Je prends acte de la nomination d’Edouard Philippe au poste de Premier ministre et de la volonté marquée par le Président de rassembler. Cette ouverture s’imposait au regard de la majorité de circonstance qui s’est construite au deuxième tour de l’élection présidentielle. Mais le principe d’un rassemblement – s’il peut s’incarner dans la nomination d’un Chef de gouvernement – est d’abord celui d’un projet politique.
La question qui se pose aujourd’hui est celle de la feuille de route du nouveau Premier ministre. Sera-t-elle celle du « candidat Macron » ou d’un « rassemblement des idées » ?
Je souhaite, pour ma part, qu’elle s’incarne dans une ambition politique plus partagée, ouverte à une véritable politique d’aménagement du territoire, à un programme très résolu sur la réduction des dépenses publiques, à une politique engagée en faveur des investissements et à un effort particulier à destination des familles.
C’est sur ce socle qu’une majorité de projet pourra se construire à l’issue des législatives.
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Elections législatives des 11 et 18 juin 2017 : 577 – LES INDÉPENDANTS lance sa campagne nationale
10 000 français ont investi 100 candidats de la société civile
Investis par 10 000 français, ils seront plus de 100 candidats à porter dans 40 départements une nouvelle approche de la politique. Ils étaient réunis hier devant une salle comble pour le lancement de la campagne nationale des candidats 577 – LES INDÉPENDANTS. Ils s’inscriront dans cette triple volonté de s’extraire des logiques d’appareil, de promouvoir un projet audacieux et de mobiliser plus largement les talents dont la France a besoin.
Cinq candidats se sont d’abord relayés sur scène pour expliquer les raisons de leur engagement. Puis, Nicolas Doucerain, Président de Nous Citoyens, Aurélien Véron, Président du Parti Libéral Démocrate et Jean-Christophe Fromantin, à l’initiative de ce rassemblement, sont revenus sur le projet qui les fédère autour de l’initiative 577 – LES INDÉPENDANTS.
« Nous devons faire émerger des solutions qui viennent des territoires et je suis convaincu que les députés 577 – LES INDÉPENDANTS auront le courage de mettre en œuvre les réformes dans l’intérêt de la France » a déclaré Nicolas Doucerain, Président de Nous Citoyens.
« Nous nous démarquerons par la qualité de notre projet et par une nouvelle façon de faire de la politique » a souligné Aurélien Véron, Président du Parti Libéral Démocrate.
Jean-Christophe Fromantin a conclu le meeting par un discours illustrant une intention libre et très déterminée de reconstruire une relation de confiance et de proximité en politique à partir des territoires, du bas vers le haut, en allant chercher la richesse des compétences dont le débat politique a besoin.
Le Député-maire de Neuilly-sur-Seine, qui a lancé l’initiative 577 – LES INDÉPENDANTS il y a plus d’un an a mis l’accent sur une nécessaire nouvelle géographie politique.
« Il faut responsabiliser les Français dans toutes les composantes de la vie politique et mettre fin à la suradministration du pays » a souligné Jean-Christophe Fromantin en rappelant son idée de mettre en place un grand emprunt national, de 70 à 90 milliards d’euros, plus ambitieux que celui d’Emmanuel Macron, pour inciter les Français à mettre leur épargne au service de projets ambitieux pour l’avenir du pays.
« Il faut encourager et donner aux Français les moyens de réussir en créant un contexte favorable pour les entreprises et faciliter l’environnement normatif qui pollue aujourd’hui la vie des entreprises. Il faut aussi revoir la gouvernance de nos territoires avec une organisation beaucoup plus simple et pertinente autour de 8 pôles métropolitains et 450 villes moyennes, qui s’inspire des dynamiques observées, là où les gens vivent (…) il est urgent de lancer une grande politique d’aménagement du territoire pour répondre à la fracture territoriale qui se dessine en France »
« Il faut protéger les Français, défendre notre pays mais aussi préparer l’avenir avec de vraies politiques d’anticipation » a rappelé Jean-Christophe Fromantin en proposant un service national européen destiné aux jeunes afin de les inciter à se réapproprier leur avenir.
« Faire rayonner la France dans le monde grâce à nos formidables atouts est au cœur de nos préoccupations pour redonner une ambition à la France et une fierté aux Français » a conclu Jean-Christophe Fromantin en souhaitant bon courage aux candidats dans leurs campagnes et en les remerciant à nouveau de mettre leurs talents et compétences au service du pays.
Jean-Christophe Fromantin invité de L’OPINION
Jean-Christophe Fromantin: «Macron a de bonnes… par Lopinionfr
Retrouvez également la vidéo et le résumé sur le site du quotidien :
Jean-Christophe Fromantin a donné le coup d’envoi dimanche 14 mai de son mouvement « Les Indépendants ». Il présente sous cette bannière 100 candidats à la députation et non 577 comme il était prévu initialement. « Dès le départ, nous avions mis un filtre exigeant, celui que les candidats trouvent 100 soutiens et au moins 4000 euros de promesses de dons », explique le maire de Neuilly-sur-Seine.
« Ce mouvement est un rassemblement d’indépendants avec un certain nombre d’exigences communes et de paramètres sur la manière de faire de la politique, sur l’éthique,… », continue le député (DVD) des Hauts-de-Seine. Avec 100 candidats, Jean-Christophe Fromantin espère obtenir quinze élus. « On espère pouvoir monter un groupe parlementaire », déclare-t-il indiquant que « tous ceux qui sont mal à l’aise dans leurs partis politiques peuvent les rejoindre ».
Jean-Christophe Fromantin est-il prêt à travailler avec Emmanuel Macron ? « On attend tous quelle va être la ligne politique d’Emmanuel Macron », indique le député-maire de Neuilly. « Le choix d’un Premier ministre dans la journée nous donnera une indication », continue-t-il. « Ce Premier ministre prendra-t-il tel quel le programme d’Emmanuel Macron ou l’adaptera-t-il pour incarner le renouveau, c’est la grande question », s’interroge le député des Hauts-de-Seine. « Dans le programme d’Emmanuel Macron, il y a de bonnes choses mais il n’a pas une vraie vision de la France », déclare-t-il à nouveau. « J’attends encore cette vision », conclut Jean-Christophe Fromantin sur le sujet.
Interview au Point : Un vieux monde politique s’écroule, Emmanuel Macron en sera t-il le « syndic de faillite » ou le « repreneur visionnaire » ?
Retrouvez ci-dessous l’interview de JC Fromantin et sur le site du Point :
À son tour, il se met en marche ! L’expression le fait rire. Écrivez plutôt « en mouvement », corrige-t-il. Dimanche 14 mai, quelques heures après la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, Jean-Christophe Fromantinprésentera à Neuilly, la ville des Hauts-de-Seine dont il est le maire, les candidats que son mouvement politique présente aux élections législatives. Ils ne seront pas 577, comme prévu initialement, mais… 100. Cent hommes et femmes issus de la société civile et des territoires que Jean-Christophe Fromantin et son équipe ont été « chasser » partout en France – et, précisions-le, bien avant qu’Emmanuel Macron lance En marche ! Le centriste a fait alliance avec deux autres (petits) groupes, Nous, citoyens, créé par l’entrepreneur Denis Payre, et un certain Parti libéral démocrate. Les trois présenteront leurs candidats sous une bannière commune, Les Indépendants. Entretien avec Jean-Christophe Fromantin.
