De l’UDF à l’UDI … avec ambition et sans les chapelles !

L’UDF était une vraie force politique : aux élections européennes de 1979, la liste UDF obtient 27,6 % ; aux élections législatives de 1988, elle obtient 130 sièges, 2 de plus que le RPR ; en mars 1993, l’UDF obtient 207 sièges à l’Assemblée nationale.

En mars 1996, VGE dressait son bilan et formulait ses recommandations dans une lettre adressée aux membres du conseil national de l’UDF qui s’apprêtaient à élire son successeur à la présidence du parti. Il y rappelait son ambition quand il avait pris la présidence de l’UDF en 1988 : « Mon objectif était d’aller plus loin dans la voie de l’unité de l’UDF pour en faire une formation capable de jouer à forces égales avec les deux grandes structures du RPR et du Parti socialiste, de manière à pouvoir gouverner avec l’une sur la base d’un partenariat égal, et à combattre l’autre avec des moyens puissants. »

Il constate que « la réussite n’a été que partielle » car « le vrai pouvoir est resté entre les mains des partis composant l’UDF, au-dessus desquels flottait la faible structure de l’UDF (…) ramenée à son rôle réduit de confédération électorale ».

Il recommandait d’aller vers une UDF fédérale et ne lui prédisait pas un grand avenir si elle « n’affirme pas davantage son unité et ne maintient pas une ligne politique cohérente ».Il avait raison.

Quand, en octobre 2012, Jean-Louis BORLOO réussit à « réunir les indépendants, les familles centristes, les divers-droite et les tenants d’une écologie responsable dans une formation politique indépendante », il proclame « la refondation d’une famille » et s’inscrit clairement dans les pas de l’ancienne UDF de Valéry GISCARD d’ESTAING.

Ce sont cette énergie et cette ambition qui m’ont convaincu de m’associer à Jean-Louis BORLOO pour créer l’UDI. Elles doivent continuer à nous guider pour poursuivre l’élan qu’il a impulsé.C’est urgent, car aux élections européennes du 25 mai dernier, un seul parti rassemble plus de 10 % des inscrits… Et c’est le Front National !

Ce résultat ne fait, hélas, que confirmer la défiance des Françaises et des Français à l’égard du politique. Les partis traditionnels sont usés et ne sont plus audibles.

L’UDI a un rôle considérable à jouer dans la régénération de la vie politique française. Elle est à la fois un  jeune mouvement et l’héritière d’une longue tradition politique : celle d’une droite modérée ouverte aux autres et sur le monde, proche de l’entreprise et profondément européenne ?

L’UDI ne doit pas recommencer les mêmes erreurs que l’UDF ni se contenter d’être utilisée comme une force d’appoint. Elle doit prendre toute sa place : celle d’une force politique puissante et cohérente prête à gouverner pour relancer la France.

 Pour suivre ma campagne : fromantin-udi2014

 

 

La nouvelle carte des régions n’est pas une carte de France !

La carte de France qui vient d’être présentée ce lundi 2 juin ne répond à aucune logique sérieuse. Elle n’est pas une projection de l’aménagement du territoire dont la France a besoin pour connecter nos (futures) régions avec le monde; elle ne répond pas à un objectif de taille critique pour territorialiser les politiques de développement dans nos régions; elle ne va pas dans le sens d’un rapprochement métropole/région pour optimiser nos politiques industrielles. Elle crée une France totalement asymétrique et des régions inéquitables. Elle ne répond pas non plus à une perspective d’économies compte tenu de l’assiette budgétaire des régions. Ce soir on est vraiment en droit de s’interroger sur le sens de ce projet et sur l’objectif poursuivi par le Président de la République et son Gouvernement ?? A suivre.

De quelle Europe avons-nous besoin pour nous développer dans la mondialisation ?

A deux semaines des élections européennes, force est de constater l’indifférence que suscite une fois de plus cette campagne, et de regretter malheureusement, que ceux qui sont les plus bruyants sont ceux qui fustigent l’idée même de l’Europe pour tenter de nous ramener vers une configuration étriquée, strictement nationale, celle là même qui nous mènerait inexorablement à l’isolement. L’Europe est un bel héritage, il est de notre devoir de lui redonner une ambition à la hauteur de celle qu’ont eu Schuman, Adenauer ou Gasperi. C’est une condition essentielle à la construction de l’avenir et à la prospérité des nouvelles générations. L’Europe s’est créée pour faciliter notre adaptation à un nouveau monde en préservant la paix et la prospérité. C’est à partir des mêmes enjeux et des mêmes valeurs que nous devons repartir et nous poser la question : « De quelle Europe avons-nous besoin pour nous développer dans la mondialisation ? »

Trois orientations me paraissent fondamentales pour relancer une ambition européenne :

La première vise d’abord à accélérer la mobilité et les échanges entre ceux qui vivent en Europe. A quoi sert l’ouverture de nos frontières si nous ne stimulons pas en permanence cette dynamique d’échange ? Cette mobilité entre les hommes passe par des connexions plus nombreuses et plus rapides entre nos territoires. C’est une condition essentielle à la création de valeur dont nous avons besoin pour réamorcer une volonté commune, pour susciter des coopérations entre nos régions et accélérer le développement économique et l’emploi. Cette mobilité est également indispensable pour accompagner les opportunités ou amortir les évolutions que provoquerait une meilleure intégration des économies de la zone Euro (cf. le paragraphe suivant). Ce programme de développement des mobilités devrait inspirer un grand plan d’investissement financé directement par un appel public à l’épargne des citoyens européens. Il pourrait être un formidable levier de coopération et d’innovation pour nos industries européennes. Des débats comme celui qu’a suscité l’affaire Alstom devrait nous y inciter très fortement …

