée nationale largement composée de députés hors sol et inexpérimentés, qui n’ont pour la plupart jamais exercé de responsabilités locales. Comme nous l’avons indiqué dans notre lettre de candidature, c’est au nom de notre attachement à la commune, qui doit rester le cœur vivant de notre démocratie, que nous nous engageons :

–          Pour restaurer les compétences et les moyens financiers des communes ;

–          Pour assurer l’efficacité de l’action publique, en simplifiant l’organisation territoriale, en remettant la commune au cœur du dispositif, et en libérant les initiatives locales ;

–          Pour porter la voix des élus locaux ;

–          Pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés, et mettre en œuvre les réformes dont notre pays a besoin.

Le projet que nous présentons pour les élections du 24 septembre, envoyé à l’ensemble des délégués et accessible sur notre site www.lesmaires92sengagent.fr, détaille les mesures et les valeurs que nous défendons pour chacun de ces quatre axes.

1/ Les dotations aux collectivités : Nous sommes résolument opposés à la nouvelle baisse des dotations imposée aux communes à hauteur de 13 milliards d’euros. Contre cette mesure injuste et disproportionnée, lourde de conséquences sur le quotidien des Français, nous défendons une approche partenariale : l’Etat doit faire confiance aux collectivités et à leurs élus, et les associer pleinement aux réformes dont le pays a besoin.

Une mesure injuste et disproportionnée

Alors que les communes ne représentent que 4% de la dette globale de notre pays – et l’ensemble des collectivités moins de 10% –, on leur impose de nouveau un effort disproportionné

Les collectivités doivent bien évidemment prendre leur part à l’effort de redressement des comptes publics. Mais il ne faut pas confondre la bonne gestion de l’argent public avec une purge financière drastique qui, en supprimant méthodiquement les moyens des collectivités, traduit une volonté de recentralisation. La Cour des comptes et la Commission européenne ont souligné que, depuis 2013, les collectivités françaises ont assumé la moitié des économies réelles réalisées sur les dépenses publiques. Malgré ces contraintes, nous avons exercé dans nos villes nos fonctions en responsabilité : depuis longtemps, nous y menons des actions locales visant à maîtriser nos dépenses, tout en menant des politiques publiques innovantes et en maintenant la qualité des services de proximité, indispensables à la cohésion de notre Nation.

En imposant aux collectivités 13 milliards d’euros d’économies supplémentaires, le président de la République méconnaît la réalité du terrain et considère, une fois de plus, les collectivités locales comme une variable d’ajustement bien commode qui permet à l’Etat de s’exonérer des réformes structurelles indispensables qu’il devrait engager. C’est l’Etat central qui est en surpoids, mais ce sont les collectivités locales qu’on met au régime sec !

Une mesure lourde de conséquences :

Alors que nos concitoyens sont, plus que jamais, demandeurs de proximité et de solidarité, cette baisse conduirait à supprimer des services publics locaux et à renforcer la fracture territoriale. De plus, en contraignant les collectivités à réduire ou à suspendre leurs investissements, elle aurait un impact considérable sur notre économie. L’effet « dominos », constaté au moment de la baisse de la DGF engagée sous le précédent quinquennat, est implacable : la baisse des dotations entraîne une chute de la commande publique, qui se traduit par une perte de croissance, avec des répercussions inévitables sur l’emploi.

Nous défendons un véritable pacte de confiance entre l’Etat et les collectivités locales :

Au lieu de chercher à placer nos collectivités sous tutelle, l’Etat doit privilégier une véritable logique de partenariat et faire confiance aux élus locaux. Force est de constater que ce n’est pas le cas : le décret signé au cœur de l’été, privant les communes de 300 millions d’euros de dotations pour l’exercice budgétaire en cours, est venu contredire brutalement l’engagement pris le 17 juillet par le président de la République, lors de la Conférence des territoires, de ne pas toucher aux dotations et de laisser aux collectivités la responsabilité de déterminer les mesures d’économies qu’elles doivent réaliser. Les collectivités ont besoin de stabilité et de visibilité : la part qu’elles doivent prendre à l’effort d’économies et le calendrier doivent être revus dans le cadre d’une véritable concertation entre l’Etat et les collectivités, pour permettre aux élus de gérer leurs budgets avec davantage d’autonomie et de marges de manœuvres, sans qu’on leur demande d’assumer toujours plus de charges avec moins de moyens..

2/ La loi SRU : Alors que la loi SRU imposait initialement aux communes de disposer d’au moins 20% de logements sociaux, ce seuil a été brutalement porté à 25% par la loi ALUR, sans la moindre concertation avec les élus des villes concernées. Des communes en progression, qui avaient défini un programme pluriannuel de production de logements sociaux pour atteindre ou approcher le seul de 20%, se sont ainsi retrouvées exposées à des sanctions, malgré leurs efforts de rattrapage. Cette situation est caractéristique d’une méthode de l’Etat qui impose et sanctionne, quand il devrait au contraire encourager et faciliter, en tenant compte des réalités du terrain :

–          L’objectif à atteindre ne peut varier au gré des choix politiques des gouvernements en place : il doit être fixé une fois pour toute, et doit pouvoir être modulé en fonction du potentiel foncier des communes (disponibilités foncières, coût du foncier,…) ;