Le Point.fr : Pourquoi n’avez-vous pu rassembler que 100 candidats alors que vous aviez pour objectif 577 ?
Jean-Christophe Fromantin : Nous terminons à 100, mais 1 600 se sont présentés. L’exigence qui a été la nôtre de solliciter comme critères pour chaque candidature 100 soutiens et 4 000 euros de promesses de dons a limité le nombre. La commission d’investiture mise en place par Emmanuel Macron dans son mouvement correspond à celle du vieux monde jacobin. C’est Jean-Paul Delevoye qui, depuis Paris, choisit des candidats dans la Drôme, en Charente, dans la Creuse. Sur quels critères ? Dans ce casting, on trouve beaucoup de fonctionnaires, d’attachés parlementaires, bref, des gens bien placés. Notre démarche à nous est inverse : elle s’inscrit dans la vérité d’un territoire, et c’est aux citoyens de la circonscription de choisir leur candidat. C’est moins facile.
Regrettez-vous d’avoir soutenu jusqu’au bout François Fillon dans cette présidentielle ?
Non, j’ai été au bout de ma logique. Quand vous soutenez un candidat, vous le faites à fond. J’ai choisi François Fillon au premier tour, parce qu’il était le plus proche de mes convictions. Mais j’ai gardé ma liberté : je ne suis pas entré dans l’équipe de campagne. Puis, j’ai fait le même exercice avec Emmanuel Macron au second tour, parce que face à Marine Le Pen, on ne peut pas s’abstenir.
Ce qui a vous a valu de violentes critiques…
En effet. Je n’ai pas compris. J’ai donné un long entretien argumenté, étayé au magazine Famille chrétiennepour expliquer qu’il était hypocrite de s’abstenir, surtout quand on est un élu, et que je me positionnais dans une opposition constructive à Emmanuel Macron. Et j’ai reçu des messages d’une grande violence. On m’a même traité de « collabo » ! Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir un réflexe aussi hystérique de la part de chrétiens, d’autant que j’ai été le seul parlementaire à avoir voté contre tous les projets de loi récents visant à « reformater » les grands équilibres humains : le mariage pour tous, l’IVG comme droit fondamental, le délit d’entrave, la fin de vie, l’autorisation de recherche sur l’embryon…
Que pensez-vous des premiers pas d’Emmanuel Macron ?
C’est un syndic de faillite, l’administrateur judiciaire d’un monde qui s’effondre. Son grand mérite est d’accélérer la chute d’un vieux système déjà cassé. Les partis étaient brinquebalants, ils ne tenaient que grâce à des tuteurs comme en jardinage. Macron est arrivé, et il retire les tuteurs. Le « reset » qu’il fait est important. Maintenant, il va falloir reconstruire. Et pour l’instant, je ne sens pas chez ce nouveau président une vision, une inspiration, un projet politique qui le permette.
Laissez-lui le temps d’arriver !
Certes. Mais le problème est que l’on ne voit pas poindre de projet ! Cette élection a montré de façon flagrante les ruptures territoriales à l’œuvre. La carte de France des votes parle d’elle-même : tous les territoires périphériques se sont exprimés dans des votes de réaction, agrégés sur Le Pen ou Mélenchon. Et, pour l’instant, on ne voit pas arriver une grande politique d’aménagement du territoire. Emmanuel Macron ne propose pas un nouveau projet d’ensemble. Sur la forme, c’est très bien : on a un président jeune, philosophe, connecté au monde et qui parle anglais. Mais ces avantages ne se traduisent pas dans son personnage politique. On ne sent pas une nouvelle vision de la France. Macron aura une majorité. Mais quelles seront la cohérence et la solidité de cette majorité à l’épreuve des réformes audacieuses qu’il promet ? Je le mets en garde, même si je n’ai pas envie d’être l’oiseau de mauvais augure : nous avons tous intérêt à ce qu’il réussisse.
Interview au magazine LA VIE : On ne fait pas du neuf avec du vieux
Retrouvez l’interview de JC Fromantin sur le site de La Vie : « On ne fait pas du neuf avec du vieux » et ci-dessous :
Vous êtes à l’initiative d’un mouvement citoyen visant à présenter des candidats issus de la société civile aux législatives. La démarche d’Emmanuel Macron vous a-t-elle coupé les ailes ?
Elle nous a plutôt ouvert l’espace. Il y a une grosse différence avec Macron. Son initiative part de la présidentielle, de son projet de devenir président de la République. Il la décline désormais dans sa version législative avec l’idée de présenter des candidats issus de la société civile ou d’accords avec des partis. Nous, c’est l’inverse : on part de l’idée qu’il faut démarrer par les fondations. Le premier vecteur de reconstruction c’est de remettre les Français en situation de s’engager. Les deux initiatives procèdent donc de la même envie de renouveler la politique, mais elles ont deux points de départ différents. Nous, par le biais des territoires, « d’en bas », lui, par son accession à l’Élysée, « d’en haut ».
Quelle est votre place dans le champ politique tel qu’il a évolué ces derniers mois ?
Cette question en appelle une autre : Quelle idée nous faisons-nous du renouvellement politique ? Il se fera avec des gens nouveaux, pas avec des anciens, car on ne fait pas du neuf avec du vieux. C’est une position claire qui rejoint me semble-t-il celle du nouveau président de la République. Les questions qui se posent sur le profil du Premier ministre et de la politique qu’il mènera me laissent pour l’instant dans l’expectative. Il y a plusieurs configurations possibles : Va-t-il faire des choix audacieux ou recycler les ténors des vieux partis ? Son projet sera-t-il de droite, de gauche, des deux ? Si c’est un mixte de tout cela, ne sera-t-il pas un peu tiède par rapport à l’audace qu’appellent les réformes dont la France a besoin ? Enfin, un sujet me semble aujourd’hui prioritaire par rapport aux messages de Français au cours de la campagne, c’est la politique d’aménagement et d’organisation de nos territoires. Le Président est-il conscient de cet enjeu ? La cartographie du vote à la présidentielle montre avec une acuité particulière combien les territoires oubliés de la République sont en attente d’une réponse à leurs problèmes. En votant Mélenchon, Le Pen ou blanc, ils nous interpellent très directement. Le sentiment de résignation, de fracture territoriale a montré l’urgence du sujet. La réforme mère qui devrait inspirer le président de la République devra s’incarner dans un acte fort d’ambition territoriale.
« La responsabilité politique est universelle. Elle se construit sur l’idée que chaque citoyen peut prendre sa part, avec ses talents, ses compétences. »
Quelles sont vos divergences avec Emmanuel Macron ?