La deuxième orientation est celle qui consiste à se doter d’une politique économique cohérente et intégrée. La réussite de l’Europe mérite que nous proposions une trajectoire de convergence économique ; elle serait d’abord établie entre les pays membres de la zone Euro pour se prolonger progressivement vers les autres pays, pour autant qu’ils adhèrent au projet et qu’ils valident un pacte de cohérence budgétaire. Cette convergence est importante si nous voulons faire de la zone Euro un véritable espace de prospérité. C’est un chantier qui passe par une politique économique intégrée, par la mise en place d’une ressource fiscale propre et dynamique, par des stratégies industrielles complémentaires et cohérentes, par une politique partagée de commerce international et enfin par une réforme de nos institutions pour une gouvernance plus démocratique de la zone euro. Et à ceux – souvent naïfs – qui considèrent la valeur de l’euro comme la principale raison de notre faible compétitivité, au delà des contre-vérités qu’ils véhiculent, n’hésitons pas à leur rappeler d’une part que l’excédent commercial de cette zone est de près de 20 milliards d’euros et d’autre part, qu’il nous faut aussi considérer les importations comme un facteur essentiel à notre compétitivité et que, de ce point de vue, l’euro fort est un élément favorable à une politique de développement de notre valeur ajoutée. Avec un solde commercial de +198 milliards de d’euros, l’Allemagne apporte la preuve de la pertinence d’une telle stratégie pour les économies à fort potentiel d’innovation …

La troisième orientation est celle qui devrait permettre à l’Europe de prendre des positions sur les grands sujets de politique internationale. L’Europe n’existera réellement que si les pays qui la composent se dotent d’une doctrine commune sur les grands enjeux du monde. L’Europe ne doit pas se laisser constamment percuter par les crises d’un monde en mouvement, lesquelles, les unes après les autres, révèlent soit son atonie, soit son défaut d’anticipation ou le plus souvent l’absence d’un projet commun. Si l’Europe veut exister elle doit réfléchir et travailler – en lien avec les gouvernements des pays membres et les acteurs de la société civile – sur les grands enjeux contemporains ; elle doit proposer des lignes politiques qui renforceront sa cohésion et faciliteront très naturellement ses prises de position à travers le monde.

L’environnement, la sécurité, la culture, la coopération avec l’Afrique ou l’énergie sont autant de thèmes qui devraient mobiliser de grands forums européens. Ils permettraient de forger progressivement une ambition commune inspirée des valeurs humanistes, des racines culturelles et de l’esprit rayonnant des pères fondateurs de l’Europe.

 

L’impasse du 30 mars !

Les résultats de ce soir conduisent notre pays dans une véritable impasse – à la fois économique et politique –. En confirmant par leur abstention une certaine forme de résignation, en cédant de plus en plus à la tentation des extrêmes et en sanctionnant aussi fortement l’exécutif, les français interpellent très durement le monde politique sur son incapacité à résoudre leurs problèmes et ceux de la France. Pire, les français perdent espoir. L’ampleur sans égal de ce « vote sanction », combiné à l’ensemble des signaux d’alerte qui se sont allumés jusqu’à ces derniers jours, avec en particulier l’aggravation du chômage et le dérapage des déficits, appelle des décisions stratégiques qui s’avèrent impossibles à prendre. C’est ce qui fait de cette séquence une double impasse – à la fois politique, parce que la confiance se délite de jour en jour et qu’elle neutralise toute perspective de réformes structurelles – et économique, parce qu’aucune vision sur le long terme n’inspire ceux qui nous gouvernent. La France est en train de se bloquer. Nous devons rapidement nous extraire de cette impasse par une nouvelle approche, en travaillant sur les contours d’un nouveau projet. Car la politique d’austérité qui va s’imposer, sans profond changement de notre modèle,  risque d’aggraver plus encore la situation et d’enclencher irrémédiablement la spirale de l’échec et de la défiance. « Le [véritable] changement c’est maintenant » et c’est [très] urgent !

Propos infondés et déplacés du porte-parole du Gouvernement

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Au cours d’un débat avec Bruno Le Maire au « Grand jury RTL-LE FIGARO-LCI » du 2 mars 2014, Najat Vallaud-Belkacem, Porte-parole du Gouvernement, a tenu des propos infondés et déplacés à l’encontre de la Ville de Neuilly-sur-Seine en prétendant que « la ville qui a augmenté de 12 % en 3 ans le nombre de fonctionnaires en France, c’est Neuilly ». Chiffre cité immédiatement après avoir parlé de « gabegie dans certains endroits ».

Jean-Christophe Fromantin, Député-maire de la Ville, a adressé une lettre à la Ministre afin de faire les mises au point suivantes :

      –  Ces chiffres sont faux, comme suffit à le démontrer la simple consultation des documents budgétaires de la commune depuis 2008. Le Maire invite Najat Vallaud-Belkacem à lui transmettre tout document officiel qui affirmerait le contraire et lui précise que si Madame la ministre se réfère au rapport de la Chambre régionale des comptes sur les comptes 2007 et suivants de la Ville de Neuilly-sur-Seine, il convient de lire l’ensemble du chapitre relatif à l’évolution des effectifs et non la seule première ligne.

