Fin de vie : La voie [sans issue] proposée par le CESE questionne le sens des soins et par corollaire le sens de la vie.

La vie est fragile, elle l’est encore plus au début et à la fin du cycle qui nous mène de la naissance à la mort. Et notre projet de société, notre principe de fraternité, est de rester solidaire tout au long de ce processus, d’assurer à chacun, quelles que soient les circonstances, que sa vie sera privilégiée ; en particulier au moment où il est le plus vulnérable. C’est le fondement du lien familial, mais c’est aussi celui du lien social qui unit chacun d’entre nous au plus profond de notre conscience.

La loi Léonetti-Claeys (février 2016) créant des nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie a écorné cette solidarité. En introduisant la sédation profonde et continue jusqu’au décès, elle a bouleversé ce contrat social. Elle a remplacé l’accompagnement des personnes en fin de vie par l’autorisation délibérée de mettre un terme à la vie.

Au nom de la dignité, cette loi nous a fait renoncer à l’exigence humaine de l’accompagnement, au profit d’une sédation finale dont il est impossible d’arrêter les contours, ni de tracer les limites. C’est dans cette faille que vient de s’engouffrer le Conseil économique social et environnemental (CESE) en proposant une « sédation profonde et expressément létale » poussant la provocation jusqu’à faire de cette solution létale une composante intégrale du parcours de soins palliatifs. Les membres du CESE semblent oublier que la fin de vie c’est encore la vie.

Défendre la vie est certainement l’acte politique le plus emblématique que l’on puisse poser. La loi Léonetti de 2005 avait permis d’atteindre un juste compromis pour combattre la douleur et éviter l’acharnement thérapeutique. Cette loi était néanmoins exigeante. Elle appelait à ce que nous développions une véritable politique de soins palliatifs ; elle nous interpellait positivement sur la fin de vie ; elle nous permettait d’éviter la tentation d’un expédient qui risque de satisfaire d’autres attentes que celles liées à la dignité de la personne humaine.

Ne renonçons pas à cette exigence. Car la voie que veulent nous faire prendre les membres du CESE est un profond changement de paradigme : celui qui questionne le sens des soins et par corollaire le sens de la vie.

Très belle allocution du Vice-amiral d’escadre (2S) Bruno Nielly à Neuilly le 24 mars 2018

Mesdames et messieurs les élus,

Monsieur le capitaine de frégate de réserve Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine

Mesdames et messieurs les représentants de l’Etat,

Mesdames et messieurs les officiers, officiers-mariniers et marins d’active et de réserve

Mesdames et messieurs les présidents ou représentants d’associations,

Chères familles et amis de la marine,

Chers stagiaires de la préparation militaire marine « Richelieu »

à qui je m’adresse particulièrement ce matin. Dans quelques instants, je vais vous confier la garde de votre fanion. Mais par ce geste, je vais aussi vous confier la garde de plusieurs symboles.

Vous recevrez d’abord la garde d’un lien historique. D’un lien de mémoire. La mémoire de vos anciens, ceux qui vous ont précédés au sein de cette préparation militaire marine depuis bientôt un demi-siècle et qui servent aujourd’hui notre pays, où qu’ils travaillent, au sein de la marine ou ailleurs. Ils ont forgé l’âme de votre unité. C’est une tâche difficile, car participer aux activités de la préparation militaire demande un engagement personnel fort et constant. Cet engagement, c’est le vôtre aujourd’hui. Maintenir l’âme de la PMM Richelieu au plus haut degré de disponibilité, d’enthousiasme et de service, c’est votre mission aujourd’hui.

Pour vous y aider, vous disposez de parrainages exceptionnels : d’abord celui du cardinal de Richelieu, grand-maître et surintendant de la navigation qui, le premier, avait compris les enjeux de la mer. Ensuite, ceux des équipages des deux bâtiments qui ont porté ce nom prestigieux : la frégate cuirassée de la fin du XIXe siècle qui fut bâtiment-amiral de l’escadre d’évolution en Méditerranée et le bâtiment de ligne, échappé de Brest en 1940 et qui participa à la libération de Singapour en 1945 puis aux premières opérations en Indochine. Dans les moments de doute, songez à leur exemple. Des remparts de La Rochelle à Brest et de Saint-Nazaire à Saigon comme au large de Toulon, l’écho de leur souvenir et les embruns de leurs vertus sont encore portés par le vent lorsqu’il souffle de la mer vers la terre.

Avec ce symbole d’Histoire, ce fanion porte aussi les valeurs de la marine. Sa devise les rappelle aux marins : Honneur et Patrie, Valeur et Discipline. Vivez dans l’Honneur et vous inspirerez le respect, servez dans la Discipline et vous vous sentirez libres. Aimez votre Patrie qui n’est pas qu’un territoire mais qui est de chair, d’esprit et de sang, de sang versé pour protéger nos familles. Donnez-lui toute votre Valeur. Donnez-lui votre valeur humaine, votre force de caractère, votre sens de la solidarité, ce que l’on appelle aussi l’esprit d’équipage qui rend chacun d’entre vous aussi important que son compagnon dans la vie de l’unité. Donnez aussi à votre patrie votre valeur professionnelle : ayez toujours l’envie d’être plus compétent, plus instruit, plus curieux. Quel que soit le métier que vous exercerez, sous l’uniforme ou non, dans la vie que vous choisirez, n’oubliez pas de faire reposer votre action et votre réflexion sur ces mots : Honneur-Patrie-Valeur et Discipline. Ils vous guident durant cette année de préparation militaire ; faites-en votre référence pour le restant de votre vie.

Le troisième symbole que porte ce fanion, c’est la marque de la reconnaissance de la marine. Oui, vous, les stagiaires de la préparation militaire, jeunes garçons et filles qui aspirez peut-être à devenir marins, la marine nationale vous doit reconnaissance. La mer a toujours été le vecteur essentiel de communication entre les hommes, entre les civilisations. Aujourd’hui, tout en conservant ce rôle séculaire, elle porte aussi l’avenir de la planète car elle recèle les ressources de demain. Vous êtes, par votre jeunesse, l’avenir de la France. Par votre choix de découvrir la marine à travers la PMM Richelieu, vous participez au rayonnement de notre institution et du monde maritime en général. Vous en êtes même désormais des acteurs majeurs car vous portez vers votre génération un message d’avenir, d’espoir et d’ouverture. C’est en cela que la marine vous est reconnaissante : votre engagement personnel la rend plus dynamique, mieux intégrée au sein de la nation et la force à regarder toujours au-delà de l’horizon.

Restez forts, soyez fidèles, soyez fiers. Inspirez-vous de l’exemple de vos anciens. Appuyez-vous sur vos familles qui partagent le sacrifice de votre temps libre pour vous forger un caractère d’adulte enthousiaste et disponible.

Sous le regard du cardinal de Richelieu et avec l’aide des équipages de la frégate et du cuirassé Richelieu, je vous souhaite bon vent et bonne mer sur les océans de la vie.

« Point de vue » dans LES ECHOS : Des réformes structurelles pour relancer les exportations

Dans une tribune publiée par le quotidien Les Echos je propose 6 axes structurels vers lesquels nous devons aller pour positionner la France dans la mondialisation et soutenir durablement nos exportations :

Lire mon point de vue sur le site web du quotidien ou ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 20 ans, chaque Gouvernement annonce la création d’un nouveau « guichet unique » pour relancer les exportations. Le Premier ministre a respecté le rituel. Au delà du fait que cela ne sert strictement à rien, cela prouve, une fois de plus, la faiblesse de l’analyse et l’absence d’ambitions pour promouvoir durablement le commerce extérieur de la France. En 20 ans le monde a profondément changé et les réponses devraient être à la hauteur.

Notre vrai problème à l’international, comme le montre la dégradation régulière de nos parts de marché, relève pour l’essentiel de l’érosion de nos avantages comparatifs .

