Retrouvez l’intégralité du débat auquel Jean-Christophe Fromantin a participé sur la loi Travail face à Gérard Filoche sur i télé :
Archives de l’auteur : augustinchazal
En parallèle de la présentation du nouveau texte par le Premier ministre, Jean-Christophe Fromantin réunira dès 14h près de 150 entrepreneurs et DRH à l’Assemblée Nationale
De 14h à 16h Jean-Christophe Fromantin réunira des entrepreneurs et DRH à l’Assemblée nationale pour une analyse du texte, du contexte et des priorités pour la loi Travail. Cette réunion permettra également de faire une première analyse des inflexions du Gouvernement.
Les propositions d’enrichissement seront faites autour de six orientations sur le partage des gains entre les entreprises et les salariés ; sur le cadre de la négociation collective ; sur les contreparties aux licenciements ; sur le contrat de travail ; sur la formation ; et sur l’équité entre les secteurs publics et privés.
« Ce texte sera un marqueur essentiel sur la capacité de la France à reformer et à s’adapter réellement au nouveau contexte économique (…) Les entrepreneurs et les salariés doivent partager la prise de risque sur l’investissement, l’emploi et la prospection (…) Nous devons passer d’une logique de dissuasion à une logique d’incitation » rappelle le Député DVD des Hauts-de-Seine
Les entrepreneurs à l’Assemblée pour enrichir la réforme El Khomri
Le site internet du Point consacre un article à mon initiative pour enrichir la loi El Khomri.
À l’invitation de Jean-Christophe Fromantin, 150 entrepreneurs se réuniront lundi pour faire des propositions au gouvernement.
PAR JÉRÔME CORDELIER
Ils sont 150, et ils ont décidé d’apporter leur pierre à la réforme El Khomri. Foin des critiques ! Eux n’ont pas choisi les camps de la contestation, mais celui de la proposition. Pendant que les députés socialistes débattront de leurs positions respectives, ce groupe de 150 entrepreneurs se réunira à l’invitation du député et maire de Neuilly Jean-Christophe Fromantin lundi 14 à 14 heures dans la salle Lamartine de l’Assemblée nationale. « Je suis surpris par le peu de débats que suscite ce projet dans le pays, lâche Jean-Christophe Fromantin. Il n’y a pas d’enrichissements, aucune contre-production, peu de discussions politiques sur le fond. Mes collègues parlementaires, le Medef, les think tanks, personne n’entre dans le débat. Les seuls qui s’expriment, ce sont les syndicats. Il faudrait quand même que tout le monde s’en mêle, non ? »
Comme il le fait à chaque fois qu’il se saisit d’un dossier, Jean-Christophe Fromantin, qui lance un mouvement pour présenter 577 candidats aux prochaines législatives, a donc rassemblé autour de lui un groupe d’experts composé de praticiens et de professionnels. En l’occurrence, ils sont une quinzaine, entrepreneurs donc, avocats et conseils en droit social, DRH… Et ils ont mis au point six orientations destinées à enrichir le projet de réforme du droit du travail présenté par le gouvernement. Les pistes ? Mettre au point des accords d’intéressement particulièrement incitatifs afin que les salariés participent réellement aux gains de l’entreprise, développer un nouveau cadre de négociations en associant employeurs et salariés dans une même communauté d’intérêts, promouvoir de nouvelles contreparties au licenciement, rendre les CDI plus flexibles, etc.
Sur le plan parlementaire, le député Fromantin est prêt à voter le projet de loi El Khomri, sauf si une condition fait défaut. « Je ne le soutiendrai pas si le CDD est surtaxé, martèle l’élu. Car ce serait attaquer l’esprit même du texte qui perdrait 80 % de sa substance… » C’est dit.
Instaurer la surtaxe des CDD disqualifierait l’ensemble du projet de loi « travail »
Instaurer la surtaxe des CDD disqualifierait l’ensemble du projet de loi « travail »
S’il y a un constat que chacun peut faire c’est que la vie des entreprises n’est pas un « long fleuve tranquille ». La globalisation, les nouveaux modèles économiques, la concurrence ou les technologies les amènent en permanence à devoir accélérer, ralentir, s’adapter, tester ou corriger afin de se développer voire, pour certaines, de simplement survivre.
C’est cette réalité qui me semblait avoir été comprise par le Gouvernement. C’est sur cette base que nous sommes nombreux à soutenir le projet de loi « travail ».
En proposant une surtaxation du CDD (Contrat à Durée Déterminée) sans proposer de nouvelles formes de contrats de travail, la loi perdrait sa principale substance. Celle qui donne de la souplesse aux entrepreneurs pour les inciter à prendre le risque « d’accélérer », plutôt que de se résoudre à « ralentir ». De plus, cette option ne leur laisserait comme marge de souplesse que le recours à l’intérim qui a le double désavantage d’être une forme de travail très précaire et de leur coûter très cher.
Notons enfin que les majorations de cotisations déjà applicables aux CDD n’ont eu aucun effet pour limiter leur développement.
Cette évolution remettrait en cause mon soutien à ce texte.
Plutôt que de surtaxer le CDD, abandonnons-le et transformons le CDI ( Contrat à Durée Indéterminée) pour en faire un contrat plus souple pour les entreprises et moins précaire pour les salariés. Je propose de créer un Contrat de référence, inspiré du CDI actuel, avec néanmoins trois variantes : le CDI traditionnel, le CDI de projet et le CDI d’intermittence. Les CDI « de projet » et « d’intermittence » permettraient aux entreprises de bénéficier d’une formule souple, soit pour s’adapter aux projets, aux surchauffes d’activité ou aux missions ou pour répondre à l’intermittence de certaines fonctions comme celles liées au spectacle ou aux activités saisonnières.
Six orientations pour enrichir la loi « travail » « Séminaire Travail » Salle Lamartine – Assemblée Nationale – Lundi 14 mars de 14h à 16h
En parallèle du séminaire des parlementaires de la majorité, près de 150 entrepreneurs se réuniront le lundi 14 mars à la Salle Lamartine à l’Assemblée nationale pour débattre de la loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ».
Favorable à la première version du texte, Jean-Christophe Fromantin, accompagné d’un groupe d’entrepreneurs, proposera des axes d’amélioration visant à créer plus de flexibilité tout en associant plus étroitement les salariés à la vie et aux perspectives de développement des entreprises. Ces axes permettront d’élaborer des amendements et des propositions aussitôt que le texte définitif sera connu.
- Un meilleur partage des gains entre les entreprises et les salariés
Les gains potentiels liés à plus de flexibilité dans le travail doivent être partagés avec les salariés par la mise en place d’accords d’intéressement particulièrement incitatifs. L’idée de « gagner plus si l’entreprise gagne plus » correspond aux règles d’efficacité et de justice autour desquelles les entreprises et les salariés devraient se retrouver.