     – Les effectifs pourvus ont augmenté de moins de 3 % sur l’ensemble du mandat qui s’achève et, sur les trois dernières années, de 0,08 % !

« Vos propos sont déplacés, à trois semaines du premier tour des municipales, et s’inscrivent dans le cadre d’un débat très politicien qui ne concernait en rien ni la ville, ni le maire de Neuilly-sur-Seine. Le député-maire que je suis, est en droit d’attendre un peu plus de sérieux, de retenue et de hauteur de vue de la part du ministre de la République que vous êtes » souligne Jean-Christophe Fromantin dans son courrier.

« Les poncifs, slogans et caricatures stigmatisant la ville de Neuilly-sur-Seine ne sont pas nouveaux ; ils sont le plus souvent inexacts et toujours excessifs. Mais il est tellement plus commode d’instrumentaliser les symboles que de s’attacher à la réalité des faits…Enfin, je crois n’avoir aucune leçon de bonne gestion à recevoir de votre part, qui n’avez jamais géré ni une entreprise, ni une collectivité «  conclut le Député-maire.

« Famille », restons mobilisés !

Les tensions au sein de la majorité sur une prochaine – et probable –  loi famille doivent nous amener à rester très vigilants. Si nous considérons la famille comme la cellule de base de notre société, comme le premier espace d’éducation pour les enfants, comme le premier vecteur de solidarité pour chacun d’entre nous, alors il nous appartient de tout mettre en œuvre pour que la famille ne fasse pas les frais d’arbitrages idéologiques, sociétaux ou économiques. Certes l’évolution du modèle familial est une réalité qui doit être prise en compte dans le débat public, mais elle ne doit pas entrainer la disqualification d’une construction naturelle avec un père et une mère, riches de leurs différences et de leur complémentarité. Les exceptions ne doivent pas nous conduire, ni à la résignation, ni au renoncement, mais au contraire, à la réaffirmation du socle des valeurs sur la base duquel nous concevons un projet de société.

Le Gouvernement a très fortement entamé ces valeurs familiales : d’abord en ouvrant une filiation fictive par l’adoption plénière dans le mariage pour tous, puis en fiscalisant les familles (baisse du plafond du quotient familial, fiscalisation des majorations de retraites pour les parents de familles nombreuses ou suppression des réductions d’impôts pour frais de scolarité et d’études) et demain, logiquement, en voulant aller vers de nouvelles formes de parentalité qui pourrait conduire aux droits à la PMA ou à la reconnaissance implicite de la théorie du genre. Car il aura peu d’arguments pour refuser ces évolutions alors qu’il a ouvert l’adoption plénière aux couples de même sexe ! La mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de personnes dimanche dernier est, une fois encore, un signal fort de l’attachement à la famille. Mais, à l’heure des grandes réformes de structures dont la France a besoin et à la veille d’élections locales, c’est aussi un formidable mouvement d’espérance qui nous interpelle profondément sur le sens que nous donnons à notre engagement politique. Restons mobilisés …

Lui en a t-il parlé .. ?

 

Dans son Exhortation apostolique, « La joie de l’Evangile », le Pape François énonce quatre principes universels à l’attention du monde politique (#222 à 237). Que l’on soit croyant ou non, ces orientations méritent d’être prises en compte par ceux qui s’engagent au service du bien commun : – Le 1er principe, « Le temps est supérieur à l’espace », nous incite à sortir de l’immédiateté et à oser inscrire nos projets dans le long terme. C’est, me semble t-il, une des conditions essentielles pour avancer dans des réformes structurelles dont notre pays a besoin. « Donner la priorité au temps, c’est s’occuper d’initier des processus plutôt que d’occuper des espaces » rappelle le Pape – Le second principe, « L’unité prévaut sur le conflit », nous invite à la réconciliation autour d’une perspective de renouveau, forte d’une « diversité réconciliée ». Alors que les opinions nous interpellent très durement sur notre incapacité à nous fédérer sur un projet politique (cf. Baromètre Le Monde-Cevipof Janv. 2014), nous devons réinventer des formes d’échanges et de coopération sur les défis à relever – Le troisième principe, « La réalité est plus importante que l’idée », est un appel à se reconnecter à la réalité. La tentation d’une action politique « hors sol » est probablement un des principaux reproches fait aux hommes politiques. La politique n’est pas une rhétorique mais une capacité d’agir que nous devons ré-initialiser à partir de nos territoires – Le dernier principe, « Le tout est supérieur à la partie », nous invite à travailler à la réconciliation du local et du global. « Ne tombons pas dans un des deux extrêmes (…) l’universalisme abstrait pour les uns, (…) le musée folklorique d’ermites renfermés pour les autres » alerte à juste titre le Pape François. C’est sans doute un des principaux défis de ce siècle que de travailler à l’intégration de toutes les cultures et de tous les territoires dans le développement d’échanges équilibrés plutôt que de générer un monde d’exclusion qui pourrait se réduire à l’influence de quelques mégapoles standardisées … En a t-il parlé au Président ?