Là où notre offre était singulière, compétitive et évolutive, en 20 ans, elle est devenue plus banale, chère et de moins en moins en phase avec le rythme de la consommation. Quelques grandes marques tirent l’image des entreprises françaises mais, à l’exception des enseignes de luxe, la plupart ont choisi de produire aux plus près des nouveaux consommateurs plutôt que d’exporter. Notre offre se heurte dorénavant à une concurrence des pays émergents, leaders mondiaux sur le bas de gamme, plus forts que nous sur le moyen de gamme et de plus de plus dynamiques sur le haut de gamme. Un défi difficile à relever pour nos entreprises moyennes ; nos parts de marché en témoignent. La faute à qui ? En grande partie aux Gouvernements successifs qui, à force de faire peser la surcharge de dépenses publiques sur les entreprises, ont progressivement neutraliser leur potentiel d’adaptation. Conséquence : nous sommes de moins en moins compétitifs sur le moyen de gamme et pas assez innovants sur le haut de gamme. Mais aussi – et plus grave encore – nos gouvernants n’ont pas su anticiper les tendances, ni vraiment compris la mondialisation, et semblent toujours encalminés dans une forme de conservatisme économique.

Les crises successives de la métallurgie ou du textile, les tensions sur l’élevage et plus globalement sur l’agriculture ; la massification des flux ; l’émergence d’une nouvelle classe moyenne ; la révolution numérique ou l’explosion du commerce en ligne devraient pourtant faire réagir nos Gouvernements.

La France attend d’autres réponses que celle des « guichets uniques » qui n’ont pour objectif que de réconcilier des chambres de commerce et les services de l’Etat qui se chamaillent depuis 20 ans ! Là n’est plus le sujet.

Quant aux promesses de financements, au delà du fait que tous les pays en proposent, il suffit d’appliquer au PIB de la France le taux de dépense publique de l’Allemagne (45%) pour retrouver les 250 milliards d’écart entre les balances commerciales de nos deux pays ; et pour comprendre que les exportations françaises ne relèvent pas d’un problème de subventions mais d’un différentiel quasi-rédhibitoire de prélèvements obligatoires.

Par conséquent, le même Etat, s’il veut vraiment aider les exportateurs, doit faire des réformes de structure, plutôt que de créer des dispositifs-gadgets sans effets.

Si on considère la baisse de nos parts de marché comme le signe avant-coureur de nos difficultés économiques et sociales, il est vraiment urgent de prendre les bonnes mesures pour notre commerce extérieur.

Une politique résolue mériterait une vision mondiale, une ambition nationale et des actions au plus près de nos territoires.

Cela tient en six orientations stratégiques à opérer d’urgence et à déployer sur le long terme :

1) Faciliter durablement les investissements et l’adaptation compétitive de nos entreprises pour recréer de la valeur ajoutée et singulariser notre offre 

2) Stimuler l’usage du digital pour propulser nos produits sur les leviers de diffusion que sont les places de marché en ligne ou les robots d’indexation 

3) Renforcer notre création et notre rayonnement culturel dans tous les territoires car ils constituent le meilleur promoteur de notre potentiel de différenciation et d’attractivité 

4) Développer les points de connexion de nos territoires avec le monde par une véritable ambition portuaire et aéroportuaire car la mobilité du fret est essentielle pour permettre aux entreprises de s’intégrer dans les nouvelles chaines de valeur 

5) Relier le tourisme à la production française pour faire de notre pays le show-room de ses produits et de ses savoir-faire

6) Aider certaines entreprises à acheter à l’étranger car, dans un monde global, une politique de valeur ajoutée implique qu’elles se concentrent sur le meilleur de leurs savoir-faire. 

Quant à l’annonce sur l’apprentissage de l’anglais, on ne peut qu’adhérer, mais cela relève d’abord d’une politique générale du ministère de l’Education nationale pour donner à tous nos jeunes cette capacité essentielle mais aussi, et surtout, d’une mobilisation de moyens à la hauteur de l’enjeu. Ce qui est loin d’être garanti.

Compte-tenu de l’importance de ce levier de croissance, j’espère de ce Gouvernement qu’il prenne enfin la mesure de l’enjeu. Car, quoiqu’il arrive, le moment arrivera où les entreprises nouvelles s’adapteront naturellement à la réalité des échanges ; elles s’installeront quelque part dans le monde pour optimiser leurs chances de succès, là où les conditions sont les plus favorables et là où les marchés sont les plus dynamiques. Une génération fonctionne déjà comme cela, au détriment de ceux qui n’auront ni la qualification, ni les moyens de le faire ; d’où l’urgence de tout faire pour que la France ne s’installe pas dans l’angle mort des échanges internationaux et permette à chacun de faire de son pays et de son territoire des espaces de réussite.

Mon expérience sur l’exportation : De 1990 à 2004, avec mon associé nous avons accompagné des milliers d’entreprises à l’international dans le cadre d’un dispositif innovant de prospection ; puis nous avons lancé les premières plateformes d’accompagnement sur Internet pour les exportateurs qui ont progressivement été déployées partout dans le monde en partenariat avec les plus grandes banques. En 2012, alors Député, j’ai lancé une mission d’évaluation des politiques publiques sur le soutien aux entreprises exportatrices avec plusieurs propositions à la clé. En parallèle, j’ai rédigé plusieurs rapports sur l’importance stratégique des grands ports maritimes. Enfin, durant sept ans, la préparation de la candidature de la France à l’Exposition universelle a été un observatoire privilégié des tendances à l’international.

[COMMUNIQUE] Jean-Christophe Fromantin opte pour le renouveau aux élections législatives dans sa propre circonscription des Hauts-de-Seine

Jean-Christophe Fromantin, Maire de Neuilly-sur-Seine, Député des Hauts-de-Seine et initiateur du mouvement de renouveau de centre-droit « 577 Pour la France » annonce qu’il ne se représentera pas aux élections législatives de juin prochain pour laisser la place à une jeune élue qui incarne cette nouvelle génération libre et audacieuse.

« C’est une décision que j’ai prise sans hésiter car mon élection à la mairie de Neuilly en 2008 constitue le socle de confiance qui donne tout son sens à mon engagement politique » rappelle le Maire de Neuilly-sur-Seine qui avait conquis la Mairie en dénonçant les dérives du monde politique.

« En cohérence avec la dynamique de renouveau que j’ai lancée avec 577 Pour la France, j’ai proposé à Nathalie Etzenbach qui dirige cette campagne et qui est mon adjointe en charge des finances à la Mairie de Neuilly de se présenter dans notre circonscription (…), Son dynamisme et son implication, basés sur les compétences plutôt que sur les étiquettes, cadrent parfaitement avec cette approche moderne de l’action publique (…) J’aime cette idée d’être un passeur » ajoute Jean-Christophe Fromantin.

Nathalie Etzenbach sera la candidate « 577 » dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine. Son engagement à la tête du pôle « société civile » de François Fillon dans le département est en cohérence avec les positions très claires de Jean-Christophe Fromantin en faveur du programme du candidat de la droite et du centre à la Présidence de la République.

« C’est un engagement dans la continuité puisque je travaille en étroite collaboration avec Jean-Christophe Fromantin depuis de nombreuses années et que je partage avec lui cette vision du renouvellement indispensable de la classe politique avec la société civile » confirme Nathalie Etzenbach, candidate « 577 » dans le 6ème circonscription des Hauts-de-Seine.

Pourquoi l’initiative 577 Pour la France est une opportunité pour François Fillon

D’aucuns s’interrogent sur l’articulation entre l’initiative 577 Pour la France et le soutien à François Fillon, considérant que seuls les candidats « officiels » LR/UDI pourraient participer à une majorité présidentielle. Oubliant que François Fillon est le candidat de tous les Français et que sa réussite dépendra de l’envergure du rassemblement qu’il suscitera. L’enjeu est là.