- Un nouveau cadre pour la négociation collective
Les salariés et les employeurs évoluent dans une même communauté d’intérêt. Ces communautés d’intérêt doivent être le cadre naturel au sein duquel, les employeurs, les salariés et les syndicats échangent et négocient. Ces communautés d’intérêt peuvent être composées d’une ou plusieurs entreprises pour autant qu’elles partagent les mêmes caractéristiques, les mêmes enjeux et les mêmes modèles économiques.
- De nouvelles contreparties au licenciement
L’indemnité conventionnelle est déjà basée sur des critères d’ancienneté. L’indemnité complémentaire dont le projet est de l’intégrer dans un barème doit permettre de mieux accompagner le salarié dans sa recherche d’emploi. Les barèmes pourraient être pondérés, à la hausse ou à la baisse, selon deux critères : la formation dont le salarié a bénéficié au cours de son contrat de travail et sa tranche d’âge. Ainsi, un salarié âgé et mal formé, serait mieux indemnisé qu’un salarié plus jeune et ayant bénéficié de crédits de formation afin d’améliorer son employabilité.
- Un contrat de travail de référence plus flexible et moins précaire
Le CDD doit être abandonné et le CDI doit devenir plus souple. L’idée proposée est de créer un Contrat de référence, inspiré du CDI actuel, avec néanmoins trois variantes : le CDI traditionnel, le CDI de projet et le CDI d’intermittence. Les CDI « de projet » et « d’intermittence » permettraient aux entreprises de bénéficier d’une formule souple, soit pour s’adapter aux projets de l’entreprise ou pour répondre à l’intermittence de certaines fonctions comme celles liées au spectacle ou aux activités saisonnières.
- Plus d’efficacité dans les efforts de formation
Malgré des enveloppes budgétaires très conséquentes le nombre de salariés qui bénéficient des dispositifs de formation est plus faible que la moyenne européenne. Nous proposons de développer des mécanismes de formation plus incitatifs à la fois pour l’entreprise et pour le salarié ainsi que des offres mieux adaptées aux besoins réels des entreprises et à leur projet de développement.
- L’équité entre les salariés des secteurs publics et privés
Le texte qui est proposé doit doit être l’occasion d’intégrer plus d’équité entre les Français et permettre de palier les inégalités injustifiées entre les salariés du public et du privé. Aussi, l’objet est d’aligner le statut des salariés du secteur public sur les mêmes conditions que ceux du secteur privé. Cela concerne d’abord les contrats de travail mais aussi l’ensemble des mesures à caractère social, le régime des retraites et plus généralement l’ensemble des dispositifs d’accompagnement des carrières.
« Au-delà de ces caractéristiques techniques, ce projet de loi est une formidable opportunité de moderniser l’approche du travail dans l’intérêt des salariés comme des employeurs (…) Les uns comme les autres doivent intégrer le fait que nous ne pouvons plus maintenir les règles du travail d’hier dans un monde qui a profondément modifié à la fois les modèles économiques des entreprises mais également la construction des trajectoires professionnelles des salariés » rappelle Jean-Christophe Fromantin.
Contact presse : Clémentine Denis – 06 32 64 51 46
Loi El Khomri: Jean-Christophe Fromantin détaille ses 5 propositions pour faire évoluer le texte
Le gouvernement a reporté de 15 jours la présentation du projet de loi sur le travail en Conseil des ministres. Myriam El Khomri présentera finalement son texte le jeudi 24 mars, et non plus le 9 mars, date initialement prévue. Ce report a été annoncé lundi, alors que les contestations des syndicats enflent et gagnent une partie de la gauche. Invité sur BFM Business, Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly-sur-Seine, a indiqué se sentir « mal à l’aise » à cause de ce report. Néanmoins, il s’est dit ouvert à l’idée d’y apporter des modifications. L’élu DVD a d’ailleurs avancé cinq propositions pour faire évoluer cette réforme contestée. – 18h l’heure H, du mardi 1er mars 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.
SÉMINAIRE « TRAVAIL »
Jean-Christophe Fromantin, avec un groupe d’entrepreneurs, de DRH et de salariés, partagera une analyse du projet de loi El Khomri et proposera des amendements pour enrichir le texte :
lundi 14 mars, de 14h à 16h
Salle Lamartine, 101 rue de l’Université, 75007 Paris
Si vous souhaitez recevoir une invitation, envoyez un mail à jcfromantin@assemblee-nationale.fr
Question au Gouverneur de la Banque de France en Commission des Finances
Jean-Christophe Fromantin a interrogé le Gouverneur de la Banque de France, M. François Villeroy de Galhau, sur les effets comparés de la politique monétaire sur les exportations françaises et allemandes
Jean-Christophe Fromantin sur RMC
Retrouvez l’interview de Jean-Christophe Fromantin sur la loi El Khomri dans la matinale de RMC :
La loi El-Khomri est insuffisante : 5 propositions innovantes pour l’enrichir et mieux prendre en compte les évolutions de l’économie globale
« La loi El Khomri va dans le sens, plutôt positif, d’une amélioration de l’existant. Pour autant elle ne prend pas en compte, ni les ruptures dans les modèles économiques, ni le décrochage de la représentativité syndicale et patronale, ni la nécessaire évolution de notre économie vers plus de valeur ajoutée (…) elle reste insuffisante » regrette Jean-Christophe Fromantin.
Un texte réellement novateur dans le domaine du travail devrait intégrer trois principes : une nouvelle segmentation des entreprises plus conforme aux réalités économiques ; un nouveau cadre de négociation plus représentatif des acteurs concernés ; et une réelle prise en compte des enjeux de compétitivité. Ces composantes sont essentielles pour engager une véritable réforme de l’organisation du travail mais aussi pour aborder le projet de refondation du code du travail.
Avec un collectif d’entrepreneurs, de DRH et d’avocats, le Député des Hauts-de-Seine fait cinq propositions particulièrement innovantes :
1) Pour aller vers plus d’efficacité et de souplesse, nous proposons de remplacer la segmentation par branches par des « communautés de négociation » représentant au moins 1000 salariés, au plus près de la vie des entreprises.
La segmentation par branche ne correspond plus à la pluralité des typologies d’entreprises. La diversité des secteurs d’activité, autant que les modèles économiques ou que les tailles d’entreprises génèrent des situations très différentes d’une entreprise à l’autre. L’idée de rationnaliser la négociation autour de 200 branches va à l’encontre de cette réalité économique qui appelle au contraire plus de souplesse.
C’est la raison pour laquelle nous proposons que la négociation s’organise autour de « communautés de négociation » qui doivent représenter un effectif supérieur ou égal à 1000 salariés. Ces communautés deviennent le cadre de la négociation et de l’élaboration des conventions collectives. Elles peuvent être constituées d’une seule entreprise ou d’un rassemblement d’entreprises pour autant que cela concerne au moins 1000 salariés. L’avantage est de pouvoir structurer la négociation autour d’entreprises ou d’organisations inter-entreprises qui constituent des ensembles très homogènes sur l’ensemble des critères, de taille, de modèle ou d’activité. Par exemple, une grande entreprise, un ensemble de PME ou de TPE, un groupe de startups ou un ensemble composé d’une entreprise et de ses sous-traitants, peuvent constituer ces communautés de négociation.