–          Plutôt que de fixer des délais contraignants, l’Etat devrait renforcer ses aides aux communes afin que les opérations puissent être réalisées rapidement. À cet égard, la perspective évoquée par le gouvernement de repousser l’échéance de 2025, si elle était confirmée, irait dans le bon sens. Notre projet est fondé sur un principe simple : plus de liberté, et moins de contraintes, pour permettre aux élus de s’adapter aux réalités locales. Ce principe doit s’appliquer pleinement si l’on veut traiter avec efficacité la question des revenus des locataires de logements sociaux : nous défendons l’idée d’une loi-cadre qui définit les règles générales applicables en matière d’attribution, tout en permettant une approche différenciée en fonction des spécificités des communes :

–          Les communes disposant d’un parc social peu important doivent attribuer prioritairement les logements sociaux aux personnes respectant les plafonds de ressources ;

–          Les communes qui, comme Châtenay-Malabry, disposent d’un parc social de 3.800 logements concentrés dans un même quartier doivent pouvoir, quant à elles, déroger aux seuils de revenus, afin d’assurer la mixité nécessaire au bien-vivre ensemble. Il est également indispensable de développer le logement intermédiaire et de favoriser l’accession sociale à la propriété, afin de permettre le relogement des foyers qui, même s’ils disposent des revenus supérieurs aux seuils, n’ont pas la possibilité de se loger dans le privé. C’est de cette manière que nous pourrons proposer, dans nos villes, un véritable parcours résidentiel et, ainsi, assurer le renouvellement des occupants des logements sociaux. Enfin, au-delà des planchers, il conviendrait d’instaurer des plafonds au-delà desquels les communes qui construisent encore des logements sociaux sur des territoires qui en comptent plus de 50% doivent être dissuadées financièrement de le faire.

3/ L’organisation territoriale en Île-de-France : Nous avons toujours considéré que, si l’on veut mettre en place une organisation territoriale cohérente et efficace, adaptée aux enjeux auxquels nous devons faire face aujourd’hui, il faut partir des compétences elles-mêmes : c’est en définissant précisément les compétences pour lesquelles l’action publique est pertinente et légitime que nous pouvons, dans un second temps, déterminer l’échelon territorial le mieux à même de les exercer. Ce n’est malheureusement pas la méthode qui a guidé la réforme territoriale engagée sous le précédent quinquennat, qui a décidé de revoir les périmètres sans clarifier au préalable les compétences des collectivités territoriales. Imposée contre l’avis de 94% des maires concernés, la loi NOTRe témoigne d’une volonté de recentralisation, à rebours du mouvement engagé depuis 1982, qui avait permis de faire émerger une véritable démocratie locale. C’est un imbroglio technocratique qui a été mis en place, éloigné des réalités du terrain :

–          En spoliant les communes, puisqu’on leur retire tout pouvoir en matière d’aménagement, d’urbanisme et de logement, qui sont pourtant les leviers principaux pour faire évoluer une ville et façonner son caractère.

–          En créant une coquille vide, sans moyens et sans compétences stratégiques : la Métropole du Grand Paris n’a aucun pouvoir sur les transports, les aéroports, le développement économique ou même les grands projets, puisque c’est l’Etat qui garde la main sur les Opérations d’intérêt national (OIN) comme le Grand Paris Express ou le projet Paris-Saclay.

–          En alourdissant le fameux « mille-feuilles » territorial, qu’il serait pourtant urgent de réformer et de simplifier : avec 5 échelons en Ile-de-France, on est face à une organisation aberrante, qui aboutit à une congestion administrative, alors qu’il faudrait au contraire libérer les énergies et encourager l’innovation.

Pour assurer l’efficacité de l’action publique, nous préconisons une simplification de l’organisation territoriale, fondée sur 3 principes fondamentaux :

–          Remettre la commune au cœur du dispositif, en préservant ses compétences et en garantissant les moyens nécessaires pour les exercer pleinement ;

–          Assurer une évolution souple et différenciée des institutions, dans laquelle les élus locaux doivent jouer un rôle décisif ; à ce titre, nous sommes, en tant qu’élus, favorables à une simplification de l’organisation territoriale francilienne basée sur une région-métropole unifiée, des départements pérennisés – car ils ont fait la preuve de leur efficacité, particulièrement dans les Hauts-de-Seine, et qu’ils disposent de services et d’agents formés et compétents – et un bloc communal affermi.

–          Renforcer le droit à l’expérimentation, et favoriser la contractualisation et les coopérations entre niveaux de collectivités.

Parce que nous refusons les décisions imposées, venues d’en haut, nous voulons que l’expertise et l’expérience des élus soient pris en compte pour mener à bien cette nécessaire simplification en Ile-de-France.

4/ Les réformes institutionnelles : Comme pour l’organisation territoriale, nous considérons que la question de l’organisation de l’Assemblée nationale est prise à l’envers. La question prioritaire à poser ne concerne pas le nombre de parlementaires, mais le cadre et les moyens accordés au législateur pour remplir pleinement sa mission d’élaboration et de vote de la loi et lui permettre d’exercer un contrôle réel de l’exécutif, essentiel à l’équilibre des pouvoirs.