2014 : faisons des difficultés de nouveaux défis …

 

Les traditionnels messages de vœux consistent à nous promettre que du bonheur. C’est formidable, j’adhère à 100%, mais est-ce suffisant ? Car se promettre du bonheur c’est bien, mais créer les conditions du bonheur c’est mieux. S’il appartient à chacun de le faire dans sa sphère privée – et je ne doute pas que la plupart d’entre nous sauront mettre leurs actions en cohérence avec leurs vœux – il est aussi de notre devoir de le faire pour la France. Cette année 2014 nous offrira de ce point de vue deux opportunités importantes : les élections municipales et européennes. Ces deux scrutins correspondent à deux échelles territoriales que nous devons réinvestir par nos engagements, forts de nos convictions et de la diversité de nos talents. La commune est l’échelle à partir de laquelle se crée la confiance ; elle est aussi l’espace privilégié de création de la valeur économique et sociale. Le renouveau que nous attendons passera nécessairement par un regain de confiance, c’est la raison pour laquelle chacun doit prendre ses responsabilités en s’impliquant, à son niveau – comme candidat ou comme soutien – dans ces scrutins locaux. L’élection européenne est également fondamentale. L’Europe mérite notre mobilisation car elle est une échelle de développement indispensable à notre insertion dans la mondialisation.

Aussi, les vœux que je formule pour l’année qui démarre, c’est que les difficultés n’entament, ni notre détermination, ni notre sens des responsabilités. Si nous transformons ces difficultés en nouveaux défis, alors 2014 sera une année d’espérance … Très bonne année à tous !

Les Echos : comment réduire les délais pour le permis de conduire ?

 

Lionel Steinmann, dans Les Echos, revient sur ma proposition de loi visant à accélérer, simplifier et réduire le coût du permis de conduire déposée à l’Assemblée nationale le 4 décembre  2013.

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0203209514897-comment-reduire-les-delais-pour-le-permis-de-conduire-639396.php

 

Courrier au Ministre de l’Intérieur sur le Permis de conduire

 

L’insuffisance des places offertes à l’examen du permis de conduire (B) est à l’origine d’une engorgement massif du système d’octroi du permis. J’ai donc déposé une proposition de loi, cosignée par 85 députés, pour accélérer, simplifier et réduire le coût du passage de l’examen du permis de conduire. 

 

Le 3 décembre j’ai questionné le Ministre de l’Intérieur sur ce sujet dans l’hémicycle :

 

 

Je viens de renvoyer au Ministre un courrier afin d’apporter des réponses à ses interrogations formulées le 3 décembre :

 

Table ronde à l’Assemblée sur l’impact de la mondialisation sur les territoires

Le 11 décembre 2013, je suis intervenu lors de la table ronde sur l’impact de la mondialisation sur les territoires.  Cette table ronde, organisée dans le cadre de la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoires, était articulée autour des interventions de M. Éric Delzant, délégué interministériel à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale et M. Michel Ruffin, chef du service « intelligence territoriale » à la DATAR, S.E.M. David Appia, président de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) et M. Pierre Veltz, président-directeur général de l’Établissement public Paris-Saclay.

 

Permis de conduire: Jean-Christophe Fromantin tire la sonnette d’alarme et dépose une proposition de loi

COMMUNIQUE

Plus de 80 députés viennent de se rallier à la proposition de loi de Jean-Christophe Fromantin, Député des Hauts-de-Seine, visant à réformer le permis de conduire.

 

 ʺIl y a urgence, les jeunes et leurs parents acquittent des sommes de plus en plus élevées à cause de l’incapacité chronique des pouvoirs publics à mettre en place les moyens appropriés pour passer le permis, les délais d’attente sont trop longs, et les conséquences sur l’emploi et la sécurité sont de plus en plus lourdes (…) les arbitrages de l’Etat dans le PLF 2014 vont encore aggraver la situation avec la suppression de 35 postes d’Inspecteursʺ souligne le Député.

 

Pour désengorger le système, Jean-Christophe Fromantin propose une formule originale, à mi-chemin entre la procédure actuelle et la privatisation. Cette formule consiste à créer un ʺpermis probatoireʺ que l’élève pourra passer auprès d’un organisme privé certificateur, au prix approximatif d’une heure de conduite, dès que l’auto-école le jugera nécessaire.

Ce permis probatoire, organisé sur les mêmes bases d’examen que le permis actuel, sera valable deux ans. A l’issue de ces deux ans, il sera confirmé en permis définitif. Néanmoins, si, au cours de cette période probatoire, son titulaire commet une infraction, il devra repasser l’examen auprès d’un inspecteur d’Etat.

Par ailleurs, au cours de cette période de probation, les services d’inspection des préfectures pourront procéder à des contrôles aléatoires pour vérifier la qualité des examens.

ʺCette formule aura le triple avantage, de fluidifier les examens grâce à la mobilisation des entreprises de certification, d’en baisser le coût puisque les élèves n’auront plus à payer des dizaines d’heures de conduite d’attente ou d’entretien et de revaloriser le rôle des inspecteurs dans une mission de contrôle et de garant de la régularité des procéduresʺ souligne Jean-Christophe Fromantin.

 

Contact presse : Clémentine Denis – 06 32 64 51 46

 

Liste des députés cosignataires  : 