Il y a de ma part un doute sur cette ambition territoriale, une interrogation sur la profondeur des réformes et une divergence sur les sujets de société. Mais je sens de sa part un état d’esprit de réconciliation et de conciliation. C’est un homme d’écoute et de dialogue. Je l’ai vécu dans le cadre des discussions autour de la loi Croissance et activités (dite loi « Macron »). J’ai apprécié son pragmatisme et son ouverture quand je proposais des amendements sur des sujets aussi différents que le financement des entreprises ou le permis de conduire et qu’ils étaient soutenus par l’ex-ministre de l’Économie. Nous « co-construisions » un texte de loi. Il n’est pas dans ces postures de principe qui neutralisent trop souvent l’efficacité politique. Le débat politique prend de la hauteur quand on peut aborder les sujets les plus tendus avec l’idée d’avancer plutôt que de tirer des avantages personnels d’une position jusqu’au-boutiste. Je partage cet esprit entrepreneurial qui consiste à transformer les obstacles et les difficultés pour en faire des opportunités pour progresser ensemble, au service des Français.
Le renouveau politique par le biais de la société civile, est-ce ce qui permettra de redonner de la confiance aux citoyens ?
C’est un vecteur pour retrouver de la confiance, oui. Ce qui l’a cassée c’est la dualité entre la société civile et le monde politique, la reconnaissance y compris sémantique de cette dualité. Cela n’a pas de sens de laisser prospérer l’idée qu’il y a deux mondes, « la société civile » et le « monde politique ». La responsabilité politique est universelle. Elle se construit sur l’idée que chaque citoyen peut prendre sa part, avec ses talents, ses compétences, sa disponibilité. Certains se sont autoproclamés professionnels de la politique dans une relation type « clients/fournisseurs », le client étant la société civile… Dès lors que les politiques publiques ont enchainé les échecs, cela nous a mis dans une impasse. Désormais, les citoyens se regardent eux-mêmes et se disent que c’est à eux de prendre leur destin en main. Dans notre démarche de mobilisation, nous avons encouragé des Français à être candidats aux élections législatives. Macron a reçu plus de 19.000 candidatures. Nous en avons reçu 1600 et en avons confirmé une centaine. La différence c’est que nous n’avons pas mis en place une commission d’investiture parisienne comme dans les vieux partis politiques. Dans notre système, ce sont les électeurs qui investissent leur candidat. Chaque candidat devait trouver cent personnes pour le soutenir dans sa circonscription et 4000 euros de promesses de dons. Cela a découragé les velléitaires mais a donné un formidable élan à ceux qui atteignaient l’objectif. Car ils ne tirent pas leur légitimité d’une commission d’investiture, ni de l’effet de souffle d’un homme providentiel, mais de 100 électeurs qui croient en leur projet. C’est dans cette relation de proximité que la confiance se construit.
« L’électorat catholique peut trouver la réponse à ses interrogations dans les derniers grands textes de l’Église. »
L’électorat catholique semble déboussolé, quelle peut être la réponse politique à leur désarroi ?
L’électorat catholique peut trouver la réponse à ses interrogations dans les derniers grands textes de l’Église : l’encyclique de Benoît XVI sur la mondialisation (Caritas in Veritate, 2009), celle de François sur l’écologie (Laudato Si’, 2015) comme son exhortation apostolique (Evangelii Gaudium, 2013) donnent des éléments de discernement très limpides et très visionnaires. Libre à chacun de les découvrir et de trouver dans son for intérieur les critères de son vote à l’aune des propositions des candidats. Le bouleversement des repères droite-gauche, l’absence de consigne de vote, de lignes de partage claires, mais aussi les grandes transformations du monde, appellent cette exigence de discernement. Dans son Exhortation apostolique, François met clairement l’engagement politique au cœur de ses interpellations. Engagez-vous, ayez cette audace, dit-il. Évidemment, c’est exigeant mais tellement important.
Pourquoi les chrétiens doivent s’engager en politique, au-delà des engagements associatifs dans lesquels ils sont très présents ?
Ils doivent prendre conscience que le bien commun, la dignité de l’être humain, les relations entre les pays, entre les hommes s’incarnent dans bon nombre de grandes politiques publiques. Les chrétiens sont des citoyens engagés car ils ont la conviction qu’ils ont aussi le devoir de mettre leurs talents au service de leur pays. Ils sont aujourd’hui fortement interpellés pour mettre la politique dans le spectre des engagements qu’ils peuvent prendre.
577 – LES INDÉPENDANTS
Jean-Christophe Fromantin et Nicolas Doucerain lanceront ensemble dimanche 14 mai la mobilisation de la société civile autour de l’initiative 577- LES INDÉPENDANTS
Dans cette période de reconfiguration des forces politiques, où les Français ont montré leur profonde aspiration au changement, les prochaines élections législatives seront déterminantes pour prolonger le mouvement de renouveau qui s’opère.
C’est la raison pour laquelle des candidats libres, issus de la société civile, mais aussi les mouvements « Nous Citoyens » et « Territoires en Mouvement », présidés respectivement par Nicolas Doucerain et Jean-Christophe Fromantin, se regroupent autour du label 577 – LES INDÉPENDANTS pour préparer ensemble les échéances des 11 et 18 juin prochains.
Ils seront plus de 100 candidats à porter dans 40 départements une nouvelle approche de la politique. Ils s’inscriront dans cette triple volonté de s’extraire des logiques d’appareil, de promouvoir un projet audacieux et de mobiliser plus largement les talents dont la France a besoin.
Dimanche 14 mai la campagne nationale 577- LES INDÉPENDANTS sera lancée à l’occasion d’un grand rassemblement qui se déroulera à l’Espace 167 à Neuilly, à 15h00, en présence des candidats.
« Ce rassemblement arrive à un moment déterminant au cours duquel les vieux appareils politiques cèdent la place à des dynamiques nouvelles. Les Français prennent conscience que la politique n’est pas une affaire réservée, qu’il est urgent de mobiliser tous ceux qui peuvent mettre leur talent au service de la France pour opérer les grandes réformes dont le pays a besoin » rappelle Jean-Christophe Fromantin, Député des Hauts-de-Seine et Maire de Neuilly.
« Je suis très heureux que Nous Citoyens & Territoires en mouvement puissent unir leurs forces pour permettre à nos candidats de gagner les prochaines législatives ! « 577- LES INDÉPENDANTS », c’est une initiative 100 % citoyenne créée par les citoyens pour les citoyens autour d’une ligne directrice : social, pour l’homme, libéral, pour l’entreprise, écologique, pour tous ! » Nicolas Doucerain, Président de Nous Citoyens.
Interview dans le Grand Matin Sud Radio
Invité ce lundi du Grand Matin Sud Radio, le député-maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) Jean-Christophe Fromantin fait le constat d’une France divisée aujourd’hui, qui aura par ailleurs besoin d’une clarification du programme d’Emmanuel Macron.
Retrouvez ci-dessous et ici le résumé :
Emmanuel Macron a donc réussi son pari d’accéder à la présidence de la République, et ce trois ans seulement après son éclosion politique et le début de sa notoriété publique. Interrogé par Dimitri Pavlenko ce lundi lors du Grand Matin Sud Radio, le député-maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) Jean-Christophe Fromantin, actuellement sans étiquette mais classé à droite, s’est montré quelque peu critique envers l’attitude de sa famille politique entre les deux tours de l’élection présidentielle, tout en envoyant un message au nouveau Président.