C’est à partir de là qu’il convient de déterminer le nombre de députés et le mode de scrutin, en veillant à maintenir un rapport direct entre le député et les électeurs, alors que l’interdiction faite au parlementaire d’exercer un exécutif local contribue déjà à couper le législateur des réalités du terrain. Si l’introduction d’une dose de proportionnelle devait être confirmée, il sera essentiel de veiller à ce que cette modification ne transforme pas l’élection législative en un scrutin de liste, où les candidats, désignés par des appareils politiques, n’auraient plus d’ancrage local, pourtant essentiel pour connaître les préoccupations et les difficultés quotidiennes de nos concitoyens.

Forts de leur légitimité acquise au suffrage universel direct, les élus sont essentiels au bon fonctionnement de toute démocratie représentative, et nous ne partageons pas l’état d’esprit « anti-élus » qui prédomine aujourd’hui. C’est une forme de populisme, que le président de la République n’a fait que renforcer en annonçant, sans la moindre concertation, son intention de diminuer également le nombre d’élus locaux – alors qu’ils agissent avec dévouement, et bien souvent de manière bénévole, au service de nos concitoyens. Veut-on que ce soit la haute administration d’Etat qui dirige notre pays ?

En ce qui concerne les autres institutions représentatives :

–          Le président de la République a indiqué le 3 juillet, devant les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles, qu’il voulait faire du CESE « la Chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la nation ». Loin des grands discours, nous considérons pour notre part que cette troisième chambre constitutionnelle est inutile, et que ceux qui y siègent n’ont pas d’autre légitimité que la décision arbitraire de ceux qui les ont nommés. À plusieurs reprises, la Cour des comptes a épinglé la gestion de cette institution, inconnue du grand public : nous proposons sa suppression pure et simple.

–          Le Sénat doit, quant à lui, redevenir pleinement la chambre représentant les collectivités territoriales de la Républiques, comme le prévoit l’article 24 de la Constitution. Face aux coups de boutoirs répétés de l’Etat, cette mission est plus indispensable que jamais : c’est précisément ce qui motive notre candidature.

5/ Exonération pour 80% des habitants de la taxe d’habitation : Nous voulons garantir l’autonomie fiscale des communes : on ne peut pas à la fois baisser leurs dotations et les priver de toute marge de manœuvre. La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers placerait de fait les communes sous tutelle de l’Etat, et signerait la disparition du lien fiscal, contrepartie du service public rendu. Nous ne sommes pas favorables à la mise en place d’un système de compensation, car nous savons qu’aucune compensation n’est pérenne, comme le montre la baisse brutale de la DGF engagée depuis 2015. Or, la DGF est en réalité une dette de l’Etat vis-à-vis des collectivités, puisque cette dotation leur est versée en compensation des transferts successifs de compétences : en la diminuant, l’Etat ne tient pas ses engagements. Nous considérons que la fiscalité locale ne doit pas être supprimée : elle doit être réformée, en concertation avec les élus locaux, afin d’assurer un impôt territorialisé, qui engage la responsabilité des maires et qui maintienne le lien civique nécessaire entre les habitants et les services publics.

Réponses de la liste de Ingrid DESMEDT

France Info : Interview sur EXPOFRANCE 2025

Invité par France Info, Jean-Christophe Fromantin, président du Comité EXPOFRANCE 2025 a fait le point sur la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025 et sur l’obtention des JO 2024.

Sur les JO 2024 :

« L’attribution des Jeux Olympiques d’été à Paris pour 2024 est une bonne nouvelle pour l’EXPOFRANCE 2025 car elles vont renforcer notre expression internationale. »

« L’obtention des JO pour Paris 2024 imprime une dynamique d’une France qui retrouve son rayonnement à l’international (…) renforce notre candidature. Les mesures prises pour 2024 en transports (notamment dans le Grand Paris), en sécurité, en organisation sont des garanties supplémentaires de notre capacité à mener de grands projets. »

Sur l’économie des projets :

« L’économie des Jeux est basée sur les droits télé et l’audience de l’événement. Celle d’une Exposition universelle sur le volume de visiteurs en 6 mois. Deux systèmes économiques différents (…) L’ordre JO puis Expo est très favorable car ce qu’imprimeront les JO en termes de notoriété, d’image de la France aura un impact direct sur la fréquentation de l’Exposition universelle estimée à 50 millions de visiteurs. »

« Nous sommes attachés à promouvoir un modèle économique très innovant et très entrepreneurial, sans argent public. »

Sur le soutien du Président de la République :

« Le Président Emmanuel Macron a redit aux ambassadeurs qu’ils devaient promouvoir l’Exposition universelle 2025 en France (…) il vient de renouveler dans son introduction du dossier de candidature toute sa volonté pour que la France accueille l’Expo universelle, 125 ans après celle de 1900. »

Sur le concept de l’Expo 2025 :

« Une Exposition universelle n’a de sens que si elle provoque les habitudes et les usages. C’est pourquoi notre candidature est construite sur 2 pôles : un pôle dans le Grand Paris à Saclay et 17 pôles satellites pour une articulation entre les métropoles et la capitale. Nous voulons que toute la France se sente impliquée dans cette Exposition universelle. »

« Nous avons une étape stratégique le 28 septembre puisque nous déposerons le dossier technique, puis nous lancerons notre campagne internationale où il faudra convaincre 169 chefs d’Etat. »

« C’est une campagne qui se construit sur le fond car il faut convaincre sur les qualités de la France, et sur notre capacité à accueillir 50 millions de visiteurs, et surtout sur l’universalité du message que la France va adresser au monde. Notre thème est « La connaissance à partager, la planète à protéger » ».