Dans un pays où 89% des Français considèrent qu’un responsable politique « ne se préoccupent pas de ce qu’ils pensent », où 77% pensent « changer la société par leurs choix et leurs actions » on comprend l’importance d’une initiative qui ouvre l’action politique aux Français. C’est le fondement de la dynamique d’Emmanuel Macron pour mobiliser la gauche ; c’est celle dont a besoin la droite pour motiver son électorat. Quand 46% des Français reconnaissent à François Fillon « l’étoffe d’un Président de la République » (34% pour Emmanuel Macron, 29% pour Marine Le Pen) il lui appartient d’accueillir toutes les initiatives.

Le projet 577 Pour la France ramène à la politique des Français qui n’avaient plus confiance, il mobilise des candidats qui enrichissent le débat de la diversité de leurs origines et de leurs expériences. Quand 70% des Français pensent que « la démocratie ne fonctionne pas bien » il est indispensable d’accueillir ces initiatives nouvelles qui participent à l’innovation politique dont la France a tant besoin.

[Chiffres extraits du Baromètre SciencesPo CEVIPOF – 2017]

Mise au point

Une série d’attaques très personnelles et particulièrement ‘basses’ vient d’apparaître sur un site inconnu m’accusant quasiment de tout et de n’importe quoi, recyclant des rumeurs souvent citées par mes adversaires depuis 2008 – une bonne occasion de mise au point – : Que la société que j’ai créée serait en difficulté – je n’en suis plus actionnaire et elle se porte très bien – ; que ma femme et mon fils auraient été mes « attachés parlementaires » – ma femme a fait une mission de secrétariat après mon élection en 2012 pour organiser mon mandat et depuis 2013 elle a repris son activité professionnelle de secrétariat, aujourd’hui dans un cabinet médical ; mon fils a été en 2016, pendant 6 mois, stagiaire non rémunéré comme j’ai l’habitude de le pratiquer en prenant des étudiants en droit et en sciences-politiques pour travailler sur des textes de loi – ; que ma candidature à la tête de l’UDI en 2014 fut un échec et que j’aurais manipulé les fichiers – cette campagne m’a permis de faire un score de 11% tandis que les problèmes de fichiers ont plutôt été dans le camp adverse puisque je n’avais aucun fichier sauf celui que j’avais constitué dans le cadre de ma candidature ; j’avais saisi la justice sur les dysfonctionnements de ce scrutin – ; que mon initiative ‘577 Pour la France’ n’est qu’un affaire de « second couteau » destinée à récupérer des financements publics – je suis fier de porter ce projet et en particulier de soutenir des candidats qui s’engagent pour un renouveau politique comme je l’avais fait avec mon équipe en 2008 contre vents et marées ; il appartient à ceux qui s’y intéressent d’en apprécier les idées et l’audace en se rendant sur le site 577.fr.

Le non cumul des mandats … une bonne affaire pour les partis politiques, un piège pour les Français

La modernisation de notre démocratie ne passe certainement pas par la loi sur le non-cumul des mandats. Et les candidats aux présidentielles – s’ils sont attachés au renouveau de notre démocratie – devraient faire preuve de davantage d’ambition et de vision sur ce sujet.

La très grande majorité des Français – entre 80% et 85% selon les études d’opinion – disent ne plus faire confiance aux hommes et aux partis politiques. Et pourtant, les électeurs y reviennent à chaque scrutin avec un sentiment de résignation. Ils n’ont pas d’autre alternative que celle de voter pour les éternels « professionnels » de la politique et leurs « étiquettes » surannées. Avec les Primaires, les partis vont jusqu’à opérer la pré-sélection afin d’éviter l’émergence de nouveaux acteurs en dehors de leur système. Avec la loi sur le non cumul des mandats ils évitent une réforme en profondeur de l’appareil politique. L’emballement autour d’Emmanuel Macron est un signe que les Français veulent du « neuf » – du « hors système » – et que le renouveau politique relève davantage d’un problème d’offre que de demande.

C’est la raison pour laquelle, la seule question intéressante sur la nouvelle règle de non-cumul des mandats est la suivante : en quoi favorise-t-elle le renouvellement des acteurs politiques ? La réponse s’affiche malheureusement en direct sous nos yeux. Les partis continuent à réserver, quoiqu’il arrive, les circonscriptions aux sortants, et, pour ceux qui ne rempilent pas, ce sont leurs collaborateurs, leurs collègues, voire leurs conjoints qui se répartissent les postes au mieux des intérêts ou des carrières de chacun. La loi sur le non-cumul ne contribuera en rien au renouveau de l’offre politique et encore moins à la mobilisation des nouveaux talents dont notre pays a tant besoin. Elle renforce au contraire un « entre soi » hermétique à l’émergence de nouveaux profils.

S’attaquer à la modernisation de notre démocratie mérite une autre loi, plus audacieuse, qui n’aura pas peur de remettre en cause les fondements d’un système qui relève davantage de l’oligarchie que de la démocratie. C’est à cette aune que nous pourrons véritablement juger de l’ambition des candidats aux présidentielles.

Quatre priorités à traiter concomitamment me semblent nécessaires pour moderniser notre démocratie : l’évolution de la représentation nationale, le respect du principe d’engagement plutôt que de carrière, le statut de l’élu et le financement des partis politiques.

1° Le premier point est le sujet socle. La France a-t-elle besoin de 965 parlementaires – députés et sénateurs confondus – auxquels s’ajoutent les 233 membres du Conseil Economique et Social ? La réponse est évidemment non ! En assurant plus de diversité dans l’engagement politique, en adaptant le nombre de députés à une nouvelle géographie territoriale et en transformant le Sénat en assemblée des territoires, on pourrait passer de trois à deux assemblées et de 1158 membres à moins de 600 parlementaires. Cette évolution aurait le double avantage de l’efficacité et d’une meilleure incarnation de la France et de ses territoires.

2° Le second point porte sur ce fameux « non-cumul ». Cette loi n’aurait dû s’entendre que par sa capacité à déverrouiller le système politique pour que des compétences ou des expériences nouvelles puissent innerver le débat. Cela impliquerait deux règles : la limitation à deux mandats nationaux et trois mandats locaux afin que ce soit le temps des projets et non pas celui des carrières qui rythme l’engagement politique, et le respect d’une limite d’âge comparable à celle qui se pratique dans le privé.

3° Le troisième point concerne le statut de l’élu. Il serait d’autant plus essentiel si on veut limiter les mandats dans le temps. Pour attirer de nouveaux profils qui incarnent les évolutions que vivent nos territoires et notre pays il serait nécessaire de mieux les accompagner. Les questions de formation, de rémunération et de reconversion devraient être traitées sur des critères similaires à ceux dont bénéficient les acteurs la fonction publique. Le statut d’un Président de Région devrait être calé sur celui d’un Préfet de Région ; celui d’un maire sur le statut d’un cadre aux responsabilités équivalentes. En dégradant le statut de l’élu on renonce trop souvent aux compétences. C’est aussi important en terme de liberté car il n’est pas normal que la « protection » d’un parti politique soit quasi-indispensable pour assurer la sécurité professionnelle d’un élu en lui facilitant l’accès à des rémunérations complémentaires. Si nous voulons attirer de nouveaux profils nous devrons libérer les élus d’un système qui les tient et les contraint ; il faudra leur donner la disponibilité nécessaire pour leur engagement.

4° La quatrième orientation porte sur le financement des partis politiques. Car les dynamiques de mobilisation ne peuvent éternellement se cristalliser autour de grands partis qui profitent outrageusement d’une rente de situation. Leurs parlementaires les alimentent en financements publics qui leur permettent de financer leurs futures campagnes. Un circuit fermé qui bloque les nouveaux entrants. C’est la raison pour laquelle, je propose d’une part de désintermédier les partis des financements publics et d’autre part, l’accès à ces financements depuis les élections locales. Ce sont deux conditions indispensables à l’émergence d’une nouvelle offre politique qui partirait des idées, des projets et des territoires plutôt que des états-majors des partis politiques.