« Le programme de Macron n’allait pas très loin, avec beaucoup de demi-mesures »
« On voit bien que la France est aujourd’hui totalement composite : il y a ceux qui ont rejeté les vieux partis, ceux qui se sont abstenus, ceux qui ont appelé à voter Macron avec enthousiasme, ceux qui l’ont fait par défaut… (…) Les contorsions sémantiques chez Les Républicains étaient totalement absurdes. Cela manquait de courage. (…) Il y a certaines idées d’Emmanuel Macron sur lesquelles on peut converger. C’est à lui de montrer la tendance qu’il veut imprimer. Ce sera en tout cas très compliqué de construire un gouvernement dans les jours à venir, puisque sa synthèse est bien trop large pour engager un programme de réforme. (…) Le programme d’Emmanuel Macron n’allait pas très loin, avec beaucoup de demi-mesures. Fiscalité des entreprises, grand emprunt, droit du travail… On voit bien finalement que ce programme ouvre des orientations, mais n’est pas très clair. C’est Hollande+, ou Fillon light, mais il devra préciser les choses demain. On aura probablement une chambre assez compliquée (Ndlr : à l’Assemblée nationale)« , a-t-il ainsi déclaré.
Alors que le nom d’Édouard Philippe (LR) revient ces derniers temps comme piste éventuelle au poste de Premier ministre, Jean-Christophe Fromantin a appelé à la prudence vis-à-vis de ce choix. « Il faut faire très attention. Qui peut faire cette synthèse aujourd’hui ? Pas plus Édouard Philippe qu’un autre. Je ne pense pas que le signal soit si facile que cela à envoyer…« , a-t-il tempéré.
« Ne pas oublier une partie de la France aujourd’hui dans l’angle mort des politiques »
Enfin, l’élu francilien assure que l’analyse de la carte géographique des résultats de ce second tour devrait forcer le nouveau Président à prendre à bras-le-corps l’immense dossier de l’aménagement du territoire. « Il est intéressant de regarder la carte de ce vote FN, toutes ces périphéries, ces territoires en difficulté ou en détresse. On parle beaucoup de métropolisation, mais je pense qu’il faut réinvestir les territoires, car la France n’est pas que quelques métropoles. C’est un appel très fort à ce que le futur Premier ministre, avec Emmanuel Macron, ouvre ce dossier de l’aménagement du territoire pour ne pas continuer à oublier une partie de la France qui est aujourd’hui dans l’angle mort des politiques« , a-t-il prôné.
Victoire claire d’Emmanuel Macron mais la résignation des Français appelle à ce que les législatives soient le socle d’une nouvelle adhésion
Je félicite Emmanuel MACRON, nouveau Président de la République française et je lui souhaite de réussir.
Au cours de cette campagne, les Français ont adressé des messages très forts : leur retrait ou un vote par défaut qui confirment l’amplitude d’une résignation sans précédents ; un rejet des partis traditionnels ; un profond mécontentement – en particulier dans les territoires périphériques -, mais surtout une grande attente de renouveau.
Dans ce contexte, le nouveau Président de la République porte une grande responsabilité : celle de remobiliser pour réformer la France.
Je serai très attentif au choix de son Premier ministre dont le profil témoignera de sonaudace, de son écoute et de la volonté de rassemblement qu’il décidera ou non d’engager.
TRIBUNE : La droite doit faire sa révolution et oser le progrès
Cette semaine, Valeurs Actuelles publie une tribune de Jean-Christophe Fromantin intitulée : « La droite doit faire sa révolution et oser le progrès »
Ces dernières semaines laissent un goût amer à ceux d’entre nous qui pensent qu’une politique de droite est meilleure qu’une politique de gauche, et on peut légitimement s’inquiéter de notre capacité à convaincre et de la profondeur du projet que nous adressons aux Français. A l’heure de mutations qui ouvrent une nouvelle géopolitique ; des enjeux de valeur ajoutée qui appellent de nouvelles politiques économiques ; à l’heure d’un monde plus ouvert qui nous interpelle sur la réaffirmation d’un héritage culturel, la droite est encalminée dans ses logiques d’appareils, perclus de leaders dont les tactiques personnelles prennent le dessus sur leur vision de la France. Alors que la politique devrait faire un retour en force pour inscrire notre idéal et notre avenir dans ce nouveau paradigme, nos partis parlent de taux, de milliards, de calculs ou de négociation.
La manière d’aborder le 2ème tour des Présidentielles est révélatrice de cette démission. Chacun d’entre nous, faute d’adhérer aux propositions de l’un ou l’autre des candidats, pourrait pour le moins exprimer son choix pour celui des deux avec lequel il pense pouvoir mener l’opposition la plus constructive. L’appel à l’abstention ou les contorsions sémantiques pour ne pas prononcer le nom du ‘moins pire’, trahissent une grande difficulté à assumer clairement nos responsabilités et à positionner nos idées. Pour ma part je préfère l’opposition constructive à Emmanuel Macron.
Car il est urgent de nous réapproprier l’idée de progrès. Pas au sens idéologique, mais au sens de ce que le progrès peut apporter à chacun, au plus profond de nos territoires, là où vivent les Français. Car, s’il est une construction politique que la droite doit revisiter, c’est bien celle qui s’inscrit dans le primat de l’être humain, de nos territoires et de nos initiatives ; c’est celle qui fait de la nation un héritage, de l’Europe une équipe et du monde une opportunité. La prévalence d’un vote Le Pen dans les territoires périphériques et d’un vote Macron dans les métropoles doit nous interroger. Ne sommes-nous pas tout simplement à la fois hors-sujet et hors-sol ?
Cette nouvelle impulsion ne viendra pas « d’en haut ». Pour deux raisons : Parce que la politique se régénère dans la confiance et qu’il est vain d’imaginer que ceux-là même dont les Français se défient sont ceux par lesquels passera ce renouveau ; mais surtout, parce que c’est à partir de nos atouts que doit se construire une politique nouvelle. Ce sont ses talents, ses territoires mais aussi son héritage culturel qui façonnent la France. Sommes-nous aujourd’hui en capacité d’engager ce renouveau ? Je crois que oui, à trois conditions : Que chacun prenne en main son destin et accepte de mettre ses talents au service de la France ; que notre projet politique se construise à partir de ce qui fait la France ; que notre regard sur le monde ne soit pas animé par la peur mais par l’ambition. C’est cette révolution que nous amorçons en lançant 577-Les Indépendants, en osant le progrès autour de quatre verbes : responsabiliser, encourager, défendre et rayonner, en espérant ouvrir une perspective de renouveau pour la France !
Dépêche AFP : Fromantin (DVD) votera Macron pour « choisir » son adversaire
Le député-maire de Neuilly (DVD, ex-UDI), Jean-Christophe Fromantin, ex-soutien de François Fillon, annonce qu’il votera en faveur d’Emmanuel Macron, préférant « choisir » son adversaire plutôt que de laisser d’autres le faire à sa place, dans une interview à Famille Chrétienne.