2) Pour que les négociations soient plus objectives et moins coûteuses, nous proposons de substituer aux délégués syndicaux des « médiateurs sociaux » mandatés pour conduire les négociations au sein des communautés.
Plutôt que de laisser un rôle pivot aux partenaires sociaux – syndicaux et patronaux – qui sont de moins en moins représentatifs de l’ensemble des salariés et dont l’approche est très centralisée, nous proposons un nouveau système de négociation collective plus souple, plus objectif et plus proche des entreprises comme des salariés. Nous créons la fonction de médiateur social avec un pouvoir décisionnaire. Chaque communauté de négociation devra désigner un médiateur social qui organisera les échanges, mènera la négociation entre les parties et sera chargé de la bonne exécution des décisions prises. Il pourra organiser des consultations pour valider les positions de l’ensemble des salariés.
A l’instar du Commissaire aux comptes il devra assurer sa mission dans un cadre déontologique très précis au service de l’ensemble des parties. Il sera aussi le garant du respect des clauses de droit commun et pourra alerter sur les abus constatés d’un côté comme de l’autre.
Un autre avantage de ce système sera de ne faire supporter à l’entreprise que le temps nécessaire aux mandats de négociation et de suivi. L’idée proposée dans la loi El Khomri d’accroître de façon permanente de 20% le temps de décharge syndicale pour négocier revient à créer une charge supplémentaire déconnectée des besoins réels.
3) Pour plus de souplesse, moins de précarité, et pour permettre aux entreprises de se développer nous proposons de remplacer les CDD par un « CDI de projet »
La coexistence des CDI et des CDD est particulièrement préjudiciable aux salariés comme aux employeurs. Aujourd’hui 8 salariés sur 10 n’ont d’autre choix que de s’engager dans un contrat temporaire. Simultanément l’employeur d’un CDD, cherchant à s’affranchir des rigidités du CDI, voit ses charges sociales majorées et reste contraint par l’impossibilité de rompre le contrat.
Réduire la précarité tout en facilitant la création d’emplois passe par la suppression des différents CDD en leur substituant un CDI assoupli. Il correspondrait à un surcroît d’activité, au remplacement temporaire d’un salarié ou à un projet spécifique.
L’intérêt du « CDI de projet » serait d’autoriser un licenciement légal une fois la mission réalisée. Cette autorisation de licencier serait toutefois compensée par l’obligation pour l’employeur de justifier l’impossibilité de reclassement. Une indemnité de fin de mission serait allouée comme précédemment.
Ce « CDI de projet » aurait ainsi plusieurs mérites : mettre fin à la dualité travailleurs précaires/travailleurs stables, réduire les coûts de recrutement, unifier le contrat de travail et fluidifier le marché de l’emploi.
4) Pour faire évoluer l’aptitude professionnelle et la valeur ajoutée dans nos entreprises nous proposons d’étendre la formation professionnelle à tous les salariés avec un minimum de deux jours obligatoires dont un à la charge du salarié.
Un développement rapide de l’aptitude professionnelle des actifs français est une condition indispensable à toute amélioration du marché du travail et de notre compétitivité. Malgré un budget de formation pléthorique de 32 milliards €, seul un tiers de la population active participe chaque année à une formation contre la moitié en moyenne dans l’OCDE et les trois quarts dans les pays nordiques.
L’inadaptation des mécanismes actuels de formation professionnelle accroît la distorsion entre les besoins des entreprises et les compétences disponibles, freine l’anticipation des compétences d’avenir, et réduit l’employabilité et l’efficacité des actifs.
La loi du 5 mars 2014 est largement insuffisante. Il faut corriger fondamentalement les processus de financement, renforcer le contrôle de l’efficience des offres pédagogiques, et encourager employeurs et salariés à consacrer plus de temps à des formations pertinentes et de qualité.
Une première mesure consisterait à rendre obligatoire pour l’entreprise comme pour le salarié un minimum de 2 jours de formation chaque année dont une journée serait à la charge de l’employeur et l’autre à celle de l’employé. Afin d’éviter à ce dernier ou à l’entreprise une réduction salariale, ou du temps de travail, trop importante, l’un comme l’autre aurait la possibilité de compenser la journée de formation à sa charge par un jour de travail rémunéré en heures supplémentaires. Cette nouvelle mesure devrait d’abord concerner les salariés qui ont aujourd’hui des difficultés d’accès aux programmes de formation.
5) Pour plus d’équité nous proposons de ne pas considérer les critères de barêmisation sur la seule composante de l’ancienneté mais de les établir dans le cadre des communautés de négociation sur le critère de l’employabilité des salariés concernés.
Si, à raison, le projet de loi réduit les incertitudes sur les montants des indemnités prud’homales en les plafonnant à des niveaux cohérents avec la jurisprudence, elle omet d’interroger leur légitimité.
Ainsi, fonder le calcul des indemnités sur l’ancienneté revient à admettre que celle-ci est le seul et le meilleur indicateur du niveau de préjudice subi par le salarié. Elle ne différencie pas ceux pour lesquels l’ancienneté est un atout de ceux pour lesquels elle peut représenter un handicap.
C’est aussi supposer que, toutes choses égales par ailleurs, la charge indemnitaire supportée par l’employeur est la même pour une grande entreprise, une PME ou une TPE.
Plusieurs questions peuvent dès lors se poser : Est-ce que, à ancienneté et rémunération équivalentes, le salarié licencié de 35 ans subi le même préjudice que celui de 55 ans ? Est-ce que, à ancienneté et rémunération équivalentes, le salarié ayant reçu une solide formation professionnelle n’est pas plus employable qu’un autre moins bien formé par son employeur ? Eprouvent-ils les mêmes dommages professionnels et financiers ? Réciproquement, est-ce qu’une TPE de trois salariés a les moyens de payer les mêmes indemnités relatives qu’une entreprise de plusieurs milliers de salariés ?
La réponse est assurément non et cela pose un problème d’équité entre les salariés et entre les entreprises. Par ailleurs, le système du CPA donne un avantage à l’ancienneté alors même que ce mode de calcul est censé la compenser.
C’est la raison pour laquelle nous proposons que chaque barème soit élaboré dans le cadre des communautés de négociation avec comme principal critère la re-employabilité des actifs.
Enfin, pour le Député des Hauts-de-Seine, la pétition « Loi travail ; non merci » ne reflète pas l’envie de changement des Français qui attendent au contraire plus de souplesse et d’efficacité dans l’organisation du travail.
« J’espère que le Gouvernement ne se laissera pas influencer par une pétition qui trahit autant l’immobilisme de quelques-uns que le ras-le-bol de nombreux Français (…) le vrai progrès social est de pouvoir donner du travail au plus grand nombre en facilitant l’emploi » rappelle Jean-Christophe Fromantin.