Les Français perçoivent de mieux en mieux le décalage abyssal entre la classe politique et les enjeux à relever. Le coup de l’homme providentiel issu du système – façon Macron –, ou l’appel à la société civile avec quelques patrons du CAC 40 – façon Fillon –, ne résisteront pas à l’attente de renouveau s’ils ne s’accompagnent pas d’une réforme audacieuse de la démocratie. La loi sur le non cumul des mandats n’est qu’un trompe l’œil qui préserve habilement un vieux système et cache l’ampleur des décisions à prendre pour mettre, enfin, de l’oxygène dans la vie politique.

La famille une valeur socle

J’intervenais aujourd’hui sur le podium de La Manif pour tous pour rappeler combien mon engagement politique s’inscrit dans cette conviction du rôle essentiel de la famille. Elle est le premier espace de solidarité du début jusqu’à la fin de la vie, le premier vecteur d’éducation mais aussi une composante essentielle du lien social. L’équilibre de notre société repose sur l’ambition que l’on a pour la famille. Les mesures prises au cours de ce quinquennat ont contribué à déconsidérer la famille et à dégrader sa mission : en lui donnant un statut pour le moins discutable, en remettant en cause la primauté de l’enfant, en niant l’apport éducatif d’une parentalité homme/femme et surtout, avec la loi Taubira, en faisant de l’enfant un droit avant qu’il ne soit un projet.

La grave crise de confiance que l’on traverse et la perte de valeurs qui percute les générations, plutôt que de nous écarter de cette composante familiale, devrait au contraire en faire le cœur d’un projet politique ambitieux …

Nul doute que cela sera l’un des enjeux fondamentaux des prochaines élections.

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LE PARISIEN 92 – Expo universelle : « C’est un grand moment pour la France »

Dans @Le_Parisien du 15 septembre 2016

« Ca valait le coup d’être patient. La candidature de la France pour accueillir l’Exposition universelle de 2025 est désormais officielle. Le président de la République a annoncé ce mercredi en conseil des ministres le prochain dépôt du dossier de candidature auprès du Bureau International des Expositions (BIE). Six ans après son lancement par Jean-Christophe Fromantin, député maire (DVD) de Neuilly-sur-Seine, cette annonce valide enfin le projet ExpoFrance 2025, soutenu par vingt-six grandes entreprises mécènes qui le financent et les quelque 110 000 personnes qui ont rejoint son comité de soutien.
« Je suis très content, bien sûr, réagit Jean-Christophe Fromantin, qui préside ExpoFrance 2025. On y va ! C’est un grand moment pour la France car les Expositions universelles permettent à un pays d’engager une véritable dynamique d’innovation, de développement et de créativité en lien avec le monde. »

Des retombées évaluées à 23 milliards d’euros
Une satisfaction d’autant plus grande que le projet de candidature avait été freiné ces derniers mois par la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, opposée notamment à ce que le privé ait seul la main sur le projet. La candidature sera désormais portée par un Groupement d’intérêt public (GIP), qui devra être créé très prochainement, « où ExpoFrance détient une minorité de blocage avec 40 % des voix, l’Etat a 30 %, la ville de Paris, la Métropole et la région 10 % chacun, détaille Jean-Christophe Fromantin. Cela permet à l’État de prendre toute sa place et à nous, ExpoFrance, de garder la maîtrise du projet en gardant la dynamique. »

p>Tout s’est joué pendant l’été et, selon le maire de Neuilly, la mobilisation de ses partenaires auraient fait pencher la balance, apportant la preuve de la viabilité du projet, évalué à 1,5 Md€ pour 23,2 milliards de retombées économiques et environ 160 000 emplois. Les partenaires entreprises participeront au financement, comme l’Etat et les collectivités, mais le GIP devra lancer un emprunt garanti par l’Etat.
La prochaine étape du projet sera le dépôt, « dans les prochaines semaines », par le Président de la République, d’une lettre de notification auprès du BIE, organisation internationale constituée de 169 États, qui choisira en 2018 l’organisateur de l’Exposition universelle de 2025.
leparisien.fr

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EXPOFRANCE 2025 et le Gouvernement avancent vers la candidature officielle de la France à l’Exposition universelle de 2025

[COMMUNIQUE DE PRESSE]

Le 8 septembre 2016 à l’Hôtel de Matignon : Jean-Christophe FROMANTIN, initiateur du projet et Président d’EXPOFRANCE 2025 et Pascal LAMY, délégué interministériel auprès du Premier ministre, présentent à Manuel VALLS, une nouvelle organisation pour préparer la candidature officielle de la France à l’Exposition universelle de 2025.

 

Cinq ans après avoir lancé l’idée d’une grande Exposition universelle en France, Jean-Christophe FROMANTIN et Pascal LAMY proposent la création d’un Groupement d’Intérêt public (GIP) qui réunira EXPOFRANCE 2025, l‘Etat ainsi que la Région Ile de France, la Ville de Paris et la Métropole du Grand Paris.

 

« Cette étape d’engagement du Gouvernement, aux côtés d’EXPOFRANCE 2025 et des entreprises partenaires, est décisive pour adresser aux 170 Etats membres du Bureau International des Expositions un signal fort de mobilisation de la puissance publique et d’ambition pour cette candidature de la France » précise Jean-Christophe FROMANTIN et d’ajouter « Je me réjouis que nous soyons rassemblés au sein d’une structure qui préserve la dynamique entrepreneuriale de ce projet pour porter ensemble cette grande ambition dont l’impact est estimé à plus de 23 milliards d’EUR (étude DELOITTE_2015) »

En terme d’organisation, les droits de vote et la représentation au sein du GIP seront répartis à raison de 40% pour EXPOFRANCE 2025 et de 30% pour l’Etat. La ville de Paris, la Métropole du Grand Paris et la Région Ile de France détiendront chacune 10% des droits de vote.

Un binôme sera à la tête du GIP composé de Pascal LAMY et de Jean-Christophe FROMANTIN ; compte-tenu du processus inter-gouvernemental qui régit l’organisation des Expositions Universelles, l’Etat assumera la Présidence et EXPOFRANCE 2025 la 1ère Vice-présidence.

Les trois collectivités seront également présentent au Bureau du GIP.

« Il appartient maintenant au Président de la République de notifier la candidature officielle de la France auprès des instances internationales » déclare le Président d’EXPOFRANCE 2025.

La crise du lait ou la spirale des déclassements …

Des éleveurs abandonnés, des industriels tétanisés, des territoires en difficulté et des Français sur la réserve etc. La crise du secteur laitier qui a mis face à face Lactalis et la FNSEA est un révélateur de l’impasse économique et des contradictions dans lesquelles la France s’enfonce. Elle marque à la fois l’absence d’anticipation de l’Etat, son absence de politique économique et ses carences en termes d’aménagement du territoire.

Dans le cas présent, mais aussi en général, un principe central devrait pourtant inspirer nos politiques économiques : la nécessité d’entrainer nos filières [agricoles et industrielles] vers plus de valeur ajoutée ; c’est à cette condition que nous pourrons préserver notre prospérité et l’équilibre de notre développement. Or cette crise révèle l’inverse :

– les mesures de protection assurées par les quotas laitiers ont isolé les producteurs des réalités du marché

– le niveau indécent des prélèvements obligatoires et de la fiscalité ont mis en difficulté les producteurs et les industriels : les producteurs ont servis de variable d’ajustement aux impératifs de compétitivité des industriels

– les industriels étant coincés entre les évolutions du marché mondial – embargo russe, réduction des importations chinoises et concurrence internationale – et la pression de la grande distribution, elle-même soumise au poids des charges …

Cette crise révèle en chaine les conséquences d’une politique économique de plus en plus décalée par rapport aux exigences de la mondialisation.