Jean-Christophe FROMANTIN, Damien ABAD, Bernard ACCOYER, Julien AUBERT, Thierry BENOIT, Sylvain BERRIOS, Etienne BLANC, Bernard BROCHAND, Luc CHATEL, Alain CHRETIEN, Dino CINIERI, Philippe COCHET, Gilbert COLLARD, Marie-Christine DALLOZ, Marc-Philippe DAUBRESSE, Jean-Pierre DECOOL, Rémi DELATTE, Stéphane DEMILLY, Patrick DEVEDJIAN, Jean-Pierre DOOR, Dominique DORD, Virginie DUBY-MULLER, Georges FENECH, Marie-Louise FORT, Yves FOULON, Marc FRANCINA, Edouard FRITCH, Yves FROMION, Laurent FURST, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Alain GEST, Philippe GOSSELIN, Anne GROMMERCH, Arlette GROSSKOST, Jean-Claude GUIBAL, Meyer HABIB, Michel HEINRICH, Patrick HETZEL, Francis HILLMEYER, Jacques KOSSOWSKI, Valérie LACROUTE, Jacques LAMBLIN, Dominique Le MENER, Patrick LABAUNE, Philippe LE RAY, Céleste LETT, Maurice LEROY, Alain MARC, Thierry MARIANI, Alain MARLEIX, Franck MARLIN, Alain MARSAUD, Patrice MARTIN-LALANDE, Alain MARTY, Jean-Claude MATHIS, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Alain MOYNE-BRESSAND, Dominique NACHURY, Yves NICOLIN, Jacques PELISSARD, Michel PIRON, Bérengère POLETTI, Josette PONS, Frédéric REISS, Jean-Luc REITZER, Franck REYNIER, Arnaud RICHARD, Camille de ROCCA SERRA, François SAUVADET, André SCHNEIDER, Jean-Marie SERMIER, Fernand SIRE, Eric STRAUMANN, Alain SUGUENOT, Jonas TAHUAITU, Lionel TARDY, Jean-Charles TAUGOURDEAU, Dominique TIAN, Jean-Paul TUAIVA, François VANNSON, Francis VERCAMER, Jean-Sébastien VIALATTE, Philippe VIGIER, Philippe VITEL.

 

UDI (-MODEM) : l’alliance improbable !

Le projet de rapprochement entre l’UDI et le MODEM n’était pas dans l’acte fondateur de l’UDI ; il ne me parait pas répondre au projet politique que l’UDI devrait porter, et ce pour quatre raisons :

1- La situation actuelle dans laquelle la France est encalminée est le résultat d’un cycle long de « non réformes structurelles » qui nous a éloignés des réalités et des enjeux de la mondialisation. Bien que le Gouvernement actuel participe de l’accélération de cette tendance par son improvisation et son manque de courage, les Français attribuent cet échec à l’ensemble des partis politiques et des élites qui n’ont pas anticipé les évolutions du monde. Le taux de défiance de 80% vis-à-vis des responsables politiques illustre parfaitement cette réalité. Par conséquence tous les rapprochements, négociations, accords électoraux, qui plus est, entre ceux qui ont été aux responsabilités depuis de longues années, apparaitront légitimement comme des manœuvres de sauvetage, d’opportunisme ou d’ambitions personnelles, plutôt que comme un « renouvellement » porteur de perspectives innovantes et audacieuses.

2- Cette interprétation sera accentuée par la construction même de cette charte de rapprochement UDI-MODEM qui porte sur un «diagnostic », une « identité » et des « buts » plutôt que sur un « socle », un « projet » et des « objectifs ». Car la seule solution pour sortir de cette profonde crise de confiance vis-à-vis des Français est de travailler sur le périmètre et le calendrier des réformes de structure dont la France a besoin. C’est la raison pour laquelle je ne crois pas au sens même de cette initiative. Notre engagement politique doit être réinterprété dans son acception étymologique et l’urgence voudrait que, forts de nos valeurs et en toute liberté, nous travaillions à la rédaction d’un projet pour la France en associant étroitement les compétences et les expériences de la société civile. Là encore, ce rapprochement ressemble davantage à l’union de deux « fonds de commerce » –  encore fragile pour l’UDI et faible pour le MODEM – plutôt qu’à un souffle nouveau. Il n’en sortira rien de fort ni de nouveau.

3- Un projet se construit d’abord sur un socle de valeurs. C’est une condition primordiale si nous voulons inscrire une perspective de réforme dans un climat de confiance. Les tensions actuelles qui prolifèrent en France – et qui génèrent la montée des extrêmes – sont la conséquence directe de cet abandon des valeurs. Il ne suffit plus de brandir les mots « liberté, égalité, fraternité et laïcité » car les Français veulent des hommes politiques engagés sur les valeurs essentielles telles que la famille, le travail, le sens du bien commun ou encore l’avenir des générations futures. Les millions de Français qui sont descendus dans la rue ces derniers mois en sont la preuve vivante car ils ne revendiquaient rien pour eux-mêmes mais nous interpellaient sur le sens profond de notre engagement. Si un projet politique n’est pas d’abord engagé sur les valeurs, s’il s’en tient à des proclamations « républicaines », il n’incarnera pas l’ambition dont la France a besoin. Là encore l’alliance UDI-MODEM élude ces questions.

4- Le sujet des valeurs amène à s’interroger sur ce qui fonde le « centre » dans le champ politique. Force est de constater qu’il y a deux manières de le considérer : soit on parle d’un « centre géographique » à mi-chemin entre la droite et la gauche dans l’utopie d’une union nationale ou d’un opportunisme politique digne de la IVème République ; soit on évoque le « centre-droit » comme une force politique singulière, attachée à la liberté d’entreprendre, à la subsidiarité et à une action de l’Etat concentrée sur ses missions régaliennes. Le « centre » vu par le MODEM n’est pas le « centre » qui a rassemblé les fondateurs de l’UDI ; les hésitations et les positions prises par le Président du MODEM en 2007 et 2012 en sont la preuve très concrète. Bâtir cette alliance sur un quiproquo aura des conséquences qui risquent fort d’affaiblir nos idées et notre projet et, par voie de conséquence, de nous éloigner des partenaires naturels avec lesquels nous sommes amenés à préparer l’avenir.