Dans cette interview transmise lundi par M. Fromantin à l’AFP, il explique avoir « un peu de mal à comprendre ceux qui s’interrogent encore » et juge le ni-ni « trop facile » et marquant « une absence de courage ». « Faire un choix et l’assumer fait partie de l’éthique de responsabilité d’un homme politique, surtout quand ce choix est difficile et sujet à controverse », affirme M. Fromantin. « Je préfère choisir mon adversaire et le combattre, plutôt que de le subir et de pleurnicher.
Il y a deux adversaires possibles: Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. Je n’adhère ni à l’un ni à l’autre sinon j’aurais fait un autre choix dès le départ. Mais je vais voter Emmanuel Macron pour ne pas laisser d’autres choisir à ma place », explique-t-il. Le député-maire assure qu’il ne fera « pas de compromis sur les points de désaccords » et défendra ses idées « dans une opposition constructive ».
« Aujourd’hui, même si je n’adhère qu’à 30% ou 40% de son programme, je pense que le débat sera plus ouvert avec lui qu’avec Marine Le Pen et que nous pourrons davantage avancer », indique M. Fromantin, qui affirme dans un communiqué avoir reçu « des torrents d’insultes » sur les réseaux sociaux suite à cette décision.
Interview : « Je vote aujourd’hui Macron pour choisir demain mon adversaire » + réaction aux insultes reçues
Dans une interview à Famille Chrétienne, Jean-Christophe Fromantin explique pourquoi il votera pour Emmanuel Macron et souhaite ensuite s’inscrire dans une opposition constructive.
Interview à retrouver sur le site de l’hebdomadaire : Je vote aujourd’hui Macron pour choisir demain mon adversaire
+ le message de Jean-Christophe Fromantin face aux réactions très violentes que sa prise de position suscite sur les réseaux sociaux :
« A tous ceux qui donnent des leçons derrière leur PC… »
A tous ceux qui déversent des torrents d’insultes parce que j’ai dit dans Famille Chrétienne que je préférais une opposition constructive à Emmanuel Macron plutôt qu’un vote pour Marine Le Pen ; j’ai envie de vous demander : Que faisiez-vous ? Quand pendant des jours et des nuits entières, parfois seul, j’étais dans l’hémicycle à défendre mes convictions sans ne rien laisser passer. Qui êtes-vous ? Pour déclencher de telles accusations sans étayer vos propos autrement que par des insultes ? Où êtes-vous ? Quand la France a surtout besoin de candidats qui gagnent aux élections législatives pour défendre des valeurs et des politiques d’avenir ? Trop facile de faire de la politique derrière son PC, de critiquer et de donner des leçons. J’attends de voir vos noms sur des affiches, de vous voir battre le pavé avec des tracts, de le faire sans parti politique pour mettre votre indépendance et vos talents au service de la France, j’attends de vous voir gagner dans votre circonscription, puis de vous voir monter à la tribune de l’Assemblée nationale pour vous faire insulter par ceux qui ne pensent pas comme vous. A ce moment là j’accepterai vos commentaires, vous qui êtes si forts, si vertueux et si courageux …
[VIDEO] Face à l’impasse des présidentielles…posons-nous la question de notre responsabilité politique
#577INDEPENDANTS www.577.fr
[VIDEO] François Fillon peut compter sur la mobilisation des indépendants et de la société civile
Ces Français ont compris la solidité de son projet et veulent participer au redressement de la France. François Fillon peut compter sur nous, sur ces Français indépendants et cette société civile qui peut beaucoup apporter à la France et qui a compris qu’il était temps de s’engager. #Fillon2017
577 – LES INDEPENDANTS de la droite et du centre
A la veille du 1er tour de l’élection présidentielle et à quelques semaines des échéances législatives, le mouvement « 577 » fait évoluer sa signature et devient :
« 577-LES INDEPENDANTS de la droite et du centre ».
« Cette nouvelle expression vise à bien définir le profil de notre initiative : un collectif d’acteurs libres et indépendants, déterminés à s’engager en politique et à mobiliser leurs talents au service de la France » rappelle Jean-Christophe FROMANTIN, Député-Maire de Neuilly-sur-Seine, à l’ impulsion de cette mobilisation.
Le mouvement 577 – fort de son projet intitulé « Pour une nouvelle [géographie] politique », présenté le 28 janvier dernier lors d’un colloque à Paris – est fortement inspiré des principes de liberté, de subsidiarité et de responsabilité dans la continuité d’un héritage politique ancré dans le primat de la personne humaine, des territoires et de l’entrepreneuriat.
« Notre approche part du local et de la vie réelle, autour de nouveaux candidats issus de leurs territoires, plutôt que désignés à la faveur d’accords d’appareils surannés dans lesquels les Français ne se reconnaissent plus ; ils incarnent cette volonté de reconstruire une perspective politique à partir des acteurs de proximité, ceux-là même qui continuent à inspirer confiance» selon Jean-Christophe FROMANTIN.
Depuis un an, une équipe travaille sur un projet politique ambitieux. Dans les jours à venir « 577-LES INDEPENDANTS de la droite et du centre » dévoileront leur projet politique pour les élections législatives prochaines. Le 14 mai, tous les candidats issus de cette mobilisation se réuniront à Paris pour le « top départ » de la campagne.
« Je suis profondément convaincu que cette année 2017 amorce une reconfiguration du débat politique et que l’initiative que nous menons prendra toute sa place dans la nouvelle donne » confie Jean-Christophe FROMANTIN.
[VIDEO] Quel candidat s’adresse vraiment à la jeunesse ?
Une vidéo de 2 minutes dans laquelle Jean-Christophe Fromantin se demande qui est le candidat qui s’adresse vraiment à la jeunesse ?
« Les députés qui bossent et ceux qui glandent » : le classement de Capital
Jean-Christophe Fromantin se classe dans les premiers 10% des Députés et numéro des Députés des Hauts-de-Seine.
Pour en savoir plus, retrouvez le classement du magazine Capital : LES DÉPUTÉS QUI BOSSENT ET CEUX QUI GLANDENT…
[VIDEO] Mon message aux indécis, dans l’intérêt de la France
Une vidéo de 2 minutes dans laquelle Jean-Christophe Fromantin expliquer pourquoi, selon lui, le programme de François Fillon est le meilleur, dans l’intérêt de la France :
Un projet pour la France ne s’improvise pas…
Invité de Yves Calvi sur LCI
Jean-Christophe Fromantin soutient le programme de François Fillon
et appelle au renouveau politique avec 577 pour la France
Invité hier de l’émission « 24 heures en questions », Jean-Christophe Fromantin a répondu aux questions d’Yves Calvi sur LCI. L’occasion de rappeler pourquoi il soutient le programme de François Fillon et comment, avec son initiative « 577 pour la France », Jean-Christophe Fromantin propose de renouveler la vie politique.