Si nous ne réagissons pas, toutes les filières de production subiront les mêmes évolutions. Les producteurs sont écrasés par les charges fiscales et sociales, à cause d’une incapacité récurrente des politiques à réformer la France, et soumis à la pression des consommateurs qui demandent des prix de plus en plus bas pour compenser les baisses de leur pouvoir d’achat dues également au poids de la dépense publique…

Cette spirale est celle qui conduit la France vers un triple déclassement :

– celui de son économie avec la dégradation de nos parts de marché

– celui de sa population entrainant la perte de confiance des Français qui fait exploser l’épargne de précaution, pénalisant de facto l’investissement

– celui de ses territoires dont les atouts ne méritent pas de les transformer en zone d’économie low cost comme le montre la paupérisation du secteur rural

A suivre !

Les primaires vont accroitre la défiance vis à vis des politiques

[Mon interview dans l’hebdomadaire Famille Chrétienne le 30 août 2016]

Pourquoi ne croyez-vous pas au processus des primaires de la droite ?

Les primaires ont pour effet de dérégler le moteur de la présidentielle. Il continue à tourner sans produire de sens. Il ne faut pas s’étonner que le débat soit au ras du sol car on a perdu la hauteur nécessaire. L’objectif des primaires ne consiste pas en effet à faire gagner la France mais à assurer la prospérité d’un camp. Sur la forme, des écuries luttent les unes contre les autres en s’emparant des sujets les plus clivants et clientélistes qu’offre l’actualité, au détriment des sujets de fond totalement relégués. Sur leur principe même, les primaires sont contraires à l’esprit de la Ve République qui repose sur l’équilibre des pouvoirs. L’exécutif est censé prendre du recul tandis que le législatif s’enracine dans les territoires. Les primaires pervertissent nos institutions : le Président devient l’émanation d’un parti politique tandis que les législatives deviennent les conséquences des présidentielles … le système est vérouillé et le tour est joué.

C’est la même impasse à gauche ?

On dit que les primaires ont réussi à la gauche en 2012. Ce fut sans doute une réussite tactique mais peux t-on parler d’une réussite politique ? Le quinquennat qui a suivi n’a pas vraiment été porteur d’espérance ! Jamais on n’a vu un Président aussi bas dans l’opinion, jamais une majorité n’a été aussi fragmentée. Pourquoi ? Parce que l’adhésion que devait susciter la présidentielle n’a pas été au rendez-vous. Il y a eu 50% d’abstention, 25% des voix en faveur des partis populistes et 15% du corps électoral mobilisé pour le futur Président. Les primaires ne favorisent pas un rassemblement et privent la France d’un élan.

Que pensez-vous des principaux compétiteurs à droite ?

Les candidats sont tous piégés. Chacun travaille pour son propre camp qui escompte une victoire et donc des places de ministres ou de députés. Ils sont obligés de pratiquer la surenchère ; même François Fillon qui avait tenu pourtant à ne pas dévier de son programme est descendu avec les autres sur le ring. Où est la cohérence et la crédibilité quand les mêmes qui ont défendu la politique de Sarkozy pendant cinq ans, rivalisent aujourd’hui d’audace pour la critiquer ? Les Français sont las de ces jeux de rôle qui trahissent des ambitions personnelles et une absence d’ambitions pour la France.

Je crois que les ténors de la droite vont sortir très cabossés et très divisés des primaires. Au moment où il faut rétablir la confiance en politique, cette compétition va générer encore plus de défiance. Le vainqueur aura tellement pris de coups – il en aura tellement donné aussi – qu’il n’en sortira pas grandi.

Pourquoi les nouvelles générations ne font plus confiance aux politiques ?

Je suis intervenu en Pologne lors des JMJ auprès de jeunes de Lyon. La plupart étaient convaincus que les politiques étaient des gens « corrompus ». J’ai essayé de leur expliquer que les politiques n’étaient pas tous des hommes corrompus financièrement ! Mais pour eux la corruption est quelque chose de plus large. C’est la capacité de détourner les institutions à des fins personnelles pour en faire profiter leurs affidés.

Les chrétiens sont plus sensibles que les autres à ce détournement ?

Paradoxalement, le grand absent de la présidentielle c’est le centre ou plus exactement le courant politique issu de la démocratie chrétienne. Ce courant politique s’est construit sur la réconciliation, il veut remettre de la confiance, de l’initiative en repartant des talents de chacun, de la famille et de l’entreprise au sens large. C’est cette politique de la confiance en l’homme que nous devons réhabiliter en appellant les Français à mettre leurs talents au service de la France. C’est un devoir. Faute de cela, deux verticalités politiques s’affronteront encore une fois dans notre pays avec son lot de « professionnels » de la politique. A droite avec le culte de l’Etat autoritaire – à gauche avec le culte de l’Etat gestionnaire. Tout cela est totalement dépassé.

Retrouvez l’interview sur le site de Famille Chrétienne

Les mauvais chiffres du commerce extérieur sont le reflet d’un manque d’ambition pour l’économie et pour l’emploi

L’annonce des chiffres de la balance commerciale en pleine torpeur estivale est l’une de ces informations qui passe presque inaperçue mais qui mériterait plus d’attention compte tenu de son impact à moyen et long terme. Les 24 milliards d’EUR de déficit au 1er semestre de cette année sont alarmants. Ils montrent une nouvelle fois que la France continue de décrocher dans l’économie mondiale

1) malgré une baisse sans précédents de la facture énergétique,

2) malgré un taux de change favorable,

3) malgré le CICE,

4) malgré le pacte de responsabilité.

Depuis plus de 10 ans, personne ne se préoccupe de cette lente érosion qui est le reflet d’une carence coupable de toute la classe politique vis-à-vis de nos perspectives économiques.

La croissance et l’emploi sont pourtant directement suspendus à nos performances à l’export car les effets de la demande intérieure font une large part aux importations et ne créent pas les conditions d’un développement durable de notre économie.

Si nous voulons redresser la France, nous devrons arrêter le bricolage et faire de notre compétitivité à l’international un enjeu majeur et prioritaire de la campagne de 2017.

Dès le mois d’octobre, avec 577 Pour La France, nous ferons une série de propositions innovantes pour relancer notre activité internationale, connecter nos territoires au monde, lancer une véritable politique d’innovation et donner enfin de l’oxygène aux entreprises françaises.

Passons de La Défense des années 60 à la « Grande Défense » des années à venir …

(COMMUNIQUE DE PRESSE)

Suite à la décision prise en Conseil des ministres de confier le quartier d’affaires de La Défense aux collectivités locales, dans le cadre d’une fusion entre l’Epadesa et DeFacto, le Député des Hauts-de-Seine (et plus particulièrement de la circonscription de La Défense) se réjouit de cette évolution mais espère qu’elle ouvrira une réelle perspective de développement territorial plus pertinente que celle menée jusqu’à présent.

 

« J’attends de ce projet qu’il s’inscrive dans une nouvelle ambition qui dépasse le strict cadre d’un nouveau protocole de gestion et d’optimisation des droits à construire (…) La Défense est aujourd’hui contrainte dans les limites du boulevard périphérique, elle vit comme un îlot déconnecté de son environnement économique, culturel et social. Ses limites urbanistiques sont aussi celles de sa prospérité. Car son développement ne se fera que si elle compose avec son environnement. Les entreprises ne veulent plus être isolées dans un quartier aseptisé dont l’architecture répond uniquement à des standards internationaux, elles cherchent à s’inscrire dans un écosystème plus vaste et plus singulier où se mêlent vie sociale et vie économique, où les créateurs d’entreprises ont leur place, où la porosité avec les communes alentours est réelle afin d’en faire un véritable quartier du Grand Paris plutôt qu’un ensemble de tours sans âme (…) Les choix d’urbanisme des années 60 à 80 ne correspondent plus à l’évolution des manières de vivre et de travailler aujourd’hui. Pour conserver sa modernité la Défense doit s’adapter et entrer de plain pied dans le XXIème siècle »

 

C’est la raison pour laquelle le maire de Neuilly évoque le concept d’une « Grande Défense » ouverte sur les communes limitrophes, connectée au monde, directement reliée à Paris par des circulations douces et riche de tous les potentiels de développement qu’offre un territoire plus vaste que celui de l’établissement public. Ce concept appelle une gouvernance élargie, au delà des seules communes concernées, sur le mode des Conseils de Développement créés pour développer les Grands Ports maritimes français. « C’est en rassemblant tous les acteurs concernés, collectivités et professionnels, autour d’un projet commun que nous porterons une réelle ambition » rappelle Jean-Christophe Fromantin .