EXPOFRANCE 2025 présente la candidature de la France à l’Exposition internationale d’ASTANA

A quelques jours de la clôture de l’Exposition internationale qui se tient à Astana (Kazakhstan), une délégation, emmenée par Jean-Christophe FROMANTIN, président du Comité EXPOFRANCE 2025, a fait le déplacement pour présenter la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.

Accueillis sur le Pavillon de la France par Pascal LOROT, Commissaire général, ce sont plus de 100 délégués du Bureau international des Expositions (BIE), ambassadeurs, commissaires généraux et directeurs de pavillons qui ont découvert les grands enjeux et les premières orientations de la candidature française.

L’occasion pour Jean-Christophe FROMANTIN de rappeler les nombreux soutiens qu’EXPOFRANCE 2025 a su fédérer autour d’elle, la place majeure donnée à la jeunesse depuis le début ainsi que les valeurs fortes du projet : l’innovation, l’universalité et l’héritage.

Jean-Baptiste LEMOYNE, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, est venu témoigner de l’engagement de l’Etat aux côtés d’EXPOFRANCE 2025. En s’adressant aux représentants des pays présents, Jean-Baptiste LEMOYNE a déclaré : « Accueillir l’Exposition universelle, ce n’est pas seulement pour faire rayonner la France et Paris, mais pour que vos pays rayonnent [et] touchent le monde entier » ; avant de conclure par la lecture d’un SMS reçu du président de la République invitant les pays à le rencontrer pour préparer, ensemble, l’Exposition universelle de 2025.

Pour Jean-Christophe FROMANTIN, « l’appel du président de la République à créer des synergies et collaborer avec les pays dans la construction de notre candidature est en parfaite résonnance avec notre ambition et le thème que nous portons ‘’La connaissance à partager, la planète à protéger’’. » « L’Exposition internationale d’Astana 2017 est la dernière Exposition avant le choix du pays hôte de l’édition de 2025 en novembre 2018 ; cet événement est une occasion extraordinaire de rencontrer et commencer à fédérer les acteurs et décideurs internationaux »

#SemaineAmbass Le Président a rappelé son soutien et sa mobilisation pour la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025

Au cours de sa conférence d’ouverture de la semaine des ambassadeurs le président de la République a rappelé son soutien et sa mobilisation pour la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.

« C’est grâce à notre force collective que nous pouvons accueillir des événements mondiaux comme je l’espère l’Exposition universelle (…) c’est un élément de notre attractivité et de notre crédibilité » a déclaré Emmanuel MACRON.

Il a par ailleurs souligné l’importance de l’attractivité de la France auprès des jeunes du monde entier et en particulier des étudiants. Cette orientation s’inscrit parfaitement dans la mobilisation des jeunes qui participent depuis le départ à la conception et à la promotion de la candidature de la France. La volonté exprimée par le président de la République d’accueillir davantage d’étudiants étrangers en France rejoint le projet de Campus universel proposé par Paris-Saclay dans le cadre de la reconversion du site de l’Exposition universelle après 2025.

« Dès 2015, alors qu’il était ministre de l’Economie, Emmanuel MACRON a défendu le projet d’une grande Exposition universelle ; je me réjouis d’entendre dans son discours de politique internationale, une ambition forte pour le rayonnement de la France dans le monde, la défense de nos valeurs universelles et sa mobilisation pour réussir le grand défi d’une nouvelle Exposition universelle en France » se félicite Jean-Christophe FROMANTIN, Président du Comité EXPOFRANCE 2025.

Classement réalisé par Le Figaro : Neuilly 2ème ville la plus dynamique de France

Dans un classement sur les villes « les plus dynamiques de France », réalisé par Le Figaro et publié le 24 août, Neuilly-sur-Seine se distingue et arrive sur la 2ème marche du podium des 113 villes métropolitaines françaises de plus de 50 000 habitants. Elle est aussi la 1ère ville des Hauts-de-Seine de ce classement.

Le Figaro a évalué la vitalité des villes à partir de plusieurs critères : « Nous avons mesuré leur dynamisme démographique, la santé des entreprises et du marché du travail local, le niveau d’infrastructures et de services proposés, ainsi que le niveau de vie moyen de la population, pour chacune de ces 113 agglomérations » explique Marie Simon dans son article publié par Le Figaro.

« Je me réjouis de cette place exceptionnelle dans ce classement national (…) Il valide une politique d’investissement et de développement engagée dans différents domaines comme l’évolution des espaces publics, le développement économique ou la promotion du cadre de vie (…) C’est un classement que l’on doit également au dynamisme des entreprises présentes à Neuilly-sur-Seine et à l’audace de nombreux créateurs d’entreprises » rappelle Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine.

Lire l’article sur le site du Figaro

La prospérité de la France est indissociable d’une ambition pour tous ses territoires

Les élections présidentielles ont mis au grand jour un appel de détresse ; celui de millions de Français qui se sentent abandonnés. Ceux dont les territoires ne semblent plus intéresser nos élites. La fracture est ouverte entre une France des métropoles qui concentre toutes les attentions et une France des territoires, dont on constate le déclin démographique, l’assèchement culturel et les difficultés économiques.