« J’ai vraiment comparé les programmes des uns et des autres. Je suis convaincu que le programme de François Fillon a 2 avantages : il est beaucoup plus audacieux et il est plus cohérent. Un programme ce n’est pas seulement des mesures qui sont alignées, c’est une forme d’intensité dans les mesures. Et je crois que la France a besoin vraiment d’intensité dans les mesures qu’on doit prendre dans les domaines économique, social, éducatif, géopolitique. Et il y a une cohérence car les dispositifs et dispositions dialoguent en permanence. »
« Je suis d’autant plus libre pour avoir cette position que je ne suis pas dans l’équipe de campagne, je ne suis pas dans un parti politique et je n’ai pas participé à la campagne des primaires auxquelles je n’ai d’ailleurs pas voté. »
« L’actif qu’est le programme de François Fillon est le travail d’une équipe et dépasse de loin le sujet de François Fillon. »
« Je condamne les vieilles pratiques des partis politiques dans lesquels les français ne se retrouvent plus. Pour autant, on doit regarder le programme de François Fillon qui a été fait avec intelligence, audace et cohérence. »
« La situation économique de la France, la complexité géopolitique dans laquelle on est aujourd’hui, la difficulté de nos comptes sociaux appellent une campagne construite sur les mesures à prendre et sur le calendrier du programme. Très honnêtement, je ne vois chez aucun autre candidat, y compris Emmanuel Macron, l’épaisseur, la solidité et la cohérence du programme de François Fillon. »
« Mon initiative 577 pour la France vise à amener dans la campagne des législatives des députés qui incarnent un renouveau politique nécessaire. J’ai la conviction que plusieurs de nos candidats seront élus. Ils amènent dans le débat de nouveaux talents, de nouvelles compétences, de nouvelles expériences. L’audace du programme de François Fillon appelle de nouveaux profils à l’Assemblée nationale qui n’auront pas peur de faire les réformes nécessaires plutôt que de se préoccuper de leur mandat. »
Interview au site Atlantico
Retrouvez mon interview sur le site d’Atlantico et ci-dessous :
Au terme d’une nouvelle semaine polémique autour de François Fillon, le candidat de la droite et du centre affiche désormais un retard substantiel derrière Emmanuel Macron. Le candidat que vous soutenez doit il continuer sur les bases de sa campagne, sans diverger, ou considérez vous que celle ci doit subir une nouvelle impulsion politique, notamment sur le programme ?
François Fillon doit garder le cap et la cohérence de son projet pour la France. Comme beaucoup de Français, je soutiens cette plate-forme programmatique car je crois qu’elle répond bien aux enjeux de notre pays. Cependant « garder le cap » n’empêche pas de donner de nouvelles impulsions, en particulier dans les domaines qui suscitent aujourd’hui une très forte attente des Français, comme l’emploi, l’éducation ou la sécurité. Présenter un programme avec des milliards, des taux et des seuils ne répond pas assez clairement aux besoins très concrets qu’ils expriment. Il faut traduire ces orientations politiques en partant des problématiques de ceux qui les vivent au quotidien plutôt que de ceux qui devront les mettre en œuvre. Une nouvelle dynamique passera également par une expression forte sur les sujets qui fondent le délitement de la confiance et l’impression que notre démocratie fonctionne mal : Je pense par exemple à ses propositions pour rénover les institutions et renforcer le cadre déontologique des assemblées ; il devrait les développer à l’aune de l’actualité et de la défiance qui prospère depuis des années dans notre pays. Enfin une nouvelle impulsion passera inévitablement par une note d’optimisme car on ne suscitera l’adhésion qu’en embarquant les Français dans une perspective d’avenir positive et ambitieuse.
François Fillon semble souffrir d’un déficit de soutien important au sein des classes populaires. Comment expliquez vous cette rupture de la droite avec les classes populaires ? Par quel biais souhaiteriez vous voir la droite et le centre « conquérir » cette population ?
Les classes populaires en veulent beaucoup aux acteurs politiques qui nous gouvernent depuis des années. On peut les comprendre. Elles ont été les premières victimes des échecs de nombreuses politiques publiques et de l’absence de courage des gouvernements successifs face au risque des réformes structurelles. Les classes populaires ont été les premières à subir les conséquences de la désindustrialisation, du déclassement ou d’une immigration incontrôlée. Elles n’entendent quasiment plus les promesses électorales dès lors qu’elles émanent de ceux dont elles constatent l’impuissance depuis des années dans l’exercice des responsabilités politiques. La reconquête des classes populaires – et de l’opinion en général – est d’abord une affaire de confiance. Cela passera selon mois par trois vecteurs : Des équipes politiques nouvelles dont les compétences et le courage ne seront pas discutables, une véritable pédagogie de l’action publique pour la rendre intelligible et lui donner du sens et de la cohérence ; et le passage d’une dialectique de promesse à une logique de contrat. Les Français attendent de nous des engagements fermes et assumés. François Fillon appartient à cet ancien monde politique. Son expérience est nécessaire mais il lui appartient d’être un « passeur » plutôt qu’un « successeur » pour la transformer positivement et la mettre au service d’un acte sincère et fondateur de renouveau politique. C’est à cette condition qu’il gagnera.
Vous vous êtes affiché aux côtés de François Fillon dans les moments les plus « difficiles » de sa campagne. Vous souhaitez présenter 577 candidats aux prochaines législatives, sous une étiquette de centre droit. Quelle serait la différence de fond, entre votre groupe, l’UDI, ou le MODEM ?
Ma différence est précisément dans cet acte de renouveau que j’appelle de mes vœux. Les partis politiques que vous évoquez sont devenus des « appareils », plus préoccupés par leur prospérité que par celle de la France. En verrouillant l’action politique par une série de procédures internes ils ont progressivement dissuader les Français de s’engager ; ils cultivent un entre soi incompatible avec la mobilisation des talents dont la France a besoin pour se réformer. L’absence de courage de beaucoup d’entre eux, en pleine tempête politico médiatique, a montré les limites de leur engagement. Mon initiative 577 Pour la France a cette ambition d’appeler des Français à s’engager en politique. Inspirée des principes politiques de centre-droit, elle est avant tout un rassemblement d’hommes et de femmes profondément libres dont l’objectif est de mettre leurs talents ou leurs expériences au service de la France. J’invite tous ceux qui sont prêts à s’engager à nous rejoindre (cf. www.577.fr) pour ne pas laisser à la gauche le monopole du renouveau. C’est aussi la raison pour laquelle, compte-tenu des convergences avec le programme de François Fillon, au moment où certains semblaient prêts à « jeter le bébé avec l’eau du bain » j’ai manifesté mon soutien au socle programmatique qu’il a élaboré.
Après les bouleversements à droite, mais également à gauche, avec des primaires qui ont vu perdre les favoris, et la mise en place d’un renouvellement général, quel pourrait être le renouvellement du centre ? Quel est le renouveau du centre droit ?