 

« Je me réjouis également que ce projet coïncide avec l’annonce faite récemment de requalification de l’avenue Charles de Gaulle car le projet « Axe majeur » que nous avions lancé dès 2010 de concert avec La Défense et Paris va dans le sens de cette ambition de repositionner La Défense au cœur de l’axe historique qui prend ses racines aux Tuileries » rappelle le maire de Neuilly, qui ajoute « La ville de Neuilly prendra toute sa part dans ce projet pour faciliter le rapprochement de La Défense avec Paris et faire de cet axe un des plus emblématiques au monde »

Ce sont les jeunes qui remplaceront les leviers de la peur par ceux de l’espérance …

Je rentre de Cracovie. J’étais invité par le Diocèse de Lyon – quelques jours avant l’arrivée du Pape François aux JMJ – pour animer un cycle d’interventions auprès de jeunes chrétiens sur l’engagement politique. Ces rencontres et ces échanges m’ont touché. Cet enthousiasme de milliers de jeunes au cœur de la Pologne faisait formidablement écho à l’appel de Jean-Paul II qui en 1978, alors qu’il inaugurait son Pontificat sur le thème de l’espérance, disait à la foule présente à Rome « N’ayez pas peur ! ».

Quel contraste avec le pessimisme ambiant et le climat de résignation qui envahit progressivement nos sociétés.

Difficile pourtant aujourd’hui de ne pas avoir peur. Les multiples problèmes du monde, la violence de l’actualité et les crises qui pèsent sur l’avenir menacent de nous entrainer vers des voies sans issues : la résignation pour certains, la révolte pour d’autres ou le repli sur soi. Pourtant une génération nouvelle nous interpelle ; elle nous demande de ne pas céder à la désespérance ni au doute, car, au delà de toutes ces tensions, elle doit construire son propre avenir et elle veut le faire sur d’autres bases, celles de la réconciliation et de la prospérité. Cette génération a besoin de nous. Elle attend que nous leur fassions confiance. Si nous n’arrivons pas à construire l’avenir, ni à nous réconcilier, ni à créer les conditions d’un développement plus équitable alors pourquoi ne pas leur donner plus de responsabilités ? Plutôt que de verrouiller, de piétiner ou de s’arc-bouter sur les schémas du passé, pourquoi ne pas les écouter et les impliquer ?

Les études d’opinion nous rappellent régulièrement le jugement très sévère des jeunes vis à vis des « politiques » qu’ils qualifient de « corrompus ». Cette corruption, au delà des affaires financières, vise le détournement de l’action politique, quand elle prive une génération des atouts dont elle a besoin, quand elle ne leur donne pas leur chance, ou quand, par la dette abyssale des pays, par l’absence d’audace dans les réformes ou par la situation de rente dont bénéficient certains hommes politiques, elle bloque les évolutions nécessaires à la construction de leur avenir. Quel égoïsme serait le notre si nous ne mettons pas en place rapidement les conditions de cette transmission.

Dans nos échanges je leur ai demandé de ne surtout pas exclure la politique du spectre des engagements qu’ils seront amenés à prendre. En restant libre, sans rien attendre à titre personnel de la politique. Non pas pour faire « métier » de la politique mais dans un esprit de service à la mesure de leur disponibilité ou de leurs talents.

L’engagement des jeunes est fondamental pour nous tous, au delà de leur génération, car ce sont eux qui sont les mieux placés pour remplacer les leviers de la peur par ceux de l’espérance. « N’ayez pas peur … »

Exposition universelle 2025 : Projet, gouvernance, financement, stratégie … Nous sommes prêts !

Depuis 2011, EXPOFRANCE 2025 prépare la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.

Le 6 novembre 2014 le Président de la République déclarait « Oui, la France va déposer sa candidature pour l’Exposition universelle de 2025 »

Aujourd’hui cette candidature rassemble très largement les collectivités locales, les entreprises, les parlementaires, les grandes écoles et universités et plus de 110.000 Français au sein du Comité de soutien pour que l’Exposition universelle de 2025 se tienne en France.

 

  • Conformément au vœu du Premier ministre, un projet de gouvernance collective a été conçu par Pascal LAMY, Délégué interministériel et Jean-Christophe FROMANTIN, président d’EXPOFRANCE 2025 pour rassembler au sein d’un GIP tous les acteurs publics et privés du projet.
  • Pour être fidèle au règlement du Bureau International des Expositions (BIE) et respecter le principe d’équité entre les pays, le projet a été configuré pour un site unique du Grand Paris – le VILLAGE GLOBAL – complété par des espaces thématiques au sein des métropoles régionales.
  • Le Groupe d’études parlementaire qui prolonge depuis quelques semaines la Mission d’information sur la candidature de la France, coprésidé par Jean-Christophe FROMANTIN et Bruno LE ROUX, témoigne du consensus politique autour de ce projet.
  • Le thème s’inspirera des valeurs d’hospitalité et de partage telles qu’elles ressortent des réflexions et des propositions de 1000 jeunes des grandes écoles et universités qui ont travaillé dans le cadre des travaux préparatoires pendant 18 mois.
  • Le financement de la candidature est assuré grâce au concours de 27 grandes entreprises françaises mécènes qui soutiennent et s’engagent dans ce grand projet aux côtés de l’Etat et des organisateurs.
  • L’étude réalisée par le cabinet DELOITTE sous la direction de l’économiste Christian de BOISSIEU validé avec les équipes de Bercy, met en exergue, sur la base de 45 millions de visiteurs, un impact de 23 milliards d’EUR, 160.000 emplois durables et 0,5 point de croissance pour le pays.
  • Dans la dernière étude exclusive réalisée par l’IFOP pour EXPOFRANCE 2025 auprès de 1007 Français représentatifs de la population, 86% d’entre eux se déclaraient favorables ou très favorables à la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.
  • La tournée réalisée de janvier à juin 2016 dans 16 grandes villes de France a permis de montrer, au-delà de la région parisienne, l’engouement des Français pour ce grand projet et la mobilisation active des villes et des régions.
  • Un travail approfondi a été lancé en mai dernier avec le cabinet McKINSEY pour préparer la stratégie internationale de prospection et de promotion de la candidature française auprès des 170 pays membres du BIE.

 

La dynamique de ce projet appelle maintenant l’engagement officiel du Président de la République pour présenter la candidature auprès des instances internationales et donner à la France l’opportunité d’être à nouveau l’hôte d’une grande Exposition universelle.

Exposition universelle 2025 : Ne brisons pas cet élan collectif pour la France…

Les Expositions universelles ont toujours été de puissants leviers de développement et de formidables vecteurs d’enthousiasme. Elles ont marqué l’histoire de France. C’est la raison pour laquelle, depuis 2010, au départ seul, puis progressivement avec la mobilisation des entreprises, des étudiants, des parlementaires, des collectivités de toute la France, puis, fin 2014 avec l’engagement du chef de l’Etat, et maintenant avec plus de 110.000 Français dans le Comité de soutien, nous préparons avec autant de passion que de rigueur la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.