Cette alliance UDI-MODEM me paraît ainsi totalement inopportune. Contrairement à ce qu’indique le projet de charte, ce n’est pas un tel attelage qui aura la capacité de régénérer notre pays autour d’une vision et d’un projet d’avenir. Or je continue à croire que l’UDI doit refuser les tactiques d’appareil et qu’elle pourrait, si elle prenait le soin de clarifier ses valeurs et de mobiliser de nouvelles compétences, proposer un vrai projet à la France et aux Français. C’est le sens de ma participation à l’UDI.

Jean-Christophe FROMANTIN, Député-maire de Neuilly-sur-Seine, Vice-Président de l’UDI

 

Elections municipales : l’efficacité passe par des « candidats libres »

A quelques mois des élections municipales, dans un contexte national de plus en plus confus, nous devons nous interroger sur le sens des élections à venir et sur la contribution que chacun peut y apporter. C’est un enjeu de taille dans notre pays dont l’essentiel de la richesse réside dans les territoires.

C’est la raison pour laquelle, alors que près de 80% des Français disent ne plus faire confiance aux partis politiques, nous ne pouvons plus nous contenter d’aborder ce scrutin en considérant les « étiquettes » comme le marqueur essentiel de nos votes ; nous devons faire preuve de plus de discernement et aller au-delà d’une lecture partisane des enjeux politiques. Car, si nous voulons bâtir une nouvelle perspective de confiance et redonner un sens à l’action politique, il sera de plus en plus nécessaire de progresser vers la prise en compte des seuls critères qui fondent l’engagement politique : les valeurs, le projet et les compétences au service de nos territoires et de la France.

Aussi, nous pouvons nous inquiéter de la prise en main des élections locales par les partis politiques : une investiture nationale a-t-elle un sens quand il s’agit d’abord de mobiliser des compétences  pour développer nos villages, nos villes ou nos métropoles ? Sommes-nous certains que le mot « rassemblement » a une signification quand on agrège sur une liste des hommes et des femmes, sélectionnés par des partis dont les leaders ne cessent de se disputer des postes ? Ne sommes-nous pas en train d’implanter dans nos territoires les scories de la vie politique nationale au prétexte d’étendre le pouvoir de ceux qui ont fait de la politique un métier ? Alors que les partis sont en crise, les investitures ne mettent elles pas nos villes en situation de devenir des espaces d’affrontement plutôt que des territoires de projet ?

Le renouveau que chacun d’entre nous appelle de ses vœux passe par les responsabilités que chaque citoyen est prêt à prendre dans cette nouvelle approche de la politique. Si nous ne nous interrogeons pas sur notre contribution à l’avenir des territoires au sein desquels nous vivons, alors nous ne pourrons plus nous indigner de la dégradation de la situation économique et du climat social.  Que ce soit comme candidat, comme supporter actif ou comme simple soutien, c’est notre audace, notre implication et notre courage qui permettront de faire émerger des démarches audacieuses et innovantes inspirées par le développement des territoires et la quête du bien commun plutôt que par des calculs politiciens tendus vers la prise du pouvoir.

Privilégions le pouvoir d’agir. Ayons enfin le courage de nous libérer des étiquettes et d’encourager des « candidats libres » : libres de s’engager par rapport à ce qu’ils peuvent apporter à leur territoire plutôt que des avantages que la politique peut leur apporter ; libres de proposer à nos concitoyens des projets concrets, ancrés sur les valeurs auxquelles ils croient, plutôt que sur des slogans creux ou des promesses jamais tenues ; libres de fédérer des talents autour de leur programme plutôt que d’organiser un casting à partir d’ambitions personnelles ou de coalitions improbables entre les partis ; libres de choisir les compétences dont la collectivité a besoin plutôt que de satisfaire des candidats poussés par les états-majors parisiens ; libres de construire une perspective d’avenir plutôt que d’assurer à n’importe quel prix les prochaines échéances  …

Si nous n’engageons pas cet élan de liberté alors la France continuera à s’enfoncer dans une crise de confiance, l’engagement politique perdra progressivement toute sa signification et nos territoires seront de plus en plus les otages de combats politiques, au détriment des rassemblements nécessaires pour construire l’avenir.

Les élections municipales sont une excellente occasion de réinitialiser le logiciel politique et d’inscrire nos engagements dans ce principe de subsidiarité qui a fait la réussite de notre pays. Alors, passons de la critique à la mobilisation, ne laissons pas les partis politiques décider à notre place quel candidat est le meilleur pour gérer nos villes et nos villages.

Rassemblons autour des projets et des compétences, faisons le pari de la liberté pour que vive la démocratie locale.

Réforme de l’IS/ taxe sur l’EBE : Jean-Christophe Fromantin propose une solution de sortie simple et équitable

COMMUNIQUÉ DE PRESSE L’annonce ce soir du ministre de l’économie sur la suppression de la nouvelle – et dorénavant ancienne – taxe sur l’EBE est révélatrice des hésitations du Gouvernement. En quelques jours on est passé d’une suppression de l’IFA et de la C3S avec baisse de l’IS à une taxe sur l’EBE avec maintien de la C3S, puis à une taxe sur l’ENE avec majoration du taux, puis ce soir, à une suppression pure et simple de la taxe sur l’EBE pour, semble t-il, une nouvelle « surtaxe » sur l’IS … L’effet inverse de l’annonce initiale et encore beaucoup d’incertitudes.