SÉMINAIRE « TRAVAIL » le 14 mars à l’Assemblée nationale :
Jean-Christophe Fromantin, avec un groupe d’entrepreneurs, de DRH et de salariés, partagera une analyse du projet de loi El Khomri et proposera des amendements pour enrichir le texte :
lundi 14 mars, de 14h à 16h
Salle Lamartine, 101 rue de l’Université, 75007 Paris
Si vous souhaitez recevoir une invitation, envoyez un mail à jcfromantin@assemblee-nationale.fr
Le Point consacre 4 pages à Jean-Christophe Fromantin
Cette semaine, Jérôme Cordelier, rédacteur en chef au Point, publie un portrait de Jean-Christophe Fromantin. Pour lire l’article dans son intégralité : Fromantin, le prophète des « sans-parti »
La mobilisation contre la loi El Khomri trahit l’immobilisme dont souffre la France
Nous sommes en train de sacrifier des générations entières à cause de l’égoïsme et des postures de quelques-uns ! (…) J’installerai dès la semaine prochaine un groupe de travail sur ce projet de loi.
Depuis plus de 10 ans nos parts de marché dégringolent, le chômage de longue durée progresse et l’impact de la croissance mondiale a de moins en moins d’effets sur l’économie française. Les politiques n’ont pas anticipé les évolutions du monde ; ni la gauche, ni la droite, n’ont eu le courage de réformer.
Car les entreprises françaises sont soumises à trois niveaux de contraintes exceptionnelles qui se sont empilés au fil du temps : des prélèvements obligatoires trop lourds, une fiscalisation de l’investissement très importante et un encadrement du travail particulièrement complexe. Nos entreprises paient pour une structure technocratique qui coûte trop cher, pour un Etat-providence trop clientéliste et pour un jacobinisme syndical trop décalé par rapport aux réalités économiques. La combinaison de tous ces facteurs a figé l’économie de notre pays, laissant progressivement passer les opportunités de développement. « Nos entreprises sont en retard sur l’innovation faute d’investissements ; elles sont moins compétitives que leurs concurrents du fait de la fiscalité et des charges auxquelles elles sont soumises ; et elles se privent de nombreux talents à cause de la rigidité du marché du travail (…) Il y a urgence ! » rappelle le Député des Hauts-de-Seine.
Les réactions sur la loi El Khomri mettent en plein jour ces conservatismes ; elles révèlent la coexistence de deux « France » : celle des entrepreneurs et des réformateurs contre celle des avantages-acquis et des conservateurs. « Si c’est une loi pour promouvoir l’emploi alors il faut d’abord se demander comment elle incite les entreprises à recruter et à se développer » déclare Jean-Christophe Fromantin.
Le Gouvernement a raison de lancer des mesures d’assouplissement en repositionnant le dialogue social au plus près des entreprises, en adaptant le temps de travail à la réalité des rythmes économiques et en fluidifiant l’emploi par un barème des indemnités de licenciement. « Ce sont des mesures de bon sens et d’urgence, je les soutiendrai – rappelle le Député – mais je m’interroge à la fois sur la méthode, sur la cohérence et sur le sens politique ? ».
Au-delà des postures politiques ou patronales, Jean-Christophe Fromantin installera dès la semaine prochaine un groupe de travail très pragmatique composé d’entrepreneurs, de DRH et de patrons de startups. « La question posée sera : quels effets positifs concrets aura ce texte sur l’emploi et comment l’amender pour qu’il aille davantage encore dans ce sens ? » déclare le Député.
Débat sur LCP dans « Ça vous regarde » – Projet de loi El Khomri : la guerre est déclarée ?
Retrouvez le replay du débat de Jean-Christophe Fromantin dans l’émission « Ça vous regarde » avec :
– Sandrine Mazetier, député socialiste de Paris, Vice-présidente de l’Assemblée nationale et membre de la Commission des lois
– Thibault Lanxade, vice-président du Medef en charge des TPE-PME
– Karl Stoeckel, salarié et délégué du personnel, initiateur de la pétition « Loi Travail : non merci ! » sur Change.org
Lettre ouverte au Président de la République dans Le Monde daté du 20 février
Dans cette lettre, Jean-Christophe Fromantin et l’ensemble des partenaires d’EXPOFRANCE 2025 appellent l’attention du Chef de l’Etat sur une étape importante de ce projet. A quelques mois du dépôt officiel de la candidature au Bureau International des Expositions (BIE), alors qu’ils entament une tournée de mobilisation dans toute la France – lancée à Marseille le 18 février –, ils affichent l’importance de l’élan que suscite la candidature française à l’Exposition universelle de 2025.
Ils rappellent au Président de la République, au delà d’un événement, combien une Exposition universelle peut contribuer, par sa puissance d’innovation économique, sociale et culturelle, au développement de la France et à son rayonnement dans le monde.
Ils défendent un nouveau concept d’Exposition universelle plus en phase avec les notions de partage et de réseau qu’ouvre le monde dans lequel nous vivons. Ils proposent une approche ouverte sur tous les territoires pour valoriser la diversité des cultures et des savoir-faire et pour promouvoir les valeurs universelles de l’hospitalité.
Ils préparent activement la première Exposition universelle en réseau de l’ère numérique et appellent, à l’occasion de cette nouvelle étape, le Président de la République qui a été, dès novembre 2014, l’un des premiers promoteurs du projet à poursuivre la mobilisation du pays pour donner toutes ses chances à la candidature de la France.
« C’est la candidature de toute la France » avait annoncé François Hollande il y a quelques mois. Les organisateurs et les partenaires d’EXPOFRANCE 2025 inviteront le Président de la République à les rejoindre sur une des 16 étapes de la tournée nationale qui se déroule entre le 18 février et le 5 juin.
L’aéroport Notre-Dame-des-Landes n’est pas un sujet local mais un projet d’aménagement du territoire d’intérêt national
L’avenir de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne peut pas se réduire à un référendum local. C’est un sujet national qui relève d’une vision globale de la France et de ses territoires.
« C’est l’Etat stratège qui est attendu sur ce type d’arbitrage » rappelle le Député des Hauts-de-Seine.
C’est la mission du Président de la République que de dessiner la France du XXIème siècle avec des aéroports internationaux et des grands ports maritimes qui connectent nos territoires au monde. Il doit le faire dans le cadre d’un schéma général et équitable afin que chaque Français, chaque territoire et chaque entreprise soient à une distance acceptable de ces grands équipements structurants.
Dans le cadre d’un travail sur la nouvelle organisation des territoires réalisé en 2013, Jean-Christophe Fromantin, accompagné par des experts, avait pointé la nécessité pour la France de se doter d’un maillage d’infrastructures qui projette nos territoires dans la mondialisation et permette à toute la France d’exploiter au mieux tous ses avantages comparatifs. Ne pas le faire risque de réduire la France à quelques grands pôles métropolitains qui conduiront inévitablement à une désertification et à un appauvrissement de notre pays.