La situation de la France appelle plus que jamais la promotion des idées de centre-droit. Son renouveau passera par ceux qui auront l’audace et les compétences pour les défendre. Malheureusement je n’entends dans cette campagne que des leaders centristes préoccupés par leurs négociations avec François Fillon ou Emmanuel Macron et dont le programme relève davantage des éléments de langage que d’un travail de fond. En février dernier, avec les équipes et les candidats de 577 Pour la France, nous avons sorti un opus « Pour une nouvelle [géographie] politique » qui actualise les grandes orientations de centre-droit à l’aune des enjeux de la France et des principes de confiance et de subsidiarité : Une nouvelle approche des territoires et un recadrage des missions de l’Etat sur ses responsabilités régaliennes et stratégiques, une politique d’emploi basée sur une relance des investissements, une nouvelle ambition pour l’éducation et une perspective européenne centrée sur les enjeux de relance mais aussi sur les efforts de sécurité et de défense. C’est à partir d’un travail de fond, incarné par des candidats nouveaux, que le centre-droit trouvera un nouveau souffle. J’y crois profondément.
Vous avez indiqué à propos de François Fillon « La pression mise sur un candidat dans une tourmente, c’est aussi quelque chose de positif, c’est un crash test, c’est un moment où il a pu montrer une forme de solidité. » Cependant, le candidat n’est pas parvenu à se sortir des affaires, et les sorties relatives au programme, lundi dernier, n’ont eu que peu d’écho. N’y voyez vous pas une faiblesse plutôt qu’une forme de solidité ?
François Fillon a fait preuve de courage et d’énergie là où beaucoup auraient renoncé. A nous tous de faire preuve de solidité pour soutenir le projet de la droite et du centre. Le sujet n’est pas de « sortir des affaires » ; elles sont là. En revanche il s’agit de montrer que l’intérêt de la France va au delà des affaires et de nous mobiliser pour convaincre ceux qui espèrent le redressement de la France.
40 jours pour choisir un projet réformateur, un Président déterminé et participer au renouveau de la droite et du centre…
Il reste moins de 40 jours avant la prochaine élection présidentielle et moins de 3 mois avant les élections législatives. Ces échéances, nous devons maintenant les aborder à l’aune de trois questions : Quel projet pour la France ? Quel Président ? Quels Députés pour nous représenter ?
Le socle de François de Fillon qui ose de véritables réformes structurelles pour relancer la France me semble être aujourd’hui la meilleure réponse. Il a la solidité, l’expérience et la détermination pour défendre nos intérêts dans un contexte géopolitique difficile.
Mais, au-delà des partis traditionnels, la future majorité parlementaire devra davantage incarner le courage et l’audace ; elle devra mobiliser de nouvelles compétences en ligne avec les réformes dont la France a besoin.
Pour restaurer la confiance, par leur ancrage dans la vraie vie, les futurs Députés devront témoigner du renouveau politique que les Français attendent. C’est le sens de l’initiative 577 pour la France dont l’objectif est de mobiliser de nouveaux candidats et de faire émerger un rassemblement de centre-droit indépendant, moderne et audacieux.
« L’Opinion de » Jean-Christophe Fromantin
Jean-Christophe Fromantin était l’invité de Nicolas Beytout pour « L’Opinion de ».
Video à voir sur le site de l’Opinion et ci-dessous :
«François Fillon doit garder la force, l’audace de son programme»
Le projet de François Fillon valide l’appel à un rassemblement bien au-delà des partis dans l’intérêt de la France
François Fillon peut être le candidat du renouveau
Préférer le courage, les convictions et l’audace aux étiquettes !
C’es l’enjeu de cette campagne : aligner un programme audacieux, des acteurs courageux et mobiliser des compétences.
Cette cohérence est exigeante; elle sera la véritable gage de renouveau.
Ni Emmanuel Macron, ni Marine Le Pen n’y arriveront, faut d’audace réformatrice et de conviction pour l’un, de compétences et de réalisme pour l’autre. Si François Fillon ose se libérer des « appareils » et mobiliser les compétences dont la France a besoin, il alignera les trois et sera le prochain Président de la République.
Son programme est audacieux, il a démontre son courage, il lui reste à montrer qu’il est au dessus des partis pour mettre tout sa liberté au service de la France.
Jean-Christophe Fromantin et Damien Abad, les nouveaux visages du fillonisme
Caroline Vigoureux revient sur mon soutien à François Fillon dans un article de l’Opinion.
Lien vers le site du quotidien : Jean-Christophe Fromantin et Damien Abad, les nouveaux visages du fillonisme
Après le psychodrame de la semaine dernière, l’équipe de campagne de François Fillon devrait compter de nouveaux soutiens. Ces derniers jours, des visages moins connus ont émergé.
Les faits – François Fillon tient une réunion publique ce jeudi à Besançon. Le candidat de la droite et du centre se remet doucement de ces derniers jours, qui ont vu la droite vaciller avant que les ténors du parti ne finissent par lui réaffirmer leur soutien. Plusieurs membres de l’équipe de campagne sont partis. Et l’ancien Premier ministre compte s’appuyer sur une équipe resserrée, qui devrait être présentée en début de semaine prochaine. À ses côtés dimanche sur la scène du Trocadéro, se trouvaient notamment les députés Jean-Christophe Fromantin et Damien Abad. Chacun dans leur rôle, les deux hommes ont pris ardemment la défense d’un candidat affaibli.
C’est lui qui apparaît dimanche sur la scène derrière François Fillon, à droite du candidat, fines lunettes sur le nez, sous une pluie battante. C’est lui qui acquiesce de la tête lorsque François Fillon dit qu’il croit « être, profondément, un honnête homme ». C’est encore lui qui, depuis plusieurs jours, sillonne les plateaux télés et radios, bombarde la presse de communiqués pour prendre la défense de l’ancien Premier ministre. Le visage de Jean-Christophe Fromantin sera désormais sur toutes les images du discours du Trocadéro.
Pourtant, le maire de Neuilly-sur-Seine n’a rien d’un filloniste, ne fait pas partie de l’équipe de campagne et n’est même pas encarté chez les Républicains. En fait, le député avait annoncé son soutien à François Fillon dans une interview au Figaro le 24 janvier. Ce jour-là, Le Canard Enchaîné publiait ses premières révélations sur ce qui allait devenir l’affaire Penelope. Le ralliement est passé complètement inaperçu.
Mercredi dernier, quand François Fillon annonce sa probable mise en examen le 15 mars, Jean-Christophe Fromantin redit publiquement son soutien à l’ancien Premier ministre. Un choix à contre-courant au moment même où une partie de la droite se retire de la campagne. « Rien ne justifie qu’on mette sur le même plan l’affaire Penelope et le programme, plus personne ne fait preuve de discernement », explique l’édile neuilléen.
Quand Jean-Christophe Fromantin envoie dans la foulée un texto de soutien à François Fillon, la réponse du candidat, plus affaibli que jamais, est immédiate : « Voyons-nous dès que possible ». Les deux hommes s’entretiennent en tête-à-tête vendredi dernier, au QG de campagne du candidat. Ce jour-là, le grand bâtiment de 2 500 m2 est désert. C’est l’une des pires journées pour François Fillon, les défections tombent en cascade. « Êtes-vous prêt à vous mobiliser ? », questionne l’ancien Premier ministre. Affirmatif, répond le député ex-UDI. Voilà comment l’homme de 54 ans se retrouve deux jours plus tard au premier rang lors du meeting décisif du Trocadéro.