« La taxe sur l’EBE était un non sens économique qui pénalisait fortement les facteurs de production avec des conséquences très graves sur la compétitivité de nos entreprises ; c’est une bonne chose qu’elle soit abandonnée (…) néanmoins, la surtaxe d’IS annoncée ce soir met la France dans une situation inverse de celle adoptée par tous les pays d’Europe qui, pour stimuler l’économie, baissent l’impôt sur les sociétés » rappelle Jean-Christophe Fromantin

Le Député des Hauts-de-Seine et le groupe PLF Entrepreneurs ont proposé ce WE que les 2,5 milliards que le Gouvernement a inscrit dans son budget soient perçus en augmentant la part non déductible à l’IS des frais financiers. « Cette solution simple aurait le triple avantage de ne pas augmenter le taux d’IS, de rapprocher la France des règles européennes et de rendre plus équitable l’impôt sur les sociétés. Par ailleurs elle correspondrait à une véritable logique économique pour inciter les entreprises à privilégier les fonds propres plutôt que la dette » souligne le Député.

 

Plus d’informations sur : http://www.plf-entrepreneurs.com/

Question au Gouvernement sur la nouvelle taxation de l’EBE

Monsieur le Premier ministre, la fiscalité des entreprises est quelque chose de sensible et sérieux…

Et pourtant on a l’impression que ce n’est, pour votre Gouvernement, qu’une variable parmi d’autres, déconnectée de toute logique économique et des défis que les entreprises ont à relever. Car vous venez d’innover en créant une nouvelle taxe portant sur l’excédent brut d’exploitation. Cette taxe, qu’aucun autre pays n’avait encore osé inventer, est un véritable contre sens économique :

  • C’est une taxe qui touchera directement l’outil de production et qui va fortement pénaliser les entreprises industrielles de taille intermédiaire… Celles-là même dont notre pays a le plus besoin.
  • C’est une taxe dont l’effet sera inversement proportionnel à la santé de l’entreprise : plus l’entreprise sera fragile, moins son bénéfice imposable sera important, mais plus son imposition totale sera forte. Je tiens à votre disposition les simulations que nous avons faites qui montrent que l’imposition peut osciller entre 35 et 75% du BI selon les cas.
  • C’est une taxe dont les effets collatéraux n’ont pas été évalués et qui – par exemple – va inciter les entreprises à diminuer leurs amortissements en renonçant à leurs investissements ou en les externalisant.
  • C’est une taxe qui pour de nombreuses entreprises va neutraliser l’effet du CICE.
  • Enfin, c’est une taxe qui apparaît comme une provocation quand le Président de la République annonce ce weekend qu’il veut créer des Assises de la Fiscalité. On crée une taxe et on discute après ?

Alors Monsieur le Premier ministre,

  • N’avez-vous qu’un objectif de rendement ?
  • Ne pouvez-vous pas imaginer une solution qui stimule l’investissement plutôt que de le pénaliser ? Etes-vous conscient que vous pénalisez aussi l’emploi ?

Monsieur le Premier Ministre :

  • Quelle est votre véritable intention ?

 

Réponse de Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre du Budget

Le groupe PLF Entrepreneurs réagit très vivement contre le principe d’une nouvelle taxe sur les facteurs de production !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lors de leur 4ème réunion, les membres du groupe ont relevé les incohérences du principe d’une nouvelle taxe sur l’EBE : ʺEn 2013, cette taxe rétroactive se cumulerait avec l’IFA, elle pénaliserait l’investissement, elle ferait perdre à l’entreprise le bénéfice du report déficitaire, elle ne serait pas déductible de l’assiette d’imposition de l’IS – ce qui conduit à une double imposition -, elle favoriserait l’externalisation des immobilisations et fragiliserait les actifs de l’entreprise (…) ; par ailleurs, plus l’entreprise perdrait de l’argent, plus son taux d’imposition augmenterait.ʺ souligne Jean-Christophe Fromantin, Député des Hauts-de-Seine et animateur de ce groupe. PLF Entrepreneurs demande la suppression de cette nouvelle taxe et appelle le Gouvernement à retravailler l’assiette de l’IS pour trouver la recette de 2,5 milliards prévue dans le PLF 2014… Le groupe souligne également que cette taxation de l’EBE neutraliserait dans de nombreux cas les effets du CICE. ʺCe nouvel impôt ne correspond à aucune logique économique.ʺ 

 

Par ailleurs, pour permettre à des équipes d’investisseurs–entrepreneurs de se rassembler autour d’un projet d’entreprise et de bénéficier des mêmes avantages fiscaux que le PEA-PME, les membres du Groupe PLF Entrepreneurs proposeront la création d’un dispositif ad hoc, ʺle pacte d’entrepreneursʺ. Celui-ci pourra être souscrit dans une limite de 150 000 € par an et par personne, avec l’engagement d’une conservation des titres pour au moins 5 ans, et portant sur un minimum de 34% des droits de vote.

 

Enfin, pour plus de cohérence et de clarté, le groupe rédigera un amendement de simplification du barème d’imposition des plus-values mobilières qui distinguera les plus-values de court terme – inférieures à deux ans -, des investissements réputés supérieurs à deux ans.  Cette distinction entrainera l’instauration de deux taux : un premier correspondant au barème de l’impôt sur le revenu pour le court terme et un second bénéficiant de l’abattement de 85% après deux ans. Au-delà de sa lisibilité, cette disposition permettra de mettre la France en ligne avec les dispositifs des grands pays européens.