Projet de révision constitutionnelle : Jean-Christophe FROMANTIN (DVD) sur la ligne de François FILLON
La lutte contre le terrorisme mérite mieux qu’un débat politique sur la portée des symboles. Or ce n’est que de cela dont on parle depuis plusieurs semaines, sans que cela n’apporte rien au dispositif anti-terroriste, car la déchéance de nationalité existe déjà dans le code civil et l’extension de son périmètre n’appelle pas de révision constitutionnelle.
Jean-Christophe FROMANTIN appelle à ce que nous mettions notre énergie, nos propositions et nos débats sur les questions opérationnelles liées à l’efficacité de notre système de renseignement, à la réponse européenne au terrorisme, à la surveillance de l’espace Schengen et à la détermination d’agir dans le cadre d’une coalition internationale puissante et déterminée.
« Oui à une déchéance de nationalité pour tous ceux qui retournent leurs armes contre la France, mais dans le cadre législatif ordinaire car la Constitutionnalisation de la déchéance de nationalité et de l’état d’urgence risque d’enfermer ces mesures dans un cadre particulièrement contraint et inutile (…) Notre priorité et notre réponse au terrorisme doivent aller bien au delà des symboles pour s’attaquer prioritairement et très rapidement au cœur du dispositif. »
C’est la raison pour laquelle Jean-Christophe FROMANTIN, Député des Hauts-de-Seine, votera contre ce texte et qu’il rejoint en cela la position de François FILLON telle qu’il l’a exprimée dans la presse ce week-end.
At the National Prayer Breakfast in Washington DC …
Le 3 février 2016 – Depuis 24 heures, je participe aux rencontres internationales du National Prayer Breakfast 2016 à Washington. Ces rencontres permettent d’aborder plusieurs des enjeux qui se posent à nos pays et au monde avec des personnalités internationales très impliquées, dans l’idée de donner un sens à leur engagement politique, économique ou social. Hier soir, j’étais invité à un dîner à deux pas du Capitole avec des parlementaires de différents pays : deux sénateurs US Démocrate et Républicain, un ancien Vice-Président de la République du Congo, un membre du Bundestag, un membre de la Knesset ainsi que deux parlementaires de pays scandinaves. Ce matin, petit déjeuner sur la situation au Moyen-Orient. Ce soir, dîner à l’invitation de membres US de la Chambre des Représentants. Et demain matin, 4 février, ce sera le National Prayer Breakfast en présence du Président Obama.
Le National Prayer Breakfast, initié en 1953 par des membres du Congrès US et le Président Eisenhower fait partie de ces rencontres qui dépassent les clivages pour se recentrer sur les valeurs et les enjeux universels que nous devons promouvoir ensemble.
Jean-Christophe Fromantin, invité politique de France Bleu 107.1
Pour voir l’itw :
Jean-Christophe Fromantin : 107… par francebleu1071
Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly était en direct sur France Bleu 107.1 à 8h40. Il est aussi président d’Expo France 2025 et le 18 février il fera une grande tournée en France pour vendre la candidature à l’Exposition universelle.
Jean Christophe Fromantin a parlé de la croissance et de l’emploi, une croissance « qui nous fait stagner et ne nous fait pas gagner d’emplois » dit-il.
Au sujet de l’Expo universelle de 2025, il a précisé que 84% des Français avaient envie de cette Exposition et que 25 entreprises avaient apporté leur soutien. Pour Jean-Christophe Fromantin, la France « est un peu comme quelqu’un en dépression…Il faut renverser la courbe de la peur« .
Il a salué la décision de Christiane Taubira qui a démissionné de son poste de ministre, « elle est cohérente et bravo à ceux qui sont cohérents ».
A propos de la Primaire à droite, il a précisé qu’il ne se présenterait pas mais qu’il lançait « une initiative pour regrouper 577 candidats qui ont la légitimité d’une action concrète, élus locaux, entrepreneurs, journalistes, pour avoir des candidats aux législatives partout en France qui ont le crédit de leur action et non pas le crédit d’une étiquette ou d’un parachutage« .
A retenir :
La primaire à droite
Jean-Christophe Fromantin ne compte pas y participer. Il préfère se préparer pour les législatives. Il va rassembler « 577 candidats qui ont, non pas la légitimité d’une étiquette politique, mais la légitimité d’une action concrète ».
La croissance, meilleur chiffre depuis 4 ans
Le chiffre ne veut rien dire, il faut comparer avec les pays étrangers, indique Jean-Christophe Fromantin. « C’est une croissance qui nous fait stagner ».
L’Expo Universelle
« 84% des Français ont envie d’une Expo Universelle en France… Il faut mettre en avant ce que la France a de beau…25 entreprises nous soutiennent ».
« Une Expo Universelle, c’est accueillir le monde entier, elle doit accueillir pendant 6 mois plus de 50 millions de personnes…c’est un véhicule qui embarque tout le monde ».
La grève des taxis
« La France est un peu comme quelqu’un en dépression, il surjoue l’angoisse et du coup se replie sur lui-même et si on se replie, on prend de plus en plus de retard ».
Jean-Christophe Fromantin invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business pour parler de la Tournée EXPOFRANCE 2025
Exposition universelle 2025: « C’est un révélateur de ce que la France peut proposer au monde », Jean-Christophe Fromantin
La tournée nationale pour la candidature de la France à l’organisation de l’Exposition universelle de 2025 sera lancée aujourd’hui. D’après Jean-Christophe Fromantin, Président d’ExpoFrance 2025, les Français ont besoin de cet effet catalyseur en ces temps de déprime. Ce grand projet pour la France, selon lui, permettrait de stimuler son attractivité sur la scène internationale. Le comité d’organisation sillonnera tout l’Hexagone pendant six mois afin de faire partager l’esprit de cette vaste exposition aux Français. Cette candidature a demandé un budget de 25 à 30 millions d’euros, déjà réuni intégralement grâce à la contribution des acteurs privés, sans aucun recours à l’argent public.
Interview de JC Fromantin au Point : « L’Ile-de-France, championne du monde du millefeuille territorial ! »
Le maire et député de Neuilly-sur-Seine – qui compte présenter 577 candidats aux prochaines élections législatives – enrage contre le Grand Paris.
Maire et député de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin siège au sein de la Métropole du Grand Paris. Cette nouvelle collectivité, entrée en fonction le 1er janvier, vient de se donner pour président le maire et député (LR) de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, et pour vice-présidente la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. À peine née, la nouvelle structure essuie déjà de nombreuses critiques. Grand connaisseur du dossier de la réforme territoriale, qu’il a suivi de bout en bout comme parlementaire, Jean-Christophe Fromantin porte le fer.
Le Point : Qu’est-ce qui vous hérisse dans la Métropole du Grand Paris (MGP) ?