C’est probablement aujourd’hui une des seules grandes entreprises collectives à partager. Elle n’est ni de droite, ni de gauche, ni publique, ni privée, elle n’est pas une affaire personnelle ni celle d’un groupe, d’une ville ou d’un syndicat, elle est la mobilisation de toute la France pour exprimer à la fois notre fierté, notre ambition et notre ouverture sur le monde. C’est un élan de créativité et d’innovation que nous avons le devoir d’amorcer pour les générations futures.

Dès le départ, cette candidature s’était fixée trois objectifs : être innovante, mobiliser toute la France, et trouver d’autres ressources que celles des contribuables. C’est sa triple originalité, c’est celle que nous devons sans cesse expliquer car elle bouleverse les conventions habituelles et refuse de céder à la facilité. Mais ce sont ces exigences qui forcent l’innovation.

Aujourd’hui cette candidature est prête. Depuis deux ans elle mobilise de très nombreuses compétences. Rien n’a été négligé. Qu’il s’agisse du thème, de la configuration ou du modèle économique, tous ces éléments ont d’abord été analysés ; ils ont été travaillés depuis des mois avec les meilleurs experts sur la base des réflexions des étudiants, de l’avis des partenaires et des recommandations du Rapport parlementaire adopté à l’unanimité. Ils nous ont permis de dessiner un véritable projet, très contemporain, et fidèle aux réglements auxquels sont soumis ces grands événements.

Enfin, l’arrivée à maturité de ce projet de candidature, à la veille de son officialisation, appelait une organisation de sa gouvernance. Aussi, depuis le 8 juin dernier, sur la proposition du Premier ministre de rassembler tous les acteurs publics et privés dans une nouvelle structure, nous y travaillons. Nous le faisons ensemble, avec le Délégué interministeriel nommé par le Gouvernement, dans un esprit positif et portés par le sens de l’intérêt général.

Aujourd’hui personne n’a le droit de briser un tel élan. Pas seulement parce qu’il générera plus de 23 milliards d’impact économique, mais surtout parce que nous avons besoin de cohésion, de réconciliation et d’innovation pour que notre pays, la France, forte de ses valeurs universelles, s’inscrive à nouveau dans une grande ambition.

Alors ensemble, mobilisons-nous, battons-nous, bougeons-nous pour que dans quelques jours le Président de la République annonce la candidature de la France à l’Exposition universelle de 2025.

Le « Oui » à Notre Dame des Landes est une bonne nouvelle pour l’aménagement du territoire et pour notre connexion à la mondialisation

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Jean-Christophe Fromantin se réjouit du résultat positif du référendum sur l’aéroport Notre Dame des Landes.

Animateur en 2013 d’un travail approfondi sur l’aménagement du territoire et sur les enjeux pour la France, il avait conclu à la nécessité de positionner des infrastructures portuaires et aéroportuaires au plus près des huit métropoles-pivots qui structurent le territoire national.

« Il est indispensable pour un développement équitable de nos territoires de positionner chaque Français à moins d’1h30 d’une métropole connectée au monde (…) c’est un enjeu essentiel pour le développement et la compétitivité de nos territoires et pour tirer profit au maximum de la richesse de nos atouts » rappelle le Député des Hauts-de-Seine et promoteur du mouvement « 577 pour la France »

En 2025, avec plus de 4 milliards de consommateurs à travers le monde et compte-tenu de l’explosion des échanges internationaux et de la fragmentation des systèmes de production, il serait inconcevable que des territoires comme l’ouest de la France ne réunissent pas les meilleurs équipements pour tirer profit de ces évolutions. L’ambition affirmée récemment par le Conseil régional des Pays de la Loire de développer le Grand Port maritime de Nantes-Saint Nazaire va également dans ce sens.

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La résolution du 11 avril de l’UNESCO a t-elle seulement un sens, si ce n’est de trahir une fois de plus notre héritage judéo-chrétien ?

Quand l’ONU a lancé en 2005 le programme « Alliance des civilisations » pour créer des ponts entre les civilisations, elle aurait du préciser que cette initiative se ferait dans le respect des religions. Car, à lire la Résolution du 11 avril de l’UNESCO, on en vient à douter très sérieusement, non seulement du principe de neutralité politique de cette organisation, mais aussi, et surtout, de sa neutralité religieuse.

« Israël, Puissance occupante ». C’est en trahissant dès le départ par cette formule son état d’esprit – par une connotation très politique hors de son champ d’action – en réitérant à chaque paragraphe de sa résolution des termes très durs vis à vis d’Israël et en nommant son document « Palestine occupée » que l’UNESCO remet en cause les bases mêmes du judaïsme. Car cette Résolution n’est pas neutre – au prétexte de la sauvegarde du statut quo – ni vraiment géopolitique, elle est bien plus que cela, elle procède d’une option politique délibérée en faveur de l’Islam et du bloc des pays arabo-musulmans qui porte cette demande. Elle est grave et préoccupante, car elle fait voler en éclat la genèse de la Bible pour attribuer tout le périmètre culturel et religieux de Jérusalem-Est à l’Islam. Elle oublie sciemment l’existence du Temple de Jérusalem, elle oublie la Bible, elle oublie les fondements du Judaïsme mais également ceux du Christianisme. Cette résolution est un coup dur porté à notre héritage judéo-chrétien.

Mais ce qui est encore plus inattendu – si tant est, malheureusement, que la position de l’UNESCO soit véritablement surprenante – c’est la position de la France. Notre pays s’est engouffré dans la brèche, confirmant implicitement cette laïcité normative qui prend petit à petit le dessus sur le respect des religions. Malheureusement, je ne crois pas que la position française soit une simple erreur de nos diplomates, ni le fait d’un vote précipité de leur part, c’est une fois de plus un de ces signaux qui montre notre difficulté à inscrire notre avenir dans l’héritage religieux qui fonde nos valeurs. Pas sûr, avec ce type d’attitude, que l’initiative française pour la paix au Proche-Orient soit en capacité de prospérer …

Laissons nous gagner par un esprit de réconciliation, de courage et d’audace

La culture américaine a ceci de fascinant qu’elle se nourrit d’enthousiasme et d’espérance et qu’elle ne s’encombre pas de complexité inutile. Je rentre de trois jours passés à Washington DC pour participer au « National Prayer Breakfast ». Un événement particulièrement original qui réunit, chaque année depuis 1953, à l’initiative de plusieurs membres du Congrès américains, et avec la participation du Président des Etats-Unis,  des parlementaires Républicains et Démocrates et des personnalités politiques et économiques venues du monde entier. Certains sont Chrétiens, d’autres Juifs, Musulmans ou athées mais tous sont inspirés par une profonde envie de développement, de dialogue et de réconciliation.

Je ne connaissais pas ce rendez-vous international avant d’y être invité ; j’étais un peu sceptique en y allant, mais l’expérience méritait d’être tentée. Les trois jours se déroulent chaque année au Washington Hilton, transformé pour l’occasion en véritable ruche internationale. Les journées sont intenses. Elles sont rythmées par des temps de prière, des rencontres entre parlementaires et des conférences sur les grands enjeux de notre planète. Bien que Chrétien, entendre des Sénateurs américains invoquer dans les échanges le « spirit of Jésus » était pour le moins surprenant, surtout pour nous qui réservons plutôt les sujets religieux à la sphère privée et que les nouveaux bien-pensants tentent d’encadrer dans une laïcité de plus en plus normative. Même si cette référence à Jésus n’a pas la même signification pour tous les participants, elle n’en demeure pas moins un catalyseur efficace et un message d’espérance pour tous. « Jésus gives us the courage to resist » rappelait le Président Obama en démarrant son intervention jeudi matin, puis de la conclure par une prière « I pray that our leaders will always act with humility and generosity. I pray that my failings are forgiven. I pray that we will uphold our obligation to be good stewards of God’s creation — this beautiful planet. I pray that we will see every single child as our own, each worthy of our love and of our compassion. And I pray we answer Scripture’s call to lift up the vulnerable, and to stand up for justice, and ensure that every human being lives in dignity ».