Depuis cette entrevue, Jean-Christophe Fromantin a déjà organisé deux réunions publiques en soutien à François Fillon dans sa ville de Neuilly. L’ancien Premier ministre ne lui a pas encore proposé de postes dans sa nouvelle équipe resserrée mais dans les faits, le député campe déjà celui de porte-parole. En échange, il n’a rien négocié. Les législatives, il les prépare depuis des mois avec son mouvement « 577 pour la France », qui vise à présenter des candidats sur tout le territoire.
Centre droit. S’il est un soutien précieux pour François Fillon, c’est parce que l’homme veut ramener à lui un électorat de centre droit. Jean-Christophe Fromantin a quitté l’UDI en 2015. La formation de Jean-Christophe Lagarde a signé mardi son retour dans la campagne mais une partie de son électorat est déjà partie chez Emmanuel Macron. « L’UDI est dans un exercice personnel opportuniste, sa position d’appareil est inaudible. Il y a une vraie place à prendre pour défendre François Fillon en tant qu’homme indépendant et non en tant que parti. Macron y arrive très bien à gauche, ça manque à droite », plaide-t-il. Exit donc le discours virulent du candidat à l’encontre de la justice et de la presse. « Ce n’est pas possible de continuer avec ce type d’interventions. Depuis le Trocadéro, il est sur un autre registre », estime Jean-Christophe Fromantin.
Après avoir un temps été tenté par Emmanuel Macron, qu’il apprécie à titre personnel, le centriste a finalement préféré le programme économique de François Fillon. Avec le candidat, il partage aussi les valeurs conservatrices sur les questions sociétales. Au moment du mariage pour tous, le député avait longuement bataillé contre le texte dans l’hémicycle et défilé aux côtés de la Manif pour tous, très présents lors du grand rassemblement dimanche.
Dramaturgie. Sur cette même scène du Trocadéro, se trouvait au premier rang le député de l’Ain, Damien Abad, 36 ans. « On avait toute la dramaturgie, la pluie, le vent de face, puis le soleil. Si François Fillon gagne, cette scène restera dans les annales de l’histoire », pense-t-il. Le président du Conseil général de l’Ain a été mis en avant dès mercredi. Le jour où le candidat annonçait sa probable mise en examen, un communiqué était envoyé par l’équipe de presse de François Fillon et signé de la main de Damien Abad, pour dire qu’il soutenait toujours l’ancien Premier ministre.
Il s’agissait là de montrer qu’un ancien soutien de Bruno Le Maire faisait le choix de rester dans la campagne alors que l’ex-candidat à la primaire et plusieurs de ses proches annonçaient quelques heures plut tôt leur retrait. « Je n’ai jamais eu de doute, je n’ai jamais cru au plan B. C’était compliqué de dire à Alain Juppé “viens nous sauver mais n’applique pas ton programme” », fait-il valoir. Lui reste convaincu que l’affaire Fillon se finira par un non-lieu. « On lui fait un procès sévère, François Fillon n’est pas le plus tordu des hommes politiques auxquels on a eu affaire ».
Maintenant que le candidat cherche à recoller les morceaux pour poursuivre sa campagne, Damien Abad aura un rôle bien particulier. Il est en train de préparer une tribune de soutien à François Fillon avec l’ensemble des présidents de département de droite. Le député tente aussi de retisser le lien avec les anciens soutiens de Bruno Le Maire. La députée d’Eure-et-Loir, Laure de la Raudière, pourrait notamment revenir. Le cas de Bruno Le Maire semble plus tranché. La campagne de François Fillon est derrière lui.
Interview à Atlantico : François Fillon à la reconquête du centre-droit
François Fillon à la reconquête du centre-droit
Dans une interview au site Atlantico, Jean-Christophe Fromantin s’exprime sur les atouts du programme de François Fillon pour reconquérir les Français, les électeurs du centre-droit et les avantages de sa candidature face à celle d’Emmanuel Macron :
Il me semble que la reconquête de François Fillon se fera d’abord en s’adressant aux Français et en multipliant les initiatives sur le terrain. Plus que celles des Français, les défections subies sont davantage celles de quelques ténors qui, par leurs tergiversations, montrent leur opportunisme et les limites de leur loyauté vis-à-vis du candidat Fillon.
Sur le fond, la composante politique de centre-droit est attachée à quelques principes fondamentaux qui me semblent très compatibles avec le projet de François Fillon : la liberté d’entreprendre, le principe de responsabilité des citoyens dans les politiques de solidarité, le rôle central de la famille, la décentralisation et également l’ambition européenne qui a toujours été au cœur de nos orientations.
C’est à nous de mobiliser nos relais et de contribuer sur nos idées pour construire une plate-forme commune de réformes. C’est ce que je fais au travers de l’initiative 577 Pour la France.
Le programme de François Fillon comporte 3 avantages sur celui d’Emmanuel Macron : une volonté clairement affichée de s’attaquer à la dépense publique sur un niveau d’économie plus important mais avec une trajectoire plus réaliste ; le projet de passer avec les collectivités locales d’une logique de l’abondement à une logique de contrat pour leur donner davantage de marges de manœuvre dans la conduite des politiques publiques ; un positionnement très clair pour l’Europe sur les enjeux de défense afin d’ouvrir une nouvelle séquence de convergence.
Sur la personnalité, il y a une différence très claire en termes d’autorité personnelle et de capacité à faire face aux difficultés à venir. Je pense plus particulièrement au contexte géopolitique qui exigera de notre futur Président de la République une expérience et une force de caractère à la hauteur d’interlocuteurs à fort tempérament comme Trump, Poutine ou Erdogan.
Et, au-delà de ce que l’on peut penser des affaires en cours, la résistance dont François Fillon a fait preuve ces deniers jours démontre une personnalité solide et constante.
La volatilité des électeurs est inversement proportionnelle à la cohérence des candidats. Plus un candidat incarne son programme avec une ligne politique claire et assumée, plus il rassure ses électeurs, et plus ceux-ci constitueront un électorat stable. C’est la force de François Fillon – et c’est au motif de cette même cohérence que je ne voyais pas la possibilité d’un plan B –.
A l’inverse, l’électorat d’Emmanuel Macron a toutes les raisons de douter : de par le point de départ de son initiative – l’équipe gouvernementale de François Hollande – qui pose un problème de cohérence avec l’indépendance qu’il affiche, mais surtout par l’hétérogénéité de ses partenaires qui trahit davantage l’opportunisme de ceux qui le soutiennent plutôt que l’adhésion à une ligne politique claire.
L’autre sujet lié à la stabilité de l’électorat, concerne la mise en perspective d’une majorité parlementaire. Le projet de François Fillon a l’avantage de fédérer les électeurs de la droite et du centre en ce qu’il constitue une plate-forme de projet cohérente.
L’approche « ni droite, ni gauche » que revendique Emmanuel Macron aura beaucoup de mal à assurer une majorité parlementaire durable. Elle pourra se construire au cas par cas, sur tel ou tel texte de loi, mais cela créera une instabilité gouvernementale dont la France n’a pas besoin.