Jean-Christophe Fromantin : Le périmètre, déjà. Il ne va pas. C’est un périmètre institutionnel, pas un cadre pour permettre l’épanouissement de projets. Pourquoi ce Grand Paris n’inclut-il pas des villes comme Versailles, Roissy, Pontoise ou encore Évry, par exemple ? Voilà qui est aberrant ! Le territoire qu’on aurait dû prendre en considération, c’est celui des transports, des savoirs, de Roissy au plateau de Saclay. Le vrai périmètre métropolitain, celui en tout cas qui concerne au quotidien les habitants, est plus proche de celui de la région que de la MGP. C’est pourquoi je pense que cette structure ne peut être que provisoire.
Mais elle commence tout juste à fonctionner !
Certes, mais voyez comment ! Les conditions de la gouvernance sont extrêmement compliquées. Cette MGP est subdivisée en 12 établissements publics territoriaux (EPT) qui ont chacun un statut d’établissement public de coopération intercommunale (EPCI), et donc une fiscalité propre – et provisoire (elle ne durera que jusqu’en 2020). Cette nouvelle structure pose un problème de lisibilité et de complexité. On y passe un temps fou. Depuis le 1er janvier, nous enchaînons réunion sur réunion : réunion des EPT, réunion de la MGP… 90 élus siègent dans les EPT, et 209 au sein de la MGP, et ce ne sont pas les mêmes ! Tout cela va coûter une fortune et nous faire perdre du temps, beaucoup de temps. Pour quelle création de valeur ? Mystère. À Paris et en Ile-de-France, nous devenons les champions du monde du millefeuille territorial : nous avons la commune, l’EPT, la MGP, le département, la région. Et certaines compétences sont partagées par les cinq structures ! Prenez le logement, par exemple : la commune prend en charge les logements sociaux (loi SRU), l’EPT a compétence en matière d’urbanisme, le département cofinance, la MGP met en place un plan métropolitain de l’habitat, la région a son schéma directeur, et l’État n’est pas en reste puisqu’il a autorité en matière de politique du logement, de SRU, d’ANRU… Cette nouvelle structuration territoriale est à l’opposé de la volonté de rationalisation affichée. On est toujours prompt à créer de nouvelles structures chapeaux, mais sans supprimer aucune maille du dessous et, donc, susciter aucune économie d’échelle.
Comme Valérie Pécresse, nouvelle présidente (LR) de la région Ile-de-France, vous prônez donc la suppression de la MGP ?
Il faut faire évoluer la métropole vers la région, et supprimer les départements. Voici deux couches de millefeuille territorial que nous pouvons éliminer dès demain. Il se pose un vrai problème de démocratie : avec un tel éparpillement des compétences, plus personne n’est responsable de rien. La MGP répond à une approche purement politicienne : la structure, à l’origine, avait été pensée par et pour les territoires – contrairement aux échelons politiques, parce qu’issus des élections, que sont la commune, le département, la région. Or, on le voit dès le début avec l’élection de son président qui vient d’avoir lieu : la MGP est sous la coupe des partis, qui se sont réparti les postes et les temps de parole. Lors de cette première séance, je n’ai pu m’exprimer qu’après l’élection des membres de l’exécutif. C’est un déni de démocratie.
Retrouvez l’interview sur le site du Point
La Métropole du Grand Paris doit devenir un collectif de villes, de territoires et de projets, et non pas un collectif de partis politiques
Les prises de parole ayant été réservées aux représentants des partis politiques, Jean-Christophe Fromantin n’a été autorisé à s’exprimer qu’après l’élection du bureau de la Métropole. Il a rappelé l’importance fondamentale que la Métropole du Grand Paris soit un collectif de villes, de territoires et de projets, et non pas un collectif de partis politiques.
«Tous les postes du bureau ont été répartis dans le cadre de négociations entre les appareils partisans » regrette le Maire de Neuilly-sur-Seine.
Au cours de son intervention, Jean-Christophe Fromantin a rappelé la candidature de la France à l’Exposition Universelle de 2025 et a invité la Métropole du Grand Paris à s’y engager aux cotés des très nombreuses collectivités locales qui, en Ile-de-France et partout en France, soutiennent déjà ce projet.
Il a tenu à féliciter Patrick Ollier et l’ensemble de l’exécutif métropolitain pour leurs élections.
Visite de l’Assemblée Nationale par une classe de CM2 de l’école Michelis de Neuilly-sur-Seine
Ce mercredi 13 Janvier des élèves du primaire de l’école Michelis de Neuilly-sur-Seine ont bénéficié d’une visite de l’Assemblée Nationale. Ils ont eu l’occasion de voir l’ensemble des salles et de rentrer dans l’hémicycle.
Métropole du Grand Paris : Pourquoi ne pas construire une majorité de projet ?
Alors que les débats et les conciliabules vont bon train pour diriger la Métropole du Grand Paris (MGP), on peut s’interroger s’il y a un sens à ce que son futur Exécutif soit, purement et simplement, une projection des rapports de force des partis politiques. Si la MGP est d’abord une assemblée des Maires du Grand Paris, il serait logique, à l’instar de ce que l’on fait dans nos villes, que son équipe exécutive soit, elle aussi, issue d’une majorité de projet plutôt que d’un compromis entre les appareils politiques.
« Que l’on soit ou non favorable à cette nouvelle échelle territoriale, ce qui est certain, c’est qu’elle existe, et que nos électeurs attendent de nous qu’on en fasse autre chose qu’un espace de pouvoir et de posture (…) Les compétences de la MGP sont suffisamment aléatoires pour qu’elle devienne ce que l’on en fera, une coquille vide ou une base de départ » rappelle le Député-maire de Neuilly et futur délégué métropolitain (DVD)
C’est la raison pour laquelle Jean-Christophe Fromantin appelle les candidats à la Présidence de la MGP, au-delà de la recherche des équilibres politiques ou territoriaux, à travailler à ce que leur projet d’Exécutif soit aussi l’expression d’une ambition pour le Grand Paris et d’un esprit d’équipe autour d’une majorité de projet.
Jean-Christophe Fromantin dans « Carrément Brunet » sur RMC
Jean-Christophe Fromantin était l’invité de l’émission « Carrément Brunet » sur RMC pour parler du renouveau nécessaire en politique, notamment à travers l’exemple d’Emmanuel Macron.
Jean-Christophe Fromantin invité politique d’Europe 1
Samedi 26 décembre, Jean-Christophe Fromantin était l’invité politique de la matinale d’Europe 1. Il a répondu aux questions d’Alexandre Kara sur les violences en Corse, la déchéance de nationalité, son départ de l’UDI et le renouveau des pratiques politiques qu’il appelle et sur la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.
Les parlementaires réaffirment leur soutien à l’Exposition universelle de 2025
Un an après la présentation au Président de la République du Rapport parlementaire sur la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025, des centaines de parlementaires, issus de tous les territoires, réaffirment leur soutien à ce grand projet pour la France.
Dans la foulée de l’appel réitéré par les quatre parlementaires membres d’EXPOFRANCE 2025, – les Députés Jean-Christophe FROMANTIN et Bruno LE ROUX et les Sénateurs Luc CARVOUNAS et Bruno RETAILLEAU – ils rappellent les enjeux majeurs de cette initiative dont le Président de la République a annoncé qu’elle était « la candidature de toute la France ».