Et pourtant, cette « France oubliée » est un enjeu pour tous les Français ; car c’est celle dont on a besoin pour construire une prospérité durable. Si nous persistons à oublier cette France, nous vivrons trois crises :

 

  • Une crise d’identité, car le visage de la France est composé de tous ses territoires, dans la diversité de leurs atouts, avec une richesse exceptionnelle de cultures, de savoir-faire, de paysages et d’intelligence.
  • Une crise sociale, car c’est au cœur de nos territoires, dans le partage d’un patrimoine et d’un projet, que se forgent un sentiment d’appartenance, une solidarité authentique, une vie de famille plus apaisée et un lien de confiance sans équivalent.
  • Une crise économique, car nos principaux avantages comparatifs sont indissociables de nos singularités territoriales et culturelles. Nos filières économiques trouvent toutes leur inspiration dans ces spécificités. Nos territoires sont le socle du rayonnement et du développement de la France dans le monde.

 

Ce serait une erreur grave de penser qu’il existe un nouveau modèle qui se résumerait à quelques métropoles connectées entre elles. La France n’est pas un pays dont le développement se cristalliserait au sein de métropoles économiquement et socialement exclusives ; elle est un pays qui, fort d’un héritage et de multiples atouts, appelle à ce que nos grandes villes s’articulent intelligemment avec tous nos territoires, pour les compléter, les valoriser et les connecter avec le reste du monde.

 

Aussi, s’il est une politique qu’il faut réengager avec détermination c’est celle de la reconquête des territoires ; pour donner un nouveau souffle à la France ; pour fertiliser nos atouts ; pour ne pas se résigner à s’agglutiner dans quelques métropoles standardisées, dont le patrimoine se réduirait à une vocation muséale. La désertification des campagnes, la disqualification des villes moyennes et la désindustrialisation de la France deviendraient alors le triste legs d’une génération sans ambitions qui aura fait de la France un pays « comme les autres ».

 

Cette reconquête des territoires passe par une grande politique nationale autour de deux volets stratégiques : l’organisation territoriale et l’aménagement du territoire.

 

Notre vieux modèle centralisée et sur-administrée, issu de la Révolution, qui a été un atout indéniable pendant les années de révolution industrielle et de fordisme, s’avère être un frein considérable à son adaptation à une économie qui repose aujourd’hui sur les mobilités, l’entrepreneuriat et la différenciation. Les effets sont désastreux. Il est urgent de moderniser la gouvernance des territoires, de leur laisser davantage d’autonomie pour qu’ils mènent des politiques publiques au plus près de leurs projets.

Nous devons simplifier l’organisation territoriale : en favorisant les fusions entre communes pour améliorer leur taille critique ; en renforçant le rôle pivot des 450 villes moyennes pour déployer plus équitablement les politiques de proximité ; en développant davantage le pouvoir économique des grandes régions pour relancer une politique de développement.

Nous devons fondre le Sénat et le Conseil Economique Social et Environnemental en une Assemblée des territoires pour donner à ceux qui agissent localement un vrai pouvoir sur les politiques nationales.

Nous devons territorialiser une grande partie de nos politiques publiques et donner plus d’autonomie aux acteurs de l’enseignement, de la formation, de l’emploi, de l’action sociale et de la santé.

 

L’aménagement du territoire doit redevenir une option stratégique. Nous l’avons négligé pendant 30 ans en prenant des décisions erratiques, sans vision ni cohérence. Il s’agit maintenant de repenser le schéma des mobilités à l’aune de cinq objectifs :

 

  • Faire en sorte que tous les Français soient à moins de 20’ d’une ville moyenne pour qu’ils accèdent équitablement aux services de proximité
  • Positionner nos villes moyennes à moins d’1h30 des métropoles-pivots pour ne laisser aucun territoire dans l’angle mort des dynamiques de développement
  • Connecter nos métropoles avec le monde pour qu’elles jouent pleinement leur rôle d’interfaces
  • Relier nos territoires avec les sept grands ports maritimes français pour mettre nos entreprises en relation avec les marchés mondiaux et faciliter la réindustrialisation.
  • Achever une politique de connexion numérique pour permettre à tous les territoires de profiter de l’effet d’accélération et de désenclavement des technologies.

En rapprochant la connaissance et la créativité de chaque territoire on ouvrira des perspectives d’évolution ou de reconversion pour l’ensemble des secteurs industriels, artisanaux ou agricoles, on stimulera les circuits courts qui sont de véritables leviers d’apprentissage pour les secteurs productifs et on redéployera la valeur ajoutée sur l’ensemble du pays.

 

Un tel élan implique une nouvelle politique financière. Nous devons développer une fiscalité qui stimule davantage l’investissement, réinventer les bourses régionales afin d’orienter une partie de l’épargne des Français vers les initiatives publiques ou privées qui contribuent au développement de leurs territoires, lancer un grand emprunt de 80 milliards d’EUR pour investir dans les infrastructures de mobilité, valoriser notre patrimoine culturel et achever l’installation d’un réseau numérique national.

 

Monsieur le Président de la République, faites de votre quinquennat celui de la reconquête des territoires ; lancez une politique audacieuse de décentralisation et d’aménagement du territoire ; allez au devant des Français des territoires oubliés pour leur redonner confiance.

Notre pays est riche de ses talents et de ses territoires. Retrouvons notre capacité d’émerveillement pour faire à nouveau de la France une perspective d’espérance.