L’idée de ce National Prayer Breakfast est à la fois simple et ambitieuse : créer des liens entre des personnalités internationales qui partagent des valeurs et qui cherchent à faire progresser les causes pour lesquelles ils s’engagent. Des personnalités aussi diverses que Ioulia Tymochenko, figure emblématique de la Révolution Orange en Ukraine, Paul Ryan, Speaker des Républicains à la Chambre des Représentants ou l’acteur Morgan Freeman, participaient à ces rendez-vous du NPB 2016.

En participant à cette rencontre je me disais que, bien que nous n’abordions pas les choses de la même manière, nous gagnerions, à l’instar de nos amis américains, à retrouver plus souvent cet esprit de réconciliation. Mais aussi à tisser de nouveaux liens entre hommes et femmes de bonne volonté. Nous l’avions en 1950 quand Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide de Gaspieri lançaient un espace européen de paix et de stabilité. Cela a été un formidable moteur, mais l’envie s’est épuisée et le monde a changé. Je reviens de Washington avec cette conviction qu’il est temps de tisser à nouveau ces liens et de retrouver un esprit de réconciliation, de courage et d’audace pour donner à la France et à l’Europe un nouvel horizon …

Je quitte l’UDI, je reprends ma liberté pour agir autrement …

Ces élections régionales marquent la fin des partis traditionnels et le profond ras-le-bol des Français vis à vis de ceux qui, depuis des années, ne pensent qu’à la conquête du pouvoir au détriment des évolutions dont la France a besoin. Le délitement de la confiance vis à vis des « politiques » atteint des niveaux peu compatibles avec un fonctionnement harmonieux de notre démocratie.

Les partis, de gauche comme de droite, captent le débat, ferment le jeu et arbitrent les élections, y compris territoriales, selon des contingences d’état-major et de gestion des carrières. Cette évolution révèle deux conséquences graves exprimées très clairement dans ces élections : Les Français n’y croient plus et préfèrent la résignation ou le vote populiste ; ils constatent que la France est encalminée dans des difficultés abyssales dont les générations à venir subiront lourdement les conséquences.

L’UDI n’échappe pas à ces travers politiciens. Elle ne constitue pas une alternative indépendante et ne reflète plus l’élan impulsé à son origine par Jean-Louis Borloo.

A 15 mois des élections présidentielles et législatives il est urgent de réagir. C’est la raison pour laquelle, fort de mon engagement politique qui, dès le départ, s’inscrit dans un double principe d’audace et de renouveau, j’ai décidé de reprendre ma liberté pour agir autrement.

Les défis à relever appellent des actes courageux, visionnaires et modernes. Or, l’avenir de la France ne peut être préempté par quelques professionnels de la politique dont l’accumulation d’erreurs ou de non-choix au cours des trente dernières années est une des principales causes des grandes difficultés actuelles que nous connaissons. Nous ne pouvons pas continuer avec les mêmes dont les promesses n’opèrent plus.

Mais chacun d’entre nous a une part de responsabilité dans cette situation. Celle de réagir et de se mobiliser plutôt que de critiquer et de se résigner.

C’est la raison pour laquelle je proposerai dans les prochaines semaines à un maximum de Français de se mobiliser pour mettre leurs talents au service de nos territoires et de la France.

Ayons le courage de supprimer le Conseil Economique, Social et Environnemental !

Qui réagira à la suppression pure et simple du Conseil Économique Social et Environnemental ? Probablement personne. Sauf ceux qui sont directement bénéficiaires des avantages que cette assemblée procure à ses membres.

Car cette institution est le symbole même de ce qui plombe notre pays. Elle est composée de représentants d’organisations dont on peut douter de la représentativité ; elle produit des rapports sur des sujets dont elle s’est autosaisie dans la plupart des cas ; elle est sourde aux saisines de la population ; et elle coûte plusieurs dizaines de millions d’EUR liés à des effectifs pléthoriques et à des indemnités injustifiées.

Alors que les membres du CESE se réunissent aujourd’hui pour l’élection de leur Président, il est urgent de s’interroger sur la pertinence et sur l’utilité de cette assemblée. Et on pourrait se demander pourquoi les Gouvernements successifs n’ont pas le courage de renoncer au CESE. Je n’ose pas imaginer que cela soit à cause des postes de complaisances que cela permet de distribuer ! Je n’ose pas imaginer non plus que cela soit pour faire plaisir à quelques associations ou organisations professionnelles ! Je n’arrive pas à trouver de bonnes raisons.

Cette institution est un des grands témoins d’une organisation totalement obsolète de notre pays. Le CESE, comme le millefeuille territorial, comme le Sénat ou comme les nombreuses agences publiques participent de cette inadaptation de la France aux grands enjeux qu’elle doit aborder. Là où nous avons besoin de simplicité, nous produisons de la complexité ; là où nous avons besoin d’efficacité, nous entretenons des principautés ; là où nous attendons des résultats, nous proposons des rapports … Ayons le courage de réformer. C’est urgent !

La France n’a pas peur des terroristes

Au delà des émotions, les actes terroristes qui endeuillent la France appellent de notre part une réaction grave et courageuse.

Grave, car force est de reconnaître que la France est engagée dans une guerre contre le radicalisme, qu’elle doit défendre ses valeurs et qu’elle a le devoir de mobiliser tous ses moyens militaires et de sécurité pour donner corps à sa détermination.

Courageuse, car nous avons une responsabilité collective. Celle de ne pas céder à la panique, de continuer à vivre, de montrer au monde que la démocratie n’a pas peur des terroristes.

C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à la fois, que toutes les mesures de sécurité soient prises mais aussi que la vie continue pour éviter que la peur, la résignation ou le fatalisme prennent le relais des actes terroristes.

Un rassemblement silencieux à la mémoire des victimes sera organisé à 17h00 dans le Hall de l’Hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine, samedi 14 novembre.

2017 : Mobilisons-nous pour donner toutes ses chances à la France

Les défis que la France doit relever imposent à chacun d’entre nous de se mobiliser.
Car la situation dans laquelle nous sommes tient autant de notre démobilisation face aux responsabilités politiques que de l’absence d’engagement de ceux qui nous gouvernent.

C’est la raison pour laquelle nous ne devons pas laisser passer l’échéance de 2017. Ce sera une année décisive pour l’évolution de notre pays.
La tournure actuelle du débat, les regains de tension dans l’opinion et les difficultés économiques ne nous permettent pas d’être sereins, alors même que nous avons les atouts pour réussir et que les orientations à prendre se dessinent naturellement. Nous avons tous ensemble le devoir de nous engager pour faire de ces élections présidentielles et législatives un acte de renouveau, de courage et d’ambition pour la France.

Le 19 novembre prochain, je proposerai une initiative politique forte et originale pour lancer cette mobilisation.
J’aurai besoin de vous pour la soutenir, la relayer et l’amplifier aux quatre coins de la France dans les semaines et les mois qui suivront.
Le même jour à 20h, j’organise un DÎNER POUR PRÉSENTER CE PROJET. Vous pouvez y participer et mobiliser le maximum de vos amis afin de donner ensemble l’impulsion la plus forte possible à cette initiative.
Pour vous inscrire au dîner du 19 novembre à 20h à Neuilly : www.territoiresenmouvement.com

Plus que jamais, notre pays a besoin de vos talents, de votre engagement et de votre disponibilité.
Mobilisons-nous pour préparer l’avenir et donner toutes ses chances à la France.

24h00 sur le Porte-avions Charles de Gaulle

Merci au Capitaine de Vaisseau Eric MALBRUNOT, Commandant du Charles de Gaulle, et à son équipage de m’avoir accueilli pour 24h00 d’immersion au coeur d’un des éléments clés de notre système d’intervention et de dissuasion. L1020032