 

Ce groupe de travail est constitué d’entrepreneurs, d’investisseurs, d’avocats  fiscalistes et réunit quelques-uns des réseaux de promotion de l’entreprise comme la CGPME, CroissancePlus, ASMEP-ETI et l’Union Patronale des TPE.

 

Les contributions des différents membres, les conclusions des rencontres ainsi que les propositions d’amendements sont consultables sur la plateforme dédiée à la démarche, à l’adresse www.plf-entrepreneurs.com.

 

Visite d’une classe de CM2 à l’Assemblée nationale

Une classe de CM2 de l’école Madeleine Michelis à Neuilly est venue visiter l’Assemblée nationale cette semaine. L’intérêt porté par les jeunes envers le monde politique est extrêmement important, et les hommes politiques doivent susciter un désir d’implication dans la vie publique chez les jeunes. C’est en gagnant la confiance et le respect des citoyens, en particulier de notre jeunesse que nous rassemblerons les conditions fondamentales de la démocratie et de l’engagement libre et déterminé des générations de demain.

Explications de vote sur le texte de modernisation de l’action publique et de l’affirmation des métropoles

 

Monsieur le président, mesdames les ministres, chers collègues, le contexte économique, les difficultés sociales, tout ce que nous vivons aujourd’hui aurait dû nous conduire à un grand débat national sur l’aménagement du territoire. Au cours de notre histoire, l’aménagement du territoire s’est invité à plusieurs reprises, apportant le renouvellement, la réoxygénation d’un modèle qui a besoin de s’adapter aux enjeux, aux difficultés, aux opportunités que l’économie, l’emploi et toute une série de problèmes devraient nous amener à considérer.

 

Malheureusement, en dépit de son titre « modernisation de l’action publique », le texte constitue selon nous un rendez-vous manqué. Le vrai rendez-vous, qui n’aurait pas dû l’être, c’est celui de la modernisation. Aucun de nous sur ces bancs n’est favorable à une situation figée ni au statu quo, et tout le monde souhaite au contraire faire de l’aménagement du territoire un outil au service de notre développement. Hélas, ce n’est manifestement pas le cas, et d’abord pour des raisons de méthode. Comment peut-on nourrir une ambition d’aménagement du territoire quand on le découpe en petits morceaux, ce qui fragmente le problème ? Nous avons traité la semaine dernière des métropoles, nous traiterons dans quelques mois des régions et l’année prochaine de l’égalité des territoires, on nous annonce la création d’un commissariat à l’égalité des territoires, nous avons traité il y a quelques mois du sort des conseillers départementaux et notre collègue Sauvadet a soulevé le problème de l’incohérence du texte en matière de représentation du monde rural et des métropoles, nous avons traité de manière séparée du cumul des mandats.

 

Comment peut-on avoir une vision, une cohérence, une dynamique, un optimisme en matière d’aménagement du territoire quand on scinde et sépare, quand on dilue le débat sur un an entre toute une série de sujets ? Le vrai enjeu, chers collègues, c’est d’articuler nos métropoles avec nos zones à faible densité, avec nos villes moyennes et avec l’ensemble de nos collectivités. Il n’y a pas d’avenir si on traite l’un en opposition avec l’autre. C’est pourtant un peu ce que l’on a fait et nos débats s’en sont ressentis. On oppose le sort des métropoles à celui de nos territoires ; ce n’est pas ce que la plupart d’entre nous considèrent comme une ambition territoriale. Il y avait sans doute une voie, une méthode, consistant à ne pas empiler sur le millefeuille territorial la clause de compétence générale.

 

Il y avait une situation qui valait ce qu’elle valait, consistant à maintenir pour l’instant la plupart de nos collectivités sur la base des notions de compétence et de spécialisation. Cela évitait le grand risque que fait courir le texte, c’est-à-dire la conjonction d’un millefeuille territorial que le texte ne réforme pas et de la clause de compétence générale, ce qui aboutit à une matrice extrêmement complexe. On maintient toutes les collectivités, on permet à tout le monde de tout faire et pour coordonner le tout on ajoute encore quelques éléments, comme les conférences territoriales de l’action publique ou le Haut Conseil des territoires. C’est un peu un aveu d’échec : quand on n’arrive pas à rationaliser, on crée des structures de coordination. Si on n’arrive pas à fusionner A et B, on crée une entité C qui essaiera d’extraire de A et B quelque chose de cohérent. Je crois donc que les conférences territoriales et le Haut Conseil des territoires signent par eux-mêmes l’aveu d’échec de la recherche de cohérence qu’aurait mérité le grand débat sur l’aménagement des territoires.

 

Le sort des métropoles en est malheureusement un peu le témoin, en premier lieu celle du Grand Paris. Que sera-t-elle ? Une assemblée de près de cinq cents élus, qui seront des élus supplémentaires puisqu’on n’a supprimé ni les départements ni les régions et créé des conseils de territoires à la place des intercommunalités !

 

On maintient, bien entendu, les communes, et on ajoute les conférences territoriales de l’action publique. Il en résulte une métropole du Grand Paris qui n’est qu’un des périmètres, et pas forcément celui du grand Paris. Nous devrons demain alerter les uns et les autres à ce sujet. Ceux qui imaginent que la métropole du Grand Paris coïncide avec le Grand Paris se trompent, car le Grand Paris, c’est aussi la région et l’ensemble du schéma de mobilité promu il y a quelques années. Le Grand Paris ne sera donc pas la métropole du Grand Paris. C’est la raison pour laquelle, face au non-dit et à la confusion, la grande majorité du groupe UDI votera contre le texte.

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