Paris Saclay sera le site de la candidature de la France pour l’Exposition universelle de 2025 #EXPOFRANCE2025 #EXPO2025

« La connaissance à partager, la planète à protéger »

Le Comité EXPOFRANCE 2025 félicite les territoires de Gonesse, de l’Ourcq et de Val d’Europe qui ont participé à l’appel à candidature pour être le site du projet d’Exposition universelle en France en 2025. Il se réjouit du choix du site de Paris-Saclay qui sera le pivot d’une candidature qui se veut celle de toute la France. Le site de Paris-Saclay présente de nombreux avantages comme sa concordance avec le thème, son ouverture vers la jeunesse, son potentiel en terme d’héritage architectural et immatériel et son ouverture à toutes les formes d’innovation, de créativité et d’entreprises. Par ailleurs, la richesse de son écosystème scientifique, sa proximité et son partenariat avec le Château de Versailles participeront d’un ensemble qui incarnera l’ambition de la France pour ce grand rendez-vous avec le monde autour des grands défis du XXIème siècle.

EXPOFRANCE 2025, 17 METROPOLES ET COLLECTIVITES PREPARENT LES FORUMS THEMATIQUES POUR FAIRE DE « TOUTE LA FRANCE » LE TERRITOIRE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 2025

Alors que la France transmettra au BIE, le 28 septembre prochain, le dossier technique de sa candidature, 17 métropoles et collectivités françaises se mobilisent pour organiser des Forums thématiques à travers tout le pays :
– Grand Besançon
– Bordeaux / Bordeaux Métropole
– Clermont-Ferrand
– Dijon Métropole
– Région Hauts de France (qui rejoint le programme des Forums thématiques ce mardi 11 juillet 2017)
– Le Mans Métropole
– Métropole de Lyon
– Marseille / Métropole Aix-Marseille-Provence / Grand Avignon
– Montpellier
– Conseil Départemental du Morbihan / Lorient / Vannes
– Nancy / Grand Nancy
– Région Normandie / Métropole Rouen Normandie / Communauté d’agglomération havraise
– Reims / Grand Reims
– Saint-Etienne Métropole
– Strasbourg
– Toulouse Métropole
– Tours Métropole
Une mobilisation exceptionnelle qui marque l’ambition de la candidature de la France.
« C’est la candidature de toute la France, de toutes les villes de France ». C’est dans ces termes que le Président de la République avait introduit dès 2015 la candidature française, faisant suite à l’engagement des promoteurs de la candidature pour que toute la France participe à ce grand rendez-vous avec le monde.
« C’est une innovation inédite dans le processus des Expositions universelles, les Forums thématiques vont prolonger l’expérience du Village global – cœur de l’Exposition universelle de 2025 – en proposant aux visiteurs différentes expériences à travers la France (…) Tout le pays doit être mobilisé pour que l’offre française soit à la mesure des formidables atouts culturels et économiques de toute la France. Les
Expositions universelles ou internationales sont déjà inscrites dans l’histoire de beaucoup de ces collectivités, à l’image de Besançon, Dijon, Montpellier, Nancy, Reims, Saint-Etienne ou encore Toulouse. » rappelle Jean-Christophe FROMANTIN, Président du Comité EXPOFRANCE 2025.
Ce jour, un séminaire de travail s’est tenu à la Fédération Nationale du Crédit Agricole à Paris réunissant les collectivités mobilisées dans le cadre de ce programme. Au menu, un point d’avancement sur la candidature française, un échange sur les différents Forums thématiques et une réunion consacrée à la promotion nationale et internationale d’EXPOFRANCE 2025. La campagne pour la candidature de la France se déroulera de novembre 2017 à novembre 2018, auprès des 169 autres Etats-membres du BIE,
dans une compétition à laquelle participent également le Japon (Osaka), la Russie (Ekaterinbourg) et l’Azerbaïdjan (Bakou).

Télécharger le dossier de presse et les fiches des forums thématiques

 

 

 

 

 

 

CDI de projet : le Gouvernement reprend des amendements proposés par JC Fromantin en avril 2016

Jean-Christophe Fromantin se félicite que le Gouvernement s’inspire d’amendements qu’il avait déposés en avril 2016 pour assouplir les CDI. « J’observe que les « contrats de chantier » envisagés par le Premier ministre dans sa réforme du code du travail sont inspirés de mes amendements d’avril 2016… Bien vu ! » déclare le Maire de Neuilly et Président de 577 – Les Indépendants.

Exposés des motifs des amendements déposés par Jean-Christophe Fromantin en avril 2016 :

« Le présent amendement vise à confirmer le contrat à durée indéterminée comme forme normale et générale de la relation de travail. Il supprime le contrat à durée déterminée mais instaure un contrat à durée indéterminée relatif à une mission particulière dont la durée n’est pas connue précisément au moment de la signature du contrat. Les modalités de fin de contrat sont définies à l’avance, entre l’employeur et le salarié. »

« Le présent amendement vise à créer un contrat d’intermittence qui est un contrat à durée indéterminée permettant une sécurisation pour le salarié et l’entreprise portant sur des périodes définies au cours de l’année. Certains métiers font appel à des saisonniers pour faire face à un surcroit d’activité sur deux ou trois mois de l’année. Ce contrat permettra de lier l’entreprise et le salarié sur une durée indéterminée mais uniquement pour des périodes définies dans l’année. »

Le Talk du Figaro

Invité du Figaro pour l’émission « Le Talk », Jean-Christophe Fromantin a répondu ce matin aux questions d’Yves Thréard :  