A l’heure des grandes mutations et des enjeux qu’annonce le XXIème siècle, la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025 est une opportunité exceptionnelle d’ouvrir une nouvelle trajectoire de progrès et d’innovation, de valoriser tous nos territoires, de transmettre une perspective positive aux jeunes générations et de nous mobiliser dans une grande ambition collective au service de la France et de son rayonnement à travers le monde.
Jean-Christophe FROMANTIN, Député des Hauts-de-Seine, Bruno LE ROUX, Député de Seine-Saint-Denis, Luc CARVOUNAS, Sénateur du Val-de-Marne, Bruno RETAILLEAU, Sénateur de la Vendée,
Elie ABOUD, Député de l’Hérault, Yves ALBARELLO, Député de Seine-et-Marne, Jean-Pierre ALLOSSERY, Député du Nord, Laurence ARRIBAGE, Députée de Haute-Garonne, Julien AUBERT, Député du Vaucluse, Alexis BACHELAY, Député des Hauts-de-Seine, Dominique BAILLY, Sénateur du Nord, Delphine BATAILLE, Sénatrice du Nord, Nicolas BAYS, Député du Pas-de-Calais, Thierry BENOIT, Député d’Ille-et-Vilaine, Véronique BESSE, Députée de Vendée, Philippe BIES, Député du Bas-Rhin, Jérôme BIGNON, Sénateur de la Somme, Annick BILLON, Sénatrice de Vendée, Jean BIZET, Sénateur de la Manche, Yves BLEIN, Député du Rhône, Patrick BLOCHE, Député de Paris, Jean-Marie BOCKEL, Sénateur du Haut-Rhin, Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse, Gilbert BOUCHET, Sénateur de la Drôme, Florent BOUDIE, Député de Gironde, Christophe BOUILLON, Député de Seine-Maritime, Jean-Claude BOULARD, Sénateur de la Sarthe, Michel BOUVARD, Sénateur de Haute-Savoie, Kheira, BOUZIANE, Députée de Côte d’Or, Emeric BREHIER, Député de Seine-et-Marne, Xavier BRETON, Député de l’Ain, Nicole BRICQ, Sénatrice de Seine-et-Marne, Jean-Jacques BRIDEY, Député du Val-de-Marne, François-Noël BUFFET, Sénateur du Rhône, Jean-Claude BUISINE, Député de la Somme, Dominique BUSSEREAU, Député de Charente-Maritime, Henri CABANEL, Sénateur de l’Hérault, Olivier CADIC, Sénateur des Français établis hors de France, François CALVET, Sénateur des Pyrénées-Orientales, Agnès CANAYER, Sénatrice de Seine-Maritime, Jean-Pierre CANTEGRIT, Sénateur des Français de l’étranger, Martine CARRILLON-COUVREUR, Députée de la Nièvre, Caroline CAYEUX, Sénatrice de l’Oise, Jean-Paul CHANTEGUET, Député de l’Indre, Luc CHATEL, Député de Haute-Marne, Guy-Michel CHAUVEAU, Député de la Sarthe, Pascal CHERKI, Député de Paris, Guillaume CHEVROLLIER, Député de Mayenne, Jacques CHIRON, Sénateur de l’Isère, Dino CINIERI, Député de la Loire, Alain CLAEYS, Député de la Vienne, Romain COLAS, Député de l’Essonne, Gilbert COLLARD, Député du Gard, François COMMEINHES, Sénateur de l’Hérault, Philip CORDERY, Député des Français établis hors de France, Roland COURTEAU, Sénateur de l’Aude, Edouard COURTIAL, Député de l’Oise, Jean-Michel COUVE, Député du Var, Jacques CRESTA, Député des Pyrénées-Orientales, Olivier DASSAULT, Député de l’Oise, Charles de COURSON, Député de la Marne, Laure de LA RAUDIERE, Députée d’Eure-et-Loir, François de MAZIERES, Député des Yvelines, Louis-Jean de NICOLAY, Sénateur de la Sarthe, Isabelle DEBRE, Sénatrice des Hauts-de-Seine, Jean-Pierre DECOOL, Député du Nord, Guy DELCOURT, Député du Pas-de-Calais, Michel DELEBARRE, Sénateur du Nord, Pascal DEMARTHE, Député de la Somme, Stéphane DEMILLY, Député de la Somme, Catherine DEROCHE, Sénatrice de Maine-et-Loire, Jacky DEROMEDI, Sénatrice des Français établis hors de France, Françoise DESCAMPS-CROSNIER, Députée des Yvelines, Chantal DESEYNE, Sénatrice d’Eure-et-Loir, Jean-Pierre DOOR, Député du Loiret, Sandrine DOUCET, Députée de Gironde, Françoise DUBOIS, Députée de la Sarthe, Virginie DUBY-MULLER, Députée de Haute-Savoie, Marie-Annick DUCHENE, Sénatrice des Yvelines, Jean-Pierre DUFAU, Député des Landes, Alain DUFAUT, Sénateur du Vaucluse, Françoise DUMAS, Députée du Gard, William DUMAS, Député du Gard, Nicole DURANTON, Sénatrice de l’Eure, Louis DUVERNOIS, Sénateur des Français établis hors de France, Sophie ERRANTE, Députée de Loire-Atlantique, Daniel FASQUELLE, Député du Pas-de-Calais, Yannick FAVENNEC, Député de Mayenne, Christian FAVIER, Sénateur du Val-de-Marne, Georges FENECH, Député du Rhône, Hervé FERON, Député de Meurthe-et-Moselle, Richard FERRAND, Député du Finistère, Jean-Jacques FILLEUL, Sénateur d’Indre-et-Loire, François FILLON, Député de Paris, Philippe FOLLIOT, Député du Tarn, Marie-Louise FORT, Députée de l’Yonne, Hugues FOURAGE, Député de Vendée, Jean-Marc FOURNEL, Député de Meurthe-et-Moselle, Jean-Paul FOURNIER, Sénateur du Gard, Bernard FOURNIER, Sénateur de la Loire, Michèle FOURNIER-ARMAND, Députée du Vaucluse, Marc FRANCINA, Député de Haute-Savoie, Jean-Marc GABOUTY, Sénateur de Haute-Vienne, Annie GENEVARD, Députée du Doubs, Bernard GERARD, Député du Nord, Bruno GILLES, Sénateur des Bouches-du-Rhône, Dominique GILLOT, Sénatrice du Val d’Oise, Jacques GILLOT, Sénateur de Guadeloupe, Joël GIRAUD, Député des Hautes-Alpes, Jean GLAVANY, Député des Hautes-Pyrénées, Jean-Pierre GORGES, Député d’Eure-et-Loir, Philippe GOSSELIN, Député de la Manche, Jean-Pierre GRAND, Sénateur de l’Hérault, Jean GRELLIER, Député des Deux-Sèvres, Françoise GROSSETETE, Députée européenne, Edith GUEUGNEAU, Députée de Saône-et-Loire, Elisabeth GUIGOU, Députée de Seine-Saint-Denis, Didier GUILLAUME, Sylvie GUILLAUME, Députée européenne, Sénateur de la Drôme, Chantal GUITTET, Députée du