Second tour des élections législatives dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine 
« Je suis affligé par le niveau du débat : alors qu’une candidate (LR) semble concernée par une enquête préliminaire sur des emplois fictifs au parlement européen, l’autre (LREM) est touché par des affaires de violences conjugales. Je ne donnerai pas de consigne de vote. Les gens sont assez grands pour savoir pour qui ils vont voter. J’appelle au discernement. Je me suis engagé en politique en 2007 contre une manière de faire de la politique à Puteaux. Aujourd’hui le fils du Maire de Puteaux est suppléant de la candidate LR : la vieille cuisine continue. »

–       577 Les Indépendants 
« Pour changer la politique, il ne suffit pas d’un homme providentiel (…) il faut aussi que les Français prennent leur part de responsabilité. Nous avons mobilisé des candidats à travers la France, ils ont fait un travail remarquable mais nous avons vu aussi combien il était difficile de mobiliser des Français pour s’engager. »

–       Avenir politique 
« Mon avenir politique sera là où je serai utile. (En réponse à une question sur une collaboration avec Emmanuel Macron ?) Je pourrais travailler avec Emmanuel Macron pour engager une grande réforme de l’aménagement du territoire s’il affichait une véritable ambition sur ce sujet si stratégique pour la France. »

–       Moralisation de la vie politique
« Je rencontrerai le Garde des Sceaux le 26 juin pour lui faire part de mes propositions dans ce domaine. Il manque de mon point de vue des propositions sur l’évolution du statut de l’élu, indispensable pour enclencher un véritable renouveau (…) Nous avions fait des propositions dans ce sens avec Jean-Dominique Senard, Président de Michelin, dans le cadre de l’Institut de l’Entreprise. »

–       EXPOFRANCE 2025
« Nous avions beaucoup travaillé avec Emmanuel Macron quand il était Ministre de l’économie (…) il a été le premier membre du Gouvernement à venir il y a 3 ans annoncer à la communauté internationale le projet de la France. Je connais sa motivation et sa détermination pour cette candidature et je ne doute pas de sa mobilisation »

Jean-Christophe Fromantin, champion des « villes oubliées »

Article à lire également sur le site du Point 

À la tête d’une centaine de candidats, le maire de Neuilly veut envoyer des représentants des villes moyennes à l’Assemblée nationale.

PAR

Comme Jean-Christophe Fromantin s’épanouit dans les marges de la vie politique, il veut profiter des législatives pour mettre en lumières des « villes oubliées ». Afin de soutenir la centaine de candidats de son mouvement « les 577 pour la France », le maire de Neuilly parcourt l’Hexagone hors des sentiers, ou plutôt des lignes TGV battues. Il revient donc d’un petit « road trip » qui l’a mené tour à tour à Épernay, Decize, Nevers, Vouvray, Bourgueil, Langeais, Tonneins, Marmande… À chaque étape, le même constat : « Il existe un fort contraste entre la densité d’un patrimoine et la désertification industrielle, économique et commerciale », dit l’élu centriste.

Ce n’est pas la France périphérique, celle des cités difficiles et zones rurales paupérisées, ni la France des métropoles tournées vers le monde et le futur, mais la France du milieu pourrait-on dire. Celle qui est sortie des radars politiques et journalistiques. Une France qui, sans actualités spectaculaires (négatives ou positives), n’accroche pas la une des médias. « Et pourtant, souligne Jean-Christophe Fromantin, notre capital culturel, social, économique se trouve dans ces villes moyennes. Elles sont souvent dotées d’un patrimoine colossal, les solidarités y sont plus actives, la vie de famille y trouve un terreau formidable pour s’y épanouir. On essaie d’être plus fort en faisant comme les autres, et donc en misant sur les métropoles et les technologies. Mais pourquoi restons-nous fixés sur un modèle standardisé et mondialisé ? »

« Moderniser la gouvernance des territoires »

Le fondateur des « 577 » compte bien envoyer une petite cohorte de représentants de ces territoires à l’Assemblée nationale pour peser un tantinet dans le débat. Mais il n’attend pas la fin des législatives pour interpeller le président Macron « parce qu’il est urgent de moderniser la gouvernance des territoires ». Lui qui, député, fut à la pointe des débats sur la réforme territoriale remet sur la table ses propositions de refonte de la carte hexagonale. Fromantin veut faire des 450 villes moyennes les pivots des politiques de proximité. Il plaide, en jouant sur les connexions (dans les transports, mais aussi en intensifiant la couverture numérique), pour que tous les Français soient reliés à moins de vingt minutes de ces petits centres urbains multiservices. Dans une nouvelle organisation territoriale simplifiée, ces villes moyennes seraient positionnées à moins d’1 h 30 des métropoles pivots, « pour ne laisser aucun territoire dans l’angle mort des dynamiques de développement ».