Finistère, Meyer HABIB, Député des Français de l’étranger, David HABIB, Député des Pyrénées-Atlantiques, Benoît HAMON, Député des Yvelines, Mathieu HANOTIN, Député de Seine-Saint-Denis, Loïc HERVE, Sénateur de Haute-Savoie, Patrick HETZEL, Député du Bas-Rhin, Philippe HOUILLON, Député du Val d’Oise, Alain HOUPERT, Sénateur de Côte d’Or, Robert HUE, Sénateur du Val d’Oise, Christiane HUMMEL, Sénatrice du Var, Eric JEANSANNETAS, Sénateur de la Creuse, Philippe KALTENBACH, Sénateur des Hauts-de-Seine, Guy-Dominique KENNEL, Sénateur du Bas-Rhin, Claude KERN, Sénateur du Bas-Rhin, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Députée de l’Essonne, Jacques KOSSOWSKI, Député des Hauts-de-Seine, Valérie LACROUTE, Députée de Seine-et-Marne, Bernard LALANDE, Sénateur de Charente-Maritime, Elisabeth LAMURE, Sénatrice du Rhône, Guillaume LARRIVE, Député de l’Yonne, Robert LAUFOAULU, Sénateur de Wallis et Futuna, Daniel LAURENT, Sénateur de Charente-Maritime, Anne-Yvonne LE DAIN, Députée de l’Hérault, Annick LE LOCH, Députée du Finistère, Bruno LE MAIRE, Député de l’Eure, Michel LEFAIT, Député du Pas-de-Calais, Antoine LEFEVRE, Sénateur de l’Aisne, Jacques LEGENDRE, Sénateur du Nord, Jean-Pierre LELEUX, Sénateur des Alpes-Maritimes, Jean-Claude LENOIR, Sénateur de l’Orne, Claudine LEPAGE, Sénatrice des Français établis hors de France, Maurice LEROY, Député du Loir-et-Cher, Arnaud LEROY, Député des Français établis hors de France, Michel LESAGE, Député des Côtes d’Armor, Marie-Noëlle LIENEMANN, Sénatrice de Paris, Anne-Catherine LOISIER, Sénatrice de Côte d’Or, Jean-François LONGEOT, Sénateur du Doubs, Vivette LOPEZ, Sénatrice du Gard, Lionnel LUCA, Député des Alpes-Maritimes, Jean-Claude LUCHE, Sénateur de l’Aveyron, Didier MANDELLI, Sénateur de Vendée, Marie-Lou MARCEL, Députée de l’Aveyron, Martine MARTINEL, Députée de Haute-Garonne, Alain MARTY, Député de Moselle, Rachel MAZUIR, Sénateur de l’Ain, Colette MELOT, Sénatrice de Seine-et-Marne, Marie MERCIER, Sénatrice de Saône-et-Loire, Damien MESLOT, Député du Territoire de Belfort, Brigitte MICOULEAU, Sénatrice de Haute-Garonne, Jean-Claude MIGNON, Député de Seine-et-Marne, Alain MILON, Sénateur du Vaucluse, Gérard MIQUEL, Sénateur du Lot, Yannick MOREAU, Député de Vendée, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Député de Lozère, Maud OLIVIER, Députée de l’Essonne, Michel PAJON, Député de Seine-Saint-Denis, Philippe PAUL, Sénateur du Finistère, Rémi PAUVROS, Député du Nord, Hervé PELLOIS, Député du Morbihan, Cédric PERRIN, Sénateur du Territoire de Belfort, Bernard PERRUT, Député du Rhône, Jackie PIERRE, Sénateur des Vosges, Michel PIRON, Député de Maine-et-Loire, Axel PONIATOWSKI, Député du Val d’Oise, Pascal POPELIN, Député de Seine-Saint-Denis, Régine POVEDA, Députée du Lot-et-Garonne, Patrice PRAT, Député du Gard, Christophe PREMAT, Député des Français établis hors de France, Franck PROUST, Député européen, Didier QUENTIN, Député de Charente-Maritime, Catherine QUERE, Députée de Charente-Maritime, Michel RAISON, Sénateur de Haute-Saône, Daniel RAOUL, Sénateur de Maine-et-Loire, André REICHARDT, Sénateur du Bas-Rhin, Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin, Franck RIESTER, Député de Seine-et-Marne, Stéphanie RIOCREUX, Sénatrice d’Indre-et-Loire, Arnaud ROBINET, Député de la Marne, Gilbert ROGER, Sénateur de Seine-Saint-Denis, Tokia SAÏFI, Députée européenne, Stéphane SAINT-ANDRE, Député du Pas-de-Calais, Anne SANDER, Députée européenne, René-Paul SAVARY, Sénateur de la Marne, François SCELLIER, Député du Val d’Oise, Jean-Marie SERMIER, Député du Jura, Gabriel SERVILLE, Député de Guyane, Fernand SIRE, Député des Pyrénées-Orientales, Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin, Claude STURNI, Député du Bas-Rhin, Jean-Charles TAUGOURDEAU, Député du Maine-et-Loire, Pascal TERRASSE, Député de l’Ardèche, Jean-Marie TETART, Député des Yvelines, Dominique TIAN, Député des Bouches-du-Rhône, Nelly TOCQUEVILLE, Sénatrice de Seine-Maritime, Jean-Louis TOURENNE, Sénateur d’Ille-et-Vilaine, Alain TOURRET, Député du Calvados, Catherine TROALLIC, Députée de Seine-Maritime, Catherine TROENDLE, Sénatrice du Haut-Rhin, Jean-Paul TUAIVA, Député de la Polynésie Française, Catherine VAUTRIN, Députée de la Marne, Francis VERCAMER, Député du Nord, Fabrice VERDIER, Député du Gard, Philippe VIGIER, Député d’Eure-et-Loir, Patrick VIGNAL, Député de l’Hérault, Evelyne YONNET-SALVATOR, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, Richard YUNG, Sénateur des Français établis hors de France.
Jean-Christophe Fromantin intègre la Commission des finances
Conséquence inattendue de son départ de l’UDI, Jean-Christophe Fromantin a eu l’opportunité d’intégrer la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire à l’Assemblée nationale
« Quand je vois le décalage entre le monde entrepreneurial et la classe politique je suis convaincu que mon expérience d’entrepreneur sera utile à nos futurs débats dans le cadre de cette commission. Après trois années passionnantes passées à la Commission du Développement durable et de l’aménagement du territoire, je me réjouis de cette nouvelle étape de mon travail parlementaire qui va me permettre de défendre des dispositions en faveur du développement des entreprises » déclare le Député des Hauts-de-Seine et l’un des rares entrepreneurs à siéger à l’Assemblée nationale.