Dans son adresse à Emmanuel Macron, l’élu souligne : « Notre vieux modèle centralisé et suradministré, issu de la Révolution, qui a été un atout indéniable pendant les années de révolution industrielle et de fordisme, s’avère être un frein considérable à son adaptation à une économie qui repose aujourd’hui sur les mobilités, l’entrepreneuriat et la différenciation. » Comme quoi l’on peut se faire le porte-parole de la France du milieu et tenir un discours « disruptif »…

TRIBUNE : La France a besoin d’une grande loi sur la modernisation de sa démocratie plus que d’une loi sur la moralisation de la vie politique

Dans une tribune publiée dans Le Figaro aujourd’hui, Jean-Christophe Fromantin appelle à une loi sur la modernisation de la démocratie et propose quatre priorités pour retisser le lien de confiance avec les Français : l’évolution de la représentation nationale, le respect du principe d’engagement plutôt que de carrière, le statut de l’élu et le financement des partis politiques :

La perspective d’une loi sur la moralisation de la vie politique doit dépasser le stade de l’approche morale, s’abstraire du contexte de montée des populismes et revisiter plus ouvertement tout ce qui fonde la crise de confiance entre les Français et la politique. Le Président de la République ne doit pas se contenter d’une loi de circonstance construite en quelques semaines dans l’élan des récentes affaires, il doit construire le cadre d’une ré-oxygénation de notre démocratie.

La très grande majorité des Français – entre 80% et 85% selon les études d’opinion – disent ne plus faire confiance aux hommes et aux partis politiques. Cette détérioration sans précédent de la confiance s’explique par deux questions plus fondamentales, sur la capacité des acteurs politiques à mener des politiques publiques efficaces et sur la qualité, voire la légitimité, de la relation entre les Français et leurs élus.

S’attaquer à la modernisation de notre démocratie mérite une loi audacieuse, allant jusqu’à remettre en cause les fondements d’un système qui relève davantage de l’oligarchie que de la démocratie. C’est à cette aune que nous pourrons véritablement juger de l’ambition d’un texte sur la modernisation et la moralisation de la vie politique.

Quatre priorités à traiter concomitamment me semblent nécessaires pour moderniser notre démocratie et retisser le lien de confiance avec les Français : l’évolution de la représentation nationale, le respect du principe d’engagement plutôt que de carrière, le statut de l’élu et le financement des partis politiques.

1° Le premier point est le sujet socle. Les Français se sentent-ils bien représentés avec 965 parlementaires – députés et sénateurs confondus – auxquels s’ajoutent les 233 membres du Conseil Economique et Social ? La réponse est évidemment non ! En assurant plus de diversité dans l’engagement politique, en adaptant le nombre de députés à une nouvelle géographie territoriale et en transformant le Sénat en assemblée des territoires, on pourrait passer de trois à deux assemblées et de 1158 membres à moins de 600 parlementaires. Cette évolution aurait le triple avantage de l’efficacité, d’une baisse des dépenses publiques et d’une meilleure incarnation de la France, de ses talents et de ses territoires.

2° Le second point porte sur ce fameux « non-cumul ». La loi de 2014 n’aurait dû s’entendre que par sa capacité à déverrouiller le système politique pour innerver le débat de compétences ou d’expériences nouvelles. Cela impliquait deux règles : la limitation à deux mandats nationaux et trois mandats locaux afin que ce soit le temps des projets et non pas celui des carrières qui rythme l’engagement politique, et le respect d’une limite d’âge comparable à celle qui se pratique dans le privé.

3° Le troisième point concerne le statut de l’élu. Il est d’autant plus essentiel si on veut limiter les mandats dans le temps. Pour attirer de nouveaux profils qui incarnent les évolutions vécues par nos territoires et notre pays, autant que les enjeux à relever, il faut évoluer dans trois directions : les mêmes modalités d’accès à la vie politique pour tous, fonctionnaires ou salariés du privé ; de meilleures conditions de formation, de rémunération et de reconversion pour ceux qui s’engagent en politique ; et une mise à disposition de moyens sur les mêmes bases d’usage et de contrôle que dans une entreprise. De telles dispositions auraient trois avantages : neutraliser les dérives qui défraient la chronique, bénéficier d’un traitement équitable entre les Français et mobiliser de nouveaux talents pour opérer les politiques publiques nécessaires.

4° La quatrième orientation porte sur le financement des partis politiques. Car les dynamiques de mobilisation ne peuvent éternellement se cristalliser autour de grands partis qui profitent outrageusement d’une rente de situation. Leurs parlementaires les alimentent en financements publics qui leur permettent de financer leurs futures campagnes. Un circuit fermé qui bloque les nouveaux entrants. C’est la raison pour laquelle, je propose d’une part de désintermédier les partis des financements publics et de donner l’accès direct à ces financements aux candidats, y compris dans le cadre d’élections locales. Ce sont deux conditions indispensables à l’émergence d’une nouvelle offre politique qui partirait des idées, des projets et des territoires plutôt que des états-majors des partis politiques.

Les Français perçoivent de mieux en mieux le décalage abyssal entre la classe politique et les enjeux à relever. Le Président de la République doit s’inspirer des messages forts qu’ils ont exprimés lors de la campagne présidentielle pour répondre à la fois à la demande de renouvellement des acteurs politiques mais aussi à la fracture territoriale qui, plus qu’aucune autre, incarne la crise de confiance qui traverse notre démocratie.

Débat #FigaroLive : La droite va-t-elle exploser ?

Avec l’entrée de deux ministres issus LR au gouvernement, la droite peut-elle espérer gagner les législatives, et échapper à son éclatement ? C’est le thème du débat, animé par Guillaume Roquette, auquel Jean-Christophe Fromantin a participé avec Alain-Gérard Slama, Denis Tillinac et Jean de Boishue.

A voir ci-dessous et sur le site du quotidien :